Lobe l le ( Lobelia , f. des campanules ). Ce genre
(1) Deux nouveaux phlox ont attiré l'attention des amateurs : Phlax a grandes /leurs ( Phlox macroph^lla ) ; tiges brunes , s' élevant à dixhuit pour.es ; feuilles très -largo? ; en juin , rameaux garnis , du haut en ha's, de jolies fleurs d'un pourpre foncé. On multiplie aisément cette plante , ainsi que ses congénères , par la séparation des racines , au printemps. Phlox virginal ( Phlox virginalis ) ; il est hybride du, deciusata et du sumeolens\ ses fleurs sont grandes » nombreuses , d'un blanc superbe. - 1
r VIVACES ESTIVALES. aoi
et are un grand nombre d'espèces dignes de t dans les parterres ; nous citerons les principales. Les L. cardinale , éclatante et brillante, son\ plutôt trois variétés que trois espèces : elles ont toutes de trèsbelles fleurs rouges , disposées en grappes terminales de la longueur de dix à douze pouces , fort grandes et à trèslong tube. Ces plantes s'élèvent jusqu'à trois pieds au moins, et font le plus bel effet par leurs vastes fleurs éclatantes.
La L. syphilitique vient en touffe, et ne s'élève qu'à moitié des précédentes. Ses tiges sont velues, et ses fleurs bleues en épis beaucoup plus courts.
Enfin la L. à duvet se distingue par ses tiges et ses feuilles velues , et ses fleurs blanches (i).
Toutes ces plantes prolongent leur floraison pendant plusieurs mois : elles exigent une bonne terre, exposée au soleil, toujours fraîche, mais sans excès d'arrosémens. Les semis doivent être faits sur couche , et, pour
S lus de sûreté , les boutures et éclats en terre de bruyère, lais on ne doit pas regreter les soins nécessaires pour multiplier d'aussi belles plantes.
6. Astrance ( Astrancia , f. des ombellifères ). La grande et la petite astrance sont deux plantes remarquables par leurs fleurs en ombelles d'un blanc incarnat , entourées d'une collerette commune à grandes divisions % et simulant une fleur radiée ; toutes deux viennent en* buisson et sont semblables , à cela près que l'une s'élève à deux ou trois pieds , et l'autre seulement à moitié. Elles portent les noms vulgaires de radiaire et saniclc femelle. Un les multiplie de semis (2).
(«) On cultive encore , pour l'agrément , les lobelées élégantes (Lœvigata), à fleurs d'un beau rouge; deserre chaude. D'//a/iV(Laurentia), à «fleurs bleues; en pleine terre. A feuilles de saules ( Acuminata), à tige de quatre a six pieds; fleurs grandes, ponce au, en longues grappes; en serre tempérée.
Note de V Auteur.
(2) La plus belle des espèces, celle qui me'rile beaucoup plus d'être cultivée, est Y astrance hétérophylle (Astrancia beteropbylla) , originaire du Caucase. Cette plante vivare a ses feuilles crénelées, composées de trois folioles; ses fleurs sont plus belles et beaucoup plus grandes. Du reste, elle n'exige pas d'autres sgioi.
9. SpirÉA ( Spirca , f. des roSu ferme un assez grand nombre de l • de végétaux ligneux cultivés pour oru Ions dire un mot des premiers , qui sont : rement reine des prés , à feuilles composées semblables aux feuilles de Forme , et à bouquets uc petites fleurs blanches : on ne cultive que la variété à fleurs doubles. Le S. barbe de bouc , qui s'élève jusqu'à hauteur d'homme, à fleurs blanches en ombelles ; le S.jW/— pendule , à feuilles en rosettes, et le S. à feuilles lobées , dont les fleurs sont rouges et odorantes. Ces plantes rustiques croissent partout sans difficulté , et se multiplient de toutes manières. Ce genre renferme en outre un trèsgrand nombre de charmans arbustes , dont nous parlerons plus tard.
