Les genres suivons sont à feuilles persistantes
Les plantes ligneuses d'orangerie qui conservent leurs feuilles toute Vannée sont assez nombreuses, surtout en
(i) Les deux espèces mentionnées par l'auteur , sont : i9 le sterculUr à feuilles de platane ( Stercûlia platanifolia ) de la Chine , à fleurs peu apparentes , mais à fruits mangeables.
2° Le Sttrculier a feuilles entières (S. balanghas), du Malabar a fleurs blanchira» , exhalant uue assez agre'able odeur de vanille.
FLAVIUS jLl»jur^u.Jr...5
espèces peu élevées: plusieurs exigent une culture spéciale que nous faisons connaître à Varticie du genre diorma. Les dix-neuf premiers genres ne dépassent
guère quatre pieds.
i. Chapaudine ( Sideritis 9 f. des labiées , ainsi que le suivant ). Ces arbustes, dont les rameaux, quoique ligneux , sont d'une consistance molle , »e (ont remarquer par le duvet épais qui habille leurs rameaux et leurs feuilles. Les fleurs qui se succèdent pendant trois mois f à partir du milieu du printemps , sont blanches , en forme de lèvres, et disposées en épis terminaux , le plus souvent recourbées en crosse. L'espèce dk Crète est plus petite que celle des Canaries , qui atteint au plus quatre nieds.
Ces arbustes n'exigent pas la couche pour leur multiplication , qui se fait par les semences et les marcottes.
a. GermANDRÉE ( Teucrium), renferme plusieurs espèces à tige* ligneuses : la plus remarquable est la G. d'Espagne; ses rameaux sont carrés et velus, ainsi que le dessous des feuilles ; les fleurs nombreuses , de couleur bleue , se succèdent pendant long- temps.
La G. marum forme un petit buisson à rameaux et fouilles blanchâtres et à fleurs purpurines ; son odeur
[>laît tellement aux chats, qu'il est presque impossible de a soustraire à leurs caresses dangereuses.
La G. à odeur de. pomme atteint au plus vingt pouces ; ses fleurs sont rodées.
Enfin , il y a encore une espèce , mais de la taille de la
Îremière , c'est-à-due , environ quatre pieds , qui a les eurs jaunes.
Ces arbustes exigent une bonne terre un peu légère et une exposition très-chaude. On les multiplie de graines ou de boutures sur couche , et aussi par la séparation des pieds.
La famille des labiées fournît encore quelques sauges et quelques romarins, qui exigent l'orangerie l'hiver ; nous en parlerons ailleurs : tous ces végétaux ont les rameaux derni-ligneux.
3. MORBLLE {Solanum, f. des solanécs ,) arbustes » dont les fruits surtout sont très- vénéneux , ainsi qu'on devait s'y attendre, puisqu'ils appartiennent à la En mi Ut
des solanées ; on en cultive plusieurs espèces pour ornement , elles sont <Pun effet agréable.
L'espèce la plus répandue est connue sous les noms fHamomum , pomme d'amour , faux piment , c'est un petit arbrisseau, imitant assez bien la forme d'un grand arbre , à feuilles lancéolées, pointues , persistantes , tant que l'arbuste est en santé. Les fleurs, petites et peu apparentes , sont blanches ; elles ont la disposition ordinaire des fleurs des solanées , c'est-à dire que les cinq divisions de la corolle sont planes, et que les anthères , trèsgrosses , forment une proéminence conique au centre de la fleur; mais , ce qui fait rechercher ces arbrisseaux, ce sont les baies rondes , ordinairement du plus beau rouge, quelquefois jaune , dont il reste couvert pendant tout l'hiver.
L'espèce dite faux lyciet a de jolies fleurs blanches printanières ; ses rameaux sont diffus. La M. grimpante ou douce- amer « les a tout-à-fait grimpans et sarmenteux. Elle est indigène et de pleine terre (1).
Ou connaît encore plusieurs autres espèces de morclles à tiges ligneuses, mais peu solides , comme celles des espèces que nous venons de mentionner, et environ une centaine d'espèces de plantes herbacées , vivaces ou annuelles peu cultivées.
Les morclles à tiges ligneuses exigent une bonne terre , beaucoup d'eau l'été et une bonne exposition. On les multiplie de graines et aussi de rejetons et boutures sur
( i ) Les espèce s les plus agrc'aMes et les pins cultivées , sont : Marelle recourbée ( Solanura reclinatum ). Fiante bisannuelle , du Pe'-' rou, tige de deux pieds , épaisse; feuiltes pinnatifides ; d'avril en juin, fleurs très-grandes , d'un bleu clair. Elle exige l'orangerie et se multiplie de graines semées sur couche
Morelle de Buenos- Ayres (S. bonariense ); tiges de trois à quatre pieds; feuilles persistantes, ovales; en été, fleurs assea grandes, blanches. Même culture et arroseraens fréquens pendant la végétation.
