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plusieurs espèces Je giroflées, une espèce île mouron f etc. Pour d'autres, il suffit de donnera leurs racines ou à leurs tiges une couverture d'hiver.
Malgré le petit nombre de plantes bisanuclles , il se trouve parmi elles plusieurs espèces très-répandues dans les jardins et très-dignes de Tètre par leur beauté : telles sont principalement les giroflées, les campanules , les cynog/osses, les digitales , les onagres, les alcées, les scabieuses.
Nous divisons les plantes bisannuelles en deux para—
(graphes, d'après leur taille , et conséquemment suivant a place qu'elles doivent occuper dans les jardins.
§. I. Des plantes bisanueUes de moyenne taille,
Les plantes décrites dans ce paragraphe ne dépassent pas trois pieds d'élévation; elles composent neuf genres.
1. Cyruglosse ( f . des borraginées ). L'espèce dite argentée se distingue facilement par ses feuilles couvertes d'un duvet blanchâtre. Les fleurs , qui paraissent au coinmen renient de Tété , sont rouges et disposées en épis.
La C. à feuilles de lin , dite aussi nombril de yénuïy grand cotylédon , est annuelle; ses feuilles sont étroites, lancéolées, velues en dessous, ses fleurs, blanches, réunies en grappes terminantes ei pendantes ; elle périt chaque année dans nos climats.
Enfin la petite espèce, dite printanière, petite consoude , omphalodès, termine ses tiges par de charmans petits panicules de fleurs bleues. Elle peut former d'a-^ gréables bordures; ses traces peuvent servir à la multiplier. Ses feuilles sont persistantes, et elle fleurit dès le mois de mars.
Ces plantes préfèrent la terre légère, mais au reste sont peu délicates (i).
2. Vipérine {Echium9 f. des borraginées ) , renferme plusieurs arbrisseaux, mais nous ne parlerons ici que de l'espèce la plus cultivée qui est bisannuelle. Ses
(i) Une des espèces les plus intéressantes et les pins cultivées est la CynogJosse argentée ( Cynoglossura cbeirifoliura ) , bisannuelle , à tiges de dix-huit pouces, feuilles couvertes d'un duvet argenté', et fleurs rouges, en épis , paraissant en juin et en juillet. Elle exige une terre légère , à bonne exposition. On la semé en place à l'automne.
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feuilles ci la tige sont velues : cette dernière est, de plus, mouchetée de points rouges ou noirs. Les fleurs, disposées en giappes, soit à l'extrémité' des rameaux , soit dans l'a îssc lie de* feuilles , sont petites et de couleur blanche , rouge ou bleue. Cctle plante n'exige aucun soin ; clic se multiplie de semences, (i).
3. MOURON {Anagallis, f. des lysimachics). Nous ne parlerons pas de trois espères partout re'panducs dans les champs et dans les jardins; Tune à petites fleurs blanches , si connues par l'emploi qu'on en fait pour la nourriture des oiseaux; l'autre à petites fleurs rouges , présentant cette singularité remarquable qu'elle est un poison violent pour plusieurs des mêmes oiseaux qui se nourrissent de la première l'autre enfin semblable , mais à fleurs bleues. Toutes trois sont basses et rampantes ('2).
L'espèce cultive'e pour ornement, dite à feuilles étroites, est trisannuelle. Ses tiges sont droites , à rameaux faibles et nombreux , exigeant le soutien d'un tuteur. Les feuilles sont allongées, les fleurs disposées en roue, assez grandes et de couleur bleue avec une tache rouge. On les multiplie de graines semées sur couches, et aussi de boutures qui reprennent, croissent et fleurissent en fort peu de temps : il est prudent de la rentrer l'hiver.
4. Campanule {Campanula , f. des campanules). Ce genre renferme beaucoup de plantes fort propres à entrer dans la décoration des jardins par leurs tiges py-
(1) Outre la vipérine ordinaire , on cultive trois espèces fort inté*restantes : i° Vipérine blanchâtre ( Echiura candicans ) , hante de si*
Eieds, à feuilles persistantes ; de juillet en septembre, fleurs d'un beau leu, en grappes. Orangerie éclairée; terre lrgerc , substantielle ; multiplication de graines, de marcottes et de boutures. On cultive do même les espèces suivantes:
a9. Vipérine gigantesque^ gtganteum ) , plus grande; en mai, fleurs d'un bleu céleste.
