Bengale nini ; fleurs roses, à odeur de thé
10. Etna; fleurs à-peu-près semblables aux précédentes, mais d'unt couleur plus foncée.
Autres variétés nouvelles : bengale a feuilles de pécher ; ascanie; Catherine Il ; Caroline de bnuismck ; denon ; didon ; argus ; lady balcombe ; le roi d? Yvetot ; le roi de Prusse; le roi de Saxe; lépida; lord fyron! Molière ; Nabad; Narcisse ; Ossian ; Sévina ; Thémis ; Caroline Masson; duchesse de Montebello ; Elisa Fanning ; Jenner ; la Nubienne ; Miaults ; Néron.
Variétés anciennes : bichonne ; velours pourpre ; monta ; duchesse de Parme ; belle de Plaisance; belle chinoise ; tendre japonaise ; belle Vittoresi \ amaranthe ; feu ardent velouté ; herminie ; cent - feuille ; centfeuille pourpre ; prince Eugène ; de Florence ; spectabilis ; boulotte ; bengale bhnc ; boursault ; Thisbé ; cerise éclatante; élégante; ternaux; anemating; inermis ; à longues feuilles ; mousseline ; lie de vin; chamfiago/ia .
SECTION X. Les Rosxs Thï.
Nous ne donnerons ici que la liste des nouvelles variétés qui ont fleuri pour la première fois en i8a5 et 182(1. : petite indienne ; belle Gabrielle ; \tlle Elisa ; belle Hérene ; Zénobie ; belle bigotlini; Telson ; reine de Gol* *onde ; roi de Siam ; le Fakir ; beauté pâle ; carnot ; duc de Grammont ; Elvinie ; la nymphe ; la beauté» .
^es nouvelles variétés de rose obtenues depuis la dernière réimpression de cet ouvrage sout assez nombreuses.
38l SOT7S-ARBIWSSE\UX
Vous donc , qui voulez chaque matin jouir d'un plaisir sans cesse renaissant ; vous, qui n êtes {>as insensible aux
Les ècngales*
Jeanne Shore ; fleurs moyennes; pleines, d'un blanc légèrement
rosé. Cohcotroni; fleurs moyennes, pleines; très-régulières , d un beau
▼iolct foncé. ,
JSicétas ; fleurs très-doubles , moyennes , régulières , d un beau
rose vif
*° Kératryi Hybride de Bengale); fleurs moyennes, doubles, d'un rouge foncé.
Laurenceana belle lilliputienne ; arbuste de quatre a cinq pouces de hauteur, fleurs de quatre a cinq lignes de diamètre, d'un violet clair mélange de blanc,
Duc de Chartres ( Hybride de Bengale ) ; fleurs grandes , doubles , nombreuses , régulières , d'un rouge éclatant.
Rote coulure ( Hybride de bengale ); fleurs nombreuse! , grandes , très-doubles , d'un rose cerise dans le milieu, d'un violet mélangé de gris à la circonférence.
Chateaubriand ; fleurs nombreuses , moyennes , d un rouge vif,
Kara'hkaki ( Hybride de Bengale); fleura nombreuses , grandes, trt s-doubles , d'un rouge foncé au centre , et d'un lilas clair à la circonférence. .
Cobellinai Hybride du Bengale); fleurs moyennes , nombreuses et frès-doublts , a pétales d'un rouge carmin vers le centre , passaut au lîlas violacé' à la circonférence.
Fênélon\ fleurs grandes, très-doubles, superbes, d un beau rouge
vif
Rose Uroux (Hybride de Bengale); fleurs très^grandes, très-doubles,
d'un rose lilacé. , Zosterie; fleurs moyennes, doubles, d'un rose légèrement nuance
de violet. ..... . M 3
Laroche foucault- Liancourt (Hybnàt de bengale); fleurs grandes,
très-pleines , d'un rouge vif et brillant.
Darius; fleurs grandes, très-doubles , d un lilas foute.
Les variétés suivantes sont toutes hybrides.
Simplice; fleurs grandes , semi-doubles , d'un pourpre violacé.
Comte de breteuit ; fleure grandes, très-doubles, d'un beau rouge
Petite auguste ; fleurs petites , doubles , d'un rouge lilacé. JDesaix ; très-doubles, petites, d'un rose tendre. Ma pupille; fleurs moyennes , très-doubles , d un lilas foncé* Davaust; fleurs moyennes , très-doubles, d*un rose tendre. Delaborde\ fleurs petites, en bouquets , d'un rose tendre. J)uror, fleurs très-doubles , moyennes, nombreuses , lilas. Ducîs-y fleurs moyennes, très-doubles , d'un violet cendre. Général Thiard\ fleurs petites , d'un pourpre très t foncé et velouté.
charmes de la beauté ; vous , qui voulez bannir l'ennui de votre jardin , et réveiller l'attention distraite des prome-
Agathe*.
Thaïs ; fleurs nombreuses , très-doubles, d'un rouge vif nuancé de
violet.
Mademoiselle hoursauU ; fleurs moyennes , très-doubles f d'un blanc légèrement teinté de rose.
Lady Fildgérard \ fleurs grandes , très-doubles , d'un blanc légèrement rosé.
Amélie d'Orléans ; fleurs grandes 9 très-doubles , d'un rose tendre. Anatole ; fleurs moyennes , très-pleines , d'un rouge vif. Félicie hoitard\ fleurs grandes, d'un rose tendre.
Thés.
Anémone ; fleurs moyennes > doubles, d'abord d'un beau rose tendre, pais couleur de chair.
Jauiie-soujréy fleurs grandes, doubles , d'un blanc jaunâtre.
Provins.
Jldephonse ; fleurs très-grandes , pleines , d'un rose violacé*.
Général Foy ( qu'il ne faut pas confondre avec le Comte Foy ); fleura très-grandes , pleines, d'un rouge de lie de vin au centre , plus pâle à la circonférence.
A fleurs de rose trémùre de la Chine ; fleurs moyennes , très-doubles , d'un rose tendre mélangé de blanc à la circonférence.
Jennide Lacharme ; fleurs moyennes , très-doubles , nombreuses et bien faites, d'un beau rose.
Aphrodite ; fleurs très - doubles , d'un beau rouge nuancé de violet.
Dositée \ fleurs moyennes, pleines, à pétales marbres, d'un rouge foncé.
Amiral de Bigny ; fleurs très-doubles , d'un blanc violacé*
Dominante ; fleurs pleines , grandes , d'un rose tendre.
Cora t fleurs moyennes , très-doubles, d'un pourpre velouté*.
Belle mode \ fleurs moyennes , d'un rouge pourpré au centre , Nias à la circonférence .
Bouclier oVastolphê\ fleurs grandes , doubles . d'un carmin très-vif.
Georgina Mars'- petites , très-doubles • d'un rose clair et brillant.
Grandeur triomphante ; fleurs très-grandes, pleines, d'un rouge vif an cintre , plus pâle à la circonférence.
Philcas\ fleurs grandes, nombreuses, doubles, d'un pourpre vif.
Salomon \ fleuri grandes, doubles , d'un rose tendre et ponctué de blanc.
Desfontaines; fleurs semi-doubles, moyennes , d'un joli carmin clair ttfif. t t
Colette; fleurs moyennes, très - doubles , d'un carmin velouté et brillant.
Catherine de Médkis ; fleurs grandes , très-doubles f rouges. ^
neurs, cultivez la rose f prodiguez-la en corbeilles , en touffes dans les gazons, près de l'habitation ; jetez-la avee abondance dans les massifs et les bosquets ; alla-
A fleurs bombées ; très-doubles, erandes , roses. Changeante; grandes, très-doubles , rouges, souvent ponctuées de blanc.
Gassendi; fleurs très-grandes, très-doubles, d' un rose foncé. Sœur hospitalière ; fleurs moyennes , très - doubles , d'un violet bleuâtre.
Feuture; fleurs moyennes , bien faites, d'une couleur de feu tirant •ur le pourpre.
^ Laomédon; fleurs pleines, grandes, lilas au centre, presque blancbes
Provenees*
Comte Foy \ fleurs très-grandes et très-pleines, d'un rose tendre. Hortensia; fleurs très-grandes , pleines, d'une conteur hortensia. Séraphine; fleurs grandes, bien faites , blanches, légèrement carnées au centre.
Stéphanie chevrier; fleurs grandes , très-doubles, couleur de chair et fort Lien faites.
Casimir Perrier ;. fleurs grandes, très-pleines, d'un rouge feu au centre» roses à la circonférence.
Samson ; fleurs grandes, pleines, d'un rose éclatant.
Cléodoxe f fleurs moyennes, bien faites, d'un rose foncé»
Belle Uortense ; fleurs grandes, très-doubles , roses , plus foncées au «entre.
Duchesse ; fleurs très-grandes , très-doubles , d'un rose clair et ©rillant.
Vauban; fleurs très-doubles , moyennes, couleur de chair.
Atélia; fleurs très-petites, semblables au pompon baxard.
Agnès Sorely fleurs très-grandes, doubles, d'un rose vif au centre , blanchâtre à la circonférence.
Nouvelle rose pavot; fleurs doubles , grandes, rouges au centre , rose h la circonférence.
Pimprenelles.
Ben- Lomond ; fleurs petites, semi-doubles, très-régulières, d'un beau rose tendre.
PimprcneUe gracieuse (Hybride); fleurs moyennes, très-doubles , nombreuses , d'un beau rose carné vers le centre , roses à la circonférence,
Cèlinette; fleurs petites, bien faites, d'un rose tendre à }a circonférenec , et vif au centre.
