‹ Manuel complet théorique et pratique du jardinierChapitre 67 sur 111 · PIAN · texte numérisé non relu

PIAN

On peut encore cultiver beautv rares, mais non plus belles ; car les cédente sont superbes au moment de lK et du plus grand effet. On les multiplie .

• 7°. Foliis - earugatis , feuilles agréablement panachées de jaunâtre.

a. pivoine à petites feuilles (V.lenmM'i*); (em\\tsb^^ à fo-

lioles nwltiparties et nues, les divisions linéaires et suLulées. En avril, fleurs simples, d'on pourpre foncé; capsules cotonneuses; les tiges sont plus basses que dans l'espèce précédente.

3. Pivoine femelle (P humilis , Retz. P. famina , Lin. P. Villosa , Desf. ) ; feuilles biternées t à folioles triparties , laciniées, un peu velues en dessous; au printemps, fleurs rouges; capsules poilues.

4. Pivoine blanche ( P. alhi fl o ra ) ; feuilles biternées, à folioles ovales lancéolées , entières , nues ; tiges de deux pieds , pourprées du coté du soleil; en mai et juin, fleurs d'un blanc pur , a pétales roses en dehors avant leur épanouissement , très -grandes et très-belles, capsules recourbées et glabres. On en possède plusieurs variétés , qui sont :

i°. Alhiflora eandida, fleurs entièrement blanches.

• a0. Fragrans, fleurs comme la précédente, mais exhalant uni légère odeur assez agréable.

' 3*. Rabescens , fleurs d'un blanc rougeâtre.

4«. Enfin les albiflora Sibirica , • Uniflora , • Vestalis et •

PPliitUffi. ,

5. Pivoine comestible (P. edulis ) ; feuilles ternées et biternées, à folioles ovales aiguè's, un peu elliptiques, souvent adhérentes; tige de trois à quatre pieds. En juin , fleurs très-dmibles , grandes , d'un rose pourpre , exhalant une asseï agréable odeur de rose; capsules glabres.

6. Pivoine anomale ( P. anomala ) ; feuilles biternées , à folioles multiparties , nues , les divisions lancéolées. Au printemps, fleurs assex grandes, d'un pourpre violet, simples ou semi-doubles.

7. Pivoine coraline (P. corallina ) ; feuilles biternées, a folioles ovales, entières , nues ; tige d'un pied et demi à deux pieds; en avril , fleurs simples , rouges , pourpres ou violacées, grandes; capsules recourbées^ cotonneuses , laissant paraître a la fin de l'été des graines d'un rouge de corail et d'un effet assez agréable.

8. Pivoine stérile ( P. bumea ) ; feuillage plus large , mais ressemblant à celui de la pivoine comestible. Tige de deux à trois pieds; fleurs très-grandes et très-doubles, d'un rose tendre, inodores ; capsules glabres.

9. Pivoine frangée (P. fimbriata); feuilles biternées, a folioles •vales, lobées ou entières; tige d'un à deux pieds. En mai , fleurs petites , très-doubles , pourpres , fort jolies ; capsules velues.

10. Pivoine de la Chine ( P. sinensis ) , feuilles inférieures biternées , les supérieures simplement ternées , à folioles ovales, oblongucs, aiguës; tige de deux pieds. En juin , fleurs blanches, très-doubles et très-grandes , superbes ; capsules cotonneuses*

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- r *• »*par*lioa des feuilles enracinées a Pcndrott . e leur jonction , et qu'on enterre aussitôt co place : cette ope'ration doit se faire à l'automne.

5. ACTKE (Actea) ^ vulgairement herbe de Saint- Christophe. Leur lige rameuse, de moyenne taille, est terminée par des e'pis de très-petites fleurs blanches (1).

Toutes ces plantes, de la famille des rcnonculacécs f ont entre elles beaucoup d'analogie ; elles ne sont nullement difficiles sur le choix du terrain et de l'exposition, elles ne réclament aucun soin , ce <pii les rend encore plus agréables dans les jardins. Toutes se multiplient facilement par la séparation des racines.

Les quatre derniers genres des hautes tiges sont :

i.Epilobc (Epilobium , f. des onagrées). Les deux

1 1. Pivoine en arbre ou mouton ( P. arborea) ; lige ligneuse , persistante , de deux à trois pieds ; feuilles larges, Internées , à folioles lobées, incisées , glauques en dessus; fleurs presque simples , larges , de sept à huit pouces, d'un blanc pur, à pétales ayant une grande tache pourpre à leur base ; capsules velues. Ou en possède plusieurs variétés toperbes.

i°. Papaveracea rosea à fleurs de paiots ; fleurs semblables à la précédente, mais semi-doubles et d'un rose vif dans le centre. -

a9. Arborea odorata , a fleurs semblables à la première , mats légèrement odorant es«

3°. Arborea rubra , à fleurs semi-doubles , d'un rose foncé.

