‹ Manuel complet théorique et pratique du jardinierChapitre 97 sur 111 · Ceiusieu, renferme un assez grand nombre d'es · texte numérisé non relu

Ceiusieu, renferme un assez grand nombre d'es

Îièces qu'on ne cultive que pour l'agrément, et qui dif— crent d'ailleurs assez des autres pour demander ici quel-

Ïiucs détails : au surplus , la culture est celle des espèces ruitières.

Le C. à fleurs doubles est une variété due à la culture et qu'on reproduit par des greffes.

Le C. dit tnahaleb ou bois de Sainte- Lucie , forme a volonté' arbre ou buisson , de même que le suivant , et produit l'effet le glus agréable , tant par ses rameaux mouchetés , ses petites feuilles entières , luisantes , d'un beau vert foncé , que par ses fleurs blanches très-odorantes , remplacées par de nombreux fruits noirs.

Le C. ou merisier à grappes, dit aussi putiet , est un arbre charmant dans les bosquets; il a les feuilles assez grandes , d'un vert tendre f les fleurs nombreuses , blanches , disposées en grappes , d'une odeur agréable.

Le C. nain 9 dît ragouminier , arbuste qui ue dépasse pas cinq pieds et fournit des rameaux faibles, étalés et presque horizontaux ; son fruit est noir.

Le C. de Virginie, très-grand arbre à rameaux rougeâtres, mouchetés de blanc , à fruits presque noirs.

Le C. laurier f dit laurier amande , très—joli arbuste toujours vert , qui forme les plus jolis bosquets qu'on puisse voir ; ses tiges et ses rameaux sont forts ; ses feuilles très-grandes, lisses, entières, luisantes, d'un vert jaunâtre; les fleurs , en grappes et blanches , sout remplacées par de petites cerises noires ; les jeunes pousses gèlent quelquefois.

Le C. de Portugal , dit azérero , à rameaux rouentres et à feuilles dentées, persistantes: du rc^te semlable au précédent.

Le C. laurUr du Mississipi est un arbre à rameaux u. 3+

fk \ \ ARBRES

rougcatres et à feuilles dentées , luisantes , aussi persistantes , à fruits ayant une petite pointe.

Tous ces arbres et arbustes sont précieux dans les jardins paysagers , où on peut les mettre en pleine terre , àpeu-près à toute exposition, excepté, peut-être, les trois derniers qui demandent un peu plus de chaleur, et dans tout terrain. On les multiplie très-facilement en semant leurs noyaux, ainsi que de drageons, marcottes ou greffes. Les graines de la plupart ne lèvent que la seconde année.

5. Pommier. Comme espèces d'ornement , on remarque le P. à fleurs doubles , qu'on propage de greffe; le P. à bouquets , dont les boutons sont du plus beau rouge : les fleurs sont rosées et demi- doubles , portées sur de longs pédoncules ; le P. de Sibérie , à grandes fleurs en bouquets ; le P. velu, à fleurs aussi en bouquets, tous deux à petits fruits; le P. odorant; le P. toujours vert% à feuilles luisantes et persistantes.

6. Poirier. Les espèces d'ornement sont le P. cotonneux ou argenté; le P. à feuilles de saule , qui les a aussi velues; le P. biflore » qui fleurit deux fois; le P. de Crassane , à feuilles panachées et duvetées; le P. toujours vert y à rameaux terminés par un bouquet de feuilles rosées , a grandes fleurs rouges. Ces poiriers se multiplient plutôt de greffes que par tout autre moyen.

7. CoiGNASSiER. La seule espèce d'ornement est du Japon , et ressemble à la dernière espèce des poirieis que nous venons de mentionner , mais ses rameaux sont épineux ; on possède depuis quelques années une variété à fleurs doubles , et une à fleurs blanches*

