PARTERRES
avec quelques accessoires qui dépendent du goût du propriétaire et de sa fortune , doit non-seulement être conservé comme celui des jardins anciens , le plus conforme aux pre'ceptes du bon goût , mais encore peut être établi maintenant sans paraître antique.
A ces exceptions près, on a pu juger, à la seule description y combien ces parterres étaient ridicules et en même temps peu agréables ; on a pu voir aussi quel soin et quelles dépenses ils exigeaient pour empêcher les cmpiëtemens des plantes sur les compartimens de sable , et surtout pour l'entretien de ces sables colorés , continuellement mélangés par les eaux. Cette dernière mode est venue de Hollande , où ces peintures ont long-temps fait fureur , et où maintenant encore, dans quelques maisons,, lors des réunions d'apparat , on marquète le plancher d* la pièce principale avec des sables de toute couleur, figurant des animaux y des plantes , ou des dessins d'invention. Quant aux dessins mêmes de ces anciens parterres , Us tirent leur origine de cette architecture gothique dont le retour au bon goût des anciens Grecs a lait justice, dont , certes , ils étaient de bien tristes restes; car ils n'en avaient ni le grandiose, ni l'extrême et souvent étonnante singularité.
Les parterres que nous venons de décrire sont maintenant presque inconnus , et ne se trouvent plus que dans quelques jardins publics , où leur régularité et leur vaste plan les rendent recommandables à quelques égards. Là , en effet , ils sont entourés de grillages , ils sont parsemés de statues et de bassins, ils sont coupés de larges allées
3 m permettent de découvrir les promeneurs à une grande istance , et répondent au grandiose du palais cju'ils accompagnent. Ce n'est pas que nous voulions dire par là que d'autres formes ne seraient pas préférables , et surtout plus agréables ; nous disons seulement que là ils ne sont pas déplacés , tandis qu'ils le sont toul-à-fait dans les jardins ries particuliers. Mais nous ne nous étendrons pas à les combattre , l'opinion générale les ayant entière* wrent bannis*
SECTION III