ARBUSTES
Parmi celles qui ont les feuilles opposées se trouvent ; i°. ia B. commune , dont quelques botanistes ont fait un genre, si répandue sur nos coteaux et dans nos campagnes ; les fleurs nombreuses , en grappes d'un cote de* rameaux, sont rosées. C'est cette espèce, dont la croissance est très-rapide , qui fournit presque partout le ter-» reau de bruyère; elle n'est cultivée que dans les grands jardins paysagers, autour des rochers; 1°. la B. h fleurs jaunes; 3**. la B. à feuilles menues , remarquable par la çjulcur rouge-fon< e' de son calice et de sa corolle.
Parmi les espèces qui ont les feuilles tvrnécs , on remarque la B. à fleurs blanches, l'une des plus belles , k fleurs grandes et nombreuses; la B. fascimtaire , à corolle cylindrique, assez grande , verte au sommet, rouge à la base ; la B. mamelonnée , à très graudes fleurs rouges. Ces trois espèces sont malheureusement assez délicates. La B. à balai , et la B. cendrée , à fleurs en e'pis terminaux, de couleur rouge; la B. ciliée, à grandes fleurs violettes ; la B. élégante; la B. odorante.
Parmi les bruyères à feuilles quaternées et verticillées, nous mentionnerons la B. quaternèe , à fleurs rouges » en ti'ie , qui recherche les lieux humides et sablonneux ; la B. en arbre, qui atteint dix pieds , à rameaux velus, à fleurs blanchâtres, la B. des Cafres , le ge'ant du genre , assez semblable à la précédente; la B. à fleurs globuleuses, à fleurs rouges, en ombelles ; la B. barbue, à tiges velues, à fleurs blanches et visqueuses; la B. à tiges nombreuses , à fleurs ouvertes, de couleur pourpre, re'unies en tète ; la B. herbacée, à rameaux touffus, à fleurs roses unilatérales ; la B. méditerranéenne, à corolle rouge , en cloche ; la B. purpurescente ; la B. multiftore% à fleurs e'parses, également en cloche.
2, Andromède (Andromeda), genre nombreux, qui demande la culture des bruyères et se multiplie de même, et de plus par la séparation des pieds, très-garnis de ra~
(E. vuTgaris) f varîc'lé à fleurs Manches, h fleurs rouges, à fleurs donbfes,
B, cendrée blanche (E. dnerea alba ) ; variëré rouge, a fleurs doubles. quaternèe b f anche {E. tefralix alba; variélé rouge. B. cilk'g ( ciliari* >, B. mut/ïjiore b/anche (E. nmliiflora alba); variété rouge. B. de la Me* déterrante ( E. mediterraiiea j. B. herbacé* ( £, I^rbacea ),
DORNEMKNT. 3{5
rînes traçantes. Les fleurs de ces arbustes paraissent vers le milieu de IVte. Les principales espèces sont :
L'A. de Maryland f presque toujours vert, à rameaux pourprés, et à fleurs en cloche, de couleur blanche , disposées en grappes.
L'A. luisante , à fleurs rougeàtres, en bouquets. Ces espèces , ainsi que PA. pulvérulente et l'A. à feuilles dç cassiné , forment buisson.
L'A. cotonneuse, à tiges jaunâtres et duveteuses, à feuilles velues et à grandes fleurs blanches, en panicules terminaux, soutient mieux ses rameaux, ainsi que l'A. marginée , à rameaux triangulaires et à feuilles bordées d'une manière singulière.
Une espèce-est un fort grand arbre d'Amérique , trèsramifié et toujours vert; c'est l'A. en arbre : ses feuilles sont très-luisantes, dentées et pointues, et ses fleurs petites, disposées en épis (i).
Le genre GaulterîE, très -rapproché de celui-ci, fournit aussi quelques arbustes aux planches de bruyère (a).
3. Clethka, arbustes assez élevés pour la famille des bruyères, puisqu'ils atteignent souvent six pieds; les espèces dignes d'une mention spéciale sont : le C. à feuilles d'aune, à petites fleurs blanches en épis , à feuilles dentées , velues à leur surface inférieure.
Le C. cotonneux f k rameaux cotonneux à leur extrémité, et blanchâtres ainsi que le dessous des feuilles.
