‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 170 sur 234 · DES BOURGEONS · texte numérisé non relu

DES BOURGEONS

Sous le nom de bourgeons (hybernacles, Lin.), on enlendtoutes les parties des plantes qui renferment les rudiments d’une nouvelle production. On les divise en :

bourgeons proprement dits, turion, bulbe, tubercule, bulbille.

Des bourgeons proprement dits.

Les bourgeons proprement dits sont des corps ordinairement ovoïdes, coniques ou arrondis, placés le plus souvent sur les branches, dans l’aisselle des feuilles ou à l’extrémité des rameaux; ils sont formés d’écailles superposées les unes aux autres sous lesquelles, dans les climats froids, se trouve une sorte de bourre ou tissu tomeiiteux qui cache les rudiments de branches, de fenil-

les et de fleurs. Ces écailles, qui ne sont autre chose que des organes avortés, tels que feuilles , pétioles, etc., constituent dans leur ensemble la pérule de M. Mirbel. Dans les végétaux de la zone torride , les bourgeons ne sont pas recouverts d’écailles, d’où la division de ces organes en nus et écailleux. Ces derniers sont enx-mèmes divisés en Joliacés , pétiolacés et Julcracés. Quand en été, au moment de la plus grande végétation, ils commencent à poindre, on les appelle ou œilletons. En automne ils croissent encore, et prennent le nom de boutons; et c’est au printemps, qu’après être restés stationnaires l’hiver, ils achèvent de se développer et prennent alors le nom de bourgeons. Selon que les bourgeons contiennent des fleurs ou des feuilles, ou l’un et Tautre, on les appelle florifères, foliifères et mixtes.

DU TURION.

On appelle turion le bourgeon souterrain des plantes vivaces, qui en se développant produit chaque année de nouvelles tigess,

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