8. Millepertuis ( Hypericum , f. des millepertuis )» Ces plantes , presque ligneuses , sont très-recherchées pour la décoration des jardins. Le joli vert de leurs feuilles , le jaune éclatant et la légèreté de leurs fleurs t ainsi que le port gracieux de toute la plante , les recommande à tous égards aux amateurs. Les principales espèces que Ton doit cultiver , sont :
Le M. duveté, ainsi nommé du duvet qui recouvre les feuilles.
Le M. à grandes fleurs , dont les feuilles et les fleurs sont plus grandes que celles des autres plantes du môme genre. Les fleurs à pétales larges et arrondies , et les étarnines nombreuses , réunies par pinceaux f et sortant de la corolle , produisent le plus agréable effet.
Le M . pyramidal , ainsi nommé de ce que les rameaux opposés vont en diminuant de longueur de la base d.e la tige principale à son sommet.
Le M. à odeur de bouc , dont les femelles sont d'un vert elauque , et les étamines encore plus longues que dans Tes autres espèces.
Ces plantes se multiplient facilement de boutures et de marcottes ; elles croissent dans tout terrain , mais pré-* fèrent celui qui , bien exposé , est cependant un peu à l'abri des rayons trop directs du soleil.
9. GupinoNE ( Cupidonef f des semi-flosculeuses ) , dite chicorée bâtarde , appartient, comme les genres sui-
une
ami
^ ESTIVALES. aoi> ileurs composées , mais n'est pas -•îles velues, lancéolées, dentées, accomune tige également velue , terminée par des «*is nombreuses , mais solitaires sur de longs pédoncules , d'un beau bleu. Cette espèce est la seule cultivée : il est prudent ^de la couvrir pendant les fortes gelées.
Les quatre derniers genres des moyennes tiges sont de la famille des composées radiées ; le premier fournit ses fleurs au commencement de l 'été , le second dans le courant , les deux autres vers la fin de la même saison. i. Matri CAIRE ( Matricaria ). L'espèce commune est e plante indigène fort employée en médecine , très— tère , et à odeur très-forte. Ses tiges nombreuses forent buisson, et portent des Heurs à disque jaune et à yons blancs : la culture a produit diverses variétés dans s fleurs ; les plus belles sont celles que l'augmentation ; volume fait paraître doubles. Les variétés doivent être, produites par les éclats de racines : les semences les isse raient s'échapper (i).
I a. AunÉe ( Enula ) , autre plante radiée à grosses ra* es aromatiques employées en médecine. Elle paraît sment dans les jardins : ses fleurs sont jaunes , et ses ndes feuilles ridées à leur surface supérieure , et conncuscs en dessous. On la connaît vulgairement sous nom de lionne , et , en pharmacie , sous celui d'enufa larnpana.
3. A.STÈRE ( Aster) / l'un des genres qui fournit le lus de plantes d'ornement. On les place surtout dans es jardins au milieu des corbeilles , des grandes plateslandes , et sur les premiers plans des jardins paysagers > •**où elles font un fort bon effet. La plupart ne sont vivacea que pour les racines. La forme de leurs fleurs , ainsi que l'indique leur nom tiré du grec , imite une étoile ou un
(i) L* Matricafre mandiant (M&lnc*ri* mandiana), est une plant» intéressante , à tiges sous-ligneuses hautes de deux pieds ; feuilles ailées, à cinq ou sept foliotes incisés~pinnatifides ; presque pendant toùte l'année, fleurs blanches , très-doubles , fort larges. En orangerie , elle fleuri* pendant presque tout l'hiver. Pleine terre légère oujcle oruvère ; couverture de litière pendant les grands froids j multiplication de grainis, d# koutures et d'éclats.
ao4 PLANTES ;
petit soleil , c'est-à-dire que les fleurons sont no e'troits et presque filiformes (i).
La plus commune a les rayons bleus , les flears portée* sur des pédoncules garnis de feuilles, et qui ne dépassent pas un pied.
L'A. des Alpes a les fleurs de même couleur f et est encore moins élevée.
