Bruneixe ou Prunelle (lirunella). Celle à
(grandes fleurs, indigène sur nos collines et dans les ieux arides , se reconnaît aise'ment à ses grandes fleurs pourpres , disposées en épi terminal. La B. à feuilles d'yssope a les tiges moins ramifiées , les fleurs blanches f les feuilles entières, tandis que celles de l'autre ont quatre dentelures profondes.
L'espèce de Portugal ou odorante est annuelle ; ses fleurs violettes sont velues ; on doit la semer sur couche pour la repiquer dans les endroits où Ton veut la placer, mais à exposition chaude.
Ces plantes se plaisent dans les lieux secs et au soleil ; on doit peu les arroser.
Ces trois derniers genres se multiplient de semences, ou d'éclats de pieds , faits à l'automne ; leurs fleurs ne paraissent qu'à la fin du printemps*
Les onze derniers genres , de taille moyenne, appartiennent à diverses familles.
i Sceau de Salomon ( Convallaria et Polygonatum , f des asparagine'es ). Trois espères sont indigènes de France, dont ou cultive les variétés à fleurs doubles; ce sont les S. commun ; à larges feuilles et à fleurs nombreuses , dont les noms indiqueut les caractères parti-
Ci) On cultive en orangerie éclairée , une très-belle plante appartenant à un genre voisin des bétoines.
Stichys tcarlatc ( Stachys coccîncea ); plante vîvace par sa racine ; lige anguleuse , de deux pieds ; feuilles oblongues-cordiformes , crénelées ; de jnin en septembre , fleurs venicillées , grandes, d'un rouçe ' éclatant. Terre légère et substantielle; multiplication de graines, de boutures et d'éclats.
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culiers. Toutes ont les tiges anguleuses, recourbées , garnies Je feuilles ovales d'un bel effet , et les fleurs blanches (i).
L'espèce dite verticilléc , qui appartient au genre polygonatum du Jardin dis Plantes, a les tiges garnies de feuilles étroites et les fleurs p-ndantes.
On peut multiplier ces plantrs par la section des racines que Ton transporte où Ion veut placer le jeune sujet : l'année suivante , la racine développe une plante nouvelle.
2. ËPHBOTEltïNK ( Tradescantia,{. des commelinécs ). Ces plantes forment de jolies touffes par leurs nombreuses liges qui ne dépassent pas i5 pouces : les feuiMes sont linéaires , longues et engainent les tiges. Les fleurs , d'un bleu violet et en jolis bouquets terminaux, durent pendant toute la belle saison.
Les espèces les plus cultivées sont TE. de Virginie et l'E. h fleurs roses , qui est en tout plus petite et a les fleurs rosées. Une terre légère et fraîche , peu d'arméniens, telle est la culture de ces plantes. On les multiplie assez facilement de boutures et aussi d'œilletons levés en automne.
3, Muflier ( Anthirrhinum , f. des personnees ) , Tune des plantes les plus répandues dans les jardins , et connues sous les noms de muflt de venu , gueule de lion ou de loup. Elle figure , en eliet , la gueule d'un animaî. Ses feuilles nombreuses sont lancéolées, lisses, d'un beau vert : les fleurs, disposées en long épi terminal, varient beaucoup pour la couleur, mais ont fa forme trèsremarquable d'une gueule fermée contenant les étamines et le stvle. La taille des espèces et variétés diffère beaucoup, les unes étant fort petites, d'autres assez élevées. Ces plantes ne demandent aucun soin (2).
(1) Une autre espace csl plus intéressante encore , a cause de ses fleurs plus nombreuses, blanchâtres , pendantes , réunies au nombre de cinq à six, paraissant en mai, simples ou doubles, selon la variété.
(2) Muflier panaché ( Antirrhinum majus discolor ) ; cette plante bisannuelle diffère de son tyoe par ses jolies panaclinres rouges et Hanches. Elle se multiplie* aisément d'c'clats, comme ses congénères.
VIVACES PRINTANNIÈRES. l83
4. MolÈNE {Ferbascum% f. des solanc'cs ). La M. commune ou bouillon blanc est encore une de ces plantes qui ne sont pas cultivées , par là seule raison qu'elles sont trop répandues dans nos campagnes; car sa haute tijje , lermiuée par une longue pyramide de fleurs s'ouv?anl de la base au sommet et d'un beau jaune, ses grandes feuilles blanchâtres , couvertes de duvet , en font une plante très-remarquable J mais ou ne la souffre que dans les jardins paysagers.
On cultive plutôt la M. purpurine , à très-grandes feuilles ridées, à pétiole rougeâtre et à fleurs de couleur pourpre disposées en grappes , ainsi que la M. de Mycon% dont les fleurs, aussi pourpres , tirent un peu vers le bleu. Ces piaules , excepté la première, peuvent se reproduire de rejetons ou d'éclats.