PimprcneUe rose à grandes fleum ; fleurs très-grandes , doubles, roses, d'un bel effet.
Mignonne ; fleurs petites , très-doubles , d'un rose vif. Unique; fleurs grandes , très -doubles /blanches.
chez-la en palissade sur les murailles, autour des fabriques ; mariez-la avec les arbres les plus appareils , lorinez-en même des parcs particuliers ; elle plaît partout :
Les Noisettes»
Noisette renoncule ; fleurs très-doubles , jolies, carnées tn s'épanouistint , devenant blanches ensuite..
Démétrius; fleurs moyennes , très-pleines , d'un blanc légèrement carné*
Irma ; fleurs moyennes, très-pleines , d'un carné un peu foncé, à odeur de thé.
Hybrides de cent-feuilles.
Théone (Hybride de cent -feuille et de damas); fleurs moyennes « très-pleines , d'un rose vif.
Cent-feuille a grande tige ; fleurs grandes % nombreuses , très-pleines, d'un beau rose.
Illustre beauté y. fleurs moyennes , pleines, d'un rose carmin*.
Cent-feuilles*
Mousseuse prolifère ; fleurs grandes, très-pleines, de même couleur que la mousseuse ordinaire.
Les aléa.
La séduisante; fleurs belles , pleines , carnées.. Yorck rouge ; fleurs moyennes, pleines , rouges. Jeune bergère ; fleurs très-bien faites , doubles, blanches , légèrement carnées. •
Muscates*
< Princesse de Nassau ; fleurs doubles, perpétuelles , odorantes , dou* Mes , d'un rouge vif.
Les Damas.
Faustine; fleurs très- pleines , moyennes ,,d*un rouge vif. Déesse Flore; fleurs moyennes , pleines , presque blanches. Rosalie; fleurs grandes, très-doubles , d'un très-beau rose brillant*. Pallas; fleurs petites, en bouquets, carnées , très-doubles. La délicatesse \ fleurs moyennes , très-doubles, carnées.
Roses espèces ou non classées.
Rosier a petites feuilles ( Rosa microphylla , Roab.), flenrs doubles, moyennes , petites, d'un rouge violacé, à folioles écailleuses et frangée* Orangerie.
Bondes champs rouge-pleine (Rosa arvensis rosea-plena ) ; fleurs très-grandes , bien pleines , d'un rose violacé , très-belles.
Pompon ile-bourbony ou de Waremmes; fleurs petites, très-pleines, bien faites , en forme de coupe , d'un rose lilacé.
Bourbon a fleurs pleines; fleurs très-régulières , pleines , larges , d'u* rose tendra.
combien son agrément ne sera-t-il pas augmente par toutes ces positions variées !
Il n'y a pas fort long-temps que les roses sont cultivées par les amateurs ; un grand nombre d'espèces fort brillantes , et entre autre la R. à cent feuilles , sans con— tredit la première de toutes , avaient été depuis longtemps données par la nature ou le hasard ; mais le nombre des espèces et variétés était assez borné; maintenant il n'a plus de limites; chaque année , les semis des diverses variétés , leur croisement par la fécondation ou la greffe, les soins de la culture dans chaque pays , souvent chez chaque amateur, procurent de nouvelles variétés auxquelles chacun impose le nom qu'il lui niait. On conçoit toute la confusion que doit causer une telle nomenclature, toutes les erreurs qu'elle doit occasionner et autoriser; mais on ne croit avoir une collection remarquable qu'autant qu'elle contient des variétés , de» espèces nouvelles; on se croit donc autorisé à en établir pour les moindres différences dans les formes et la disposition des pétales, même des feuilles et des accessoires des fleurs ; souvent la nature du sol, ou quelque autre circonstance aussi peu importante , a suffi pour créer cette différence passagère; mais la vanité , l'amour-propre ont été satisfaits. Ce vice de l'esprit humain , qui entache la plupart de ses actions, devait donc aussi venir troubler les paisibles jouissances des cultivateurs de fleurs ! C'est au moyen de cette espèce de subterfuge que certains catalogues contiennent plus de mille sortes de roses , que leurs propriétaires gratifient du nom d'espèces : ce nombre est certainement fort exhorbitant , mais toutefois , cinq à si* cents variétés et sous-variétés , si elles ne peuvent être admises toutes par tes botanistes , peuvent l'être par les amateurs jaloux de posséder non-seulement une belle collection , mais encore une collection complète. On pense bien que nous n'imiterons pas ces derniers; ce que nous devons chercher est de procurer les moyens de satisfaire un goût raisonnable , et non toutes les fantaisies de quelques ama-* teurs. En cela nous suivrons l'exemple des auteurs de l'article rosier, du Dictionnaire d'agriculture et du Son Jardinier , et celui de Dumont-Courset , dans son ou-> vrage intitulé le Botaniste cultivateur, qui , lui-même ,
d'ornement. 385
leur a servi de guide (i) ; tous trois ont cherche' h déterminer les variétés véritables, d'après les principes de la botanique.
La culture des f osiers est fort simple > car ils sont , en général, très- rustiques ; peu redoutent les gelées ou exigent un sol ou une exposition particulière; ils croissent même très-bien dans les lieux ombragés et au milieu des autres plantations; tout terrain leur convient, mais ce-
!)endantils préfèrent celui qui est doux et un peu frais; eur culture spéciale se borne au retranchement des branches mortes et au rapprochement des gourmands , et souvent de tous les rameaux , afin .d'obtenir une plus grande quantité de fleurs ; c'est même une fort bonne méthode pour les i osiers francs de pied et eu buissons, de tailler chaque année leurs rameaux à quelques pouces de terre ; les branches qui en poussent sont toujours vigoureuses et abondamment pourvues de fleurs. Nous ne parlerons pas de la nécessité de délivrer les rosiers des attaques des insectes, non plus que des autres soins d'entretien qui s'appliquent à tous les végétaux cultivés; mais nous di-. rons que cela est plus nécessaire pour eux , puisque plusieurs insectes, et notamment les pucerons , empêchent fréquemment les boutons de s'épanouir , et quelquefois font périr la plante en détruisant les feuilles, et les bourgeons ; l'excroissance , assez volumineuse, entourée de filamens rougeàtres, qu'on voit souvent à l'extrémité des rameaux des rosiers , et qu'on nomme bedègar , est pro-
(i) Nous ne pouvons mieux faire , pour donner une idée de la difficulté qu'on rencontre a fixer les espèces et variétés de ce genre, et pour nous excuser nous-mêmes dans cette description, que de copier les observations de ce botaniste cultivateur si savant et en même temps si rnodeste: « Malgré les observations que j'ai plusieurs fois répétées dans » des temps différent et avec toute l'exactitude dont je pouvais être » capable , sur les espèces et les variétés de et genre , malgré les soina *» que j'ai pris poar accorder les auteurs, leur sjnonimie et les noms » vulgaires , je ne me flatte pas d'avoir réussi. J*ai donné aux espèces >. sur lesquelles je ne voyais aucun doute , leurs noms reçus; a Pégard ». de quelques autres , quoique je me sois servi pareillement de \» «o«. v mrnclature des auteurs, peut-être les rosiers décrits sous ces no nu
(luit e par une espèce d'insecte du genre diplolèpe, qui en fait le logement de ses œufs.
L'éducation des rosiers pour toutes les saisons , et spécialement pour l'hiver , donne lieu à un commerce assez étendu pour les fleuristes de Paris; c'est en coupant les premiers bourgeons , c'est en plaçant les rosiers en pots à îles expositions froide», ou bien sur couche, sous châssis, dans les serres , qu'ils parviennent à obtenir à volonté ces charmantes fleurs. Dans les jardins particuliers , on peut employer en petit les mêmes procédés , et mettre à profit certaines espèces dont la floraison est plus tardive.
Les rosiers se multiplient par tous les moyens naturels et artificiels t et en général avec facilité. Leurs rejets sont le plus souvent très-a bon dans, et c'est le moyen préféré, puisqu'on a par là des individus francs. Le semis s'emploie pour obtenir de nouvelles variétés; il doit être fait aussitôt la maturité , en terre légère , à l'est , en lieu abrité ; les graines ne lèvent que la deuxième année ; on obtient des fleurs souvent au bout de deux ou trois ans ; certaines espèces, telles que les roses mousseuse et musquée , fournissent rarement des drageons ; on les multiplie alors de marcottes ou de boutures; celles-ci demandent les couches et les cloches pour réussir sûrement. Enfin , on se sert aussi de la greffe pour multiplier ces espèces , ainsi que pour obtenir des tiges droites et des hautes tiges ; on greffe alors soit une , soit plusieurs espèces sur des sujets élevés à cet effet ; ce sont ordinairement le rosier des haïes f l'églantier et les rosiers hérissé et turbiné 9 qui fournissent ces sujets ; ce moyen se répand beaucoup en ce moment , ces greffes reprenant avec beaucoup de facilité en écusson ou en fente.
Linnée avait déjà divisé les rosiers d'après la forme de leurs fruits ; nous conserverons cet ordre adopte par ie plus grand nombre des botanistes.
Parmi les rosiers à fruits ronds , on distingue :
Le R. à feuilles simples ou à feuilles d'épine-vinette , * tiges, fruits et pédoncules garnis de légers aiguillons blanchâtres, à fleurs jaunes.
. Le R. faune, églanteria de Linnée, assez élevé , à petites folioles luisatites et odorautes, à fleurs jaune-pou-
ceau , fournit , parmi ces variétés , les R. ponceau, capucine , tulipe , bicolore , c'est un des plus propres à orner les jardins paysagers par ses beaux buissons, qui croissent dans les plus mauvais terrains.