(1) Andromède h feuilles ds fouliot ( Andromeda polifolia); tiges d'un pied ; feuilles persistantes ; en mai , fleurs rouges ou blanches.
Andromède axillaire ( A. axillaris ) ; de trois à quatre pieds ; feuilles persistantes; fleurs blanches , en grappes, paraissant en été. Elle a une ▼ariétc à feuilles plus étroites ; A, ocata.
Andromède à grappes ( A. racemosa ) ; de trois pieds ; en juillet, fleuri blanches, petites, cylindriques.
Andromède caliculée { A. caliculata); de deux pieds; feuilles ponctuées de blanc en dessus ; en mars , fleurs blancnes , petites , globuleuses , en grappes pendantes. Ces plantes doivent se renouveler tous les trois ans ; terre de bruyère.
(a) Ganterie du Canada ( Gaultheria procnmbens). Arbuste de lis à huit poucts; feuilles persistantes; fleurs petites , purpurines, en grelots ; baies d'un rouge de corail , mangeables. Avec ses feuilles , oq Eii t des infusions délicieuses % ayant un goût mélangé de fleur d ©rang*, et d'amande.
Le C. de Modère , plus élevé, à fleurs rosées , est un charmant arbrisseau à rameaux , pétioles et nervures des feuilles d'un rouge vif; mais il exige l'orangerie.
4. AIRELLE {Paccinium). Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces de végétaux peu élevés qui sont cultivés dans les jardins ; plusieurs sont indigènes > et se rencontrent dans les lieux marécageux ; c'est en effet un sol tourbeux et frais qui convient à ces arbustes.
Quatre espèces sont indigènes et ne dépassent pas deux: pieds ; ce sont l'A. myrtille , dite myrtille, bimbrelle; cet arbuste est très-fourni de rameaux à petites feuilles assez semblables à celle du myrte ; TA. des marais , dite groseille des prés , coussinette , à tiges rampantes , et à fleurs roses comme celles de la première espèce, rernplar aies ; 1 A. veinée et l A, ponctuée sont les
plus petites; on les connaît sous les noms de more/, lucet, raisin de bois , etc. Leurs rameaux sont étalés et nombreux ; les fleurs , rosées, sont disposées en grappes terminales et pendantes, et paraissent au printemps : les trois premières perdent leurs feuilles.
Parmi les espèces étrangères on remarque : l'A. en arbre , qui atteint vingt pieds, mais a également les feuilles petites et luisantes , les fleurs en grappes et rcrrw placées par des baies noires ; l'A. corymbifere , plus grande que les espèces indigènes, à fleurs blanches, assez apparentes ; enfin l'A. de Pensihanie , de petite taille, à fleurs blanches en bouquets.
Les airelles recherchent les lieux ombragés, et demandent des soins pour leur plantation, qui doit se faire avec la motte de terre qui entoure les racines : on les multiplie de graines et de rejetons, mais plus facilement de marcottes.
5. SPRINGÉLIA, a beaucoup d'analogie avec les bruyères et exige les mêmes soins. L'espèce cultivée, dite étoi~ lée f originaire de la Nouvelle-Hollande , est un charmant arouste à très-petites feuilles glauques , à fleurs d'un rose pâle, se succédant pendant fort long-temps à divisions ouvertes.
fi. Epacii ide ( Epacris ) , appartient aussi à la Nau-* velle-HoIlande , et renferme un assez grand nombre d'arbustes qu'on peut mélanger aux bruyères ; ils en ont
à-peu-près les caractères et l'agrément. Leurs petites fleurs lont de l'effet par leurs dispositions en longs épis (i).
Les quatre genres suivons appartiennent à la famille
des rosages.
7. RoSAGE ( Rhododendron ) , arbustes assez nom— breux en espèces , recherches dans les jardins pour leur feuillage , et surtout leurs jolies fleurs ; tous ont les feuilles coriaces , éparses , mais plus nombreuses à l'extre'milé des rameaux ; presque sessiles ; les fleurs disposées en corymbes terminaux ; ils demandent la platebande des bruyères , et craignent Je soleil encore plus qu'elles (2).
On remarque principalement :
Le R. pontiijue , à grandes feuilles lancéolées , pointues , entières , luisantes, a grandes fleurs violettes , nombreuses ; il s'élève jusqu'à six pieds , et forme de beaux buissons touffus.