8. Epine {Mespilus) , Néflier de plusieurs auteurs. Il règne beaucoup de confusion dans ce genre et l^s deux suivans, que les uns ont.réunis, que les autres ont séparés de plusieurs manières différentes. Nous renfermerons dans le même genre les espèces qui portent le plus communément les noms d'épines et de néfliers. La plupart de ces arbres croissent plus volontiers en buissons; ils sont d'ailleurs fort rustiques , peu délicats sur le choix du sol cl de l'exposition , souffrent toutes sortes de taille , et sont , pour cette raison , très-employés pour faire des baies* Mais leur port pittoresque, leurs fleurs et leurs

fruits recommandent aussi leur emploi pour la décoration des jardins. On les multiplie de toute façon , et les va-' riétés le plus souvent de greffes sur l'aubépine : voici les principales espèces d'ornement ; on a parlé dans la pre^mière partie des néfliers dont on inange les fruits, et qui ne sont pas moins agréables dans les bosquets el les massifs que les autres espèces,

L'E. dite aubépine , épine blanche; noble épine (M. Oxiacantha) , se rencontre partout dans les bois et les haies, dans les plus mauvais endroits; c'est un charmant arbrisseau lorsqu'il est en fleurs; ces fleurs sont blanches , très-nombreuses, en petits bouquets, remplacées par des baies rouges. Il offre une multitude de variétés à fleurs doubles, blanches ou roses, tiès odorantes ; à fruits jaunes, à feuilles panachées ; la variété à fleurs roses est connue sous le nom A' aubépine de M al ion. Toutes ont les rameaux garnis de nombreuses épines aurées, droites.

L'E. d'Espagne , dite azerolier , pommette, ressemble beaucoup au précédent , mais est moins épineux, a les feuilles moins divisées , les fruits plus gros , rouges ou jaunes.

L'E. ergot de coq ( M. crus-galli ) est encore assez serr. blable , mais ses épines sont plus longues.

L'E. royale , dite petit corail , prend ordinairement la forme de haute tige ; formant une jolie tète ; les rameaux sont très - épineux et ornés de bouquets de grandes fleurs remplacées par des baies du plus beau rouge.

L'E. buisson ardent ( M. pyracantha ) , vient au contraire en buisson très-rameux , très-épineux , à feuilles seulement crénelées , lisses, d'un vert foncé, à fleurs blanches , très-nombreuses , disposées dans les aisselles des feuilles , vers l'extrémité des rameaux dont elles font des espèces de corymbe , remplacées par des fruits du plus beau rouge ; couvert de fleurs ou de fruits , il produit le meilleur effet dans les jardins, où on ne saurait trop le répandre; de plus, il est toujours vert et fort rustique.

L'E. naine (M. Chamœ-Mcspilus) est un arbuste qui

4lb ARRHES

ne dépasse pas quatre pieds, à feuilles ovales, pâles en dessous , à fleurs rotjgcatrcs.

Le Kkfmer cotonneux est aussi fort petit et a les rameaux couche*! ; ses feuilles, d un vert foncé en dessus, sont cotonneuses en dessous, les fleurs blanches, les fruits rouge*.

Le N. amelanehier. à feuilles presque rondes, velues en dessous; le N, à feuilles ovales , et le N. à feuilles d'arbottsier qui les a lancéolées, dentées, luisantes , ont de l'analogie entre eux; leurs fleurs, rougeatres dans la dernière espère , sont en grappes ; ils parviennent à hauteur d'homme.

Le N. du Canada , à feuilles dente'es, glabres; le N. en èpi ; le N. n grappes, à feuilles velues, ont aussi les fleurs en grappes: ils surit de plus grande taille.

Le N. à feuilles de sorbier est le seul qui ait les feuilles Composées. C'est un bel arbrisseau, à grandes fleurs bien disposées en corvmbe , très-apparentes et d'un grand effrt , mais qui est peu répandu (i).

c|. Sop.niEït, renferme plusieurs arbres dont l'effet est agréable dans les jardins par leur port, leur feuillage léger et composé , leurs corymbes de fruits appareils , excepté la seconde espèce dont la croissance est lente et la culture difficile, Ces arbres ne sont pas délicats; on les multiplie principalement de graines, qu'il est préférable de semer en place, et qui ne lèvent guère que la deuxième année.

Le S. des oiseaux ou sauvage . dit cochéhe , a les rameaux peu nombreux , alongés; les feuilles composées de

(i) Néflier r> feuillet de Tanaisic ( Mespilus tanacatifolius ) , à fleuri Hanches et fruits aunes.

Néflier tri s- odorant (M. odorantissima) ; fleurs très-odorantes; fruits ronges.