3°. Vipérine agrandes fleurs ( E. grandiflorum ). Arbrisseau de troif à cinq pieds ; au printemps , fleurs grandes , d'un rose tendre.
(a) Ici l'auteur fait «ne erreur bien pardonnable à un cultivateur, en rapprochant le mouron bleu et le mouron rouge , plantes de la famille des primulacées et du genre des anagallis , du mouron des oiseaux , qui appartient à la famille des cariophyllées , genre des
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ramidales, et surtout leurs jolies fleurs , le plus souvent bleues et en formes fie cloches (i).
Les espères indigènes sont la C. dite miroir (le Vénus ou doucette . :* tige b»sse et étalée , à fleurs violettes ; la C. dite gani de Notre Dame , plus élevée et dont la tige et les feuilles sont velues , 1rs fleurs bleues ou blanclics. De ces opères, on ne cultive que les variêlées à fleurs
doubles. b
Les espèces plus cultive'es dans les jardins sont d'abord la C. des jardins dite à feuilles de pécher. Elle donne , au commencement de Pétc et de l'automne , de grandes fleurs bleues ou blanches disposées le long des tiges, Pt qui s'épanouissent successivement , à commencer par les plus basses. La variété à fleurs doubles, presque la seule recherchée , donne des fleurs qui ont l'apparence do petites roses : cette espèce conserve souvent ses racines vivaces.
La C. à grosses fleurs, dite gobele de Chine, se distingue par ses tiges cl ses feuilles velues, et surtout par ses grandes fleurs bleues ♦ violettes ou blanches, de la forme d'un gobelet f et faisant le plus bel effet.
La G, pyramidale s'élève souvent jusqu'à hauteur d'homme. Klle fournit, pendant presque tout l'été de grandes fleurs de même couleur que les précédentes, disposées en bouquets sur le côté des liges.
Toutes ces plantes se reproduisent très- facile ment de
Deux espaces de mouron sont cultivées dans nos serres.
Mouron h feuilles étroites ( Anagillis raonclli ) ; piaule trisannuelle f petite , avant besoin de tuteur ; en mai et septembre , fleurs en cône , passant du bleu au rouge, avec une tache carmin au centre. Terre légère; multiplication de graines semées aussitôt la maturité, et de boutures étouffées sur couche tiède.
Mouron en arbre ( A, fruticosa ) ; arbuste de dix-huit pouces ; tonte Tannée, fleurs semblables à celles du petit mouron ronge, mais plus grandes ; on eq possède une variété à fleurs doubles. Même culture.
pi
(i) Campanule. On cultive encore la campanule a feuilles en cœur ( C. carpatica) , originaire des Alpes et vivace. Sa tige basse et ses rameaux filiformes , se terminent en juin par une très-jolie fleur solitaire et d'un beau bleu ; la Campanule a fruit soytux ( C. eriocarpa ), à tige liaute de trois à quatre pieds , se terminant en élu par un très-bel én\ lie çraudes fleurs droites et bleues.
graines: souvent même on n'a pas besoin de les semer* il faut avoir soin de ne pas enterrer les graines , ou de les couvrir à peine et d'arroser aussitôt après le semis ; l'exposition du soleil leur convient.
On cultive encore deux ou trois espèces vivaces : ce sont la C. dorée à fleurs jaunes , la G. à larges feuilles 9 dont les fleurs sont blanches et en épis; enfin la C. à feuilles rondes , fort petite , dont les feuilles qui forment touffe à son pied sont arrondies, celles du milieu des tiges en cœur et celles du sommet lancéolées. Pour la multiplication de ces espèces , on peut ajouter le mode de séparation des racines, indique à l'article des plantes viv aces.
