‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 176 sur 234 · DES SUPPORTS DE LA FLEDR ET DES BRACTÉES · texte numérisé non relu

DES SUPPORTS DE LA FLEDR ET DES BRACTÉES

Lorsque la fleur est immédiatement attachée aux branches ou aux rameaux^ elle est alors dite scssile. Mais souvent elle n’y est

fixée qu a l’aide d’un prolongement particulier que l’on nomme pédoncule ^ la fleur est alors pédonculée. Ce pédoncule peut être simple ou ramifié; dans ce dernier cas chacune de ses divisions est appelée pédicelle et la fleur est pédicellée. Quand il arrive que ce pédoncule prend naissance an milieu d’un assemblage de feuilles radicales, on lui réserve le nom de hampe; au contraire, ■on le nomme épiphjUe lorsqu’il prend naissance sur la surface même des feuilles (^ruscus acuîeatus'). Ses différentes positions sur la tige et sur les rameaux lui fout encore recevoir divers noms, tels queceiix.de caJilinaite ^ axillaire ^ terminal^ etc.

Souvent de petites feuilles dilférentes des autres par leur couleur, leur consistance, etc., se trouvent réunies autour d'une ou plusieurs fleurs; ces feuilles ont reçu le nom de bractées. Ces bractées sont ordinairement libres de toute adhérence, quelquefois pourtant elles adhèrent avec le pédoncule de la fleur (tilleul). Quand elles se trouvent réunies plusieurs ensemble, elles forment des organes accessoires qu’on appelle '.involucre^ lorsqu’elles sont disposées symétriquement autour d’une ou de plu.sieurs fleurs {ombelliflres); calicule, lorsque, ne contenant qu’une fleur et adhérant à la base du calice, elles semblent former un second calice {malvacées' -, cupule., quand elles sont persistantes et qu elles entourent la base du fruit ou l’enveloppent entièrement (quercus robur); spathe lorsqu’elles sont étendues sous forme de membranes, et renferment une ou plusieurs fleurs , qui ne se montrent qu’après le déroulementoule déchirement de l’espèce de sac qu’elles forment ( arum, allium).

Dans la famille des graminées et celle des cypéracées, qui ne présentent ni corolle, ni calice ^ les enveloppes florales ne sont que de véritables bractées, placéessur plusieurs rangs et auxquelles on a donné différents noms. Ainsi on nomme glume les deux écailles de forme très variée qui se trouvent les plus proches des oiganes sexuels, et toutes les autres paillettes qui sont

en dehors de la glume, et dont le nombre varie beaucoup. Souvent, en dehors des oiganes sexuels, ou tiouve un ou deux petits corps de figures diverses qui portent le nom de paléoles^ et dont 1 ensemble constitue la gliimelle. Enfin on nomme épillet la réunion d’uiie ou de plusieurs fleurs en une sorte de petit épi.

HISTOIHK .NATÜKKLLF.

DK l/lINFLOIŒSCE.\CE.

Par injlorescenct on entend parler de la disposition (jue les fleurs afi’ecteiit sur la tige et les autres parties qui les supportent. Cette partie de l’organograpliie a été étudiée plus particulièrement |\ar M. llœper.

Une fleur peut être considérée physiologiquement comme un l}ourgeon particulier, formé ordinaireit^ent de quatre verticelles de feuilles diversement modifiées et très rapprochées les unes des autres; et comme le pédoncule n'est qu’un lanmau très court au sommet duquel se trouve la fleur, on peut dire généralement qu’elle est terminale.

Des différentes inflorescences peuvent être toutes ramenées à trois modes principaux d’après lesquels nous allons les éludier.

§ I. Injloresccnoe axillaire.

Cette inflorescence, qu’on désigne encore sous le nom d’intlorescence indéfinie ou à développement centripète , se présente toutes les fois que les fleurs naissent soit de l’aisselle des feuilles, soit de l’aisselle des bractées; dans le premier cas on dit que les fleurs sont S’il n’y a qu’une seule fleur à l’aisselle de

chaque feuille , on dit qu’elles sont solitaires ( pervenche; ; elles sont géminées quand il y en a deux ; teniées, etc. , quaud il y en a un plus grand nombre. C’est à cette espèce d’inflorescence que serapj)orlent celles qui ont reçu des noms particuliers et qui sont les suivants ;

Épi y lorsque les fleurs sont disposées sur un axe commun , simple et non ramifié, qu’elles soient sessiles ou pédonculées et droites ou penchées.

2® Grappe si le pédoncule commun se divise plusieurs fois et d’une manière irrégulière (marronnier).

d'' Panicule.^ quand l’axe commun se rrmifie et que ses divisions secondaires sont très allongées et écartées les unes des autres (graminées).