5. Centaurée (f. des flosculeuscs ). Nous avons déjà parlé dans la première section des C. annuelles ; nous allons nous occuper des vivaces. Deux appelées jacées sont indigènes; elles croissent partout sans soin, et se distinguent l'une par ses fleurs bleues, l'autre par ses fleurs rouges violâtres ; leurs feuilles sont un peu blanches et dentées.
Les antres espèces sont la jacée de Tartarie , dont les feuilles radicales sont en forme de lyre , et celles qui accompagnent sa tige sans divisions : les pédoncules qui partent des ïameaux ne portent qu'une fleur. La cinéraire et I1 'argentée ont les feuilles velues; elles ne diffèrent qu'en ce que l'une a les fleurs pourpres , et l'autre jaunes et fort petites.
Ces plantes sont peu exigeantes : on les multiplie aussi bien de boutures faites en été , que d'éclats et de semences.
7. Julienne (Hesperis, f. des crucifères ). La J. des jardins , dite aussi giroflée des dames , cassolette , est une des plantes les plus employées pour l'ornement des platesbandes et des corbeilles : sa bonne odeur , ses beaux bou-
Juets de fleurs blanches serrées et disposées en panaches t oivent lut faire conserver cette faveur. Les tiges sont toujours bien droites , les feuilles d'un vert très-foncé. On ne cultive que les juliennes à fleurs doubles : une vaacte les a violettes. Celte plante exige impérieusement x
pour devenir belle , une lerre forte et bien . reste aucun soin. On la multiplie facilement Ov en pleine terre , avec les liges que l on coupe loi fleur est passée ; il suffit de les placer à l'ombre et de arroser de temps en temps (i).
8. Vêlar (Erysinum , f. des crucifères), dite /'//- Vienne jaune : on ne cultive que la variété à fleurs doubles; c'est une plante peu élevée , à tige droite et rameuse, à fleurs jaunes. Au surplus , on peut lui appliquer tout ce que nous venons de dire du genre précédent.
g. Benoîte ( Geum , f. des rosacées ) , connue sous les noms de gariot , herbe de Saint-Benoît , bénédictine 9 arnica. C'est une plante indigène qui recherche les lieux élevés, à racines aromatiques, à grandes fleurs jaunes solitaires au bout des tiges , à graines réunies en globules, et terminées par des appendices filamenteuses -, elle est peu cultivée.
10. ASTRAGALE {Astragalus , f. des légumineuses ). Deux espèces de ce genre sont indigènes en France et assez communes. Ce sont TA. esparcette à fleurs d'un bleu violet, disposées en épis courts, et accompagnées de feuilles garnies d'un épais duvet ; et l'A Queue de renard , dont les fleurs nombreuses , jaunâtres , en épis au sommet des tiges, se discernent à peine au milieu du duvet laineux qui les recouvre de toutes parts.
On cultive l'A bigarrée à fleurs blanches bigarrées dejaune, disposées en longs épis, et qui ressemblent un peu à un petit oiseau prenant son vol ; ainsi que l'A. axillaire , dont les fleurs jaunes sont en bouquets disposés autour d'une tige basse.
On doit, pour plus de sûreté , les semer sur couche ; % mais on les reproduit plus promptementpar le moyen des
(i) Deux petites plantes voisines des juliennes, sont très-propres à •mer les rocaille* dès les premiers jours du printemps.
Tourette printanière ( Turritis verna ) ; petite plante vivace , formant des touffes épaisses et d'un vert gai; en mars et avril v fleurs blanches, extrêmement nombreuses.
Tourette aiabettet arabette du Caucase ( Turritis caucasien si* ) ; elle «us diflere oue très-peu de la précédente. Toutes deux se multiplient de graine* ci de drageons.
. iVACES PRINTANIEKES. i85 -a ou tie la séparation des pieds. Une terre sablon- .Tse et une exposition chaude leur conviennent : on ne /encontre que dans ces lieux celles qui croissent naturellement.
ii. Sainfoin ( Hedytarum , f. des légumineuses). Nous ne parlerons pas du S. ordinaire , banni des jardins, malgré ses jolies fleurs rouge-tendre en cônes terminaux , parce qu'il est cultive' en prairies; mais nous devons dire un mot du S. d'Espagne , à-peu-près semblable, mais à fleurs plus grandes , d'un rouge plus fonce et très-odorantes : ses feuilles, composées de folioles nombreuses, sont velues. On doit couvrir cette espèce pendant l'hiver et la semer en terreau.
Nous ne pouvons surtout passer sous silence le S. os^ cillant ou animé 9 dont les feuilles sont douées d'un mouvement d'oscillation , alternatif du haut en bas et de bas en haut, exécuté par les folioles. Ces folioles sont au nombre de trois ; l'impaire terminale , plus grande , est ordinairement en repos. On a remarqué que cette plante, curieuse sous ce rapport et si digne des recherches de la physiologie végétale , augmentait ses mouvemens à mesure que l'air se chargeait d'électricité : ses fleurs sont bleuâtres. Cette plante , originaire du Bengale , doit demeurer constamment en serre chaude. On la multiplie de semences sous cloche et sur couche chaude (i).