Le R. à grandes fleurs , qui diffère peu , mais s'e'lève moins , a les fleurs encorde plus grandes et les feuilles roulées aux bords , épaisses , moins pointues.
Le R. de la Daouric, à rameaux pourpres, à fleur* roses , très-prinlanières.
(1) Epaeride h longues fleurs (Epaeris longiflora); tige de trois* pieds; feuilles petites > ovales ; en mars el avril, fleurs d'un beau rouge.
Epaeride purpureseente ( E. purpurescens) ; tige basse { feuilles ovales 9 fleurs d*abord pourprées , blanchissant ensuite.
Epaeride élégante ( E. pulchella ) ; de quatre pieds; feuilles petites, cordi formes , aiguës ; fleurs blanches , courtes, la t eral ts , très-nombreuses.
(a) RaoDODRifDRON. Ces charmans arbustes étant de collection , nous devons, pour suivre le plan que nous nous sommes tracé dans ces noies, mentionner les espèces et variétés les plus recherchées par les amateurs. Le en arbre ( R. arboreum ) , est une espèce superbe et nouvelle qu$ a fleuri Tannée dernière pour la première fois en France : ses fleurs , au nombre de quinte à vingt et en coryrabe , sont d'un écarlate foncé. On en a trois variétés , t° album , a fleurs blanches ; roseum , à fleurs roses ; rubrum , à fleurs rouges. Le R. portique ( R. ponticum ) a fourni nn grand nombre de très-belles variétés , savoir : album, à fleurs Manches ; bullatum x a feuilles courtes, ovales et boursouflées ; angustifolmm^
Ces espècf s réussissent fort bien dans nos climats , h l'exposition du nord , où ils (ont l'ornement des massifs.
Le B. ponctue ressemble aux précédens f mais est moins remarquable ; on le distingue aux glandes qui garnissent la surface inférieure des feuilles.
Le R. tris-grand d'Amérique , dit arbre du Canada , arbre d'or%k pétioles et à fcqilles jaunâtres à grandes et belles fleurs rouges ou blanches.
Le K. à fleurs jaunes se distingue par la couleur de ses fleurs; ses feuilles sont peu nombreuses.
Le B. h petites feuilles s'élève peu, a les rameaux trainans ; toutes les parties de sa fleur sont d'un rouge vif.
Le R. velu et le K ferrugineux sont deux espèces originaires des Alpes f qui fleurissent de très-bonne heure,, et qu'on a peine h conserver dans nos jardins ; leurs fleurs sont rouges , leurs feuilles oblongues , relues aux bords dans la première espèce , enroulées dans la seconde.
8. Azalée ( Azalea). Les espèces de ce genre , déjà nombreuses , fournissent une multitude de variétés danst les couleurs et les formes de leurs fleurs. Toutes figurent très-bien dans les massifs 9 à cote des rhododendrons , des bruyères ; la plupart ont des rameaux peu garnis de feuilles, si ce n'est à leur extrémité , et affectent la forme
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a feuilles étroites; eassinœfolium , à feuilles dê castiné; undutatum , à femiles ondulées ; verticillatum , à feuilles rapprochées par grouppes, comme vertictllées ; roseum , a fleurs roses ; flore pieno , à fleurs doubles; semi-plénum , a fleurs semi-doubles , foins argenteis , à feuilles argentées ; fuiUs maculât i s , a feui 11 ej tachées; foliis marginatis , à feuilles bordée*; foLiis variegatis , a feuilles panachées d« blanc et de jaune; qiacrophytlum , a grandes feniUes ; enfin les variétés tontortum , fronda sum , intermtdium , kalmianum , obtusum , ovatum , salie if olium. Toutes ces variétés se greffent sur leur type ou se multiplient de marcottes et Couchages.
