EperviÈRE ( Hieracium , f. des radiées). Cette
Îlante traçante , de peu d'élévation , fait un bon effet ans les plates-bandes; elle est peu répandue, et mérite cependant d'être cultivée dans les jardins ; ses feuilles , qui portent des racines, sont velues et oblongues; sa
(t) On cultive en orangerie , et l'on multiplie de graines ou par la séparation fies touffes , une plante fort jolie par ses graines qui consistent en de petites baies rondes et bleues : c'est Y Ophiopogon du Japon (Ophiopogon japonicus ) ; vivace ; feuilles linéaires, droites, formant touffes; hampe courte y portant une grappe dfc petites fleuri blanches.
VIVACES PRINTANIÈRES. 177 tige , également velue , porte uo corymbe terminal de fleurs du plus bel orange. Cette plante se multiplie de semences et d'e'clats ; elle ne demande d'autres soin que d'être abrite'e des neiges et des grands froids.
6. ALVSSE ( Alyssum , f. des crucifères ) , vulgairement corbeille dorée , thlaspi jaune. Charmante plante très-basse , formant de belles touffes avec ses nombreuses feuilles blanchâtres ; les tiges très-nombreuses sont chargeas de fleurs très-petites , d'un jaune d'or très-e'clatant. L'espèce que nous vêtions de décrire est TA. saxatile ou des i rochers , la seule cultive'e ; elle ne réclame aucuns soins, cl se multiplie d'éclats.
7. CeraiSTE ( Cerasiium , f. des caryophyllees ). On connaît sous les noms de myosotis (1), oreille de souris , argentine , barbette , l'espèce surnommée cotonneuse , parce que ses feuilles étroites, ainsi que ses tiges , sont couvertes d'un duvet blanchâtre fort doux ; les fleurs sont blanches et terminales ; une espèce les a grandes et l'autre petites. Ces plantes sont traçantes; ainsi, outre les semis et les éclats de pieds , on peut les multiplier facilement par le moyen de leurs rejets.
8. BUGK.ANDE ou BfJGJlANE ( Ononis , f. des légumineuses ) , vulgairement arrête-bœnf. Ce genre renferme (fcs plantes de toute nature ; mais nous en parlons ici parce que les vivaces sont les plus cultivées.
Les B. queue de renard et très-douce sont annuelles. Toutes deux ont les fleurs purpurines et en épis : la der-» nière tire son nom du léger duvet qui habille ses tiges.
Les B. frutescente et à graine sont des plantes ligneuses , mais de très- petite dimension ; elles ne dépassent pas un pied et demi. La dernière .est visqueuse , et tire son nom de l'enveloppe fournie à sa tige par les stipules ou folioles accessoires de ses feuilles ; ses fleurs sont
(1) Il ne faut pas confondre le eeraiste cotonneux ( Cerastiuro tomentosum ) , dont il es! question ici , avec te myosotis, vulgairement connu sous le nom de souvenez -vous de moi ( Myosotis pa^uslns ), scorpione des marais, etc. Celte dernière plante, vivace et rustique , à tiges atteignant rarement un pied , produit , d'avril en août , de ebarmans ep.s de petites fleurs d'un bleu céleste. On ta cujtive en terre W»dc , et on la multiplie de graines ou d'éclats. ^
jaunes et portées sur des pédoncules solitaires; la première a les fleurs roses et en grappes. Les B. vivaces sont :
La B. arrête-bœuf , proprement dite , qui se distingue par ses tiges rameuses et visqueuses , et ses feuilles d'entées , plissccs et contournées.
La B. grande, qui s'élève jusqu'à trois pieds; elle est velue et très-odorante; ses fleurs sont purpurines et en épis.
Aucune de ces plantes n'est délicate; les arrosemens leur sont peu nécessaires, elles préfèrent même les lieux secs; les annuelles ne se multiplient que de semences; les autres se multiplient aussi d'éclats de pied.
y. Orobe ( Orobus , f. des légumineuses). Cette plante touffue , et qui peut être cultivée en grand , comme prairie artificielle, Test aussi dans les jardins, à cause de la précocité de ses fleurs?, qui paraissent dès le mois de mars, oes feuilles, composées de folioles en nombre pair , sont assez nombreuses ; ses fleurs sont grandes et de couleur purpurine ; la variété qui mêle au pourpre la couleur jaune est surtout fort jolie (i ).
La famille des légumineuses fournit encore beaucoup de plantes basses fort jolies, et qui ne sont rejetées que parce qu'elles sont trop communes ; tels sont les trèfles, les luzernes , les gesses , etc. , ett.