Le R. jaune soufre , qui fournit les grosses R. /aunes très-doubles , très-belles , mais inodores , et se développant difficilement si on n'en retranche pas le plus grand nombre , fournit une variété naine ou pompon jaune.
Le R. de mai , connu aussi sous les noms de rose du St. -Sacrement , rose cannelle , est printanier; ses tiges sont rouges , peu épineuses ; ses fleurs rose foncé , petites , mais très-nombreuses et en bouquets : forme aussi des touffes du plus bel effet dans les jardins paysagers.
Le R. des champs , très-commun partout dans les plus mauvais endroits, à longues tiges rampantes , glauques , garnies de nombreux aiguillons recourbés , à fleurs rosées, rarement doubles, à odeur douce; chargé des greffes des autres espèces , il produit le meilleur effet autour des rochers.
Le R. très-épineux a les tiges hérissées d'un grand nombre d'aiguillons peu crochus : ses fleurs sont rougeâtres , moyennes comme celles de toutes les variétés : elles doublent facilement ; ses principales variétés sont 1 e H . à feuilles de pimprenelle , pimprenelle nain , qui ne s'élève qu'à quelques pouces; le R. pimprenelle sans épines 9 leR.redouté , à pétales blancs mouchetés de rouge.
On confond facilement cette espèce avec le R. à épines rouges , le R. turneps , peu épineux , à fleurs bien doubles ; le R. luisant , à feuilles composées «le neuf folioles luisantes; les R. d'Ecosse , le R. h petites f leurs , rouges- «impies , semi-doubles ou doubles.
Le R. hispide , ou velu , pomif 'ère , offre beaucoup de variétés ; il est très-chargé de poils et d'aiguillons , s'élève assez haut, a les fleurs rouges , assez grandes, remplacées par des fruits semblables à de petites pommes , et qu'on peut manger.
Le R. hérisson , à nombreux aiguillons velus , blancs ; le K. cilié moins épineux, le R. du Kamtschatka f ê%
rapprochent de Yhispide , mais s'élèvent beaucoup moins.
Le R. glauque . à fleurs rougeâtres , en corymbe t se distingue par ses feuilles d'abord rouges ai osi que ses tiges et qui deviennent ensuite glauques.
Le R. en corymbe ou de Virginie , le R. * Pehsyl* vanie , et le R. de Caroline, sont souvent confondus en semble ; leurs fleurs sont rougeâtres , disposées en corymbe dans la première espère, plus petites dans les deux autres; ces rosiers forment de beaux buissons qui recherchent les lieux frais et argileux.
Le : R. gallique . de Provins , rouge, est l'espèce la plus cultivée pour les usages de la médecine et de la par** fumerie; on peut la distinguer à ses aiguillons petits et nombreux , à ses feuilles à longues folioles d'un vert trèsfoncé en dessus , glauques en dessous ; la couleur dominante des fleurs est le rouge foncé; elles ont une odeur dout e. Cette espèce renferme une multitude de variétés qui peuvent se réduire ou du moins se rapporter a cellesci ; les rouges-pâles, qui renferment Y officinal is , principalement employée en médecine , et plusieurs variétés à très- grandes fleurs; les rouges foncées ou pourpres , les versicolores ou panachées de rouge et de blanc ; les veloutées, toutes offrent des fleurs très-grandes et le plus souvent de la plus grande beauté.
Le R. de Champagne ou de Meaux est, de même que le R. de Saini- François , plus petit dans toutes ses parties, mais, du reste, assez semblable au précédent : il offre également de nombreuses variétés , connues sous le nom de pompons.
Le R. de Provence a également beaucoup d'analogie avec les précédons ; il atteint une taille moyenne , a les fleurs grandes , rouges, sans odeur , accompagnées d'un calice à folioles palmées. Parmi ces nombreuses variétés, on remarque la B. noire ou cramoisie • la R. prolifère , la R. agathe , la R. blanche d'Angoulême , le grand dauphin , etc.
Parmi Us espèces à fruits ovales , au premier rang paraît :
Le R. cent- feuille (i) t quel que soit le nombre des ( O Oudcvrait dire cent pétales* Xote de l'Auteur.
Variétés que la culture fasse découvrir, aura toujours sur elles la proéminence, si ce n'est dans l'opinion, ilu mo«iis par son mérite réel : se* liges sont garnie» de nombreux aiguillons recourbés, comme pour avertir que la peine se trouve toujours à côte' du plaisir : quant aux fleurs , elles sont des plus belles et des plus odorantes, la couleur ordinaire est le rose foncé. On doit regarder comme des variétés de cette espèce :
i° La vraie cent-feuille , dite gaufrée , de Hollande , dont les fleurs ont quelquefois quatre pouces de diamètre; la R. des peintres , semi-double-, de couleur plus pâle; la R. mousseuse , qui nous semble le beau idéal de toutes ces fleurs ; elle est ainsi nommée de* appendices glanduleux, pédicellés, visqueux, qui accompagnent ses rameaux , ses fleurs et le pétiole de ses feuilles ; la R. des quatre saisons , è pétales moins nombreux, mais qui fleurit au moins deux fois quand on a l'attention de couper les fleurs à mesure qu'elles passent; les R. de Damas lui ressemblent beaucoup ; elles offrent des sous-variétés de couleur moins foncée, blanche, blanche et rose sur le même pied , telle que celle de Cels , etc. ; la R. belgiaue , la R. de deux saisons , à fleurs mieux fournies.
2° La R. gros pompon , dite de Bordeaux, à fleurs plus petites que les précédentes , mais nombreuses, de couleur rouge foncé ; la R. petit pompon ou de Bourgogne, à fleurs de même couleur, aussi très-nombreuses, atteignant à peine un pouce de diamètre , la R. oeillet , à pétales presque avortés, très-courts et chiffonnés; la R, sans pétales y où ils sout redevenus des étamines ; la R. foliée, dont les divisions du calice sont changées en feuilles, mais plus allongées , plus dentées, plus glanduleuses que les autres: la R. à feuilles de chêne , la R. crénelée y la R. bipinnée , où les dentelures des folioles sont devenues des lobes ou des divisions.
3°. Le R. précoce ou multijlore f pompon , asser. semblable à la cem-f. ni Ile , mais dont les fleurs ne dépassent
Ïias un pouce de diamètre, et sont réunies en gros paquets brmant bouquets^
4°. La R. camée ou couleur de chair, à fleurs d'un rose très-pâle; l*R. Vilmorin, dont le centre seulement
JgO SOUS— ARBR 153 KAUa
est de la couleur de la précédente, les bords sont blancs ; la R. aurore dont la couleur tire vers le jaune.
Le R. turbiné on de Francfort atteint une assez haute taille , et forme de beaux buissons à tiges peu épineuses, à feuilles d'un vert foncé en dessus, glauques en dessous : les fleurs, d'un rouge vif, sont assez grandes; elles offrent des variétés doubles et semi-doubles; le R. sans épines ou des Alpes, le R. à feuilles de frêne . le R. <#gitaire , lui ressemblent; le dernier a les feuilles plus pâles ; il fournit une variété à (leurs panachées : le second a les fleurs roses.
Le R. muscade a les tiges garnies d'aiguillons recourbés ; les folioles allongées, d'un vert foncé à leur surface supérieure , velues et glauques en dessous., à pétiole trèsépineux; ses fleurs, d'une odeur très-agréable, nom— breuses, de couleur blanche, sont assez grandes et en panicules pendans. Le R. toujours vert, à folioles terminées par une longue pointe recourbée , lui ressemble beaucoup ; ses fleurs sont plus petites : il en est de même du R. noisette , charmante variété dont les fleurs en bouquet , d'abord roses , deviennent blanches.
Le R. multiflore fournit de longues tiges à feuilles soyeuses, à nombreuses fleurs roses, quelquefois écarlates, réunies en jolis bouquets pendans; mais elle est fort délicate , de même que les espèces précédentes et les trois suivantes ; elles demandent à être abritées et placées à bonne exposition.
Le R. de Macartney ou à bractées a les folioles luisantes, le pétiole épineux, les fleurs solitaires, odorantes, assez grandes, d'un blanc jaunâtre.
Le R. à feuilles temées, dit aussi toujours vert, de la Chine, a les tiges rougeâtres , ainsi que les aiguillons; les trois folioles aiguës, luisantes, persistantes, les fleuis blanches.
Le R. de la Chine est une charmante espèce à fleurs rouge foncé , souvent doubles , très-odorantes , solitaires à l'extrémité de rameaux grêles et flexibles, peu garnis d'aiguillons. 11 est petit, conserve ses feuilles , et fournit successivement ses fleurs pendant toute l'année ; mais il exige l'orangerie.
Le R. ii fruits pendans et le R, à fruits en calebasse se
d'ornement. 3q i
distinguent par la forme et la disposition de leurs ovaires, ils sont sans épines , ont les fleurs rougeâtres, solitaires, assez grandes.
Le R. blanc est une espèce fort rustique , à tige élevée, formant de beaux buissons , à grandes fleurs blanches. On cultive principalement ses variétés dites cuisse de nymphe f à fleurs couleur de chair, cocarde à fleurs rouges et blanches, Vunique, c'est- a-dire singulière , très-remarquable
Ear ses grandes et belles fleurs rouge vif h l'extérieur, du lanc le plus pur à l'intérieur; une sous-variété a le centre de la fleur vert.
