sans fleurs ni fruits
Arbres,
Sans pétales .
Fleurs pétalées
\ 18. Arbres apétales.
\ 19. — amen acés.
corolles monopétales . . 20. — à fleurs monopéialn.*.
corolles ( Régulières 21. — — rosacées,
polypétales ( irrégulières 22. — — papillonacées.
Après avoir établi ces classes qu’il eût été sans doute plus philosophique de réduire à 17 en réunissant les arbres aux herbes, Tournefort s’occupa des sections ou sous-divisions des classes , qu’il basa sur les considérations suivantes :
lO Sur l’origine du fruit provenant tantôt du pistil, comme dans le prunier, les tulipes ^ les cruciformes et toutes les plantes j oùTovaire est libre et supère, etc.; 20sur sa substance ou consistance , tantôt molle ou charnue, et tantôt sèche; 3^ sur sa gros- | seur ; 4® sur le nombre desloges ou des coques du fruit; 5° sur le 1 nombre, la forme , la disposition des graines ; 6® sur leurs usages dansl’économie domestique; 70sur la disposition des étamines et | des fruits, soit dans un même calice , soit sur un même pied dans j des fleurs différentes, soit enfin sur des pieds différents, ce qui constitue les fleurs hermaphrodites , monoïques et dioïques ; 80 quand les fruits n’ont pu fournir des caractères assez variés pour établir des sections, par exemple dans les labiées, Tournefort a considéré la figure et la disposition des corolles) 90 enfin,
^ BOTÀNl0«. e4d
lorsque les fruits ni les corolles n’ont présenté de différence remarquable dans les plantes d’une classe, comme, par exemple, dans les papilionacées , il a eu recours à la disposition des feuilles. C'est au moyen de ces neuf considérations que Tournefort est parvenu à créer laS sections.
Les reproches les mieux fondés que l’on puisse faire à cette méthode, c’est d’abord la séparation des plantes herbacées des ligneuses; en effet, les végétaux qui ont entre eux la plus grande analogie , sont souvent éloignés et rejetés à une distance très grande les uns des autres. Ensuite , la forme de la corolle, la grosseur des fruits, etc., ne sont pas assez tranchées pour que l’on puisse sur-le-champ décider à quelle classe , à quelle section appartiennent les organes que l’on a sous les yeux ; ainsi où se trouvera la ligne de séparation entre une corolle hypocralériforme et une corolle infundibuliforme , entre cette dernière et une corolle campanulée , etc. ?
SYSTEME DE LIITKEE.
Parmi les moyens inventés pour coordonner les végétaux , ef en trouver facilement les noms, le système sexuel de Linnée est, sans contredit, le plus simple; aussi est-il encore généralement adopté.
Pour établir les classes de son système , Linnée s’appuya : i» sur la présence ou l’absence des organes sexuels; a® sur leur réunion dans la même fleur ou leur séparation dans des fleurs distinctes ; 3® sur l’adhérence des étamines et des pistils ; 40 sur la connexion des étamines entre elles , soit par les anthères, soit par les filets ; 5^ sur la proportion relative des étamines, quand cette proportion offre un caractère constant; fio sur l’insertion; 7® enfin sur le nombre des étamines.
Si l’on étudie ce système dans l’ordre numérique que Linnée a assigné à ses a 4 classes , on commet pendant assez long-temps l’erreur de placer dans l’une des premières classes, des plantes qui appartiennent aux dernières. Il est bien préférable de présenter ce système dans un ordre inverse en se faisant une série de questions dont la résolution aura pour but la connaissance de la classe à laquelle appartient la plante dont on cherche le nom. Nous ne donnerons donc sur les classes du système sexuel d’autres détail^ que U tableau suivant.
6ÿO mSTOlRg NATPRELLlï.
Système sesçuel de Linnée,
( Non. Elle appaHifnt à >a Ci-j'piogamîe. 24p, ^ Oui. Voyez la ^|■’2.
1® La pl.inia e*t «!Le ^unie d'orga ae» ««(.uels ?
^ / Oui. Elle Nippai iieiil à la Polygatuie.
2 Y Toii on a la de<( fleurs 'ini» I / T»»ute.s u.iii>exuées sexuées el des fleurs lieriuaphro* ^ ^ sur deux pieds. , | iœcie.
'[ Non.
dites ?
Touies uul^exnees sur.un seul pied. Mpnœcies.
3“ Le.s étamines sant-ellesadfaéren- i Oui les au pistil ? ' | IVoii .
4® 1.^ étamines sont •elles réunies I Oui. par les anlbéres ? .) Non
Toutes heruiaphi'O' dite.s. \ oy. z ii“ 3.
2le.
. Gynandrie. 20e.
Syngénésie, lOe.
5® Le.s étamines sont*eIies réunies par les ülels ?
6® Le.s étauiioes sont elles au nombre de six dont quatre plus longues ?
Oui
Non.
!en plus de 2 corps. Polyad^-lpliie. 18e. eu 2 corps . . . itiadelphif. 17e.
en 1 seul corps. . Mouadelplaie. I6e.
Oui . Téiradynaiuîe.l5e.