Morelle a feuilles de chêne ( S. quercifolium ) ; tige de quatre pieds ; ftuilles profondément lobées ; à lobes aigus ; fleurs à anthères jaunes , tranchant agréablement sur le fond de la corolle qui est d'un joli pourpre violacé. Même culture, mais serre chaude. On cultive , comme celte dernière , *a Morelic de Madagascar ( S. pyracauthum ).
couche. La première espèce se place souvent dans les ap* partemens ou dans les escaliers, qu'elle sert à décorer.
4» Chirone ( Chironia, f. des gentianes). On en cul-* tive plusieurs espèces , originaires du sud de l'Afrique , et ne dépassant guère trois pieds. Elles exigent une terre légère , mieux de bruyère , avec arrose ment. Ces arbustes, Tbiversurtout, craignent davantage la trop grande humidité que le froid.
Les principales espèces sont: la C. à feuilles de lin, à tige menue, et à feuilles linéaires; la C. à feuilles en croix , à feuilles étroites et oblongues , velues , opposées en croix ; la C. velue , à rameaux et à feuilles couvertes de duvet : ces trois espèces ont les fleurs rouges et en entonnoir; la C. de Virginie les a jaunes ; elle est beaucoup plus petite, et presque herbacée.
5. EaiOCEPHALE ( Erioccphalus , f. des radiées ) , arbustes à feuilles dont les divisions sont linéaires et épaisses. Les fleurs sont blanches , teintes de rouge, et disposées en grappes ou en corymbes terminaux. Ces arbustes exigent une bonne terre , et beaucoup d'eau l'été. On ne les multiplie guère que de boutures et marcottes.
Les genres chrysocome et chrysanthème ou marguerite^ de la même famille Y fournissent encore quelques espèces a tiges ligneuses, mais qui , du reste , diffèrent peu de celles décrites aux plantes annuelles et vîvaccs.
Les onze genres suivons exigent une culture très-soignée, et qu'on désigne souvent sous le nom de culture des diosmas. La plupart sont originaires du Cap de Bonne-Espérance ou de la Nouvelle-Hollande , ce qui indique déjà qu'ils doivent réclamer la même terre (pie les bruyères. En effet , on doit les placer dans du saule de bruyère pur, en vases, que l'on surveille avec beaucoup de soin , et que l'on rentre en serre ou en orangerie. Quant à la multiplication , elle se fait par le moyen des semis , boutures et marcottes. Les jeunes plants doivent être élevés sur couche , en pots placés en hache ou sous châssis , et ne recevoir la lumière que petit à petit. Les graines doivent être semées aussitôt après leur maturité , et l'année suivante on met chaque jeune plant dans un pot séparé, qu'on replace encore , ainsi que ceux proveuus file boutures , sous châssis couvert.
D'ORANGERIE. ag5 I. DroSMA ( f. des rhucs ) , genre très-nombreux , et dont on cultive environ t renie espèces d'agrément. Les principales sont : le D. a feuilles de bruyère , arbrisseau fourni de nombreux rameaux jaunâtres a feuilles linéaires, pointues , très-odorantes , à petites fleurs blanches f en étoiles terminales , et paraissant au printemps et à Pe'te', Le D. velu et le D. imbriqué ont les tiges et les rameaux velus. Le premier a également les feuilles couvertes de duvet. Le second les a d'un beau vert , et se recouvrant Tune l'autre à l'extrémité des rameaux; ses fleurs sont rouges.
Le D. à feuilles dentées, qui se distingue par des fleurs blanches, accompagnées de bractées , et ayant les anthères rouges , et le style couvert de poils blancs.
Le D. cilié , à rameaux courts , à feuilles très-ouvertes , à fleurs pourpres.
Le D. précoce, cjui fleurit au commencement du printemps.
Le D. ombelle', à fleurs réunies en ombelles , blanches en dessus, rouges en dessous , d'un bel effet.
Le D. hérissé, arbuste d'un port singulier.