5. MlCHATJXIK {Mkhmtxia, f des campanules ) , a beaucoup d'analogie avec le genre précédent. Sa tige est droite , forte , ramifiée au sommet et entourée à son pied de fouilles découpées et velues sur leurs bords. Les fleurs, de couleur rose ou blanches , garnissent tout Tété la longueur de ia t»ge. Cette plante demande à être semée sur couche ou au moins à bonne exposition; il est même plus prudent de repiquer le j^une plant en pots, atin de lui faire passer le premier hiver en orangerie. Cette plante est trisannuelle.
5. GlROFL^K ( Chciranthns , f. des crucifères ). Les giroflées cultivées sont des plantes domesliques que les soins et la culture ont entièrement modifiées , et ont autant éloignée* de leur type primitif végétal, que les chiens le sont dans le règne animal de l'espèce sauvage qui lésa produits. Le type duquel l'homme a su tirer les belles girollées , l'un des plus riches ornemens de nos jardins , est une^ plante fort ordinaire sous tous les rapports , à fleurs jaunâtres et en croix -, de peu d'apparence, et qui vient ordinairement sur les vieilles murailles. ISous allons faire connaître les principales espèces et variétés , et ensuite la culture des giroflées.
L'espèce qui se rapproche le plus de la giroflée sauvage , tant par le 4101't que par la couleur des feuilles et des fleurs , est In ffirof u e jaune , dite ravenelle tlcheiri; elle n'en est pas moins une des plus agréables , tant par ses beaux bouquets de fleurs, que par >on excellente odeur. Chaque pied nu fournit qu'une seule lige ; près-
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que ligneuse* , qui se ramifie ensuite beaucoup , et forme arbuste : les rameaux sont accompagnés de feuilles allongées , entières , d'un vert fonce' , et que la plante conserve toute Tannée. Les fleurs sout d'un beau jaune , presque toujours mélangé de taches de feu , disposées autour des rameaux vers leur extrémité : les plus recherchées sont celles dont les taches de feu sont plus considérables ; ce mélange de couleur paraît provenir de la terre où la plante végète , et la terre forte paraît celle qui produit les plus belles variétés (1). Cette plante devient facilement vivace dans les mains du cultivateur ; pour cela, il faut la rentrer en orangerie, ou au moins la couvrir fortement. Au reste on ne place guère les giroflées qu'en vases ou en pots , qu'on enterre en place pendant 1 été , et qu'on abrite durant l'hiver. L'espèce à fleurs simples vient partout , et se multiplie de semences ; mais elle n'est nullement recherchée, on ne s'attache qu'aux pieds à fleurs doubles, qu'on multiplie en conséquence de boutures ou de marcottes faites en été , en bonne tcrref à l'ombre, dans une humidité constante, et mieux sur couche.
Les espèces toujours bisannuelles, et ne fleurisssant que la seconde année , sont encore plus estimées que la précédente- Elles fournissent beaucoup plus de variétés sur les qualités desquelles les amateurs ne sont pas toujours d'accord : les giroflées ont divisé les fleuristes , comme les œillets et les tulipes ; mais ces divisions intestines n'ont heureusement pas de conséquences fâcheuses; à peine font-elles répandre quelques gouttes d'encre.
La plus belle espèce est la giroflée dite à bâton , dont la tige, parfaitement droite, ne fournit aucun rameau : elle est accompagnée , vers le bas, de nombreuses feuilles allongées, blanchâtres, et terminée par un long plumet
( i ) Cette terre, renfermant de l'oxide de fer en assez grande proportion , on conçoit facilement que les couleurs des plantes qui y croissent peuvent être plus foncées : en cela la théorie est parfaitement d'accord avec les observations. Voyei la composition de la terre forte dans la première partie.
Note de P Auteur.
de (leurs serrées, de couleur rouge , brune , jaune ou
mélangée.
L'espèce la plus commune , la giroflée des jardins , ne diffère de la précédente , qu'en ce qu'elle fournit beaucoup de rameaux ; les feuilles sont e'galement lancéolées et blanchâtres. Les fleurs fertiles produisent de longues siliques remplies de graines. La couleur des fleurs est le blanc, le rouge, le violet, les couleurs intermédiaires, et les bigarrures de ces couleurs qui varient à l'infini. L'espèce du cap de Bonne -Espérance est de plus grande dimension dans toutes ses parties, elle est peu répauduc.
