‹ Manuel complet théorique et pratique du jardinierChapitre 64 sur 111 · Lavande. 4« Lamium. Ces plantes indigènes sont · texte numérisé non relu

Lavande. 4« Lamium. Ces plantes indigènes sont

(1) Nous connaissons trois espaces de monardes :

i°. Cette à fleurs rouges , ou thé d'Oswego ; 20 la Monarde pourpre (Monarda purpurea ), plus grande et à fleurs pourprées, 3° la Monarde fstuleuse ( M. fislulosa ) , plus grande encore, à fleurs d'un violet pâle. Ces plantes se multiplient par la séparation des racines , et se plaisent à exposition demi-ombragée, en terre légère et substantielle. 11 est prudent de les couvrir l'hiver.

(a) Sauge. Ce genre renferme plusieurs arbrisseaux charraans , qui méritent tout-à-fait 11 culture. La Sauge éclatante ( S. fulgens), est l'espèce la plus nouvelle et la plus belle; ses tiges ont deux ou trois pieds de bauteur ; ses feuilles sont ovales , acuminées ; ses fleurs magnifiques sont allongées , d'un ronge éclatant ainsi que le calice t les bractées et les pédoncules. Serre chaude ou tempérée , terre substantielle; arrosemens fréquens en été, rares en hiver; multiplication aisée de boutures et d'éclats. On cultive de même , mais en orangerie^ Ja Sauge d'Afrique ( S. africana ) , à fleurs grandes, violettes ou bleues, Ja Sauge panicuUe ( S. panîculata ) , à fleurs plus grandes, d'un bleu clair.

agréables dans les jardins par le parfum qu'elles y répandent: de plus, le bon efîet de leurs fleurs verticillées en paquets au haut des tiges doit encore les faire rechercher.

Les lavandes ont les tîges presques ligneuses, garnies de rameaux opposés. Les feuilles demeurent toute l'année, sont cPun vert cendré, étroites et lancéolées; les fleurs petites et bleues à odeur très-forte. Tout terrain , ' toute exposition, leur sont à-peu-près indifférens.

Les lamiums ont les fleurs blanches rosées , les feuilles allongées , dentées et rougeàtres en dessous; elles fleurissent de très-bonne heure ; plusieurs sont indigènes ; l'une est connue sous le nom il ortie blanc.

5. Menthe ( Mentha ). Ce sont encore des plantes aromatiques, et, comme telles, employées à divers usages, lien est quelques-unes cultivées pour ornement, et d'ailleurs leur présence dans les plates-bandes y jette un parfum qui doit y faire placer même les plus modestes. Ces plantes ont les feuilles ovales, ridées et dentées en scie ; une variété assez jolie les a de couleur violette, et une autre panachées de blanc. Les fleurs, en petits éois au haut des tiges , sont rougcâlres dans la M. poivrée , et d'un plus beau pale dans la M. dite bonne. Ces plantes se multiplient fort bien de drageons et boutures en terre légère.

9. BÉtoine ( Eetonica). Deux espèces, la B. veine et la B. à grandes fleurs , peuvent ètifc cultivées en pleine terre. La B. orientale doit être abritée au moins par des feuilles ou de la paille , pour empêcher la gelée d'atteindre ses ratines, qui, de même que pour les autres espèces , sont seules vivaces ; les tiges de la première ont environ un pied et demi, et celles de la seconde le double ; elles sont velues , ainsi que les feuilles , allongées, obtuses , portées sur de long pétioles, et d'un vert foncé; le troisième les a au contraire d'un vert pâle. Toutes ont les fleurs plus ou moins rouges et disposées en épis à l'extrémité des tiges j une terre un peu forte, à l'ombre ,

RIVAGES PaiNTANlÈRES. 181 .«c ; on les multiplie de semences et par la ac- . des racines (i).

MÉLISSE {Métissa). L'espèce dite citronelle , à cause de son odeur, est indigène; ses tiges sont rameuses et lisses y.les feuilles dente'es et d'un vert luisant f ses fleurs petites et blanches. On cultive davantage , pour ornement, la M. à grandes fleurs, dont les tiges velues ont besoin de soutien , mais dont les fleurs , d'un rose pourpre, sont grandes , abondantes, et au nombre de trois ou quatre sur chaque pe'donculc.

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