LeD. à fleurs en tétc , dont les fleurs , de couleur blanche , sont disposées en boules terminales (i),
a. CoRRfiA. Ce genre, qui appartient à la même fa-»
(t) On cultive près de quarante espèces de Diosmas, toutes aussi intéressâmes îles unes que les autres. Nous regrettons de ne pouvoir toutes tes décrire, mais an moins en citerons-nons la plus graude partie. Diosma imbricata,* fleurs purpurines et odorantes ; cricoïdts , à fleurs blanches ; ovata , à fleurs d'un blanc luisant ; latifolia , à fleuri d'un blanc de lait ; fumosa; umbellata, à fleurs d'un blanc pur en dessus , teints de rouge en dessous ; scoparia ou gliformis ; oppositifolia , à fleurs lavées de rouge ; alba ; puhhclla ; serrati/olia , à fleurs d'un Lin ne pur ; ohtusata ; lanceulata f hirsuia , à fleurs blanches, petites; tetragona , à fleurs blanches et géminées \ ciliata , à fleurs d'un pourpre pâle, gracili s ; fragtans , à fleurs exhalant une odeur agréable; orbicularis ; prœcox, h fleurs d'un pourpre pâle; uniflora, a fleurs blanches en dessus, roses en dessous, ayant une ligne pourpre au milieu des
S étales , et le calice rougeàlre; bruniades; reclinaia ; hirta , à fleurs 'un pourpre assez foncé , viUosa ; capensis ; cœrefolia, à fleurs trèspetites, d abord carnées, puis blanches ; tenclla ; hispida; capitata , k fleurs blanches. Ces arbustes, toujours verts, exigent la terre de bruyère, entretenue fraîche, et se multiplient de graines , de boutures et marcottes.
2f)f> PLANTES LIGNEUSES
mille des rimes 9 renferme quelques arbustes assez jolis , tous de la Nouvelle- Hollande. Le plus remarquable est celui toujours vert , à rameaux et à feuilles couverts d'un duvet fort épais, et à fleurs le plus souvent blanches , accompagnées de bractées , et formant bouquets terminaux.
3. Strutiolk (Strvtiola , f. des thyinelées ) , arbuste du Cap , dont trois espèces sont bien dignes de figurer à côte' des di usinas, des myrtes , des melaùuccs , etc.
l a S. imbriquée a tes feuilles serrées contre les rameaux , les cachant en se recouvrant les unes les autres , et fort petites. Les fleurs , qui paraissent au printemps et à l'automne , sont odorantes , a long tube divisé en quatre parties placées à l'extrémité des rameaux , et de couleur blanche.
La S. ciliée ne diffère que par les feuilles, moins rapprochées , qui ont la forme de petites soies raides. Une variété a ses fleurs rouges.
La S. à feuilles ovales les a assez semblables à celles du myrte. Les rameaux sont jaunâtres.
On ne multiplie guère que de boutures ces arbustes 9 qui craignent beaucoup l'humidité et les grandes pluies. On doit mêler à la terre de bruyère un peu de terre franche.
4- Gnidîenne, de la même famille, et assez semblable au précédent , dont il réclame la culture. Les espèces cultivées sont : la G. à feuilles opposées , qui les a velues et ovales , et les fleurs blanches odorantes , en bouquets terminaux.
La G. à feuilles de bruyère , qui les a petites , linéaires f très- nombreuses ; ses fleurs, également odorantes et en bouquets , sont jaunes.
* La G, à feuilles de lin ne diffère que par les feuilles blanches et cotonneuses.
5. Styphklia ( f. des bruyères ) , jolis arbustes de la Nouvelle-Hollande , dont on ne connaît que deux espèces assez semblables , si ce n'est que l'une »*st plus petite q^ue l'autre dans toutes ses parties. La plus grande atteint environ trois pieds. Toutes deux se distinguent à leurs feuilles glauques , ovales , cachant les rameaux , et se recouvrant de façon a ne laisser voir que leur pointe épineuse. Les fleurs, nombreuses, composées d'un tube
d'orange&ie. ag7 évasé a son orifice , sont de couleur jaune ou rouge. Ces arbustes se multiplient facilement de boutures.
6. PflYLlQUE {Phylica, f. des nerpruns), genre très- nombreux de jolis arbrisseaux , toujours verts, que Ton confond avec les bruyères, malgré qu'ils appartiennent à une famille toute différente. Les espèces les plus remarquables sont :
La P. piumeuse , qui s'élève au plus à trois pieds % se distingue surtout par ses feuilles couvertes de poils soyeux très- longs et si nombreux à l'extrémité des rameaux qu'ils y forment houppe.