Le Rhododendron eatamka ( R. catabiense ) , se fait remarquer par ses fleurs les plus grandes du genre , d'un rose tendre. Le /t. azaknde ( H. aialoYde* \, ne s'éJève guère aVa trois pieds ; ses fleurs sont roses , nombreuses , ondulées sur tes bords, non ponctuées dans l'intérieur, fort belles : il a une variété violacée, violacé am , plus petite dans tontes ses parties. H. du Caucase ( R caucasicum ) , fleur a ^Unches t ou d'un rose paie : feuiitts cotonneuses et ferrugineuses çn
d'ornement. 3^9
de buissons arrondis. Les espèces qui méritent davantage d'attirer l'attention , sont (i) :
L'A. nudifiorc, à feuilles pointues , e'parses, un peu
(i) Les A ealeej sont encore de charmaos arbrisseaux que l'on as-* socie aux rhododendrons et aux Lalmias dans la plantation des massifs. L'A. midi flore ( A. nudiflora ) , a fourni un grand nombre de variétés toutes charmantes , telles sont : Aia/ea nudiflora alba , a fleurs blanches ; alba plena , blanches et doubles ; papilionacea , fleurs rouges et calice foliacé ; bicolor , tube des fleurs rouges, ayant son limbe d'un blanc rosé; coccinea major , à calice cilié et vert comme les boutons , à tube de la corolle éearlate ; coccinea minor, en tout plus petit que le précédent, à boutons jaunâtres; partita, corolle double, fendue jusqu'à sa base en dix divisions: rutÙans, à calice velu et d'un vert brunâtre , boutons gris, et limbe de la corolle velu et trèt-rouge ; carnea9 limbe couleur de chair, tube rouge et velu. Nous nous contenterons de citer les variétés rubra , Manda , purpurea, purpurea plena , rosta% ruherrima , tricolor , pallida , glauca , violacca , ru/a , mbicunda 9 terotina , staminea , stellata , tricolor , variabilis , eersicolor , variegâta , puraurescens , polludosa , montana , mirabilis , inearnata , i«cana, gbbosa , fastiagata , dise a la r , cumulât a , crispa , colorata t earoliniana.
VA* éclatante ( A calenducea ) , dont on fait ordinairement une espèce , quoique ce ne soit réellement qu'une variété du pon* tiea , a fourni une belle sous-variété à fleurs d'un jaune safrané, A. crocea.
V A. pont>que ( A. pontica ) , se fait remarqner paries grandes fleurs campau ulées , jaunes , exhalant une odeur très-agréable. Ses variétés sont : Atalea pontica alba, glauca , pallida , tricolor, penicillata , prœeox , pubescens , variegata , vittata , violœ odora. Les variétés de Y An pisaucuse ( A. viscosa ) , sont aussi assez nombreuses , et la plupart odorantes. Nous citerons les principales : Atalea viscosa colorata* ruherrima , purpurea, t ornent osa , fomenta sa rubra , virent , scabra , serotina t flonbunda , gliuca*
L'A» des Indes ( A. indica ) , est une très-belle espèce de serre tempérée; ses fleurs sont solitaires et d'un rouge vif. Elle a fourni des variétés superbes , savoir : l'A. liliacée , forma sa , a fleurs d'an très-beau blanc et en ombelle; A. élégante, venusta, à fleurs pourpres, plus petites , semi-doubles ; A. coccinea , lutea , grandiflora , plena , purpurea.
Une nouvelle variété, Y Azalée à grandes fleurs ( Axalea macrantba), dont le type parait être l'aïaJée pontiqne, a été obtenue par M. Lanckman , de Gand. Elle ne diffère guère de son type que par ses rameaux plus grêles , plus élancés, et par ses fleurs d'un jaune foncé, panachées de rouge , les plus grandes et les plus belles du genre. Du reste , on la cultive comme les autres.
Ataléeae VInde a grandes fleurs ( Aialea alba ou venusta ). Cette variété charmante est extrêmement remarquable par ses grandes fleura odorantes et du blauc le plus pur. Elle se cuhivt cumme son type.
35o ARBUSTES
velues et très-luisantes , et à fleurs odorantes , s épanouissent en niai , au commencement de la feuillaison f disposées en ombelles terminales , à longues étamines , et de couleurs très-varices, mais le plus souvent blanches,
rosées ou rouges.
L'A. visqueuse , à-peu- près semblable au précèdent , mais à feuilles et fleurs visqueuses.
L'A. éclatante, à feuilles velues et à grandes fleurs aurores ; et Y A. pont i que , à fleurs jaunes en bouquets.
g. KALMIE {Ralmia), charmans arbrisseaux à mélanger avec tous les précédens , qui s'élèvent assez haut pour ces sortes d'arbustes : on en connaît plusieurs espèces.