La G. Grecque présente les mêmes variétés de couleur; elle ne dif fère des précédentes qu'en ce que ses feuilles sont lisses et d'un vert foncé : on en possède quelques variétés annuelles , mais dont on ne fait guère usage , à cause de la rareté des fleurs doubles , parmi ces plantes venues de graines.
Mais , il est une autre espèce annuelle très-cultivée, c'est celle dite quarantaine : elle est peu élevée, a les feuilles blanchâtres et un peu venues ; ses fleurs présentent les mêmes variétés de couleur que la G. des jardins, dont elle ne diffère que parce qu'elle est annuelle , plus basse, et moins ramifiée. On doit la semer au mois de mars sur couche , ou même seulement à bonne exposition , et on la met en place quand le plant est assez fort , c'est-à-dire , porte une douzaine de feuilles réunies en têle. Cette espèce a l'avantage de donner une assez grande proportion de fleurs doubles dans les semis faits en bonne terre.
Pour celles-ci, comme pour toutes les giroflées, on ne parde que quelques individus à fleurs simples , pour avoir des graines : les autres sont arrachées , et, le plus souvent , de peur de mettre en place ou en pots des individus à fleurs simples, on attend l'apparition des premiers boutons. On distingue facilement, long-temps avant leur épanouissement , quelle sera leur qualité ; ceux qui sont globuleux, cotonneux, et cèdent sous la dent , sont à fleurs doubles ; ceux allongés , et qui résistent sous la dent , sont simples. La doublure ries fleurs parait dépendre surtout de la qualité du sol , mais encore
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de l'âge des plantes qui ont fourni les graines; car M. Vilmorin assure , et c'est un fait aussi curieux qu'intéressant pour la culture , que les graines de giroflées de deux ans donnent des doubles à l'infini , tandis que celles de niantes de la première année donnent à peine un individu double sur cent. Il est donc bien important de mettre à profit l'observation de ce savant cultivateur.
Quant à la culture générale des giroflées , elle exige des soins et des précautions. Nous avons déjà fait remarquer qu'excepté les quarantaines, il est rare de placer ces plantes en pleine terre , par la raison qu'il faut les rentrer l'hiver , ou, tout au moins, les couvrir fortement dans un lieu abrité et bien exposé. Le choix de la terre est aussi de la plus haute importance. Elle doit être déterre forte mélangée de bon terreau bien fin, et de fumier de cheval ou de vache très-décomposé , et pas trop gras. Le semis doit être fait, le plus souvent y sur couche. Quant aux boutures et aux marcottes des espèces à tige assez forte pour les supporter , le mieux est de les faire en petit pots que l'on enterre sur couche , et qu'on remplace par de plus grands, lorsque les racines sont développées , ces boutures fleurissent l'anuée suivante , et généralement c'est la seule fois ; elles ne peuvent ensuite servir qu'à fournir de nouvelles boutures.
Pour obtenir les individus en plumet , ou en pyramide à tige unique, il faut leur faire subir une taille rigoureuse , mais bien simple ; elle consiste à retrancher exactement les rameaux latéraux , mais non les feuilles.
7. Lunaire. ( Lunaria, f. des crucifères ). La seule espèce cultivée est celle qui a reçu les singuliers surnoms de monnaie du pape , bulbonac , satin blanc , etc. Son pied est garni d'une touffe de feuilles portées sur de longs pétioles et dentées ; ses tiges ne se ramifient qu'à leur sommet, et ses rameaux ne portent que quelques feuilles. L*s fleurs paraissent vers le milieu du printemps ; elles sont rouges , blanches ou panachées, et disposées en grappes terminales. Les péricarpes nommés siliques 9 qui enveloppent les graines , sont à-peu-près ronds, et à cloison blanche. Cette plante n'exige aucune culture spéciale ; elle se sème toute seule.