La F. dite bruyère du Cap est un petit arbrisseau qui parvient à peine à deux pieds , et forme buisson ou arbre , selon la direction qu'on lui donne. On le place souvent dans les appartenons , à cause de la belle couleur verte de ses petites feuilles linéaires, mais nombreuses, et pour ses fleurs également fort petites, mais serrées et rassemblées en têtes terminales, qui ressemblent à des boutons. L'arbrisseau arrondi en est quelquefois tout couvert^ et produit un effet charmant ; de plus , elles durent fort long-temps.
La P. luisante a les feuilles luisantes en dessus , velues, en dessous , ainsi que les rameaux. Il en est de même de la P. orientale.
La P. à feuilles de romarin atteint une taille doubledès précédentes , ainsi que la P. axillaire. La première a les fleurs réunies , formant grappes ou épis ; 1 autre les. a solitaires. La .description des autres espèces nous conduirait trop loin.
Les cinq genres suivons appartiennent à la famille des Myrtes.
7. Myrte (Myrtus). Arbuste consacré parles an-, * ciens à la déesse des amours , et , par cette raison , nommé quelquefois arbre de Vénus ; il est de pleine terre dans le midi de la France , où on en fait de charmantes palissades ; mais, dans le climat de Paris , il faut le rentrer eu orangerie; du reste, les soins délicats que réclament les.
Scnres précédons et les suivans no lui sont pas aussi inispensables.
Le M commun , dont toutes les parties sont très-odorantes , se taille souvent en boules ; ses feuilles sont pe-
acfi PLANTES LIGNEUSES
titcs , nombreuses , entières , ovales , du plus beau vert , et les flou s blanches , quelquefois un peu rosées , axillaires et nombreuses. Il a fourni beaucoup de variétés dont les plus dignes d'attention sont celles à fleurs doubles et à larges feuilles; celle-ci est surnommée lç M. romarin.
Le M. piment ou toute èpice et le M. cotonneux exigent la serre : on ne les cultive guère.
8. Mel\LEUCA. La plupart des arbustes de ce genre, comme des deux suivans , sont originaires de la Nouvelle- Hollande ; ils ont les feuilles entières , ordinairement petites , de chai-mantes fleurs, et sont d'un aspect trèsagréable : ils exigent la culture rigoureuse des diosmas.
Les espèces de melalcuca sont très-nombreuses ; voici les principales :
Le M. à feuilles de bruyère est le plus élevé f il dépasse quinze pieds; ses rameaux sont grêles, flexibles et blanchâtres ; ses feuilles tiès-étroites et assez longues , ses fleurs petites , blanches , disposées autour des rameaux , à quelque distance de leur extrémité.
Le M. à feuilles de millepertuis , un peu moins élevé, assez semblable , mais beaucoup plus agréable par ses. fleurs volumineuses , en forme de goupillon, du plus beau rouge, avec des points jaunes.
Les M. à feuilles de gnidienne et de diosma ont aussi les fleurs du plus beau rou^e , et les étamines à longs filets.
Le M. a feuilles de thym est le plus petit , il ne dépasse pas deux pieds; sa tête, très-rameuse, est garnie de petites feuilles aiguës; les fleurs sont nombreuses et pourpre foncé.
Tous les melaleucas sont aromatiques comme les myrtes.
9 MktrosidÉROS , grands arbres à boiVtrès-dur , mais qui, dans nos climats, restent arbustes: on en connaît beaucoup d'espèces.
Le M. à panaches ressemble beaucoup, surtout pour la couleur et la disposition des fleurs, au melafeuca à feuilles de millepertuis : mais ses feuilles lancéolées sont beaucoup plus grandes, et d'un vert tendre.
Le M. anomal est ainsi nommé parce que ses fleurs;
d'orangerie. 299
rouges , fort grandes, sont solitaires et terminales , tandis que celles des autres espèces sont réunies et dépassées par les rameaux et les feuilles.
Nous ne décrirons pas les autres espèces au nombre de
Elus de vingt, qui ont presque toutes les fleurs rouges, et eaucoup de ressemblance avec la première.
10. Leptosperme (Leptospermuni). Ces arbustes délicats offrent environ douze espèces agréables à cultiver ; ils ont beaucoup d'analogie avec les précédons. Ils se distinguent en effet par des rameaux nombreux et déliés, les feuilles étroites et linéaires ; leurs fleurs, le plus souvent blanches, ont leur style très-apparent , comme la plupart des végétaux de cette famille (1).