Non N® 7.
7® Son'-ellesau nombre de quatre ( Oui Didynamie. 14e.
dont deux plus longues ?
( Non.
8® Les étamines dr noailtre douze ?
passent-elles le j Oui (Non.
iii.sérées sur le réceptacle. . . .Polyandrie,
insérées sur le calice. Icosuiidrie.
9® Combien trouve-t-on d'étamines ?
Nota. Il ne faut s’adresser cette dernière que.stiou qu’après b s 8 précédentes , et ii’.ivoir eu pour iépoii.se aucune des 13 el.isses qui .sont < en tête de .ce tableau , aiilrement eu s’adre.ssant desqlte cet,te 9e question, ou se trompera au-i tant de fois qu’il s’agira d’une planie apparte-l nanl à l’une des 13 dernières classes.
. Dodé<*andrie.
Ile.
Tvix. . . .
. hécamlrie.
Neuf. . .
. Eim»^anilrie.
. ilclaiidiie.
Sept. . . .
. lleplaiidrie.
Six ....
. Hexiindrie.
Cinq. . . .
. Peiilandrie.
Quiiire. . .
. Téirantl»’ie.
Trois.. . .
. Triatiilrie.
Deux. . .
. Diandiie.
Une. . . .
. Alouaiidrie.
Ire.
Les prth’es ou divisions secondaires de ce .syslème sont aussi faciles à reconnaître que les classes. Dans les treize premières, ils sont établis stir le nombre des pistils et désigiié-s par le.s mois monogame, digynie , trigynie , polygynie, suivant que la plante que Ton veut classer présente un, deux , trois, etc. , pistils.
Dans la didynamie, Linnée n’a établi que deux ordres : le premier, sous le uom de gymnospennie , comprend toutes les plantes didynames, ayant un fruit formé de quatre graines nues au foud du calice {^menthe, serpolet, etc.); le second, appelé anjgyospennie , renferme toutes les didynames ayant pour fruit unV capsule (linaircj digitale, etc.).
BOtANïOtrË-
La ïéiradynàrnie n’est ansîi divisée qu’en deux ordres? les si. liculeuses et les siliqueuses^ que nous avons définie^ eu ti'aitaut des péricarpes.
Lt^s classes monadelphie , diadolpbie et polyadelphie ont leurs ordres basés sur le nombre des étamines, et n’ont pas besoin d’explications plus détaillées.
La syngéuésie offre des ordres plus difficiles à reconnaître; Linnée a formé les six suivantes;
La pol garnie égale , quand tous les fleurons et demi-fleurons sont hermaphrodites et fertiles (toutes les demi-flosculeuses^ le chardon, l’artichaut, etc.).
La polygamie superjlue , quand tous les fleurons et demi-fleurons sont fertiles, quoiqu’il y en ait qui ne que sont femelles (séneçon , tussilage).
La polygamie frustrauée , quand les fleurons du cen tre sont hermaphrodites et fertiles, tandis que les demi-fleurons du pourtour, femelles ou neutres, sont stériles (tournesol, centaurée).
La polygamie nécessaire ^ quand les fleurons du centre sont stériles, tandis que ceux de la circonférence, qui ne sont que femelles, sont fertiles (soucis).
La polygamie séparée , quand chaque fleuron a un calice particulier, comme dans Véchinops,
La monogamie, quand la synanthérie a lieu dans une fleur simple (violette balsamine).
Les classes gynandrie, monœcie et diœcie ont leurs ordres établis sur tout ce qui a servi à caractériser les classes précédentes.
La polygamie renferme trois ordres: i® la ren-
ferme les plantes dont les fleurs hermaphrodites et les fleurs nnisexuées sont sur le même pied (pariétaire, arroche); a® la diœcie présente les fleurs nnisexuées et les fleurs hermaphrodites sur deux pieds distincts (frêne) ; 3® la triœcie présente des fleur» hermaphrodites sur uii pied , des fleurs femelles sur un autre, et des fleurs mâles sur un troisième.
Eiiiiu la cryptogamie comprend quatre ordres qui sont: les fougères^ les mousses, les algues, les champignons.
Ce sys>ème, si commode qu’il soit pour arriver à la cnnnaissauce des plantes, présente cependant des difficultés assez grandes dans certaines plantes; par exemple, les étamines sont très sujettes à varier soit par le nombre, soit par la grandeur, en forta
Ma HISTOIRE NATURELLE.
que les dmsioUs établies sur ces caractères ne sont bonnes qu’autant que ceux-ci sont constants. Un reproche bien grand que l’on peut faire à ce syslèmè , c’est de placer souvent dans des classes bien distinctes des plantes qui ont souvent les affinités naturelles les plus prononcées; par exemple, la famille des graminées, que tous les botanistes regardent avec raison comme l’une des plus naturelles, se trouve dispersée dans la monandrie, la diandrie, la triandrie, Thexandrie, la monœcie, la diœcie et la polygamie de Linnée. Les labiées sont placées j et dans la diandrie et dans la didynamie. On conçoit d’après cela pourquoi la méthode naturelle a dû et doit prévaloir.