Beaucoup d'autres espècesqui sont : Mespilus japoniea^tometitesa^ spatittata , (ixilierrr* , sanguinca t linearit , luricio , oliwformis , prunifolm , nignt y punrtittiy looatn , rjr-tlininna , glandttîosa , Jissa , tatifolia , comtaniinopontana , crl<>ava , eaccinea , aronia , maxima ; pyrifo* iia , tipiifoUn , maura. Tous ers arbrisseaux produisent un charmant «flel par U diversité de Jeurs fruits et de leur feuillage toujours d'un oeau vert.

D ORNEMENT, Çlj

folioles oblongues , dentées ; les fleurs nombreuses, blanches , remplacées par des fruits ronds du plus beau rouge.

Le S. domestique ou cormier a le bois très-beau et très-dur, et est d'un bel aspect. , soit au printemps par ses nombreuses fleurs blanches et ses feuilles composées de folioles presque rondes, velues en dessous: soit en automne par ses fruits, assez gros, ronds et rougeâtres , ou allongés et jaunâtres , il mérite donc à tous égards d'être multiplié ; mais il souffre avec peine la transplantation et ne peusse pas vite.

Le S. hybride a les feuilles profondément divisées et de forme très-variée, mais très-velues en dessous; les fleurs sont également blanches, et les fruits d'un jaune rougeatre.

Le S. oV Amérique est un arbrisseau qui ne dépasse pas dix pieds ; il a les rameaux très-droits, ainsi que les fleurs ; les feuilles plus pointues, les fruits d'un beau rouge.

10. ALIVIER (cratœgus) , arbres qui ont beaucoup d'analogie avec les précédens et croissent aussi lentement, mais produisent un bon effet dans les jardins, par le contraste de leurs feuilles vertes d'un côte , blanches de l'autre; par leur beau port, enfin, par leurs nombreux bouquets de fleurs et de fruits. On ne les multiplie guère que de graines, qui ne lèvent que la deuxième année, et encore avec assez de peine , ainsi que de greffes sur poirier, néflier, coignassier.

L'A. blanc , ou alouchier, se distingue par ses feuilles coriaces , ovales , dentées , velues et blanches en dessous, et ses fruits d'un beau rouge en corymbes.

L'A. à longues feuilles , dit alouche de Bourgogne , à feuilles allongées, aiguës, à fruits beaucoup plus gros.

L'A. de Fontainebleau a les feuilles coriaces, presque rondes, à neuf lobes peu profonds, velues et très-blanches en dessous, très-grandes; les fruits ovales et jaunâtres.

L'A. à feuilles dêcounèes , ou allier, a les feuilles presque rondes , et à neuf lobes aigus et dentelés , mais d'un vert pâle et non velues ; ses fruits d'un rouge verdàtre f i).

(i) Le genre alisier n'existe plus ï il a été démembré , et les espèces cjui le composant out M transportas (Uus différons autres genres»

Cinq genres appartiennent à la famille des légumineuses.

I. Fevier (Gleditsia), arbres très-remarquables et de l'effet le plus pittoresque dans toutes sortes de position

Ear leur charmant feuillage composé, fort léger, d'un eau vert , et par leurs épines nombreuses et très-grandes, qui les rendent aussi très-propres à former des haies. lis préfèrent les sols légers et sablonneux , et demandent quelques soins dans leur jeunesse; on ne les multiplie guère que de graines, et les espèces rares de greffes sur le triacanthos.

Le F. à trois épines (triacanthos) , dit aussi acacia triacanthos, est un bel arbre à vaste tète, à rameaux e'talés et nombreux; ils sont garnis de feuilles deux fois ailées, composées de folioles très-étroites, du plus beau vert, au nombre d'environ douze à quinze patres et d'une

sortent , en outre , des paquets d'épines beaucoup plus

Mais, comme ces révolutions botaniques ne sont point encore connues de la plus grande partie des cultivateurs, et aussi pour nous conformer aux vues de notre auteur , nous rappellerons ici les espèces qui composaient ce genre et qui ont été omises , quoique aussi agréables et aussi cultivées que cetles qui sont indiquées dans le texte. Nous observerons d'abord que V alisier a longues feuilles est simplement une variété de V alisier blanc.

