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II. Des plantes vwaces estivales

Cette division renferme les plantes dont les fleurs s'épanouissent pour la plupart dans le courant de l'été , c'est-

(1) Cwaltga oriental ( Galega orientalis); elle ressemble à la prece'dente , mais ses feuilles sont plus grand « , et ses ûeurs bleues sont plus Mies et paraissent plutôt.

à -dire de la fin de juin au milieu de st- r .irïDi classons, comme dans le premier » en plantes basse moyennes et grandes, i .o Les basses tiges.

Six genres y sont renfermés , qui ne dépassent guère un pied et demi.

lé Verveine (ferbena, f. des verbenacées ). Les espèces cultivées , au nombre de trois , auraient pu être re-

Ietées dans trois divisions, mais nous les réunissons ici f a principale étant vivace , l'autre n'étant bisannuelle que par le défaut de chaleur dans nos climats, cl la troisième étant demi-ligneuse et demi-herbacée.

L'espèce vivace fournit de nombreuses tiges à rameaux serrés et à feuilles lancéolées, aiguës, velues, dentées finement, et très- nombreuses ; les fleurs sont bleuâtres et disposées en épis ; cette seule espèce est rustique , et n'exige qu'une terre légère et riche.

L'espèce le plus souvent bisannuelle , et qui demande l'orangerie , surnommée V. à bouquet, aies tiges velues, nombreuses et formant buisson; les fleurs, d'un beau rouge , sont disposées tantôt en ombelles , tantôt en épis.

Lnfm , l'espèce à tige ligneuse , mais à rameaux presque herbacés, exige la serre et la terre de bruyère; sa tige, d'environ trois ou rjuatre pieds, est terminée par une touffe de rameaux bien feuilles , et d'un port élégant ; les feuilles sont presque semblables à celles de la première espèce, et les fleurs rouges en dedans et blanches en dehors (i).

a. Lin aiuE ( Linaria , f. des personnees ) , jolies petites plantes , dont les touffes sont agréables dans les

} dates-bandes ; tontes les espèces ont les feuilles étroites , égères, peu nombreuses, les fleurs également petites , mais réunies en grappes vers le haut des rameaux , deux espèces sont iiuiigèues , l'une, rampante, croît sur les murs , l'autre à fleurs jaunes , croît dans les champs.

(i) Ce charmant arbrisseau , connu sous le nom vulgaire de vetveint citronnelle , répand , quand ou froisse ses feuilles , une très-agréable ©deur de citron.

Note de V Auteur.

'IVÀCES ESTIVALES. tfi afrîve davantage a les fleurs d'un bleu altiplic facilement de semence (1).

t - *HLLE ou Anthémys ( Authemys , f. des ra- ;. L espèce commune <, connue sous le nom de bouton d'argent, vient en touffe , et fait de jolies bordures.

Mais, I espèce la plus remarquable et qui fournit une multitude de varie'tés, est l'A. à grandes J leurs , appelée à tort chrysanthemun des Indes; elle ressemble beaucoup aux reines-marguerites, vient en touffe, a les feuilles très-decoupees et très- aromatiques , ses fleurs sont nombreuses, terminales, de grande dimension , et offrent mille variétés de couleurs : elles ont presque Tas-

{>cet des renoncules, et méritent d'être multipliées dans es jardins. Klles préfèrent les terres un peu fortes et le soleil. Comme elles fleurissent fort tard , il est plus sûr, pour avoir des graines bien mûres, de rentrer quelques pieds en serre ou orangerie; mais on en multiplie trèsfacilement d éclats (2).

(1) L inaire à/leurs d'orchis ( Linaria bipartita); annuelle; lige de quinze à dix -huit pouces, droite et rameuse; feuilles linéaires; fleurs d'un bien violet , à palais blanchâtre et gorge safranée.

Linaire des Alpes ( L. alpinea ) ; vivace ; tiges de cinq à six pouces ; feuilles opposées , quaternées, glauques, oblongues-lancéolées; en avril et mai , fleurs d'un bleu clair , à palais orangé.

pots*

rons ici que celles que nous avons vues en fleur.

i°. Cinq tout-à-fait nouvelles qui sont: V astre lumineux, à fleura grandes et fleurons tubulcux, presque doubles

y ersico/ore , à fleurs d'un ronge pourpre et fleurons lubuleux.

A/leurs detroîlins, petites, d'un jaune tendre.

Rose tendre, semi-double, a fleurons larges et non tabulés.

Pompon rose , semi - doubles , plus petites que les précédentes t roses.

a0. Les variétés cultivées depuis quelques années, sont : Le blanc , fleurs moyennes, blanches, a rayons tnbuleux à la base. A grandes fleurs , blanches , et rayons ouverts dans toute leur longueur.