Le H. des haies , dit des chiens , sauvage , églantier, gratte- cul , s'élève à une assez grande hauteur, et pousse des jets fort droits; aussi est-ce l'espèce la plus employée pour greffer la plupart des espèces : il est fort rustique et croît partout : il arrive souvent que les espèces qu'on greffe sur lui, n'ayant pas d'analogie avec ses sucs ou son mode de végétation , durent peu ; mais elles donnent des fleurs presque sur-le-champ. On reconnaît ce rosier aux aiguillons nombreux et crochus qui garnissent les rameaux et les pétioles; ses fleurs sont grandes, rougeâtres, et offrent quelques variétés : on mange les fruits qui leur succèdent.
. Le R. à feuilles odorantes , dite aussi églantier , croît partout avec facilité , et ressemble beaucoup au précédent ; mais ses feuilles, au lieu d'être luisantes, sont d'un vert cendré, et toujours fort odorantes; il présente un assez grand nombre de variétés dans les nuances de ses fleurs , et fait un fort bon effet en touffes dans les grands jardins.
Le Pi. intermédiaire 9 dit aussi sepium , tient des deux précédons, et est d'une grande taille; ses fleurs n'ont pas encore doublé.
Le R. tomenteux , le R. veluf le R. de Crète, sont trois variétés semblables aux précédens, mais qui se distinguent par leurs feuilles très-velues.
Le R. du Bengale est une charmante espèce récemment introduite dans les jardins , où elle produit le meilleur effet par ses tiges élégantes, ses feuilles luisantes, du plus beau vert , et surtout ses innombrables fleurs qui sq succèdent pendant presque toute l'année. Greffée sut
3gi SOTJS-ÀRBRISSEÀUX
églantier, elle forme de jolies boules ; mais c'est en buisson qu'elle offre tout son agrément. On la reconnaît à ses tiges rougeâtres, peu épineuses. La couleur des fleurs !a plus ordinaire est le rose foncé; mais elles offrent ua grand nombre de variétés, dont les plus remarquables sont à peurs blanches , sans épines , pourpre , pompon t à bouquet y très- double , et surtout la bengale thé à fleurs très-doubles de couleur nankin , à odeur de thé. Un prenait autrefois pour les rosiers bengales de grandes précautions, mais on a reconnu maintenant qu'ils sont en général fort rustiques (i).
i(>. Spirée (Spirea). Autre genre de la famille des rosacées, qui renferme de nombreux arbustes très- asréables dans les jardins et même les parterres , par leurs belles touffes bien garnies de rameaux, à feuilles alternes, à Heurs en corymbes terminaux. Toutes les espèces li-
f 'neuves produisent un charmant effet dans les massifs et es plantations, et même en corbeille dans les gazons; elles sont en général peu délicates sur la nature du sol et sur l'exposition, et se multiplient très-facilement par leurs rejetons presque toujours très-nombreux; ou peut encore le faire par le moyen des graines et des marcottes.
La S. à feuilles de sorbier1 est le seul arbuste du genre à feuilles composées; ses fleurs blanches forment de volumineux panieules.
La S. a feuilles crénelées a les rameaux droits, les feuilles crénelées à la base, dentelées au sommet, sessiles; les fleurs petites , blanches, en corymbes serrés.
La S. HfeuiUes de germandrée a également les rameaux droits, les feuilles sessiles, mais simplement dentées; ses fleurs , à-peu-près semblables , paraissent vers la fin d'avril.
La S. à feuilles luisantes foornk peu de rejetons ; elle se distingue par ses feuilles entières, glauques, un peu épaisses, ses fleurs blanches en grappes terminales trèsserrées.
m ■ » i n «il. iii. i ■
(l) C'est tin phénomène très-singulier cl non expliqué, que les vieux rameaux de cet arbuste sont plus sensibles à la gclce que les jeunes pousses.
d'ornement. 3g3 ta S. cotonneuse a les tiges grêles, maïs droites, les feuilles pétiolées, d'un vert jaunâtre en dessus, velues et blanches en dessous , les fleurs rouges en grosses grappes terminales.
Toutes ces espèces appartiennent au premier plan des massifs , leur taille ne dépassant pas quatre pieds ; les suivantes parviennent au moins à hauteur d'homme.
La S. à feuilles de saule, Tune des plus jolies espèces, à cause de ses fleurs rosées , en grappes serrc'es cylindriques terminales, qui se succèdent pendant fort longtemps depuis le mois de juin. Ses rameaux sont droits et jaunâtres ; ses feuilles d'un beau vert , lancéolées et dentées.
La S. à feuilles d'orme se distingue à ses feuilles plus larges, deux foi. dentelées; ses fleurs blanches forment de grosses grappes courtes.
La S. à feuilles de millepertuis a les rameaux longs et faibles , les feuilles entières, foncées , les fleurs blanches, en corymbes, disposées le long des rameaux.
La S. à feuilles d'obier est Fespèce la plus élevée ; on la reconnaît aux tiges faibles se dépouillant de leur ëcorce , aux fleurs blanches, en corymbe arrondi, et surtout à ses feuilles à long pétiole , à trois lobes dentés «t pointus ; cette espèce doit être recoupée souvent ; on la multiplie très-facilement de graines. De même que les
17. Ronce (Rubus). La même famille renferme encore ce genre dont on peut cultiver avec avantage l'espèce fruitière dite framboisier, mais surtout la n. odorante ou framboisier du Canada , arbrisseau formant de superbes touffes, remarquables par ses feuilles trèsgrandes, à cinq lobes, a un vert tendre, el ses fleurs d'un rose foncé , semblables à des roses simples ; les rameaux sont rougeâlres et visqueux ; ils se multiplient très-abondamment de rejets (1).
(1 ) Les ronces offrent plusieurs arbuste» assez agréables et tous d'une culture facile. L'espèce commune , rubus fruticosus , a des variétés 1 à Heurs doubles ; a9 sans épines ; 3* àfruit* blancs ; 4* * feuil,es Pan*~ cb«e* 5 5? à fleurs doublt j roses.
3g4 SOTJS-ÀRBRISSEÀTJX
18. ÀMORPHA ( f. des légumineuses, ainsi que les su i vans) , vulgairement indigo bâtard; c'est un arbrisseau assez élégant par son feuillage composé et bien garni. Il s'c'lèvc rarement ; le plus souvent ses rameaux se jettent à droite et à gauebe , et forment un large buisson; ses fleurs napilionacées , mais qui n'ont que l'étendard , sont petites et de la couleur de l'indigo le plus beau , avec un point d'or forme' par les e'tamines. Cet arbuste ne demande pas une bonne terre ; on le multiplie de toute façon , et il ne demande de soins que pendant la première anne'e des plants venus de graines.
19. Genêt (Genista) , genre qui comprend un grand nombre d'espèces dont quelques-unes seulement méritent d'être distinguées. La plupart croissent avec facilité, même dans les plus mauvais terrains : leurs rameaux verts, effilés , peu feuilles, produisent de l'effet dans les
{'ardins naturels, par leur contraste; le semis est le moyen c plus facile de les multiplier.
Le G. commun ou à balai , genette , se plaît dans les terrains secs et dans les rochers ; il atteint quelquefois, une
! grande élévation , mais le plus ordinairement reste dans es limites de cinq ou six pieds. Il se reconnaît à ses longs rameaux anguleux , d'un vert foncé , à ses feuilles dont les plus basses sont ternees et velues , les autres sans poils, simples et rares. Ses fleurs jaunes sont nombreuses et disposées sur un des côtés des rameaux.
Le G. des teinturiers a les feuilles simples, lancéolées ; c'est un arbuste fort rustique et très-agréable.
Le G. de Sibérie en diffère peu ; il est élevé et plus chargé de fleurs.
11 ■ i« 1 1 1 ! ■ 1 1. 11 ■ ii lin m ■
Ronce a feuilles larinièes ( Rulus laciniaius ) ; feuilles Ires-découpées; fleurs ro«es , paraissant de juillet en septembre.
Ronce h feuilles de rosier ( R. ro$*f >lins ) ; hante de deux pieds, droite ; fleurs très-grandes, blanches, très-doubles. Cette espèce est d'orangerie.
Ronrc du nord (R. arcticus) ; miniature de^ept à huit ponces de hauteur; feuilles ternies; en mai, fleurs d'un rose vif; fruit petit,
rouge, ayant l'odeur et la saveur de la framboise. Pleine terre de
bruyère.
Ronce des M Nuques ( R. mol! ucanus), sarmentruse, sans épines j tcuute* a quatre ou cinq lobes j fleurs $au« effet. Serre tempérée.
Le G. à tige ailée ou genistelle a les tiges presque herbacées et couchées ; il est peu remarquable , ainsi que quelques espèces épineuses et autres.
Mais le G. d 'Espagne est un des plus remarquables; il peut former tige ou touffe ; on lè reconnaît à ses nombreux rameaux cylindriques, remplis de moelle , du plus beau vert, semblables aux tiges des joncs : il se couvre pendant fort long-temps d'une multitude de fleurs Jaunes disposées en épis, très-odorantes , et nui se renouvellent très-souvent à la fin de l'automne. Il demande à être recepé de temps en temps, afin de lui faire fournir du jeune bois.
Le G. blanchâtre , couvert d'un duvet de cette couleur, ressemble au précédent, ainsi que le G. a fleurs blanches, également velu. (
20. AJONC (Ulex) , dit aussi jonc marin , genêt épineux, est très-prupre à entrer dans les plantations des jardins naturels, et à former des haies impénétrables : son port et son aspect sont agréables ; on le multiplie de f raines ou de rejetons. C'est un arbuste à nombreuses fleurs jaunes, à rameaux hérissés d'épines, à petites feuilles également épineuses. Il fleurit presque toujours deux fois au printemps et à la fin de l'automne (1).