Les K. à feuilles étroites et à feuilles larges forment de joli* buissons épais t à feuilles aiguës , lisses, entières, blanchâtres en dessous dans la première espèce ; les fleurs de couleur rouge et en cloche, sont disposées en co-
rvmbes. #
Deux autres espèces sont beaucoup plus petites, ne dépassant guère vingt pouces : Tune est entièrement velue , et en porte Tépilhète j l'autre a les feuilles glauques à bords roulés.
Ces arbustes ne sont pas délicats : leur culture est la même que celle des genres précédens.
10. Ledier (Ledum), joli arbuste dont on peut cultiver trois espèces : le L. à larges feuilles , dit thé du Labrador, à feuilles épaisses, linéaires , parce qu'elles sont enroulées; à nombreuses fleurs blanches qui demeurent pendant un mois; il atteint trois pieds.
Le L. à feuilles de thim , aussi d'Amérique , et le L. des Marais ou des Alpes , à feuilles étroites , tous deux à fleurs blanches. On multiplie les lediers de marcottes et de rejets.
1 f. LaurÉOLE (Daphne , f. des thymélées). Ce genre renferme un très-grand nombre d'arbustes charmans par leur port , leurs fleurs et leurs fruits. Les uns sont d'orangerie, les autres de pleine terre ; ceux-ci sont et les plus connus et 1rs plus nombreux.
Le L. bois gentil f connu aussi sous le nom de bois joli , est uu petit arbuste indigène de nos bois , mais qui n'y est pas répandu en abondance ; il produit un charmant elTet dans les bosquets par ses tiges garnies de aom>
d'ornement. 35 1
brcuses feuilles ëparses , lancéolées , d'un vert pâle ; par ses épis de Heurs rouges, odorantes , um devancent les feuilles, et surlout par ses paquets de baies rouges qui remplacent les fleurs.
Le L. cneornm, dit thymelées des Alpes, est aussi fort rustique; il forme de jolis buissons bien garnis de rameaux charges de touffes de feuilles petites et linéaires: les fleurs sont roses ou blanches, et en ombelles.
Le L. commun , appelé vulgairement laurier du bois, chamele, garou, a les rameaux peu nombreux et les feuilles grandes, entières, lancéolées , luisantes, réunies également en tètes. Les fleurs sont peu apparentes et les baies noires.
Le L. particule, dît sainbois , a les tiges et les rameaux presque yeiticaux, les feuilles éparses et eiroiles. Les fleurs, disposées en pnnicules terminaux, sont blanches en dehors et rouges en dedans , remplacées par des baies jaunâtres.
Le L. des collines a les rnèmes caractères, si ce n'est que les feuilles sont velues en dessous; les fleurs sont plus grandes , velues et rosées. Le L. odorant à fleurs routes, et le L. à feuilles de citron , dont les fleurs sont jaunes les ont très-odorantes ; ces trois espèces demandent l'orangerie ; la dernière , cependant, se contente d'une couverture d'hiver en lieu abrité (t).
Tous les autres luuréolcs n'exigent aucune culture particulière , si ce n'est une terre légère , un peu fraîche et
(i) Lauréate des Alpes ( Daphnc alpinn ). Arbuste de deux pîeds h feuilles caduque.* ; en mai et juin, fleurs réunies, presque sessiles ? blanches et odorantes. '
Lauréate de V Inde ( D. indica ) ; de quatre ou cinq pieds; feuilles persistantes, glabres; en février et mars, fleurs réunies , sessiles, rouges ou blanches, d'une odeur agréable, il faut à cette espèce une bonne exposition et quelque couverture pendant les fortes gtlées. On en
possède une variété h feuilles bordées de blanc, plus délicate , et qui exige l'orangerie.
Lauréole Dauphin (D. delphina). Espèce hybride , obtenue dû dap/me collina et du daphne indica» Feuilles I utsantes ; en avril, fleurs roses, plus grandes que dans le coltina; exhalant une odeur plus agréable. Jusqu'à présent on ne l'a cultivé qu'en orangerie , mais il est à croire qu'il réussirait également en pleine terre,
35a ARBUSTES
un lieu ombrage ; on les multiplie de toute façon. I.é» espèces rares et les variétés se greffent en fente sur le L, commun . mieux que sur toute autre*
12. AîJCUBA (f. des nerpruns). La seule espèce cultivée est un charmant arbuste du Japon, formant touffe et l'élevant fort peu; H fait fort bien dans les gazons et les talus ; et au premier plan des massifs, il se distingue par ses rameaux verts et surtout par ses grandes feuilles persistantes, très- luisantes , et le plus souvent panachées de blanc ou de jaune tendre ; les fleurs brunes sont peu remarquables : il est bon de le couvrir, à moins que l'exposition ne soittrès-favorahlc. On le multiplie facilement par tous les procèdes artificiels.