Tubufé , blanc, à rayons tubulés dans toute leur longueur. JVain; fleurs blanches , moyennes ; tige basse et rameuse. Semi-double y blanc, moyen, à disque jaune et rayons tubulés à la base ; disque jaune.

ig{ PLANTES

Œillet (Dianthiis , f. des rarjopltyl.. .^k fleuristes unerdes plantes qu'ils cultivent en collectif!]

Très -beau; blanc, à fleurs grandes et rayons tubulés dans la moitié de leur longueur

A fleurs variées; blanc, teinté de rose ; rayous tubuleux dans les deu* tiers de leur longueur.

RenoncuUer ; fleurs mo venues , d*un pourpre plus ou moins fonce.

Virginal; d'un blanc éclatant , a fleurs grandes et rayons ouverts dans toute leur longueur*

Incarnat; fleurs moyennes, incarnates, à rayons tubulés dans la jnoilir de leur longueur.

A fleurs (V anémone , très-grandes , d'un pourpre pâle , a rayons tu~ bulrs dans les deux tiers tic leur longueur.

Jaune \ a fleurs movennes , d'un iaune pâle, el rayons ouverts

Pourpre-frisé , d'un pourpre clair , moyennes, a fleurons tabulera la base.

Mordoré , d'un jaune doré* , moyennes, à rayons un pen tubulés à Ja base.

Lilas ; fleurs grandes , d'un pourpre très-pâle , à rayons tubulés dans les deux tiers de leur longueur.

A fleurs d'hélianthïme, d'un jaune-orangé pâle, très-grandes, à rayons tubulés et un peu bifurqués au sommet.

rayons eu verts.

Jaune a fleurs pendantes ; grandes , d'un jaune foncé , à rayons au* deux tiers tubulés.

Jaune a fleurs pleines ; grandes , d'un jaune serin , à rayons ouverts.

Jaune précoce ; grandes , d'un jaune tendre, à fleurons ouverts.

Jaune tubulé; a fleurs moyennes , d'un jaune pâle % et a rayons tubulés dans toute leur longueur.

At réable; grandes, d'un iaune orangé, à rayons ouverts.

Magiqur; très-grandes , d'un rouge orangé, a rayons grêles, tubulés % trifurqués au sommet.

Petit -mordoré ; petites, d'un jaune rougeâtre, à rayons ouverts.

Orange; fleurs grandes, d'un jaune orangé, à rayons tubulés dans le tiers de leur longueur.

Pourpre pale; fleurs moyennes , à rayons ouverts.

Pourpre à grandes fleurs; d'un pourpre violacé, grandes, à rayons larges et ouverts.

Rose à grandes fleurs; très-grandes , d'un rose vif, a rayons tubulés dans les deux tiers de leur longueur.

Violet pâle; fleurs moyennes, a rayons ouverts.

Les ehrisanthemes des Indes aiment une terre légère. On les multiplie de boutures au printemps, de marcottes et par l'éclat des pieds. Les

5 lus belles collections que l'on en voit en France, sont celles de MM. loiseite et Sonlange-Bodin. Nous avons donné ici la synonimie du pre«» tnier de ces cultivateurs.

jTivAles. t()5

.éàties ou gradins, et aux valaient <!es noms cl des numéros.

..e avis , la plus agréable de ces plantes 0«ees; ses flcuis se succèdent pendant assez jle ,cips, elle exige une culture particulière assez difficile,

suiloul Irès-soignee.

Tous les œillets, dont le nombre des espèces est d'environ quarante, ont les liges noueuses et articulées , les feuilles opposées , étroites , lanréidees , deux calices; l'extérieur fort petit , l'intérieur allongé en tube , d'une seule pièce et à ciuq dents: la corolle est à cinq pétales et à onglet de la longueur du calice. Nous allons cl abord parler de l'espèce la plus recherche'e; nous ment ion lierons ensuite celles qu'on euliive aussi dans les jardins.

Le type primitif de Vœillet des fleuristes est connu sous le nom de grenadin , et paraît originaire des cou— tirées méridionales de l'Europe ; sa fleur est rouge , mais la culture lui a fait produire mille variétés de nuances; les amateurs les ont divisées en quatre classes : la première renferme le type même des autres ; Y œillet gre~ nadin dit à tatafia* a cause de son emploi; il est, comme ceux des autres classes , tres-odorant. Les seconds sont les œillets crevarts , à tarte ou prolifères ; ils présentent des fleurs superbes par leurs abondantes doublures, mais qui exigent de grands soins au moment de leur épanouissement pour contenir les pétales, le «aîice crevant toujours; aussi sont -ils maintenant moins recherchées; c'est au moyen d'un mon eau de carte houe, ajusté à chaque fleur, que l'on maintient leurs pétales; cette précaution est indispensable. Ce iiui les rend trèsremarquables , c'est l'apparition néquculc d un se ond et quelquefois d'un troisième calice ; renfermant < ). actionne fleur au milieu de la première. Les p taies sont i!m, iés, de couleurs très-variées, et le plus souvent pana: liés. La troisième sorte comprend les œillets jaunes , à pétales découpés , mais dont le calice ne crevé pas; ils sont le plus souvent panachés ou piquetés, surtout de cramoisi : enfin, les plus estimés maintenant sont les œiitfts flamands , qui se distinguent par leuis pétales arrondis et non dentelés; on recherche ceux a fend b'anc , panachés de couleurs vires, et à pétales bien arrondis, et