11. Fuchsie (Fuchsia), très-jolis arbustes à rameaux déliés , (il (lus , de couleur rouge, à feuilles également rougeâtres, dentées et ovales, à fleurs pendantes, se succédant tout l'été , et composées d'un calice charnu du plus beau rouge, très-apparent, et d'une corolle violette, enroulée , avec des étamines rouges à anthères blanches^ dépassant la corolle. C'est un des arbustes les plus agréables à cultiver en orangerie : on pourrait peut-être Iç laisser en pleine terre à bonne exposition , avec une forte couverture; il exige beaucoup d'eau pendant l'été, et une bonne terre (2).
(1) Les espèces les plus répandues sont les suivantes ! Leptospermum tribculare 1 à fleurs semblables à celles du myrte, à ityle pourpre ; L. ^uniperinum , à fleurs blanches , petites et solitaires ; X. thea ; L» arachno'ideum ; X, rubricatrfc; X. pubescens ; X. scoparium ; L.linifolium ; X, sçuarrosum ; X. parvi/olium ; LJanigerum. Toutes ces espèces se cultivent comme les mélaleuca.
licates.
Fuchsie grêle ( Fuchsia gracilis), Arbuste de trois a quatre pieds, il rameaui nombreux et rougeâtres; feuilles ternées; fleurs offrant les
mêmes couleurs que la fuchsie écarlate , mais plus grandes et plus nombreuses. Même culture , mais orangerie éclairée.
Fuchsia fycioïde (F. lycioïdes). Cette espèce se distingue principalement des précédentes par ses fleurs rouges et beaucoup moina agréables. On la cultive en serre chaude , ainsi que les fuchsia Ct macro stem a.
«JUU
Les trois genres qu'il nous reste a décrire s'accommodent fort bien de la culture nécessaire aux arbustes précédera, mais elle ne leur est pas indispensable; ils exigent moins de soins, si ce n'est contre les gelées qu ils craignent beaucoup. On peut les multiplier de graines sous châssis ; mais on préfère le mode des boutures, trèsfacile pour ces végétaux, et quon a même tellement renouvelé que plusieurs sont tout-à-fait infertiles ; on tes exécute en toute saison, mais mieux eh été, la plupart de ces plantes ayant les rameaux presque herbacés.
i. HÉLIOTROPE {Heliotropium , f. des borraginées) , charmant arbrisseau qui ne dépasse guère trois pieds, recherché surtout pour son odeur délicieuse , mais un peu forte. Les deux espèces cultivées, l'ordinaire et celle à grandes /leurs, qui n'en diffère que par des proportions en tout plus grandes, sont originaires du Pérou. Plusieurs tiges s'élèvent du collet de la racine et forment buisson; souvent même elles ont besoin de soutien : elles sont presque herbacées et garnies de feuilles rudes , d'un vert foncé quand la plante est en santé , et velues ainsi que les rameaux. Les fleurs , qui se succèdent pendant fort Jong-temps, sont petites, disposées en épis ou grappes terminales recourbées, et de couleur bleuâtre, souvent
presque blanche.
Ces végétaux demandent une bonne terre terreautée , une exposition chaude, beaucoup d'eau l'été, et peu l'hiver. En orangerie , on doit les placer près des fenêtres, l'obscurité faisant souvent périr leurs feuilles : la moindre gelée détruit leurs rameaux, mais non la racine, qui repousse de nouvelles tiges l'année suivante.
i. GÉRAMON {Géranium, f. des géranium), genre qui comprend plus de deux cents espèces, la plupart d'ornement et agréables par leurs fleurs et leurs feuillages odorans ; plusieurs espèces sont indigènes et connues sous le nom de bec de grue. Ces arbrisseaux, peu élevés , craignent les froids et l'humidité : ils se distinguent à leurs tiges presque herbacées, leurs feuilles un peu épaisses, presque toujours de forme ronde, et surtout à leurs fruits ayant quelque ressemblance avec un bec de grue, et dout les capsules s'ouvrent de la base au sommet. J'adopte la division de ce genre en trois autres, faite récemment pa?
d'orangerie. 3oi
les botanistes; maïs je ne citerai que les principales espèces (i).
i°. GÉRANIUM, se distingue des deux autres par ses
(t) Gkhamum. Depuis quelques années les géranium , pélargonium et érodinro , sont devenus des plantes très à la mode et dont beaucoup d'amateurs font de superbes collections. Par le moyen du semis, on a obtenu nn grand nombre de très-belles \ariétés Hybrides , dont plusieurs pourraient difficilement se rapporter à un des trois genres en particulier. Aussi , en les indiquant ici , les laisserons - nous toutes sous le nom générique de géranium , qu'elles portent dans le commerce. Nous marquerons d'un aslérique (•) les espèces les plus nouvelles.
i. Géranium soyeux , g. holosericeum ; fleurs petites, à pétales supé* rieurs d'un pourpre brun , et les inférieurs jaune pâle.
a. G. très-brillant, g.speciosissimum; fleurs très-grandes , lilas clair, striées de pourpre.