SECTION III
Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit au commencement de ce chapitre et de la section précédente, relativement à l'emploi des végétaux dont nous allons nous occuper ; le lecteur peut y reporter de nouveau *son
(1) Ajonc du Népaule {V\tx nepaulensis). Arbrisseau encore peu connu et cependant charmant , pouvant produire un effet très-pittoresque dans les jardins* paysagers. Par son feuillage et ses épines, il ressemble assez à notre jonc marin , mais son port est plus elaucé , et u
boutures.
3g6 ARBRISSEAUX
attention : nous dirons seulement que ceux- ci , étant plus élevés, occupent le troisième rang de plantations, dans les jardins de peu d'étendue et dans les grands jardins , lorqu'on a quelque point de vue à me'nager; on les emploie encore fréquemment à Former des bosquets. Les uns ne sont recherchés que pour leur port ou leur feuillage , les autres pour leurs fleurs ; la plupart , dans leur ctat naturel, forment touffe ou taillis ; mais il est facile de les diriger en haute tige. Ces végétaux ne dépassent pas vingt pieds d'élévation.
Les quatre premiers genres sont toujours verts.
I. Azkdaraçh {Melia % f. des méliacées). Les deux espèces cultivées sont de grands arbres dans l'Inde, leur patrie , mais ont bien dégénéré dans nos climats , où ils ont perdu leur taille originaire , malgré qu'ils y supportent la pleine terre ; à la vérité , ils exigent une exposition chaude et un vêtement d'hiver, et il est indispensable de rentrer en orangerie les jeunes plants ; le meilleur mojen pour les reproduire est le semis sur couche et en pots ; ces arbustes exigent en outre une bonne terre.
L'A. bipinnè \ dit arbre à chapelet, parce que ses graines servent à cet usage, est un arbre de soixante pieds qui ici n'en dépassent pas douxe et perd ses feuilles. Ses tiges sont noirâtres, ses feuilles analogues à celles du frêne. Ses fleurs lilas, odoiantcs, disposées en grappes» sont remplacées par un fruit jaune, vénéneux, mais fournissant une matière grasse dont on peut se servir pour faire des bougies.
L'A. toujours vert , dit margoussier, lilas des Indes, tst un arbre de trente pieds qui , chez nous y reste arbuste : il est semblable au premier, si ce n'est que les fleurs sont plus grandes et se succèdent pendant six mois.
a. Badiane (Illicium. f. des maçnolicrs (arbrisseaux charmans pour la décoration des jardins , où on doit les mettre en évidence ; on en cultive trois espèces qui demandent une bonne exposition et à être abritées pendant les grands froids : de plus, les deux dernières e<pères ne prospèrent que dans !a terre de bruyère : on les multiplie de marcottes qui reprennent difficilement et rarement la première année.
La B. dite anis étoile des Indes est un arbrisseau d'en*»
D'OR TSEM EUT. ^ . ^97
viron douze pieds, très-rameux et très-aroma tîque. Ses fleurs sont jaunes : le fruit , en forme d'étoile , ne mûrit pas dans nos climats.
La B. a petites fleurs lui ressemble beaucoup , mais est plus pelite.
La B. de la Floride est encore moins élevée ; elle forme des buissons de quatre à cinq pieds de hauteur; les fleurs sont ronges.
3. Buis ( Bu.ru s ) f. des euphorbi accès ). L'espèce indigène qui parvient à vingt pieds de haut est trop peu cultivée dans les jardins paysagers et dans les petits jardins anglais parmi les arbres qui conservent leurs feuilles. Peut-être la lenteur de sa croissance est-elle cause de cette sorte de bannissement : mais , si cet arbre fait trop attendre pour le planter en certaine quantité en créant un jardin, qui empêche de le placer dans ceux qui sont déjà tout formés , et d'en faire des pnntations secondaires destinées à remplacer par la suite celle dont la croissance est plus rapide, mais la durée moins longue? La facilite* avec laquelle il croit à l'ombre des autres arbres conseille cet emploi : j'ai vu un jardin où il se trouvait en abondance et auquel plus que tout autre arbre vert il donnait l'apparence de
Receler le printemps au milieu des nivers.
Ses tiges ont un aspect pittoresque par leurs contours * leur position, leurs nombreuses ramifications chargées de jolies petites feuilles entières, tres-luisantes, serrées, souvent glauques ou panachées, larges ou étroites selon les variétés. Ln autre avantage de ces arbrisseaux est de se prêtera toutes les formes en supportant toutes les tailles ; c'est pour ainsi dire une oâte molle que le jardinier tourne comme il lui plaît ; aussi était-il avec l'if en possession du privilège de servir à former ces buissons qui représentent des hommes, des animaux, des vases, etc. Enfin» son bois est extrêmement dur , souvent bien veiné , et recherché pour les ouvrages de tour. Les fruits du buis sont singuliers : ce sont de petites capsules en forme de marmites renversées et renfermant plusieurs graines noires.
3(j8 ARBRISSEAUX
Le B. de Mahon ressemble beaucoup an précédent f mais a les feuilles plus grandes , les fleurs de couleur jaune et odorantes, de peu d'apparence , il exige une bonne exposition et une couverture d'hiver.
L'espèce la plus répandue dans les jardins est le B. nain y employé partout à faire des borduics, toujours bien alignées , d un joli vert, soutenant bien les terres. Il ne diffère du premier que par sa taille et sa disposition constante en buisson : il offre les mêmes variétés. C'est une des plantes les plus agréables en bordures , mais il faut les relever de temps en temps pour dégarnir les pieds qui fournissent de trop grosses touffes ; cela sert en même temps à les multiplier.
Au reste, tous les buis se reproduisent de graines dans une terre légère : elles ne lèvent pas la première année. Quant aux variétés , on doit les multiplier de greffes , boutures ou marcottes . pour lesquelles il faut employer les opérations les plus compliquées , la dureté du bois rendant leur reprise très-difficile.
4. Houx {lleac , f. des nerpruns) , renferme un assez grand nombre d'arbrisseaux pour la plupart à feuilles épineuses, très-luisantes, à bois très-dur , qui doivent être recherchés dans les jardins à cause de leur port et de leur feuillage ; ils forment aussi d'excellentes haies. On ne les multiplie guère que de semis , et les variétés de greffe.
Le H. commun atteint vingt pieds , prend une forme pyramidale : ses rameaux sont d'un vert foncé, ainsi que ses feuilles, très-luisantes, coriaces, ovales, à bords épineux, alternativement élevés et abaissés. Ses fleurs f petites et blanchâtres, disposées en bouquets dans les aisselles des feuilles, sont remplacées par des fruits rouges renfermant un osselet qui peut fournir une décoction semblable au café. Cette espèce fournit plusieurs variétés remarquables; ce sont le H. sans épines, le H. hérisson très-épineux, le houx panaché en blanc, en violet , en faune.
Le H. d'Amérique lui ressemble tout-à-fait, mais atteint presque une taille double ; il mérite , sous tous les rapports , dVtre cultivé.
Le H. des îles Baléares demande des soins pour passer
l'hiver. On connaît encore un assez grand nombre d'espèces de houx, mais qui demandent l'orangerie.
Le laurier d'Apollon ou à sauce , dont nous avons parle' page 3og , et qui peut supporter nos hivers , est encore un joli arbrisseau toujours vert.
Les dix- huit genres suivons perdent leurs feuilles jehaque armée.
i. Chalef ( JClœagnus , f. des éléagnées) , vulgairement olivier de Bohème. Charmant arbuste de décoration pour les bosquets , où le contraste de sa nuance produit le meilleur effet. 11 se distingue par ses rameaux nombreux et touffus couverts d'un duvet blanc r ainsi que ses feuilles allongées, étroites ; dan* sa jeunesse , ces feuilles sont plus larges et moins duveteuses , les rameaux fournissent une grande quantité de petites fleurs jaunes , très-odorantes , remplacées par un fruit de la forme des olives : il préfère les terres siliceuses et l'exposition du midi. Les jeunes plants , qu'on obtient facilement de rejetons , marcottes et boutures, demandent quelques précautions contre la gelée (i).
a. ARGOUSSIER (Hippophae, même famille), font un fort bon effet dans les massifs et les bosquets , et peuvent aussi former des haies , car ils sont très-épineux. Ce sont des arbrisseaux rustiques et qui se multiplient de toute façon ; pour les rejetons, boutures et marcottes , il suffit de les placer en bonne terre ombragée. Les deux espèces cultivées sont :
L'A. rhamuoïde , dit griset, remarquable par ses rameaux touffus , garnis de nombreuses feuilles longues , étroites, argentées ou roussâtres, les fleurs sont jaunes et nombreuses , mais petites et peu apparentes.
L'A. de Canada, dit mancelinier9 qui ressemble au précédent , mais dont les rameaux et les bourgeons sont couverts d'un duvet jaunâtre , et les feuilles argentées seulement en dessous.
3. LiLAS (Syringa, f. des jasminées) , arbrisseaux dont il est inutile de vanter l'agrément et la beauté ; qui
(i) On en possède deux autres variétés: le chaltf acumint ( EI**Ç&u# açuminata); et lt çhaUf ar&nté ( E, argeatea).
n'a pas regretté que ces flewrs soient si passagères ? On ne saurait trop les multiplier dans les bosquets et les massits de tous les jardins, surtout la première espèce, qui atteint facilement quinze à vingt pieds. Tous ont les fleurs lilas, très-odorantes, disposées en volumineux panicules terminaux ; ils ne sont pas délicats, souffrent assez bien la tonte, et se multiplient facilement de toute manière 9 mais surtout de rejetons. *
Le L. commun forme taillis ou arbre; c'est le pins e'ievé ; ses feuilles sont d'un beau vert, entières , en cœur (voyez pl. t9 fig. 8) ; il offre une variété à fleurs blancthcs et à feuilles panachées.