Alisier terminal ( Crataegus terminalis ) ; de vingt pieds ; feuilles ovales , incisées ; fleurs blanches , fruits rouges.

Ali rier amelanchier ( C. ame anchicr ) ; de huit à dix pieds; feuilles ovaîes-arrondies : fleurs grandes, d'un blanc roussatre; fruits d'un bleu neiràtre.

Alisier a épi( C. spicala) ; dé cinq à six pieds; feuilles arrondies; fleurs petites , en épis ; fruit assez gros, rouge.

Alisier amrlanchicr de Choisy ( C. racemosa ) ; de dix a douze pieds; feuilles olilongucs , fleurs blanches , à pétales linéaires ; fruits noirs.

Alisier h feuilles de sorbier ( C. sornifolia ) ; feuilles ailées; fleurs blanches ; fruits noirs.

Alisier lu'sanl ( C. glabra ) ; de huit à dix pieds; feuilles grandes, luisantes; fleur* blanches, lavées de rose.

Aliùer de Vlnde (C. indica); cette jolie espèce est d'orangerie. FeuiîJea orales, dent.-ei ; en mars, charmantes grappes de fleurs bJ anche* «m légèrement rosées.

grosses et plus longues ; les fleurs sont peu apparentes mais remplacées par de grandes gousses, souvent contournées , de couleur rougeâtre. Ou doit le placer en bonne exposition si Ton désire obtenir des graines en maturité.

Le F. monosperme diffère fort peu du précédent, mais a les feuilles et les épines plus petites. Ce qui le distingue, ce sont les gousses presque rondes, ne renfeimant qu'une graine.

La Chine nous a fourni trois espèces de féviers qui se ressemblent entre eux, et diffèrent peu du pommier , tous sont très-épineux , à nombreux rameaux , à feuilles deux fois ailées , d'un beau vert. Le F. de la Chine est l'opèce la plus rustique; il ressemble beaucoup au triacanthos, mais a les folioles plus larges. Le F. ferox est encore plus épineux et a les folioles d'un vert foncé , très-luisant ; il forme facilement touffe. Le F. à grosses épines, fort rapproché du précédent.

Le F. de la Caspienne est encore plus beau que tous ceux-ci ; ses rameaux sont très-étalés , souvent contournés dans leur jeunesse ; son feuillage plus composé et plus grand; les épines très-longues, recourbées et applaties.

i. CHICOT (Gymnocladus) , très-grand arbre du Canada , mais restreint ici à la moitié de sa taille , c'est-àdire à environ trente pieds: du reste, il est bien acclimaté en France, et tient un rang distingué dans les jardins; il est aussi connu sous le nom de bonduc; ses rameaux , dépouillés de feuilles, sont trè»-nus , et pour ainsi dire décharnés, il a l'air d'un chicot ; mais ils font le plus bel effet quand ils sont garnis de leurs feuilles , longues de

Plusieurs pieds, deux fois divisées, et à folioles nomreuses en cœur. Les fleurs paraissent au commencement de l'été, sont blanches, tabulées et disposées en petites grappes. Cet arbre ne demande de soin que pendant la première année de sa vie; il doit être garanti des gelées; on le multiplie de graines et aussi de marcottes composées de racines et de rejetons. Son bois, préparé , prend une couleur rosée.

3. Gainier (Cercis)f connu sous le nom iïarbre de Judée , l'un des arbres les plus agi é > bles dans toutes

sortes de jardins cl de situation, en arbre , en touffe, en

Ealissade , en berceaux, en boules, etc., tant par son eau fc ai liage , que n'attaquent jamais les insectes , que par ses innombrables fleuri, ordinairement roses, qui rouvrent son tronc , ses branches et ses rameaux avant le développement des feuilles, et durent fort long-temps. De plus, ecl arbie est fort rustique, s'accommode de tout terrain et de toute exposition , et se prèle facilement à la taille. Il faut seulement prendre quelques précautions pour garantir des geie'es les pousses et les racines des jeunes plants. On en cultive deux espèces à-peu-pres semblables.

Le G. commun , dit ai-bre de Judée ♦ a de très-grandes feuilles, arrondies, entières, luisautcs, d'un vert tendre; des fleurs roses , disposées en petits paquets; les gousses très-aplaties , et de couleur brune.

