PRÉSIDENT A CET ARRANGEMENT
Les familles végétales sont plus ou moins abondantes sons les différentes latitudes et dans les divers lieux de la terre; ainsi en allant des pèles à Téquateur, nous voyons augmenter le nombre des maWacèes^ des euphorbiacécs et des composées ; les labiées, les omhelUfères , les amentacées , les crucijé:es, semblent aj)parteiiir aux zones tempérées; les dernières surtout disparaissent eulièrement dans la zone torride. Les orchidées d Europe, pour la plupart, ne se trouvent que dans les bois ombragés et humides. Les saxifrages, les primevères, gentianes, prêtèrent au contraire certaines montagnes à terrain calcaire, etc.
Si nous recherchons queile est la disiribulion des grandes classes du règne végétal sur tout le globe, nous trouvons que les plantes agames sont aux phanérogames dans la proportion de I à 7 ; dans les contrées équinoxiales, de i à 5; dans les clsmats tempérés, de 2 à 5; dans la Nouvelle-Hollande, de 2 à ii ; en France, de i à 2; dans la Laponie, le Groenland, 1 Islande et rÉcosse, en proportion égale. 'Lesmonocotylédones , sur tonte la surface du globe, sont aux dicotylédones, comme 2 à 9; de l équateur jusqu’au 3o® degré de latitude nord, comme 1 à 5. A mesure qu’on s’éloigne de réquateur , le noinlire des dicotylédones diminue , en soi te qu’il est, moitié moindre par 60® de latitude nord, et 5o® de latitude sud. Nous n’avons pas encore des données suffisantes pour établir à cet égard des 1 ègles applicahlci» à toute.s les régions* du globe, mais nous pouvons le taire pour queh|ues partit s de I Eufojîe. Ainsi, dans le tableau suivant, on aura l’aperçu général des pro|X)rlions relatives des espèces appartenant aux principales tamillés tiaturelles, en France, eu Allemagne et en Laponie. Quant aux cryptogames, on ne les étudie que depuis trop peu de temps, pour que Ion ait pu tenter pour elles un pareil travail. . , ’ .
BÔTANIQim. 6Sat