3. G. de la reine , g. rtginœ ; fleurs très-grandes, blanches, avec des macules d'un pourpre violet.
4- G. à grandes fleurs T g. marranthon ; fleurs énormes, d'un blane pur, avec des macules pourprées.
5. G. grand élégant , g. elegans maximum ; fleurs grandes » à pétales longs , manulés de pourpre.
6 G. tluc de Bordeaux , g* paeonium ; fleurs très - grandes , superbes , roses , maculées de pourpre , les pétales inférieurs plus pâles.
7. G. de Banks , g, bahksianum ; fleurs grandes, à pétales longs, d'un rose purpurin , un peu maculés de rouge.
8. G d 'Andrews , g, andrewsianum ; fleurs grandes , à pétales supérieurs pourpres , tacbés de brun , les inférieurs roses.
9. G. agréable , g. amœnum ; fleurs assez grandes , d'un pourpre vinlâtre et pâle , maculé de blanc.
10. G. très-blanc, g. candidissimum ; fleurs moyennes, d'un blanc éclatant.
d'un blanc légèrement rosé, maculé de pourpre.
i3„ G. de Davey, g. daveyanum; fleurs moyennes, d'un pourpre foncé, maculées de rouge brunâtre et de fauve.
14. G. céleste , g. celestinum; fleurs grandes, d'un cramoisi trèspàle «t violâtre , maculées de brun-rouge.
15. G. Losade , g. hsadianum ; fleurs grandes, d'un lilas pâle.
16. G. lord Bristol , g. brùtolianum ; fleurs très-grandes , d'un rouge pale et violâtre , maculées de brun.
j 2» G. concolore , g. coneolor; fleurs petites , d'un rouge pale.
18. G. majestueux , g. majestuosum ; fleurs très-grandes, purpu* fines , maculées de pourpre noirâtre.
19. G. de Bayle, g. belcyanumi fleurs grandes , lilas ou blanches, maculées de pourpre.
3o* PLANTES LIGNEUSES
fleurs régulières ayant dix etarnincs fertiles. La plupart des espèces indigènes assez nombreuses lui appartiennent, de même que la plupart des autres sont du Cap.
ao. G. 3e Colville, g. cohiUii ; fleurs pourpres, maculées de brun foncé, les pétales inférieurs plus pales.
ai. G. australe, g. australe ; fleurs tres-nombreuies , blanches,
rayées de violet. #
a». G. de Wcls , g. WiUinnum; fleurs grandes , d un cramoisi vif, bordées de bleu, maculées de brun foncé.
a3. G. mullinervé , g multincrve ; fleurs d'un rouge pourpre , maculées de pourpre el de \ iolet foncé.
a4. G. duchesse de Glocesler, g.solubile; fleurs grandes , d'un rose
TÎolatre , maculées de pourpre.
a5. G. àuc tVYorcV % g. fiusse/anum; fleurs très-grandes, pourpres t
maculées de brun,
a6. G. sanguin, g. sangv'neum; fleurs moyennes , d un rouge toncé, très-beau , à péiales striés de noir, #
a7. G. incarnai , g. incarnatum ; fleurs grandes , camées, jaunâtres à l'onglet des pétales , maculées de rouge sanguin.
a8. G. rouge feu, g. ignescens / fleurs moyennes , d un beau rouge cramoisi , a pétales supérieurs striés de noir.
an. G. à odeur de rose , g- capUatum ; fleurs moyennes , d un rouge purpurin , réunies en tête (feuilles exhalant l'odeur de la rose quand on les froisse légèrement.
30. G. à feuilles de carottes , g. daucifolium ; fleurs jaunes, les deux pétales latéraux concaves , les deux supérieurs maculés de brun noirâtre. Cette espèce exhale le soir une odeur douce et
agréable. . .