Le G. du Canada diffère fort peu du précèdent, mais «es feuilles ont une pointe, ses fleurs sont plus petites et plus pâles; il offre les mèmes'agrémens , et ses jcuues pousses sont moins sensibles aux fortes gelées.

4» SoPHORE (Sophora). L'espèce du Japon est un fort bel arbre , très-bien naturalisé maintenant en France ; il se distingue par ses rameaux d'un vert foncé et mouchetés ; ses feuilles composées de nombreuses folioles , oblongues , d'un vert très-sombre en dessus , glauques en dessous ; ses fleurs sont blanches , nombreuses , disposées en grappes à l'extrémité des rameaux , très-recherc hécs des abeilles, mais ne paraissent que sur les pieds un peu forts ; le bois de cet arbre parait fort dur ; au reste , sa tige forme de très-belles masses, dont la couleur rembrunie est précieuse pour les contrastes. On le multiplie principalement de graines, qu'il faut plarer en terre de bruyère et abriter pendant le premier hiver ; on ne doit pas négliger de mettre à profit tonlcs les petites racines coupées, en les greffant en fente avec des rameaux ; on obtient par là promptement de nouveaux individus.

On connaît un grand nombre d'espèces de sophores , mais qui exigent 1 orangerie ou la serre; cependant on peut cultiver en pleine tene ; mais a\ ce de grandes prë-

cautions eontre le froid , et le S. à petites feuilles et le S. têtt aptère (i).

S. Cytisse ( Cytissns ) , renferme plusieurs arbres et arbustes d'un effet fort agréable dans les jardins , surtout lorsqu'ils sont en fleurs, et qui y sont aussi très- répandus. Les principales espèces cultivées sont :

Le C. des Alpes , dit faux chênier , aubonrs ( Laburnum ) f dont le bois est très-dur, et pourrait être utilisé ; c'est ùn arbre nui vient fort bien eu tige ou en taillis, croit rapidement dans sa jeunesse , se pl ait dans toutes sortes de terrains , enfin est fort rustique. On le multiplie facilement de graines; il a les rameaux verclaires , très-chargés de feuilles ternies , ovales, un peu velues, d'un vert foncé, et de fleurs jaunes, disposées en belles grappes pendantes : une variété , dont M. Bosc fait une espèce , a les feuilles plus larges , les fleurs plus odorantes (2).

Le C. des jardins à feuilles ses si les % dit trtfolium9 arbuste qui vient en touffe, et fournit de sa racine un grand nombre de drageons qui servent à le multiplier, ce qu'on peut aussi faire de graines; ses feuilles, petites, sont à trois folioles, presque rondes, d'un vert foncé ( voyez pl. I, fig. G); les fleurs, jaunes, petites, forment de petites grappes fort droites.

Le C. à épis (nigricans). arbuste à feuilles composées de trois folioles ovales , velues en dessous; les fleurs, jaunes, odorantes, formant de longs épis.

(1) Le sophora du Japon a une variée* très-pittoresque : Sophora pleureur ( S. pendula ) , a rameaux peiidans dans une direction presque perpendiculaire. En le greffant sur son type , sur une lige élevée, il produit un effet analogue à celui du saulo pleureur , mais beaucoup plus caractérise.

On cultive en serre les espèces suivantes :

Sophora doré ( S. aurca ) ; feuilles ailées ; en juillet , fleurs jaunes. Serre chaude.

Sophora du Cap ( S, capensis ) ; tige blanchâtre ; feuilles ailées , blanchâtres. Serre chaude.

Sophora soyeux (S. sericea ); feuilles simples, soyeuses et argenle'es , ovales-elliptiques. Orangerie.

(2) Cette espèce a fourui une variété très-curieuse àftuillés de ehSn* ( C. lahurniim quercifolium ) ; ses folioles, ordinairement au nomurt di cinq, *ont échancrée* comme des feuilles de chêne.

Le C. h feuilles pliées , dont les folioles sont souvent pliëes dans leur longueur: le* (leurs nombreuses forment une belle grappe terminale.

Le C. velu , à feuilles ternées , très-veines , sVlevanfc fort peu , mais formant de jolies touffes à fleurs jaunes rc'unies en téte. Le C. en tête et le C. à fleurs pourpres en diffèrent peu, et se multiplient tous de semences; mais ce dernier , qui a les rameaux couchés, produit un meilleur effet greffé sur le faux ébénier.