L'A. œil de christ offre la même couleur , mais atteint trois pieds. Ses touffes sont d'un très-bel effet.
L'A. à grandes fleurs les a purpurines et solitaires au haut des tiges; les feuilles petites , la tige moyenne.
L'A. de la Nouvelle- Angleterre et VA, géant dépassent quelquefois six pieds ; ce sont les plus élevées : leurs fleurs , grandes et rassemblées, affectent ordinairement la couleur violette , mais passent quelquefois au pourpre.
L'A. à feuilles d'amandier aies fleurs blanches, portées sur des tiges d'environ quatre pieds.
L'A. agréable fournit presque toutes les fleurs en même temps, et ressemble alors à un bouquet; elles sont violettes.
L'A. soyeux a les mêmes couleurs , mais ses fleurs sont solitaires et ses feuilles sont couvertes d'un duvet blanc. Cette espèce doit être rentrée en orangerie.
On connaît encore beaucoup d'autres astères , mais leur description nous entraînerait trop loin ; elles sont
(i) AstJirx* D'autres espèces sont généralement cultivées aujourd'hui: tels sont les astères maritimes ( Tripoli ura )y à tige de deux ou trois pieds , feuilles lancéolées1, fleurs d'un bleu pale à disque jaune; à tige rouge ( Uubricaulis ) , tige de trois à quatre pieds, feuilles lancéolées, fleurs a rayons bleuâtres et disque jaune; denté (Dentatns), feuilles persistantes , linéaires ; fleurs blanches , très-grandes; d'orangerie ; buisson ( Dumosns ) , feuilles linéaires; fleurs petites et très- Manches ; h fleurs blanches ( Argopbyllus ) , tiges de huit à neuf pieds ; feuilles lancéolées , exhalant une odeur de musc quand on les frotte , fleurs d'un blanc grisâtre, à disque jaune; d'orangerie; a feuilles de souci ( Calendulcefolius ), tige de deux pieds, feuilles ovales-oblongues ; fleurs très-grandes, d'un violet pâle et disque jaune ; a feuilles fyrées (Lyrattis ) , fleurs blanches , disque jaune, fleurs lyrées; d'orangerie; remarquable ( Spectabilis ),. liges de deuA pieds; feuilles lancéolées ; fleurs d'un beau bleu ; de Sibérie ( Sibiricus ) , tiges de deux pieds; feuille» cotonnwes ; fleur» très-grande» , d'un bleu pâle x ou
.ES ESTIVALES. 305 des que celles-ci. Nous avons parlé «hine ou reine-marguerite à l'article ts plantes annuelles, de ces plantes sont rustiques , et se connut terrain ; cepeudant elles aiment une ex- -naude. On les multiplie très-aisément , soit do ..-.«is, soit en déchaussant et partageant leurs pieds , ce qui est même nécessaire de temps en temps.
4- Cinéràike (Cineraria). La plupart des plantes de ce genre se distinguent par leurs tiges et leurs feuilles cotonneuses ; toutefois la G. à fleurs bleues, dite astère d'Afrique, a les feuilles lisses; elle est toujours verte, et forme un joli buisson orné presque toute Tannée de fleurs à rayons bleus. Elle exige l'orangerie.
Celles à feuilles cotonneuses les plus remarquables sont la C. maritime dite jacobé , d'environ deux pieds d'élévation , à feuilles paraissant couvertes de cendres , et à leurs en corymbes terminaux d'un beau jaune. La C. des Alpes % qui en diffère peu. La C. à feuilles de peuplier, dont les rayons des fleurs «ont blancs. Toute la plante est couverte d'un duvet argenté.
La C. laineuse , plus délicate que les autres et plus petite ; ses feuilles ne sont cotonneuses qu'en dessous.
i ou tes ces plantes, dont on connaît encore un grand nombre d'autres espèees , se multiplient facilement de rejetons, boutures et marcottes qu'il est bon de mettre sous châssis pour être sur de leur reprise.