Le L. varindi les feuilles plus petites et plus pointues , les rameaux plus flexibles et plus allongés que le précèdent.
Le L. de Pene , à feuilles encore plus petites et plus pointues , à rameaux encore plus déliés.
Le L. lacinié* ces mêmes teuilles découpées profondement, et d'une manière irrégulière; on pourrait dire que toutes ces espèces ne sont que des variétés d'une seule ( i).
4- Aliboufier (Styrax, f. des plaqueminiers , ainsi que le suivant). Deux espèces sont cultivées en pleine terre , mais elles exigent une bonne exposition , une forte couverture et un habit d'hiver assez épais; on les multiplie de semences , drageons et marcottes , qu'on doit placer en pots et sur couche
L'espèce dite officinale, parce qu'elle fournit la gomme résineuse appelée styrax , a les rameaux diffus , les feuilles oblongnes, blanches en dessous, d'un vert fonce dessus; les fleurs sont grandes, blanches, et ont de la ressemblance avec celles des orangers.
L'A. de Caroline a les rameaux plus droits, la tige plus élevée , les feuilles vertes des deux côtés , et les fleurs plus petites.
(t) Le lilas commun a une variété nommée lilas de Marly, à thyrses plui grands , plus garnis , à fleurs plus grandes et d'un violet pourpre, exhalant une odeur aussi agréable.
Le lilas de Perse offre une variété intéressante, à fleurs blanches, beaucoup plus odorantes*
5. IlALÉSlE (Halesia) , jolis arbustes, dont on cultive deux espèces en bonne terre légère f un peu fraîche f mieux de bruyère , et en bonne exposition ; les jeunes plants provenus de semis ou marcottes doivent être cultivés en pots et terre de bruyère pendant environ trois anne'es.
Les deux espèces se ressemblent . si ce n'est nue l'une a le fruit accompagné de quatre ailes, et l'autre de deux; ces arbrisseaux ont les rameaux cassans , de grandes feuilles dentées , d'un beau vert ; les fleurs , pendantes , en cloches , réunies trois ou quatre ensemble , sont d'un beau bleu et à quatre divisions; elles paraissent vers le milieu du printemps.
6. VlORNE {Viburnum, f. des chèvre-feuilles) , renferme un assez grand nombre d'espèces agréables dans les bosquets et les massifs , pour la plupart fort rustiques et très-faciles à multiplier de toute façon ; les deux premières espèces sont fort répandues dans nos bois , mais n'en sont pas moins agréables ; elles atteignent une taille de douze à quinze pieds.
La V. commune , dite mancienne , obier, coudre, a les rameaux velus, de grandes feuilles ovales , dentées t épaisses , velues et blanchâtres en dessous, ridées et d'un vert très-foncé en dessus, des fleurs blanches et des fruits rouges passant au noir; cet arbrisseau forme des buissons du meilleur effet , de même que le suivant.
La V. obier, dite simplement obier, fournit la charmante variété connue sous le nom de boule de neige, qu'on ne saurait trop répandre dans les jardins; les feuilles sont à trois lobes pointus et dentés , à pétiole assez long, rougeàtre; les fleurs sont blanches, en ombelles dans l'espèce des bois, et remplacées par des baies rouges, en boules, et stériles dans la variété. Ces arbrisseaux se plaisent dans les lieux humides.
La Y. esculente ou pimina, dont les fruits se mangent, diffère peu de la précédente, mais est beaucoup plus petite.
On peut encore cultiver dans les jardins , pour y jeter de la variété, les espèces suivantes, qui ont tontes les fleurs blanches et petites, et dont le surnom indique le caracière distinctif; ce sont la V, à/celles de poirier, U n. 33
V. à feuilles de prunier, la V. à feuilles d'érable, la V. dentée, la Y. nue à feuilles entières, épaisses, rudes.
La V. laurier thym est une espèce fort agréable , mais délicate , et qui ne se cultive guère qu'en vase ou en caisse , afin de la rentrer en orangerie ; elle peut cependant demeurer l'hiver en pleine terre , à bonne exposition | et avec quelques précautions contre les fortes gelées ; on la taille souvent en boule ; ses rameaux grêles sont garnis de nombreuses feuilles persistantes , entières r luisantes , du plus beau vert foncé , et terminées par des ombelles de petites fleurs blanches ou rosées , légèrement odorantes ; elle offre plusieurs variétés de panachure et de forme dans les feuilles.
7. G amer is ïer s (Symphoricarpos , lonictra , même famille), arbustes qu'on réunissait autrefois avec les chèvre-feuilles , mais qu'on en a séparé avec raison ; leurs rameaux ne sont point sarmenteux, ils forment buisson d'un bon effet dans les lieux un peu couverts ; ce sont des arbustes assez rustiques qu'on multiplie de rejetons et de marcottes; leurs fruits ressemblent , en général, à de petites cerises , d'où leur second nom ; on en cultive plusieurs espèces.
Le C. acilosteon, arbrisseau peu élevé, formant de belles touffes , s'accommodant des plus mauvais sols, se rencontre dans nos bois , et se cultive dans les jardins , où ses petites fleurs roses et ses fruits rouges , souvent accolés deux à deux, font un bon effet; il offre des variétés à fleurs blanches , à fruits jaune , blanc , noir.
Le C. de Tariarie est encore plus agréable ; il a les feuilles plus grandes, plus allongées, d un vert foncé; il forme de charmantes touffes.
Le C. symphoricarpos se distingue par ses fruits rouges f réunis en las sur les rameaux (1).
(1) Cette espèce forme un genre connu par les cultivateurs sous U nom de Symplwrine, On en cultive une seconde espèce beaucoup plu* agréable.
Symphorinc à grappes (Symphoricarpos leucocarpa )• A bus te de trois à quatre pieds , a feuilles ovales , d'un beau vert un peu glauque , fruit ayant la forme et la grosseur d'une cerise moyenne , d'un blanc de neige éblouissant , produisant un effet charmant pendant l'automne et une partie de l'hiver. •
d'ornement. 4°3
Le C. des Pyrénées , à feuilles d'un vert glauque , à fleurs rosées.
On connaît encore plusieurs autres espèces et variétés de came-cerisiers.
8. CorossoliER {Anona , f. des anones). L'espèce la plus cultivée , qui supporte la pleine terre, est connue sous les noms A'anone , assimimer, etc. C'est un arbrisseau à tige forte, garni de rameaux lisses de couleur brune ; les feuilles sont grandes et pointues, et les fleurs solitaires et terminales -, de couleur rouge terne.
On possède encore une autre espèce, qui est du Pérou, niais exige la serre; son fruit, de la grosseur d'une pêche | est exquis et préféré généralement à l'ananas. Celui de la première espèce a peu de goût.
Ces arbustes demandent une bonne terre un peu fraîche ; on les multiplie de graines, qu'il faut mettre en terre immédiatement après la récolte, et sur couche ou sous châssis. Les jeunes plants sont mis en pots pour être rentrés pendant quelques hivers pour la première espèce, et demeurer en serre pour la seconde.
g. Seringa ( Philadelphus , f. des myrtes), arbustes recherchés dans très-odorantes ils sont fort rustiques e position; on les multiplie très-facilement de rejetons, d'éclats et de marcottes, et aussi, mais rarement, de graines et de boutures; on en cultive trois espèces.
Le S. des jardins ou odorant, à rameaux bruns, atteint environ dix pieds, à feuilles ovales, pointues, dentées, ridées ; à fleurs blanches , assez grandes , disposées dans les aisselles des feuilles au sommet des rameaux, à odeur très-forte.
Le S. inodore lui ressemble tout-à-fait, mais ses feuilles ne sont pas dentées; il est plus grand dans toutes ses parties , et a les fleurs plus grandes encore et inodores ; c'est un arbrisseau formant de beaux buissons, très-propre à la décoration des jardins ; il est originaire du Canada.
Le S. tomenteux a les fleurs encore plus belles et légè-
4o4 ARBRISSEAUX
rement odorantes; il est de la même taille que le précédent, maïs a les feuilles légèrement velues (i).
10. Baguenaudiez (Colutea, f. des légumineuses). Ces arbrisseaux sont très-répandus dans les jardins et les bosquets : l'espèce commune croit partout sans soin , et se reocontre avec plaisir à cause de ses Fruits ; ce sont des espèces de vessies contenant les graines, et que Ton fait claquer en expulsant l'air par une pression subite , d'où l'étymologie du mot baguenauder. Cet arbrisseau 9 qui atteint dix à douze pieds, forme naturellement touffe ou taillis , et il est fort difficile de le faire croître en arbre : ses feuilles , très-composées , sont glauques, et ses fleurs jaunes, en grappes, se succédant comme les fruits
f tendant tout Tété ; il offre plusieurs variétés dans la coueur de ses fleurs et de ses fruits , et une en tout plus petite, dont quelques auteurs font une espèce sous le nom de B. intermédiaire ou hybride»
Le B. d'Âlep, dit colutier, porte ses rameaux plus droits ; il ne dépasse guère six pieds.