Les trois derniers genres des arbres de moyenne taille sont :

I. SUMAC (Hhus, f. destérébinthacées), genre nombreux en arbres et arbrisseaux, dont les propriétés sont suspectes , mais dont plusieurs sont employés dans les arts et la médecine , ou produisent un charmant effet dans les jardins paysagers ; tous sécrètent une sorte de résine très-forte, souvent astringente ; ces végétaux ont souvent, dans le climat de Paris, les jeunes rameaux gelés , mais cette perte est bientôt réparée par les racines ; on les multiplie presque exclusivement par le moyen des rejetons, qui sont ordinairement fort nombreux, tandis qu'il est fort rare que les graines parviennent à maturité. Les principales espèces cultivées dans les jardins sont :

Le S. de Virginie, qui ne dépasse guère quinze pieds, à rameaux écartés, peu nombreux, couverts de poils rouges ; leur extrémité surtout est garnie de grandes feuilles composées de folioles d'un beau vert, lancéolées, dentées, velues en dessous , avec impaire , terminée par un long paniculc de fleurs amarantes ; ses feuilles prennent en automne la plus belle teinte rouge. Cet arbrisseau, |»eu délicat, craint l'humidité , et vient mieux dans les sols légers et au soleil.

Le S. élégant diffère fort peu du précédent, si ce n'est que ses folioles ne sont pas velues en dessous , mais blanches ; leur surface supérieure est luisante.

Le S. des corroyeurs , dit rouvre , a IVcorce velue, les folioles ovales, velues en dessous ; les fleurs verdâtres, en panicules peu appareils ; il n'aprochc pas des deux premiers qui sout du plus bel effet.

Le S, glabre , à folioles non velues 9 mais glauques en

dessous, à grosses panicules verdâlres , est plus élevé que les précé riens et d'un aspect pittoresque.

Le S. copulin a les folioles nombreuses, lancéole'es , entières ; les fleurs , de couleur jaune, sont portées sur des grappes qui sortent de l'aisselle des feuilles ; il s'élève peu et demande une bonne terre légère.

On cultive encore le S. vernis , à fleurs blanches disposées en grappes ; niais on prétend que son attouchement produit une maladie de peau assez semblable à la gale : quoi qu'il en soit , on doit , dans tous les cas , bannir des jardins le S. toxicudendron , dit arbre à la gale, dont les propriétés malfaisantes sont certaines (i).

.Mais on ne saurait trop répandre dans les bosquets et les massifs une espèce charmante qui forme touffe ou buisson arrondi , et devrait former un genre à part : c'est le S.fustet(\{t cuti nus), dit bois jaune y qui atteint environ dix pieds ; ses rameaux sont grêles, souvent tortueux; ses feuilles simples, à long pétiole, arrondies, entières, lisses et d'un beau vert ; ses rameaux se terminent par de longs panicules composés de divisions filamenteuses trèsnombreuses, portant à leur extrémité de petites fleurs blanches, puis rouges, mais qui avortent sur la plupart : rien de plus pittoresque que ces panicules qui ressemblent à une chevelure en désordre ; on multiplie cet arbrisseau de marcottes ou de déchirement des vieux pieds (2).

a. Figuier (Ficus , f. des orties). Nous avons déjà dit qu'un grand nombre d'espèces étaient cultivées dans les serres ; celles dont on peut se servir pour ornement sont celhs dont on mange les fruits ; comme nous leur avons consacré ailleurs un long article , nous nous bornerons à dire que, dans les jardins paysagers, ces arbres forment des touffes superbes, très-remarquables par leur

(1) Le premier n'a rien produit sur root.

Note de V Auteur.

(s) Sumac aromatiqm ( films ammatieum ). Arbrisseau de sept à> huit pieds, très-touffu ; feuilles ternées, aromatiques quand on Us froisse. On cultive encore les sumacs ktterophjUum ttvimina/e-

beau feuillage fonce' et découpé ; mais on doit les mettre en bonne exposition.