13. Armoise {Artemisia , f. des flosculeuses ). L'espèce la plus répandue , connue sous le nom de citronnelle, auronne, peut demeurer en pleine terre , mais toutes les autres sont d'orangerie. Celle-ci se distingue par sa forte odeur de citron , par ses ramifications nombreuses et formant une jolie touffe, enfin par ses feuilles divisres en filamens linéaires; elle fournit en août de petites fleurs jaunes disposées en grappes terminales.
Les espèces d'orangerie les plus dignes de remarque sont : l'A. en arbre, qui atteint cinq pieds d'élévation ; l'A. de Chine et de Judée, de très-petite dimension ; enfin l' A. argentée , à feuilles soyeuses et blanchâtres j elles ont également les fleurs jaunes et aromatiques*
i4- Sàntoline. appartient à la même famille des flosculeuses : t'est un petit arbuste formant buisson , tt tige rameuse , à feuilles velues et blanches à leur surface inférieure : les fleurs jaunes forment paquet au sommet des rameaux. Ces plantes craignent les grands froids.
i5. CamelÉë (Cneorum. f. des térebmthes) , vulgairement connue sous les noms iVoiicier bâtard , chameiée garoupe. Ce sont des arbustes de peu d'élévation, agréables sur les de vans des massifs, a feuilles allongées, épaisses , entières. L'espèce /? trois coques a les fleurs jaunes à • rois pétales, remplacées par une baie sèche à trois corwies et trois^ semences ; la C. pulvérulente* les rameaux à ecorce jaune, se détachant par plaques, et tes feuilles couvertes de poussière grise ; les fleurs sont à quatre pétales et quatre semences. Cette espèce demande l'oranr-
gcrie, tandis que la première se contente d'un habit
d'hiter. * . . . .
Mais les jeunes plants provenus de semis ou <»c boutures sur couclic chaude doivent toujours être rentres en orangerie pendant quelques années.
16^ PHLOMIDE (Phiomis, f. des labiées) , arbrisseaux dont les tiges sont à peine ligneuses. On cultive surtout deux espèces qui produisent plusieurs variétés. La dernière seule est d orangerie , peut supporter pleine terre, mais en bonne exposition et avec une forte couverture d'hiver. C'est un très- petit arbrisseau formant buissor* avec ses rameaux presque herbacés, terminés par des fleurs jaunes verticiHées. ... r . .
Le P. frutescent est un netit arbrisseau formant buisson avec ses rameaux terminés par de belles fleurs jaune» verticillres : il atteint quatre pieds; ses tiges , ainsi que ses leuilles lancéolées, sont cotonneuses.
Le P. queue de lion est encore de taille double de celle du précédent; c'est le plus joli ; il forme arbre ; les tiges sont plus ligneuses , les feuilles un peu velues. Les fleurs, qui se succèdent pendant l'été , sont du plus bel aurore , nombreuses , disposées en verticilles rapprochées formant anneaux , le tout ayant quejque ressemblance avec la queue d'un lion. Cette dernière espèce doit être taillée et rempotée chaque année (i ).
Ces arbustes aiment l'exposition du midi quand on les sort : on les multiplie de toute manière sur couche ou sous châssis.
(i) Lepblomîs frutescerU a fourni deux variété*! , l'une * fettiJfeslarges ( P. latifolia ), l'autre a feuillet rouillées(P. ferniginea). Aulres
*%VPhhmh tuUreux ( P.luberosa). Piaule vivace ; figes de quatre piedi; feuilles cordiformes ; en juillet et septembre , fleurs violacée:. , en verticilles On muliiplie cette espèce, par la séparation de ses tubercules r
tous les trois ans. , . ... , ,
Phhmislaeinié ; P. laciniata ) ; tige de cinq à six pieds; feuille» découpées , longues d'un pied; en août, flenrs asse. gratines, lavées <Je pourpre. Un doit couvrir cette espèce pendant les grands fro. us.
