‹ Manuel complet théorique et pratique du jardinierChapitre 80 sur 111 · IX · texte numérisé non relu

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nombreux en jolies espèces , dont une seule est indigène ; c'est un fort petit arbrisseau à feuilles de buis et à fleurs jaunes. Voici les principales espèces qui réclament l'orangerie.

Le P. h feuilles de myrte est le plus élevé , il parvient à hauteur d'homme ; ses tiges et rameaux sont grêles et sans soutien ; les fleurs, qui durent fort long-temps , sont grandes , disposées en épi et d'un beau violet eu dedans.

Le P. a feuilles lancéolées et le P. à feuilles opposées \ ont de la ressemblance avec le premier , mais leurs rameaux sont plus fermes ; leurs fleurs sont rouges , du reste également garnies de poils , et ayant l'apparence de fleurspapilionacées.

Le P. piquant a les feuilles épineuses ; et enfin , le P. h grandes fleurs se distingue par ses belles fleurs d'un rouge très-foncé. , et disposées en épi fort longs surmontés d'une sorte de bractée foliacé» d'un effet trèssingulier.

Ces arbrisseaux demandent une bonne terre 9 mêlée de terre de bruyère ou de bon terreau ; leur multiplication se fait sur couche chaude de semis, boutures et marcottes (ij.

a. Vipérine ( Echiurn , f. des borraginées). Ces arbustes se font remarquer par les scies qui hérissent leurs tiges , leurs rameaux et leurs feuilles ; elles donnent une teinte argentée aux espèces gigantesque et blanchâtre f toutes deux à fleurs bleues, et qui ne diffèrent que par la taille; la plus petite s'élève à hauteur d'homme.

La V. à grandes fleurs est plus basse , et a les feuilles , quoique velues , d'un vert foncé ; les fleurs sont roses.

On peut ajouter à la conduite du genre précédent de fréquens arrosemens et une bonne exposition.

(i) Polygala 7t flews cordi/ormes (Polygala cordifolia ). Petit arbuste fort joli , fleurissant en avril et mai; feuilles d'un vert tirant un peu sur le glauque , opposées , cordiformes , allongées et pointues; fleurs d un beau violet , grandes , terminales , en petites grappes trèsrapprocliees. Serre tempérée; terre de bruyère; multiplication de marcottes. 4 ' r

d'orangerie. 807

3. OstEOSPERME ( Oste ospermum , f. des radi*es ). On cultive deux espèces de l'Afrique orientale, qui s'e— lèvent à-peu- près à hauteur d'homme. L'une est PO. pinnatifide , dont les rameaux sont presque herbacés, les feuilles profondément découpées, et les fleurs bleues; l'autre est PO. porte- collier , à feuilles épaisses, arrondies, dentées, à fleurs jaunes. Toutes deux les ont réunies en paquets terminaux.

4. ANTHOSPERME ( Ànthospermum , f. des rubiacées), arbuste à tige pyramidale; ses feuilles, trèspetites, d'un vert foncé, fournissent, quand on les écrase, une odeur d'ambre, les fleurs jaunâtres paraissent eu e'té ; on doit , à celte époque , donner d'abondans arrosemens.

5. ANTHYLLIDE {Anthillys , f. des légumineuses ) , renferme plusieurs espèces agréables, et qu il serait peutêtre possible de conserver en pleine terre , en bonne exposition, et en les empaillant. Du reste, elles exigent une terre légère , mais substantielle , une exposition chaude et le soleil , même dans l'orangerie ; les principales espèces sont :

L'A. argentée , dite barbe de Jupiter, à feuilles composées de folioles étroites, velues et argentées en dessous, ainsi que les rameaux ; les fleurs sont petites et jaunes.

L'A. de Crète , à fleurs purpurines, en épis assez, apparent, et l'A. vulnéraire, oeaucoup plus petite, formant touffe, et à fleurs blanches, purpurines ou jaunes, réunies en globe ; les deux premières atteignent cinq pieds (t).

6. ÈbÉnier, (Ebenus) , aussi de la famille des légumineuses ; on cultive l'espèce de Crète , à rameaux soyeux , à feuilles composées le plus souvent de cinq folioles velues et argeutées , à fleurs jaunes en épis serrés ; on doit lui donner une bonne terre, et hors de l'orangerie une exposition chaude.

7. Mélianthr (Meiianthusf f. des rhues). On en connaît deux espèces désignées sous les noms de grande

(1) Môme culture pour les anthyllide cytisoïdis et htrmannia. Orangerie éclairée.