Le B. du Levant ne vit que trois ans ; .il a la même taille et les fleurs rouges; enfin le B. d'Ethiopie , plus petit y a la même durée en orangerie , mais est annuel en pleine terre; ses fleurs sont rouges.
La première espèce, très-rustique, se multiplie fort aisément de graines ou de rejetons ; mais les autres doivent être semées sur couche et placées à bonne exposition.
11. PLANERA (f. des térébinthacées) , connu vulgairement sous le nom A' or me à trois feuilles; c'est un bel arbrisseau d'ornement très-branchu et étalé , formant facilement touffe , à tiges et rameaux brunâtres , à feuilles d'un joli vert à long pétiole, composées de trois folioles
( t) Une nouvelle espèce , le Syringa à grandes fleurs ( Philadelphus grandiflora ), originaire de la Caroline , se recommande aux amateurs par sa vigueur et l'ampleur da son beau feuillage. Il n'a ras encore fleuri en France , mais , si on s'en rapporte à son nom , il offrira le même intérêt sous leurs rapports. 11 se cultive comme les autres espèces.
Le Syringa odorant ( P. cor on ari us ) a plusieurs va ri étés : i 0 h feuillet panachées ; a" a fleurs semi-ckuhles , mais s' épanouissant difficilement; 3 nain% formant buisson, ne s'élevant jamais au-delà de deux à Crois V»eds | mai* fleurissant très-rarement.
d'ornement. £o>
•vales, aiguës, asser grandes; les fleurs, verdâtrcs et réunies en grappes ou paquets axillaires et nombreux v ressemblent à celles de 1 orme ; les fruits sont ailés circulairement et très-abondans. Ils peuvent servir au même usage que le houblon ; peut-être aussi pourrait-on exprimer de l'huile des graines qui sont placées au milieu de ces fruits membraneux.
Cet arbrisseau est fort rustique ; il se multiplie aisément de semis et de marcottes.
12. Pistachier (Pistacia, même famille). Ces arbres, de moyenne taille , cultivés pour ornement et aussi pour utilité , soit pour l'amande du fruit qui entre dans plusieurs sortes de mets délicats, soit pour l'huile essentielle de térébenthine qu'on retire d'une espèce , sont naturalisés dans le midi de la France, et peuvent à la rigueur supporter l'hiver de nos climats : il serait cependant plus prudent de les traiter comme les grenadiers. On peut d'ailleurs les adosser contre un mur et les empailler.
Le P. sauvage ou térébinûie , qui fournit l'essencedont nous venons de parler, a les feuilles composées de folioles lancéolées, entières; les fleurs petites et de couleur rouge foncé.
Le P. cultivé* les feuilles à trois ou quatre divisions v et les fleurs disposées en grappes. Les sexes sont placés sur des individus séparés qu'il faut posséder et rapprocher à une certaine distance pour avoir du fruit : il en est de même des autres espèces ; les amandes sont renfermées dans un fruit rougeâtre.
Une espèce plus délicate est le P. Untisque, toujours vert, dont les rameaux tortueux sont garnis de feuilles composées de folioles ovales en nombre pair. Il fournit la gomme-résine qui circule dans le commerce sous le nom de mastic.
La meilleure manière de multiplier les pistachiers, est de semer leurs graines sur couche ou sous châssis ; toute* fois les marcottes reprennent aussi.
Les six derniers genres appartiennent h la famille des nerpruns ou rhamnees.
\ Jujubier (Ziziphus). On en connaît trois espèces,, dont la première pourrait supporter la pleine terre , en, lieu abrité et bien expose. Ce sont des arbustes très-épi-
neux et de peu d'apparence, niais fort utiles dans leur pays natal par le* ïruiis qu'ils donnent , et que , par cette raison , il est bon de connaître.
Le J. dit satwa a les rameaux très-épineux , rougeâtres; les feuilles dcnte'es , luisantes, d'un joli vert, les fleurs jaunes remplacées par des baies rouges assez semblables aux olives , et qui sont bonnes à manger.
Le J. de Chine est moins élevé et a les liges plus grêles.
Le J. lotus est le lotos des anciens , dont les propriétés ont été si vantées par les portes , et même par certains historiens, qui. pour les mensonges, valent bien les poètes : on attribuait à ses fruits la propriété merveilleuse de faire tout oublier à ceux qui en mangeaient ; c'est un arbuste d'environ six pieds , à rameaux garnis d'aiguillons , à petites feuilles rudes et à fruits jaunes semblables - à une petite pomme.
Ces arbustes ne réclament pas une culture soignée , et croissent partout dans les pays chauds : dans nos climats, il faut seulement les garantir contre le froid. On les multiplie de semences et principalement de drageons.
i4« Staphilèe ( Staphyled)^ vulgairement faux pistachier, nez coupé. On en cnltive deux espèces qui sont des arbrisseaux très-touffus , très- rustiques , croissant à merveille dans les mauvais terrains et les lieux ombragés: on les multiplie très- facilement de rejetons et de graines.
Le S. penné se distingue à ses nombreux rameaux formant de grand* buissons, couverts de feuilles à long pétiole, composées <k cina ou sept folioles oblongues , dentées, du plus beau vert. Les fleurs sont blanches et en grappes pendantes, remplacées par de volumineuses capsules à deux loges renfermant une ou plusieurs graines osseuses.
Le S. à trois feuilles en diffère par ses feuilles, n'ayant que trois folioles ; il s'élève moins et ses fruits sont plus gros.
i5. Fusain (Evonymus) 9 arbrisseaux qui forment touffe ou tige , qui se font surtout remarquer par leurs fruits nombreux très-colores , formés de capsules à plusieurs angles renfermant des semences entourëes d une membrane charnue très- colorée. Leurs tiges , ou au
d'ornement. 407
moins leurs jeunes rameaux , sont à quatre angles saitlans; leur bois est dur, et employé à plusieurs usages. Ces arbustes croissent partout et se multiplient de toute façon. Les graines ne servent que la deuxième année.
Le F. d'Europe, dit bonnet de prêtre, a les rameaux verts à saillies souvent rouges, les feuilles opposées, ovales et dentées t les fleurs d'un blanc sale et les fruits d'un rouge vif ; des variétés les ont roses et blancs.
Le F. galeux se distingue par ses rameaux couverts de tubercules noirâtres , très-rapproche's.
Le F. à larges feuilles a les feuilles plus larges que les précédens.
Le F. à fleurs pourpres ; le F. toujours vert ou d'Amérique , à capsules tuberculeuses; le F. odorant, indiquent par leurs noms leurs caractères distinctifs ; la dernière espèce est peu répandue (i). »
16. Pkinos ou ApALAnche. Ce genre comprend quelues arbustes qui se cultivent fort bien en pleine terre , ans les sols un peu frais et ombrages. L'espèce verticil-
lée est la plus cultivée; ses feuilles sont dentelées, lancéolées , aiguës, velues en dessous. Les autres espèces sont à feuilles de prunier, à feuilles\ luisantes , à feuilles glabres; cette dernière est fort petite. On multiplie ces arbustes à petits fruits rouges, produisant un joli effet , de semis ou de marcottes, en terre de bruyère , avec de fréquens arrosemens (2).
17. Nerprun (Rhamnus) , renferme un très-grand nombre d'arbrisseaux à bois fort dur, recherchés dans les jardins à cause de leur joli feuillage. La plupart forment touffe, ne sont pas délicats, recherchent les lieux ombragés. On les multiplie de graines , qui sont fort longtemps à lever, et aussi de marcottes et de boutures ; nous ne mentionnerons que les principales espèces.
(1) On cultive nouvellement une fort jolie espèce, portant le nom du pays d'où on Ta apportée.
Fusain du Né p oui (E, nepaulensis).Très-bel arbrisseau à port gracieux et élancé ; feuilles oblongues , lancéolées , finement déniées x glabres et un peu luisantes. On n'a pas encore vu sa fleur. Il se cultive comme les autres.
f» Le priaos à feuilles de prunier a une jolie variété à fruit* blancs.
4o8 ARBRISSEAUX
Le N. bourdaine ou bourgène ♦ dit aussi bois noir, bois de fer, est très-commun dans nos taillis. Son bois , trèsdur , très-pesant , a Pécorcc très-brune et piquetée de points blancs; les feuilles ovales, entières, triées; de nombreuses petites fleurs remplacées par des fruits d'abord rouges et ensuite noirs ; on les multiplie de drageons.
Le N. alaterne prend ordinairement la forme de tige basse très-ramifiéc, à feuilles alternes, persistantes , d'un vert luisant . fermes , ovales et dentées , à petites fleurs verdâttes; il présente des variétés à petites feuilles , à feuilles étroites dentelées > à feuilles caduques , à feuilles panachées de jaune et de blanc.
Le N. purgatif est un arbrisseau également très-ramciix , mais à rameaux piejuans à leur extrémité ; les feuilles assez semblables, mais plus foncées, moins fermes; les fruits jaunes.
Le N. des teinturiers est beaucoup plus petit; ses rameaux sont aussi terminés en épines; les fouilles légèrement velues ; les fruits jaunes. La plupart des autres espèces ont beaucoup de ressemblance avec ces trois dernières (i).
18. Paliure ( Paliurus ), très -voisin du précédent, connu sous les noms A'argalou , porte-chapeau , épine du Christ. C'est un arbrisseau très-épineux ; formant un épais buisson : ses rameaux, très-tortus et faibles, fournissent à chaque articulation deux aiguillons et une petite feuille lisse , pointue. Les fleurs sont jaunes, disposées en bouquets terminaux, et remplacés par des fruits qui ont la forme de chapeaux.