disposés en dôme ; lorsque les panachun. couleur, on donne à l'œillet le nom i . u!eu même; lorsque les panachures sont multipliées , on nomme ces œillets bizanes; ce sont ordinairement le violet , et le puce , qui viennent ains\ s'ajouter aux autres couleurs. Chaque amateur donne ensuite des numéros et des noms arbitraires aux variétés qu'il possède dans ces

divisions. 1

Les œillets demandent une bonne terre , composée de terre forte et de terreau végétal ; elle doit être très-meuble et tamisée ; on les cultive en plates-bandes, en corbeilles, en caisses , et surtout en pots que Ton range sur des gradins au moment de la floraison ; ces pots doivent être assez grands. Les tigés des œillets, étant très-faibles et très-flexibles f ne se soutiennent qu'à l'aide de tuteurs ; mais ces tuteurs ne doivent pas être des treillages de bois qui produisent un mauvais effet ; des baguettes de fil-def<*r peintes en vert , placées derrière les tiges , avec des liens ti ès-làches , et aussi de couleur verte , sont les seuls supports qu'on doit employer dans une collection d'amateur.

L'œillet est presque la seule plante à fleur double qui soit féconde ; cette singularité provient de ce aue les doublures ne sont pas fournies par la transformation des étamines, mais par un excès de développement dans les organes accessoires de la fructification ; toutefois, comme la richesse des pétales pourrait étouffer les organes Ao la fécondation , on doit laisser aux pieds destinés à fournir des graines toutes leurs fleurs , tandis que , pour celles d'ornement 9 on ne doit en conserver qu'une sur chaque pédoncule , et , pour les crevarts , la seule fleur delà tige principale. Les graines , très-fines, doivent se semer en terre très-légère, bien préparée , et au printemps ; on les recouvre fort peu , et on arrose ; quand les jeunes plants ont six ou huit feuilles , on les repique en planche, où l'on attend leur floraison pour en faire le choix ; alors , les uns sont impitoyablement rejetcs , les autres envoyés dans le parterre , les plus beaux deslinés à être mis en pots. Les œillets demandent des arrosemens moyens , ils ne craignent pas les froids , mais l'humidité et les climats variables ; daus ces lieux, il est prudcntjde

f TIVALES.

mais en leur laissant un jjets à plusieurs maladies f t de l'humidité' , et dont la Utftle ; enfin , leurs feuilles, -«s et leurs graines , ont beaucoup d'insectes pour eu ne mi s acharnés ; les perce-oreilles surtout causent de grands dégâts. Il faut alors arroser les plantes de différentes eaux âcres, qui tuent ou chassent ces animaux ; on peut encore 9 pour atteindre les perce-oreilles , placer aux baguettes de petits cornets ou des ergots de cochon f dans lesquels ces insectes se retirent, et où on les sur—

S rend ; un seul perce-oreille suffit pour détruire une eur en une nuit ; et ruiner ainsi l'espoir du cultivateur ; ils sont aussi très-friands des graines.

On peut multiplier les œillets de marcottes et de boutures; celles-ci reprennent assez difficilement; on doit les opérer avec une incision en croix , et les placer en lieu chaud , humide et ombré; quant aux marcottes, il faut également employer le procédé de l'incision , mais sans ligature (i); on se contente d'assujettir la marcotte en place au moyen d'un petit crochet, mais on peut aussi marcotter les tiges élevées dans des cornets de plomb laminé, qu'on attache à des baguettes. Cette opération doit se faire après la floraison sur toutes les basses tiges latérales des œillets 4 et , si l'on veut , sur les plus élevées , au moyen de supports ou de cornets ; ordinairement , on. sépare les marcottes au bout d'un mois ou cinq semaines, et on les repique en pots ou en planche jusqu'à l'année suivante.

L'œillet de bois , de même que les précédons , a les feuilles glauques. Au reste , il a beaucoup d'analogie avec eux ; ses tiges sont plus élevées , ses pétales trèsdécoupés ; ses fleurs se succèdent pendant très-longtemps.

lis trois espèces suivantes ont les feuilles d'uo beau vert , et les fleurs agrégées ; elles sont fréquemment employées en moyennes toufles dant les plates-bandes elles

(i) Fojrez , au chapitre du marcottage, première partie,

Kotc de l'Auteur.

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