4°. Moulan flore pkno , fleurs arrondies , très-doubles, d'un rose vif au centre et pâle sur les bords. Variété magnifique. Nous nous contenterons d'indiquer les autres variétés : telles sont les pivoines , • andersonii, • arietina , 0 arietina oxoniensis , • daurica , • decira, • décora elatior , • décora oaUasii , mollis t lobata , bysantina.

On a obtenu depuis peu une magnifique variété de pivoine.

Pù'oine papaveracce a fleurs doubles (F. papaveracea rosea plana ). Arbusle ressemblant à son type pour le port et le feuillage , mai* (leurs un peu moins grandes , plus foncées, d'un rose lilacé; onglets despétaies marques de stries pourpres qui pâlissent et se fondent avec le limbe a mesure cju 'elles s'approchent du sommet qui est crénelé. Mémo culture que la pivoine papavéracéc. Cette superbe plaute a été obtenue de graine par M. Noisette.

(1) Actée des Alpes (Actea spicata); baute de dix-huit pouces; folioles ovales-oblongues % profondément dentées; en avril, fleurs

Actéê h grappe (Actea racemosa); baute de trois pieds; folioles oMongues, aigues , dentées; en juillet, fleurs blanches. Ces deux plantes aiment la terre de bruyère.

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espèces cultivées sont indigène&# aisément.

La première f dite à épi , a reçu le» Saint- Antoine % osier fleuri , etc. Ses lige»-, atteignent quatre pieds : ses feuilles ressemblent ton* fait à celles de l'osier ; les fleurs nombreuses , de couleur rouge violâtre ou blanche , sont en épis terminaux trèsgarnis , et du plus bel effet.

La seconde, dite à feuilles étroites, porte les noms vulgaires de nérietle, obier Saint- Antoine , etc. Elle est moins élevée , et se distingue par ses feuilles plus étroites et ses fleurs plus grandes.

On doit multiplier ces plantes au moyen de leurs rejets toujours abondans; ce serait perdre son temps que de récoller et semer leurs graines.

2. Fraxinei.le (Diclatnnus f f. des rhucs) , Tune des plantes les plus propres à l'ornement des plates-bandes et des massifs. On ne cultive que l'espèce d'Europe, dite dictamne blanc. Cette plante fournit des touffes bien gar-» nies de feuilles longues , divisées en nombreuses folioles ovales , dentées , et qui se distinguent par leur surface inférieure plus loisante que la supérieure : ses tiges velues, rougeâtres , très-visqueuses surtout à l'époque des fleurs , sont terminées par de longues grappes de fleurs pourpres , blanches ou mélangées, assez grandes cl éloignées les unes des autres sur de petits pédicelles. Cette plante est tellement pourvue d'huile essentielle fournie par ses sucs propres , qu'elle en dégage perpétuellement autour d'elle lîn vapeur que l'on peut enflammer quand l'air e3t sec et chargé d élec tricité , en approchant de la plante un corps incandescent.

Pour acquérir tout son développement cttoutesa beauté, cette plante doit être placée daus une bonne terre , asses grasse et à bonne expositiou.

3. LYriïNiDEou LamPETTE (f. des caryophjllées ) % genre très-abondaut en plantes d'ornement. Les principales sont :

La L. de Chaltédoine , vulgairement cro ix de Jéru* salem , de M alte , qui s'élève jusqu'à quatre pieds. Ses tiges fortes, droites , sont velues , ainsi que ses feuilles nombreuses et d'un beau vert. Les tiges se teuninent par

.foreuses , disposées en ombelles , ge le plus éclatant : mais plusieurs des routeurs différentes : l'espèce à 4S n'en diffère que par le caractère indiqué surnom.

La h.laciniée, vulgairement fleur de coucou , véronique , très-répandue dans les campagnes. On ne cultive

Jue l'espèce a fleurs doubles : sa tige est rameuse et ses iuitles lancéolées , ridées et rudes.

La L. dioïque ou compagnon blanc lui ressemble ; mais ses bouquets de fleurs , qui varient du blanc au pourpre et au rouge , sont plus beaux ; ses fleurs ressemblent à de petits œillets accumulés.

La L, visqueuse, vulgairement bourbonnaise, qui pourrait faire un genre à part, est aussi indigène : ses feuilles sont plus petites, pointues , nombreuses ; ses tiges peu élevées se terminent par de petits bouquets de fleurs assez grandes , d'un rose agréable.

Ces plantes se multiplient de toute façon , mais mieux par les filets ou eoulans que leurs pieds fournissent quand on les coupe fort bas. Les variétés les plus précieuses doivent , par prudence , être abritées l'hiver.

4- GalÉGA ( Galega , f. des légumineuses ) , vulgairement rime de chèvre. Cette plante , qui dépasse souvent trois pieds, forme de très-beaux buissons par ses tiges nombreuses et garnies de belles feuilles composées de quinze à dix-neuf folioles oblongues , remarquables parun petit filet qui les termine. Les fleurs en épis pendans sont bleues, blanches ou rosées. Les galégas sont très propres à décorer les jarjins paysagers. On doit les placer dans les lieux un peu frais et les semer sur couche (1).

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