31. G. très -odorant, £. odorantissimum ; fleurs petites, blanches; plante tres-a-'matique dans toutes ses parties.
3a. G. ode t de citron , g. eitriodoru-n ; fleurs d'un pourpre pale , maculées de pourpre plus foncé ; feuilles répandant nne odeur agréable
de citron. . ,
33; G. tétragone, g. tetragonum ; fleurs d un pourpre violacé, striées
de carmin; odeur agréable. m
34. G. demi-trilobé , g. semi-trilobum ; fleurs ordinairement géminées, moyennes, roses, très-'olies.
35. G élégan»,£.,/<ffwj; fleurs blanches, rayées et maculées de pourpre foncé , fort jolies.
• 36. G. gracieux , g. décorum ; liges , très-ligneuses , fleurs en ombelle, nombreuses , très-grandes, d'un rose violacé , a pétales maculés de carmin , produisant le plus charmant effet. %
37. G. parfumé, g.fragrans; ; fleurs blanches, petites, rayées de pourpre ; feuilles a odeur de mélisse.
38. G. a feuilles de lierre , g.peUatum; fleurs d'un rouge pourpre» nombreuses , en bouquets.
3p. G. p nné, g.pinn rtum; fleurs d'un rouge pale , à pétales lu néaires , dout deux avec une ligne de rouge sanguin.
te Cr. des prés a les feuilles grandes , à sept lobes ; les fleurs blanches rayées de violet.
Le G. stfié a aussi les feuilles graudes, mais à cinq lobes ; les fleurs sont rayc'es de rouge.
Le G. dit pied h pigeon est annuel et très-commun; ses feuilles sont à cinq divisions , et d'un bleu rougcrUre.
4o. G. lobé i g. lolatum ; fleurs d'un pourpre noirâtre , à pétales jaunes à l'onglet , rayés de hrun rougeàtre sur leur limbe ; odeur a g niable.
• 4i. G. raide , g. grandis ; tiges très -ligueuses , tres-raides ; fleur* très-grandes, de trois pouces de ïargenr, à pétales peu allongés , ressemblant à celles du macranthon, mais de couleur cramoisi fonce, avec des macules noires*
4a. G. à feuilles cordiformes , g. cordifolium ; fleurs assez grandes , d'un beau rouge, les deux pétales supérieurs bifides , maculés de pourpre foncé, les inférieurs linéaires.
43. G. duchesse de Liverpool, g. rubescens; fleurs grandes, trèsbelles , les pétales supérieurs d'un rose vif, tachés et striés de violet , les inférieurs plus pâles et plus longs.
• 44* G. aimable, g, amabik ; tiges ligneuses; fleurs grandes et nombreuses , d'un très-beau carmin vif , avec deux grosses macules noires.
45. G. apparent, g, speciowm ; fleurs d'un blanc pur, striées de pourpre, fort jolies,
46. G. très-beau, g. formosissimum ; fleurs blanches, très-grandes, les deux pétales supérieurs striés de carmin.
4y . G. épineux , g. tchinatum ; fleurs blanches ou pourpres, a pétales supérieurs maculés de pourpre foncé.
• 48. G. fouge doré, g. rutilons, aut mbescens major; fleurs au nombre de cinq à douze, très-grandes, d'un rose très-vif, tirant un peu sur le roux doré.
4g. G. à cinq taches , g, (fuinque -yulnerum ; fleurs blanches, ordinairement marquées de cinq taches d'un beau pourpre.
5o. G. tricolor, g. trieolor; fleurs nombreuses , souvent ternees , à pétales inférieurs blancs , et les supérieurs d'un beau rouge ponceau.
• 5t. G. carné, g.éarnescens;.p\**\t de grandeur moyenne, à tigtx grosses et courtes ; fleurs très-jolies , couleur de chair , avec des macules cramoisies.
5a. G. à bandes , g. tonale ; fleurs asseï grandes , rouges , violettes t blanches , roses ou carnées , selon la variété ; feuilles marquées d'une cône brune, a odeur désagréable.
53. G. fastigié , g.fastigiatum ; fleurs grandes, d'un écarïate vif, fort jolies ; feuilles comme le précédent.
• 54- G denté à grandes fleurs, g. granditenatttm magnoflore ; tiges fortes et ligneuses ; fleurs d'une énorme grandeur , d'un blanc pur et brillant , ayant les deux pétales supérieurs marqués aux deux tiers
3û£ PLANTES LIGNEUSES
Les G. éclatant et écarlate ont les fleurs rouges Je même que beaucoup d'autres espèces; les feuilles sont à trois lobes et légèrement velues. Ces deux espèces demandent des soins ; les autres sont indigènes et de pleine terre.
a.° Erodium, a également les fleurs régulières , mais cinq e'tamincs seulement sont fertiles.
de leur longueur d'une macule cramoisie. C'est un des plus beaux géranium.
