DES ENVELOPPES FLORALES
Nous avons vu que les enveloppes florales n’existent pas dans toutes les plantes; lorsqu’elles existent, Lirinée donne à leur ensemble le nom de périanthe, et M. de Candolle celui de périgone.
Le périgone peut être simple ou double.
^ Quand le périgone est simple, on lui donne aujourd’hui assez généralement le nom de calice, parce qu’on a observé que le périgone simple est comme le véritable calice, la continuation de la partie la plus extérieure du pédoncule. Tournefort l’appelait calice quand il était persi tant, et corolle quand il était caduc. Linnce l’appelait calice et corolle selon son degré de coloralioii.
Lorsque le périgone est double, la partie la plus extérieure prend le nom de calice, et la plus intérieure celui de corolle.
§ l«^ Du calice.
Le calice est la partie la plus extérieure du périgone double, ou ce périgone lui-même quand il est simple. Cet organe, qui fait suite à l’écorce du pédoncule , peut être composé d’une seule ou de plusieurs pièces que l’on nomme sépales, et on le dit monosépale ou polyscpale. Remarquons que M. de Candolle préfère le nom gamosépale à celui de monosépale, parce que le
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premier signifie que le calice est composé de plusieurs piécei soudées.
On distingue dans un calice gamosépale le tube qui est la partie inl’érieure, le limhe ou partie siii)éi ieure , et la ÿ:orge ou la ligue qui sépare le tube «lu limbe. Celui-ci est rarement entier , le plus souvent il est divisé , et alors on le dit dente , bifide , trfide, etc., biparti, triparti, etc., selon l’étendue de ses
divisions. , , . .
Tantôt il est régulier ( })orrago officiiialis) , tantôt incgiUior ( tropæoluni majus). Il peut être libre on adhérent ,, iUua ce dernier cas il enveloppe l'ovaire avec lequel il est soudé et qut
est toujours infère.
La forme du calice varie considérablement; ainsi j1 est tujulèux dans \si primula 'veris ; urcéolé quand, comme dans Yhyosclamiis niger^ il est renflé à sa base et resserré à sa goige, le limbe étant à\\di\Q\bidabié quand il offre deux lèvres distinctes (salvia ofricinalis);c/?ero/?//c, en offrant un prolongement creux à sa l)ase (tropæoluni majus), etc. . , , ,
Le calice polysépale est appelé disépcile ,tn sépale , tetra-se- ^palc.^ etc., selon le nombre de sépales qui le composent; enfin, comme le calice monosépalc, il prend différents noms d’après la figure , la forme et l arrangement de ses sépales, etc.
§ II. De la corolle.
La eoroUe n’existe îamals que dans les tlenrs à périgone double dont die est la partie inUriie; elle entoure immédiatement les oriranes de la reproduction, et, quoique son tissu soit mou et délicat, on pense quelle n'est que le prolongement de la partie ligneuse de la tige. CVst elle qui, souvent oinée de.s couleurs les plus riches, est considérée seulement , jiar le vulgaire, comme la Heur, pendant que le botaniste ne voit (U; fleur que dans les étamines et le pistil. Son épiderme ne contient que très rarement des stomates. Comme le calice, elle peut être gamopétale on polrpétale , selon qu’elle est formée d'une ou plusieurs pièces qu’on appelle Chacun de ces pétales dont la lorme varie
beaucoup, est formé àQÏongJety partie inferieure, rétrécie, plus ou moins allongée, et par laquelle elle est attachée; la lame, partie élargie, étalée, qui surmonte l’onglet. La po-sitiou (les pétales, par rapport aux sépales, présente les deux rnoditirations suivantes : les divisions sont opposées quand les petales
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et les sépales se correspondent par leurs faces ahemes,
lorsque les pétales correspondent aux incisions du calice ( crucifères, rosacées).
La corolle est encore dite fugace, quand elle tombe aussitôt qu’elle s’épanouit; dccidue, tombant après la fécondation; marcescente , persistant après la fécondation et se fanant sur la fleur avant de s en détacher. Enfin, elle peut être régidihre irrégulière,
La corolle mono ou gamopétale se compose de trois parties : le , partie inférieure cylindrique; le limbe, partie évasée; la gorge, ligne circulaire qui sépare le tube du limbe. Quelquefois, en outre , elle offre un prolongement creux qu’ou nomme éperon (linaria vulgaris). Elle donne en générai attache aux étamines. Lorsqu’elle vient à se faner elle tom!)e d’une seule pièce, abandonnant queiqiielbis sa base qui persiste (nyctago hortensis ).
A. Corolle gumo*{)élale légulière.
Celte corolle offre des formes très variées ; ainsi on trouve des corolles:
Tabulée, offrant un tube très allongé (nyctago hortensis);
Campanulée , s’évasant de la hase vers la partie supérieure (campauula rapunculus' ;
InfuFidibiiliJorme ou en entonîioir, présentant un tube plus ou moins étroit , suianonté par un limbe évasé et large ( nicoliana tabacum ) ;
Uypocraté/iforme ou en soucoupe, ayant un tube long, étroit, non dilaté à sa partie supérieure , et dont le limbe est plane ou un peu concave ('jasmiuum officinale);
UrUolé ou e.\\ grelot, renflée à sa partie moyenne et rétrécie à ses deux extrémités (erica);
Etodée ; petite à tube court et à divisions aiguës et allongées (gallium);
Botacéc ou en roue; à tube Ires court, à limbe étalé et presque plane (borrago officinalis); scutellée, à tube court et à limbe étalé ou concave.
HISTOIRE NATURELLE
B. Corolle gamo-pétale irrégulière.
Cette corolle est appelée :
Labiée ou / ilabiée^ quand le tube est plus ou moins allonge, un peu courbé, la gorge ouverte, et que le limbe oifre deux di- \isions, rime supérieure et l’autre inférieure, qu on appelle lèvres (labiées,).
Personnée , lorsque la lèvre iuléi ieure présente uii renflement appelé palais^ (\\\\ ferme la gorge et représente à peu près le mufle d’un animal (linaria vulgaris).
Anomale , quand sa forme s'éloigne des deux types précédents et qu’elle n’en a aucune bien déterminé (digitale;.
La corolle poîypétale csi aussi régulière on irrégulière^ et le nombre des pétales, qui peut beaucoup varier, lui fait donner les noms de corolle dip étale ^ tripetale , tétr apétale ^ etc,
A. Coroll* polvpétale régulière.
La corolle polypétale régulière est:
Cruciforme ^ quand elle a 4 pétales disposés en croix (crucî-
fères ). V .
Rosacée, quand elle est composée de 3 à 5 pétales, quelquefois plus, dont les onglets sont courts et qui sont étalés et disposés en rosace (rosacées).
Caryophrllée, si elle est formée de 5 pétales, à onglets très longs , et cachés par le calice qui est lui-même aussi très long (dianthus, cucubalus).
B. Corolle polypélale irrégulière.
Cette corolle est :
Papillonacée, lorsqu’elle est composée de 5 pétales irréguliers, l’uu supérieur, ordinairement redressé, appelé étendard ou pa~ vil/on; deux inférieurs, presque toujours soudés ensemble, et constituant la carène, ol deux laléiaiix que I on nomme Cette corolle appartient à la division des légumineuses qu on désigne sous le nom de papitlonucées anomales. Quand elle est formée de pétales irréguliers et qu’elle ne peut se rappoiter à l’espèce précédente (aconit, capueme, etc.;.