‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 191 sur 234 · MÉTHODE DE JUSSIEU · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE JUSSIEU

En traitant des classifications en général, nous avons donné w marche de l’esprit humain pour arriver à une méthode naturelle. Il ne nous reste donc plus qu’à faire connaître la méthode naturelle établie par M. A. L. de Jussieu.

L’association des genres en familles naturelles était déjà regardée comme le but des botanistes philosophes. Linnée avait proclamé ce principe, Bernard de Jussieu l’avait mis en pratique en formant le jardin de Trianon. Plusieurs autres botanistes s’en servaient dans leurs ouvrages sur les végétaux ; mais aucun n’y parvint aussi complètement que M. A. L. de Jussieu dont lel Généra plantarum sera toujours un des plus beaux monuments élevés à la science.

Cette méthode comprend quinze classes principales qui sont divisées en un nombre de familles plus ou moins considérable.

Dans la première, il a placé, sous le nom de plantes acotylé^ dones , tous les végétaux dont l’embryon ne présente aucune trace de cotylédons ( champignons , algues , etc. ),

Considérant ensuite que, dans les monocotylédones, l’insertion des étamines est hypogynique^ périgynique et épigynique^ il a formé trois autres classes qui sont les monocotylédones à étamines hypogynes ^ à étamines périgynes et à étamines épigynes, •

Les plantes dicotylédones, plus nombreuses, ont d’abord été divisées en diclines irrégulières ou unisexuelles qui forment la i i5® classe, et en monoclines ou hermaphrodites, dans lesquelles il a trouvé dix classes d’après les considérations suivantes ; ces plantes ayant tantôt un pérjanthç simple et tantôt un périanthe

double dont la corolle peut être monopétale ou polypétale, il lui a été facile d’établir trois nouvelles divisions : les dicotylédones apétales ^ monopétales Qijjoljpétales , dans chacune desquelles 1 inscrtiou hypogynique , périgynique et épigynique des étamines en fournissait trois autres.

Faisons remarquer ici que la corolle, étant de la même nature que les filets des étamines, a toujours avec ces derniers une origine commune; dès lors, si les étamines sont portées par la corolle , ce qui a toujours lieu quand celle-ci est monopétale, leur insertion est déterminée par l’insertion même de cette enveloppe florale, et appelée alors médiate; tandis qu’on la dit immédiate quand les filets ne lui sont point adhérents.

Parmi les plantes dicotylédones à corolle monopétale épigyne' il eu est dont les étamines sont réunies par les anthères, pendant que les autres ont les étamines entièrement libres. Ces caractères ont servi à M. de J ussieu à former deux nouvelles divisions qui complètent les x5 classes que nous présentons dans le tableau suivant.

METHODE DE JUSSlEU^

'Acotylédones.

Monocotylédones,

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