Phlumis tychnitc ( P. Ivcbnilis ) ; lige friil«cenlc,,d un P'e^j?" et juillet, fleurs jaunes, en verticiUes. Exposition chaude et couvertur.
limer.
Parmi les arfuistes au 'on cultive dans les jardins 9 ceux qui perdent leurs feuilles chaque année sont petx nombreux : la plupart se plaisent , comme les precedens, dans la terre de bru yère. Nous ne nous arrêterons qu'aux sept genres sua ans :
i. Callic\rpr (Callicarpa , f. des verbenacées). On en cultive deux ou trois espèces assez semblables ; ce sont des arbustes à rameaux nombreux , couverts de duvet, de couleur jaunâtre. Les feuilles , également velues, sont dentées et aiguës ; les fleurs formenl corymbes : elles sont portées par des pédoncules sortant des aisselles des ramifications : elles sont remplacées par des fruits rouges assez apparens.
Ces arbustes aiment des terres légères; les semis et marcottes doivent être faits en terre de bruyère entretenue constamment humide.
a. Hortensia ( f. des saxifrages) , ne dépasse guère deux pieds, de même que les précédons. Ses tiges , presque herbacées, mais néanmoins assez lorles , point i lices de brun., sont pesamment chargées de grandes feuilles opposées f du plus beau vert , finement dentées , persistantes dans les serres. Pendant tout Tété , l'extrémité des rameaux donne naissance à de magnifiques bouquets de fleurs disposées en globules qui passent du vert au rose et du rose au blanc, quelquefois au violet, au rouge, et toujours au bleu , quand la terre contient une assez grande quantité d'oxide de fer.
Ces plantes demandent la terre de bruyère, de fréquens arrosemens et Pombre ; il est bon de renouveler la terre et les pots chaque année. On les multiplie très-aisément de rejetons, boutures et marcottes qui fournissent promplemcnt des racines, et fleuiissent dès la première année; mais il est bon de couper cette fleur pour ne pas énerver le plant et avoir un bon pied. Les hortensias passent l'hiver en pleine terre , mai> on risque de les perdre quelquefois, si on ne les couvre fortement. C.î sont de cliarmans arbustes.
3. RllUB (ftuta. f. des rlui tarées'), petit arbrissrau dà midi de la France , dont îcs rameaux peu ligneux périssent souvent limer, mais sont reproduits parles ratines; ils forment buisson ; les feuilles sont épaisses, lisses et
d'ornement. 355 glauques; les fleurs jaunes et en panîcules terminaux. Les étamincs présentent un phénomène analogue à celui dont nous avons parlé à l'article des banksies ; alternativement elles se portent sur le stigmate du pistil pour y répandre leur pollen. On les multiplie de graines ou par l'éclat des pieds.
4. PoTE N TILLE {Potcntilla , f. des rosacées). L'espèce cultivée pour décorer les premiers plans dans les jardins remplit bien ce but en formant de jolis buissons par ses nombreuses tiges presque herbacées, terminées par des bouquets de fleurs jaunes très apparentes ; elle offre quelques variétés dans celte couleur des (leurs. On la multiplie facilement de drageons (1).
5. Coïionille {Coroni//a, f. des légumineuses). L'espèce indigène , connue sous les noms de senè bâtard, enteras , etc., est un joli arbuste ; ses nombreux rameaux forment une belle touffe et sont garnis de feuilles composées de petites folioles en cœur , d'un vert fonce', le plus souvent au nombre de sept Les fleurs , qui paraissent d'avril en juin , et se répètent en automne quand la plante a été tondue , sont d'un beau jaune, et imitent une couronne. Cet arbuste est fort rustique et se multiplie de toute- façon.
Deux espèces doivent être rentrées en orangerie, ou au moins bien couvertes pendant les gelées ; ce sont :
10, La C. à forme de jonc , dont les rameaux sont effilés, droits et presque dépourvus de feuilles ; les (leurs nombreuses sont , ainsi qu^ dans l'espèce suivante , d'un beau jaune et r unies en couronne.
20. La C. glaufpie % ainsi nommée de l'aspect de ses folioles. Ces espèces se multiplient de semences et de marcottes , qu'on doit placer jsur couche et rentrer au moins la première année.