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Malvacées ....
Carvophy lices. . ,
Légumineuses. .
Euphorhiacées. .
Auieiilacées. .
Cüuiferes ....
Phanérogames. .
Maintenant si Ton considère que les montagnes, Tnême celles^ de la zone torride, présentent souvent, depuis leur base jusqu’à ]rur "ommet. les végétaux que Ton rencontre depuis réquatenr jusqu'aux pôle<; que nous sonr»mes en outre parvenus à reproduire dans nos serres, suivant la température, le degré d lui inidilé et la nature des terrains que nous leur donnons, un‘ê infinité de plantes de tous les climats; nous devrons cerlainemeiit en conclure que les différences géographiques que présentent les végétaux dépendent presque uuiqiiement de> différents degrés de chaleur, de lumière et d’humidité qu’ils reçoivent, ainsi (|ue de la nature du terrain qui les nourrit et de l’influence des divers j.hcnomènes météoriques qui se passent dans la nature. Ajoutons cependrinl qu’il existe un grand nombre de plantes vraiment cosmopolites qui s’accommodent à tous les climats et h toutes les localités.
HISTOIRE NATÜRBLLE.
On a observé que sous une basse température, la chaleur intérieure des arbres était toujours plus élevée que celle de Tatmosphère; ou sait encore que la faculté de résister au froid augmente dans les végétaux eu raison du nombre et de la densité des couches ligneuses, ainsi que de la nature résineuse des sucs propres. Cette circonstance nous explique pourquoi nous voyons dans le nord des bouleaux munis d’une multitude d’épidermes , et des conifères remplis de sucs résineux; tandis que les pays chauds nous offrent des plantes annuelles d’une hauteur prodigieuse et des végétaux gorgés de sucs sous un épiderme si mince qu’il pourrait à peine les protéger contre le froid le plus léger.
La chaleur est la cause principale qui détermine la distribution géographique des plantes ; aussi voyons-nous que les moyens d'acclimatation et de naturalisation que l’homme met en œuvre, ont fait décupler les richesses végétales de certains pays. Au contraire, nous ne voyons pas naturellement celles des tropiques gagner de proche en proche les climats tempérés, et beaucoup de végétaux des pays froids ne quittent qu’à regret leur région glacée.
L’humidité ou l’eau agit sur les végétaux d'une manière remarquable. Les uns absorbent une très grande quantité d’eau; les autres n’en demandent que fort peu. Les premiers, vivant dans des localités humides , ont un tissu lâche et spongieux , des feuilles molles présentant de grandes surfaces et dépourvus de poils; les seconds, habitant les lieux seçs, sont très denses; leurs feuilles sont petites , velues , et leur végétation lente ; dès lors on doit concevoir que les premières ne pourront pas plus s’accommoder des localités des secondes , que celles-ci ne pourront s’habituer à vivre dans les lieux les plus humides.
Le sol, par sa composition chimique et sa consistance, doit nécessairement influer sur la végétation, mais cette influence peut être modifiée par l’une des deux causes précédentes. On sait, en effet, que telles plantes prospéreront malgré la nature désavantageuse du sol, pourvu que celui-ci ait une bonne exposition, tandis qu’un' terrain semblable mal exposé sera stérile. Les salicornes^ les soudes, etc., ne peuvent vivre que sur les bords de la mer et des sources salées , où elles rencontrent un sel de soude nécessaire à leur constitution. Les graminées croissent de préférence dans un terrain siliceux* Les solanées, les cruci*^ près et les champignons préfèrent des terrains imprégnés de j
matières anîmaliséeSj etc. Ces exemples siiffisent pour faire comprendre qu’une plante originaire d’une localité qui se transporte dans une autre et qui y vit, doit y subir une sorte d’acclimatation qui peut lui faire éprouver des modifications plus ou moins considérables dans sa taille, sa consistance, sa couleur, le développement et la forme même de ses organes.
Indépendamment des causes précédentes, nous sommes forcés de reconnaître l’existence de plusieurs autres qui seront peutêtre toujours cachées pour nous , et qui ont une influence très marquée sur la distribution géographique des végétaux.
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VÉGÉTAUX POUR LES BESOINS ET LES JOUISSANCES DE l’eSPECE