Ces arbustes sont plus délicats que les nerpruns et craignent surtout les vents d'est ; on doit les placer en bonne exposition, en terre médiocre et couvrir leurs pieds pendant Phiver ; les jeunes plants doivent être rentrés au moins la première année.
(t) Touf Beauté
Tous les nerpruns sont des arbrisseaux remarquables par la . . de leur feuillage et l'effet agréable qu'il produit dans les jardins. Les espèces cultivées sont : Rhamnus baleiricus , thusans , frangula , ^ w"" » h bridas, alptnus , volubilis, latifçlius , longi/oUus , glan-
d'ornement.
SECTION IV
Cette section renferme les végétaux qui occupent les derniers rangs des plantations , à raison de leur haute Mature et de leurs masses imposantes et à grands effet». Certaines espèces moins élevées, et la plupart des autres , contenues dans de cer laines limites par des coupes réglées ou successives, servent, avec les arbrisseaux de ta section précédente f à former les taillis et les bosquets. Abandonnés à eux-mêmes , ils composent les bois, les forêts, les futaies , les groupes d'arbres, enfin toutes les plantations élevées. Cesotit eux qui doivent garnir tous les derniers plans dans les jardins de quelque étendue , et on les place aussi très-souvent sur les premiers plans, tant pour faire fuir un aspect trop rapproché, que pour donner à la scène un air plus sauvage ou plus agreste. Nous ne nous étendrons pas davantage sur remploi des arbres, non plus que sur leur choix et leur plantation , puisque nous avons traité ailleurs ces matières avec détail; nous rappellerons seulement que c'est principalement du contraste entre les masses de feuillage des arbies, ainsi qu'entre leurs diverses nuauces , que réside l'agrément et la beauté des sites du jardin paysager, enfin tout l'effet des plantations.
Nous partageons les arbres en trois paragraphes : ceux du premier forment l'intermédiaire entre les arbrisseaux et les grands arbres , ce sont ceux de moyenne élévation; ils peuvent trouver leur place dans les petits jardins ; ceux du second sont les grands arbres , tant indigènes qu'exotiques naturalisés , qu'on peut appeler forestiers. Tous ces végétaux perdent leurs Feuilles chaque année; le der* nier renferme les arbres résineux toujours verts , arbres qui, à raison de leur nature et de la culture qu'ils exigent, forment pour ainsi dire une classe à part au dernier échelon du règne végétal.
§. I. Des arbres de moyenne taille.
Un assez grand nombie de ces végétaux forment na-
turellernent touffe ou buisson ; maïs îl est toujours facile de les conduire en hautes tiges. La plupart ne sont pas seulement agréables par leur port et leur feuillage, mais encore par leurs fleurs. On peut en distinguer vingtun genres , comprenant environ cent vingt espèces.
Les deux premiers genres appartiennent à la famille des chèvre -feuilles.
1. Sureau ( Sambucus ) , arbres très-propres à la décoration de toutes les parties du jardin paysager , qui croissent partout très-rapidement, et n'ont d'autre inconvénient que leur mauvaise odeur; ils ont le bois Irèstendre , les feuilles compose'es « les Heurs blanches. On les multiplie de graines et de boutures avec talon , ainsi que de racines et de marcottes.
Le S. noir ou commun a Técorce crevassée, les rameaux remplis de moelle et jaunâtres: les feuilles composées de folioles lancéolées, dentées, d'un vert foncé; les fleurs disposées en grandes ombelles et remplacées par des baies ordinairement noires , mais blanches dans une variété, vertes dans une aulre. Les feuilles présentent aussi des variétés lacinie'es , panachées en jaune ou en blanc , doublement composées.
Le S. du Canada ressemble beaucoup au précédent, mais les feuilles ont plus de folioles et plus de divisions ; ses fleurs forment des ombelles plus grandes. Ces deux espères viennent mieux en touffes qu'en tiges , tandis que la suivante forme arbre;
Le S. à grappes se distingue par ses fleurs en grappes en Jantes à l'extrémité des rameaux , remplacés par des aies rouges du plus bel effet.
Une espèce très-commune dans les campagnes est le S.yèble; c'est une forte plante herbacée, à racine vivace, à grandes feuilles , à fleurs en ombelles assez semblables au sureau commun.
2. Cornouiller (Cornus). Les nombreuses espèces de ce genre forment toutes de jolies touffes qui les font rechercher dans les jardins paysagers ; la plupart ont l'écorec des rameaux colorée et des fruits en baies qu'on mange quelquefois ou qu'on emploie à divers usages économiques. Ces arbres viennent partout avec facilité , se
prêtent à toutes les tailles possibles , et se multiplient de toute manière avec la plus grande facilité.
Le C. mâle , indigène de nos bois, a les feuilles entières, ovales, d'un vert cendré, les fleurs jaunes , peti les , disposées le long des rameaux en ombelles à cole— relte de Quatre fojioles, et remplacées par des baies rouges, ovales. C'est surtout les fruits de cette espèce que Ton mange ; une variété est à gros fruits , une autre à fruits blancs.
Le C. sanguin ou femelle ne mérite pas plus ce dernier nom que le précédent celui de mâle ; mais ses rameaux , d'un beau rouge, lui ont valu celui de sanguin; ses feuilles sont semblables à celles du premier; les fleurs, disposées en panicules , sont blanches , et les fruits ronds et noirs.
Le C. à fleur , à grandes feuilles ovales, entières , glauques; à fleurs jaunes en ombelles, entourées d'une
f grande collerette formée par quatre folioles rougeàtres; es fruits sont petits et rouges.
Le C. blanc a les mêmes feuilles, glauques en dessous, l'écorce rouge , les fleurs blanches ainsi que les fruits.
Le C. paniculé ressemble également aux précéderas , mais il ne dépasse pas cinq pieds , et a les feuilles lancéolées.
Enfin , il suffit de nommer le C. à fruit bleu , le G. à feuilles alternes, le C. ridé , à feuilles arrondies , ridées, et velues (i).
3. KœlreuteriA (f. des savoniers). Bel arbre de moyenne taille , originaire de la Chine et d'un beau port, dont on ne connaît qu'une espèce. Sa tige droite porte de nombreux rameaux striés , d'un effet très-pittoresque , surtout lorsque l'arbre est placé isolément : ses feuilles très-grandes sont composées d'environ dix-sept
(i) On cultive encore les cornouillers a feuilles rondes ( Cornus circifiata; de Sibérie ( Sibirica ) ; rai Je ( Stricta ) ; du Canada ( Canadenais ) , petite planta herbacée et vivace , ne s'élevant guère qu'a cinq ou aix pouces ; feuilles veriicillees; collerette d'un blanc rosé, ressemblant a des pétales et entourant la fleur. Cette espèce , ainsi qne le cornouiller à fleur , exigent la terre de bruyère.
folioles ovales , dentées, d'un vert foncé. Les fleurs jau- * nâtres sont disposées sur un grand panicule terminai, accompagnées de bractées et remplacées par des fruits vésiculeux et triangulaires. On multiplie cet arbre de toute façon , mais le semis doit être fait sur couche , et les jeunes plants mis en pets et rentrés pendant quelques années.
Les dix genres suivons appartiennent à la famille des rosacées.
Nous avons déjà dit que , loin d'éloigner les arbres fruitiers des jardins d'ornement , ils servaient peut-être plus que d'autres à les décorer et les embellir ; il faut seulement ne pas changer leur forme naturelle par la taille, et , tout en les employant dans un but d'utilité , les disposer d'une manière avantageuse, mais pittoresque, et jamais symétrique. La plupart de nos arbres à fruits appartenant à la famille des rosacées , nous devons les mentionner ici , mais en fort peu de mots, puisque nous en avons traité avec détail dans la première partie. Nous indiquerons seulement les principales espèces d'ornement.
Tous offrent d'abord l'agréable coup-d'œil de leurs nombreuses feuilles blanches ou rosées , précédant les feuilles et paraissant dans le courant d'avril : bientôt apparaît le feuillage auquel succèdent les fruits qui ne plaisent pas moins à la vue qu'au goût.
i . Amandier. Les espèces d'ornement sont l'A. à fleurs doubles; TA. de Perse, à fleurs rosées, très-nombreuses, elles doublent aussi ; TA. argenté, à feuilles couvertes d'un duvet blanc; les deux premières s'élèvent peu (1).
a. PÉCHER ( Persica ). Le P. nain à fleurs doubles
(i) Amandier de Tartane ( Amygdalu» tartarica ). Arbuste à tiges rampantes, longues de deus ou trois pieds ; feuilles lancéolées , petites, d'un vert clair; fleurs nombreuses , petites , blanches. Cet arbuste, greffé Minute tige de cinq ou six pieds de haut, produit l'effet pittoresque d'un saule pleureur. On n'a pas encore vu le fruit en France.
Amandier monstrueux ( Araygdalus raonstruosa ). Arbre nain , fort singulier par sa tige qui se termine par une couronne large , renflée, couverte de mamelons rougeàtres , et ressemblant à des boutons i fleurs , donnant rarement naissance à de nouvelles branches. Ce végétal tout-a-fait extraordinaire a été obtenu par M. Noisette, des semences de l'amandier-pêche. On le multiplie par la greffe.
D'ORNEMENT. ^3 a rosées, très-nombreuse* ; on le place souvent Jaus les plates-bandes îles jardins fleuristes.
3. Pkdni!«:r. Les espèces purement d'ornement sont le P. à fleur; doubles et le P. à feuilles panachées. LVjbricotieresi encore uaarbre utile dont le beau feuillage lui permet de figurer avec distinction dans les plantations de décoration.