40 Ombelle., quand tons les pédoncules sont égaux entre eux, parlent d’un même point de la tige, divergent, se ramifient en

KOT \ MQtîr».

jiéJlcellcs, qui parlent également tous de la même hauteur, de manière que l’ensemble des ileurs représente une surface bombée, imitant assez un parasol étendu [ombeUiJères),

5^ Sertule, si les pédoncules sont simples , partant tous du même point et arrivant à peu pi ès à la même hauteur (butomus umbellatus), etc.

6® Capitule ou caîathicle, quand un nombre plus ou moins considérable de petites Heurs se trouvent réunies sur un réceptacle coinnuin , manifestement plus renflé et plus large que le sommet du pédoncule, et entourées d’un invalucre particulier (péricliiie, Ricb. ) que l’on nomme encore calice commun, Cette inflorescence est particulière aux composées ou synanthérées, M. Richard appelle phorante le réceptable commun de ces fleurs.

7* lorsque des fleurs uuisexuées, composées d’une

écaille qui leur sert eu quelque sorte de périanlhe, sont insérées sur un axe commun simple , articulé à sa base et se détachant en entier après la floraison (amenlacees).

8^ Spadice, si le pédoncule commun est couvert de fleurs uuisexuées nues, c’est-»à-dire sans calice jnopre, ordinairement séparées les unes des autres et quelniiefois renfermées dans inie spathe (arum, cclla). Celte inflorescence est propre aux plantes monocotylidones et aux poivriers.

^Maintenant si nous recherchons la manière dont marche le développement des fleurs, en considérant, comme les plus extérieures, les fleurs qui sont à la base de la tige ou de Taxe floral, et les plus intérieures ou les plus centrales, celles qui sont à leur sommet; nous verrons que toujours le développement des fleurs marche de la base au sommet , ou , ce qui est la meme chose,, de hi circonférence au centre. Or, c’est celte inflorescence que IM, Rœper appelle inflorescences cvohuioji centripète ou indéfinie , puisque Taxe ou la partie supérieure de la tige tend constamment à s’allonger et à produire de nouvelles fleurs.

§ It. Inflorescence tenuijiée.

Dans celte inflorescence, la lige ou le rameau j)rincipal, au lieu de tendre à s’allonger par son sommet eu donnant naissance à de nouvelles fleurs, se termine par une fleur accompagnée à .sa ba'^e de diuiv liractées oppo.sées ou d nu plus grand

nombre verticillées, deTais^elle desquelles peut naître une fleur ou un rameau terminé lui-même par une fleur. Cette nouvelle fleur peut être munie de deux bractées d’où sortent deux autres rameaux, et ainsi de suite. On donne le nom général de cyme à cette espèce d’inflorescence (rnta graveolens). Elle se distingue de la précédente en ce que les fleurs terminent toujours le rameau, et parce que les fleurs centrales s’épanouissent avant celles de la circonférence; de là le nom d’inflorescence à évolution centrifuge donné à cette espèce d’inflorescence par M. Rœper,

§ III. Inflorescences mixtes.

Comme l’indique son nom , cette inflorescence participe des deux dispositions précédentes. Ici viennent se ranger les inflorescences connues sous les noms de thyse et de corymhe.

On donne le nom de thyrse à l’inflorescence dans laquelle Taxe central offre une évolution indéfinie, tandis que les rameaux latéraux offrent une inflorescence terminée (lilas, vigne).

Le corymbe est cette inflorescence dans laquelle l’axe central offre une évolution terminée et les rameaux latéraux des inflorescences indéfinies. Ce mode opposé au précédent s’observe spécialement dans une tribu des synanthéi ées , qu’on a désignée sous le nom de corymbifères.

§ ly. Inflorescences anomales.

On réunit sous ce nom toutes les inflorescences que l’on ne peut faire entrer dans aucune des trois classes précédentes. Ainsi quelquefois les fleurs sont oppositifoliées (douce-amère); extra^ axillaires (quelques solanées); radicales ( mandragore ). Enfin quelquefois les fleurs sont soudées avec les pétioles, ou naissent immédiatement sur les [inflorescence épiphylle^\ dans

ce cas ces feuilles doivent n’être considérées que comme un rameau très comprimé et élargi qui remplace les véritables feuilles ( xylophylla ).

DE LA PRÉFLEURAISON,

On riornnit» préfUuraison on estivation la disposition particulière qu’alïecteiit les parties de la fleur dans le bouton. Elle est généralement la même dans toutes les plantes d’une même famille. On ne s’est jusqu’ici occupé particulièrement que de la préfleuraison de la corolle; celle du calice méritait sans doute quelque attention ainsi que celle des organes sexuels. La corolle peut offrir ses divisions tantôt imbriquées {rosa), tantôt routées en spirales {oxalis , apocjnées) , chiffonnées {papavéra^

cées), enfin rapprochées et appliquées les unes sur les autres, comme les valves d’une capsule ( araliacées ), etc.

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