3o8 PLANTES LIGNEUSES

et «le petite , quï ne diffèrent guère que par la taille Se sept pieds pour la grande , et moitié pour la petite. Ce sont des arbrisseaux à grandes feuilles compose'es f finement dentelées , presque glauques, à pe'tiole en gaîne, et à fleurs irrégulières d'un rouge foncé , disposées en épis terminaux.

8. PiTTOSPORUM ( f. des nerpruns ). Les deux espèces les plus connues sont : le P. à feuilles épaisses, à rameaux verticillés, à feuilles larges, d'un beau vert en dessus , à fleurs blanches , odorantes, disposées en ombelles ; et le P. ondulé, assez semblable, mais n'ayant pas les fleurs en ombelles. On multiplie principalement ces arbustes de marcottes avec incision (1).

Les derniers genres sont des arbres, mais qui s'élèvent peu dans nos climats, où Us sont cultivés en caisses.

I. Gordonia (f. des malvacées) , dit alcin d! Amérique; grands arbres de ce pays qui affectent la forme pyramidale; leurs feuilles sont dentées, aiguës , étroites, d'un beau vert; les fleurs blanches et terminales font de l'effet ; ils demandent une bonne terre et une exposition très-chaude à la sortie de l'orangerie.

Caroubier (Cératonia, f. des légumineuses). La seule espèce cultivée est le C. à siliques, dit carouge, arbuste assez élevé , à tige inégale et à rameaux tortueux, étalés, formant une t#te en buisson. Les feuilles, composées de grandes folioles , sont de couleur grisâtre ; elles sont dures, sèches et lisses. Vers le milieu de l'été, des pédoncules sortis de l'aisselle des feuilles fournissent de

Ïietites fleurs rouges, en grappes , remplacées par une siique qui a souvent un pied de long, tt contient une pulpe rougeàtre qui peut se manger lorsqu'elle est desséchée.

Cet arbuste , à bois très-dur, se multiplie difficilement

(1) Les espèces suivantes sont également cultivées. Pittosporum roulé (P. revoliilum ), à fruits jaunes, rugueux , s'ouvrant en deux valves pour laisser échapper des graiues d'un joli rouge de corail , et ayant la forme et U grosseur d'un pois. Pittosporum ferrugineux ( Pittospomm ferrugineiiin ). Pittosporum tobira (P. tobira ). Pittosporum a fleur» vertes ( P. viridillorura ). Le ferrugineux, est de serre chaude, et les autres d'orangerie.

D ORANGERIE, 3oo

autrement que parles graines. Il doit être plaee' en terre d'orangerie. Il serait précieux à naturaliser, et peut-étr« y parviendrait on par des marcottages Fréquemment réitérës; mais il faudrait toujours rempailler l'hiver.

3. Laurier (Laurus, f. des laurinées). L'espèce commune dite d'Apollon, et à sauce, peut, à la rigueur, passer l'hiver en pleine terre, à bonne exposition; mais les autres, qui toutes sont de beaux arbres de moyenne élevai ion, demandent l'orangerie : on en connaît un assez grand nombre d'espèces.

Le L. commun a les feuilles lisses, fermes, d'un vert fonce' ; les fleurs peu apparentes, remplacées par des baies noires. Toutes les parties de cet arbuste sont très-aromatiques et servent à donner du goût aux sauces ; ses couronnes sont l'emblème de la victoire remportée dans les luttes guerrières et académiques.

Les L. sassafras et des Indes atteignent souvent quarante pieds; ils sont très-rameux, à grandes feuilles divisées en lobes dans la première espèce, et lancéolées dans la seconde. Les fleurs sont petites, en grappes 9 et remplacées par des baies de couleur bleue.

Les L. camphrier et avocatier sont encore deux espèces fort élevées, et qui méritent l'attention: la dernière fournit un très-bon fruit violet de la grosseur d'une poire. L'autre est un bel arbre très-aromatique, à rameaux roueâtres, à feuilles luisantes et vertes en dessus , pâles en essous , et à fruits en baies rouges assez grosses : on en tire cette substance si employée en médecine , et connue sous le nom de camphre.

, Le L. rouge ou bourbon est encore un fort bel arbre : son bois est rose et recherché en ébenisterie. Les feuilles sont fort épaisses, les fleurs jaunes et très-petites; son fruit est une baie bleue contenue dans une capsule rouge.

Parmi les espèces peu élevées, on distingue le L. faux benjoin, qui ne dépasse pas quatre pieds et forme buisson ; il perd ses feuilles chaque année.

Ces arbustes se plaisent dans une bonne terre légère , mieux encore de bruyère, avec arrosemens fréquens ; on les multiplie de toute façon, mais, pour les marcottes, il faut employer le procédé de l'incision.

4, LauRJER-Rosb (Nerium, f. des apocinées), char-

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