55. G. écarlate , g. inçuinans ; fleurs en ombelle, grandes, écarlate?, rosées, ou d'un ronge vif, selon la variété.
56. G. éclatant, gjulgidum ; fleurs de grandeur moyenne, d'un rouge éclatant.
• 57. G. violet noir , g. atroviolaceum ; cette espèce est remarquable par ses tiges érigées , presque droites, et ses feuilles velues. Ses fleurs sont grandes, d'un violet brunâtre.
58. G. lancéolé , g. lanceolatum ; fleurs d'un beau blanc de lait , à pétales supérieurs maculés de pourpre.
59. G. à grandes fleurs , g. gramdiflorum ; fleurs très-grandes , blanches , striées de pourpre.
* 60. G. violacé , g. atlenii violaceum ; plaute d'un bel effet et d'un port superbe; ses fleurs ont les trois pétales supérieurs d'uu pourpre foncé et les deux inférieurs bleus.
61. G. bicolor, g.bicobr ; fleurs moyennes , d'un pourpre violacé , à pétales bordés de blanc.
62. G. à feuilles d'anémone, g. anemontfolium ; fleurs grandes , géminées, à pétales arrondis , d'un rose légèrement violacé.
Nous citerons , parmi les espèces anciennement cultivées , les géranium crasskaufe, major , tuberosum , maculât um , crassifolium, et, parmi les nouvelles , les géranium , illiciens , varions , ceronatum , floridum , grandi jlorum , brightiamtm, spectabik roseum , macranthon rubeum, laxi- Jlorum. Toutes ces espèces exigent l'orangerie éclairée, et se multiplient de boutures sur couche tiède et sous cloche. . Nouvelles varjétés :
Géranium belladone. Géranium helladona ; tige de trois pieds et davantage; feuilles réniforraes arrondies , moyennes , profondément dentées; a la fin d'avril, fleurs de deux pouces de diamètre , à pétales supérieurs d'un rose purpurin, maculé de pourpre brunâtre et velouté, striés de violet foncé; pétales inférieurs d'un rose tendre, légèrement lilacé, même culture. ,
G. de Morée , g. morœanum ; tige de dix-huit pouces à deux pieds ; feuilles petites, crénelées , dentées , à trois lobes un peu allongés, celui du milieu légèremeut trilobé ; en avril , fleurs d'un pouce de diamètre t d'un ponceau foncé ; pétales supérieurs a macules grandes, et d'uni pourpre noirâtre ainsi que les stries ; pétales inférieurs ayant trois s'r'es et une légère macule allongée, d'un rouge un peu plus vif. Même, culture.
La seule espèce d'Europe est TE musqué ' , à feuilles composées, radicales, velues, à nombreuses fleurs purpurines, disposées en ombelles; il est annuel et offre beaucoup de variétés.
L'E. incarnat, très- petit, à très-belles fleurs rosées f à taches rouges.
3.° Pelargonium , se reconnaît aux fleurs irrégulières, et de plus aux feuilles opposées , tandis que les deux autres les ont alternes; c'est le genre le plus nombreux.
Le P. sanguin est le seul d'Europe ; ses feuilles, dont la forme générale est ronde , ont souvent sept lobes ; elles sont velues; ses fleurs sont violettes et solitaires.
Le P. des jardins ou zonale est un des plus remarquables , il parvient à hauteur d'homme ; sa tige rameuse est accompagnée de feuilles en cœur9 à taches brunes circulaires; les fleurs, disposées en ombelles, sont le plus souvent rouges , mais offrent beaucoup de variétés.
Le P. bicolore a les fleurs pourpres , bordées de blanc ; et le P. tricolore a les trois pétales inférieurs blancs , les deux autres noir velouté à la base , et rouge à leur extrémité; malgré sa petite taille, c'est une des espèces les plus remarquables.
Le P. à cinq plaies* les fleurs blanches, marquées de cinq taches pourpre.
Le P. capuchonnê a les feuilles en forme d'entonnoir r et les fleurs violâtres , à racines plus foncées.
Le P. épineux a la tige garnie de piquans, les feuillet velues en dessous, les fleurs rouges.
Le P. triste a les feuilles très-découpées , velues et fort odorantes , les fleurs violet brun , bordé de jaune.
3.° CliffûRTE (Clif/ortia, f. des rosacées ) , arbuste à feuilles lisses , semblables , dans une espèce , à celle du houx f dans une autre à celles de l'yeuse ; une troisième f h feuilles de péplis f les a blanchâtres, et les rameaux velus.
On cultive peu ces végétaux , dont les fleurs punes ou blanches ne font pas grand effet , et dont la multiplication est difficile. p ,
Les huit genres qui suivent s'élèvent, en gênerai, à
environ six pieds,