3. Noisetier , Coudrier {Corylus, f. des amentacées ). L'espère la plus répandue en France s'y rencontre partout dans les bois, les buissons, les baies, autour des rocbers , dans les plus mauvais terrains , qu'elle

Sarnit de ses touffes épaisses ; on la plante également ans les jardins paysagers , dans beaucoup d'endroits où d'autres arbres auraient peine à venir, ainsi que pour former le fond des taillis, et de plus dans tous les jardins on cultive quelques pieds de ses meilleures variétés pour ses fruits dont on mange les amandes. La variété commune ou des bois , dite coudrier , caure . vient dans tous les sols, mais acquiert une taille très -différente en raison de leur qualité ; elle croit très-rapidement pendant les premières années , et ensuite fort lentement ; son bois est employé à beaucoup d'usages et dans un vaste parc où Ton ne veut pas tout sacrifier à l'agrément, c'est certainement une des plantations que l'on doit préférer. On distingue le coudrier à ses rameaux flexibles , élancés , à ses feuilles assez grandes, presque rondes avec une pointe, dentelées, ridées et couvertes de poils, enfin accompagnées de stipules et d'un vert plus ou moins foncé : les fleurs paraissent au milieu de I hiver ; les mâles sont des chatons pendans ; les femelles s'aperçoivent à peine et sont remplacées par des fruits ligneux contenant une amande , et enveloppés plus ou moins d'un calice moitié foliacé , moitié charnu. Les principales variétés cultivées pour en obtenir les fruits sont connues sous le nom iïaveiinier, et ont en général le feuillage d'un vert plus foncé ; Tune a l'amande rouge et allongée , l'autre la noisette presque ronde, mais beaucoup plus grosse que celle des bois : on multiplie très-facilement ces noisetiers de toute manière , mais surtout de rejetons pour les variétés . de semis pour l'espèce commune.

Le N. de Byzance est un très-bel arbre qui atteint soixante pieds d'élévation, a un très-beau port, et est généralement employé en Turquie pour les constructions mêmes navales : il serait précieux à multiplier en France où il est parfaitement naturalisé : on le reconnaît à son •corce blanchâtre se soulevant par lanières j à ses feuille*

Jj ORTïEMK NT. 4^5

découpées , plus velues ; à ses fruits petits , ronds , presque entièrement enveloppés par le calice très-charnu ; on le multiplie de toutes façons.

LeN. à bec est un arbrisseau peu élevé formant touffe ; on le distingue à ses feuilles en cœur pointues ; à son calice très-velu et dépassant de beaucoup le fruit (i).

§. II. Des arbres de première grandeur à Jeu Mes

caduques.

Le nombre des arbres de grande élévation qu'on peut cultiver dans nos climats est assez considérable : parmi ceux qui ne conservent pas, du moins la plupart, leur feuillage vert pendant toute Tannée, trente genres renfermant plus de trois cents espèces sont forestiers , trèsrustiques et cultivés plus encore pour leur utilité que pour agrément ; quelques-uns cependant ne le sont que dans les jardins, mais souvent plus à cause de leur rareté qu'à cause de leur délicatesse ; tous, au reste, entrent avec honneur dans la composition des grandes plantations de toute nature, les uns étant indigènes , les autres parfaitement naturalisés.

La seule famille des amentacées en renferme plus de la moitié ; ceux qui appartiennent à aifjérens ordres sont au nombre de seize.

1. GlNGO {Ginkgo. Monœcie polyandrie de Linnée) , n'a pas encore été classé dans les familles naturelles du Jardin des plantes : la seule espèce connue , dite biloba , est un grand arbre de la Chine et du Japon , qu'on peut cultiver en pleine terre dans nos climats, mais à bonne

(i) On vient d'introduire dans nos jardins une très-belle variété de noisetier à feuilles d'un pourpre fonce, tranchant d'une manière très-pittoresque sur le vert des autres arbrisseaux.

Deux autres espèces que celles mentionnées par l'auteur sont cultivées dans les jardins d'agrément.

L'une , le noisetier du levant (Corylus colurna) , est un arbre pyramidal, s'élevantà quarante ou cinquante pieds; ses feuilles sont grandes tt luisantes.

L'autre , le noisetier d'Amérique (Corylus Americana), est un arbuste de quatre à cinq pieds , formant un buisson touffu; ses feuilles sont tvales-oblonguts, acuminéei,

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