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720. Ses profits.— La basse-cour est certainement très profitable à toute personne active et soigneuse qui sait Jui donner les soins convenables. C’est de fait l'industrie agricole qui convient le miéux aux cultivateurs pauvres, puisqu'elle demande le moins de capital et donne son rendement en argent sonnant, de jour en jour, pendant toute l’année, lorsqu'elle est bien administrée, Prenons, par exemple, un fermier qui prend possession d’une terre à l'automne, S'il ne sait pendant l'hiver tirer parti ni de ses vaches, ni de ses poules, il n'aura de sa terre aucun produit à vendre jusqu’à l'été suivant. Si, au contraire, il sait produire le lait et les œufs pendant l'hiver, ces deux industries réunies pourront payer les dépenses du ménage et même laisser un surplus,
721. Elevage des volailles.— Dans l'élevage des volailles de tout genre : pigeons, poules, canards, oies et dindes, il est indispensable au succès que les parents, mâle et femelle, soient de beaux, forts et vigoureux spécimens de leur espèce. En règle générale, il est très important qu'ils n’appartiennent pas à la même famille, autrement on court risque d'arriver à une prompte dégénérescence, et à la diminution du nombre des œufs fécondés. Nous sommes convaincu que le manque de succès dans la piuyart des cas, où les bons soins ne font pas défaut, vient de Ïa parenté trop rapprochée entre les parents, qui le plus souvent descendent des mêmes familles, de génération en génération.
722. Changer de mâle. — Les éleveurs de volailles devraient changer de mâles au moins tous les deux ans, sassurant d'abord un sang absolument nouveau, mais toujours de même race, puis une parfaite rusticité aussi bien que les qualités qui assurent les profits. De cette
manière, on devrait obten'r de beaux, vigoureux, et profitables produits de leur espèce. Autrement les œufs seront fécondés en moins grand nombre, les volailles diminueront de grosseur, de génération en génération, et seront plus
exposées aux maladies qui pourraient se déclarer dans la basse-cour. Enfin, les œufs des poulettes ne seront fécondés qu'autant que le coq sera dans toute sa force, où il n’atteint que dans sa seconde année. Nous traiterons plus à fond la question de l'élevage des animaux en général, dans le chapitre suivant,
723. Conditions d’une ponte abondante. — Pour que les poules pondent bien, il faut : 10 qu'elles soient jeunes, 20 qu'elles aient suffisamment d'espace, 30 qu'elles soient bien nourries, dans un endroit propre, chaud, bien éclairé et bien ventilé. Une poulette du mois de mai, si elle est bien soignée et de bonne race, pondra dès le mois d'octobre ou de novembre, Un an après la première ponte vient la mue, qui arrête complètement la ponte, et dure d'autant plus longtemps que la poule est plus vieille, De là l’importance d'élever les volailles de grand printemps, et de ne conserver après la première année que les plus belles et les meilleures pondeuses pour la reproduction, et aussi quelques bonnes couveuses, engraissant et tuant toutes les autres,
724. Le coq et la ponte.—La présence d’un coq n’est pas indispensable à la ponte. Son absence n’empêchera pas les poules de donner des œufs, qui n'étant pas fécondés se conserveront même mieux. La fécondation des œufs n'est utile qu'autant qu'ils doivent être couvés. Il n’est donc pas nécessaire de garder plusieurs coqs, puisque cinq à six bonnes poules pondent généralement plus d'œufs
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725. Les meilleures pondeuses sont rarement d'excellentes couveuses. Les cultivateurs qui désirent avoir beaucoup d'œufs en hiver feront bien de se procurer les leghorns E'ances. Cette race est parfaitement rustique, et pond jusqu’à 166 œufs en moyenne pendant l'année, dont une grande partie en hiver, Ses œufs sont généralement beaux, et pèsent environ 27 oz. la douzaine.
726. Les meilleures couveuses pondent souvent de bonne heure l’automne et cherchent à couver de grand printemps. Les espèces les plus utiles comme couveuses hâtives sont les brahmas, mais il est bon de choisir celles qui ne son pas très grosses, afin qu'elles ne brisent pas leurs œufs pendant qu'elles couvent. Ces espèces pondent de gros œufs, mais en petit nombre, et leur ponte ne dépasse pas la centaine dans l’année. Elles donnent beaucoup de chair, d’une qualité moyenne.
727. Pondeuses couveuses.—Les Plymouth rocks sont d'excellentes volailles, qui réunissent à un haut degré les deux aptitudes, de pondeuses et de couveuses, Elles pondent environ 120 œufs en moyenne pendant l’année, et les œufs sont un peu plus gros que ceux des Leghorns, Cette volaille est très appréciée pour sa forme, la qualité de sa chair et sa précocité. Les cultivateurs feront donc bien de s’en procurer, et de les soigner comme il convient pour assurer le succès.
728. Nourriture d’été.—A l’état de nature, la principale nourriture des volailles en été consiste d'abord et surtout en insectes des champs. Elles consomment en sus des herbages, et se nourrissent de plus des grains et
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graines qu'elles trouvent. Il est bon de se rappeler ce principe et de fournir aux volailles, plus ou moins enfermées, ce qui se rapproche le plus de la nourriture qu’elles recherchent de préférence, en liberté.
729. L'eau propre et fraîche est indispensable au succès et quand même tout le reste serait parfait, les volailles ne progresseront point et ne seront pas profitables, si elles n’ont pas, en quantité suffisante, une eau toujours propre et fraîche. C’est un point qu'il ne faut donc jamais négliger.
730. Poulailler d'été mobile. — Ki les cultivateurs veulent avoir le plus grand profit de leurs volailles, ils auront à se faire un poulailler sur roues, dans lequel ils mettront leurs volailles au printemps, aussitôt le temps venu de travailler la terre, Les volailles, amenées aux champs, au moyen du poulailler roulant, suivront la charrue, la herse, etc. Elles débarrasseront le cultivateur d'une quantité énorme de vers à choux et d'insectes nuisibles de tous genres. Elles trouveront ainsi leur vie presque toute entière sur les champs que l’on travaille. et il suffira de leur jeter le soir un peu de grain dans leur poulailler et autour, pour qu'elles s'y réfagient, afin d'y pondre où d'y passer la nuit, à l'abri des mauvais temps et des animaux nuisibles. Ce poulailler servira aussi dans les prairies, après les foins.
731. Modèle du poulailler roulant.—Il est facile de se faire, à temps perdu, une cabane comme celle représentée par la fig. 188. Elle a 5 pieds de largeur et 10 de longueur, 4 pieds de carré et 64 pieds sous le toît. Eile doit être faite solidement, mais avec du bois léger; la charpente doit être à tenons et mortaises. L’entourage peut
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Le haut
des pignons doit être à jour, mais fermé au moyen de
à empêcher le vent et la pluie d'y pénétrer.
toile métallique, de manière à aérer le poulaiiler, sans HEAR permettre l'entrée d'animaux sauvages qui pourraient
s'attaquer aux poules. À l'intérieur, on placera deux
Fig. 188.—Poulailler roulant. (1)
perchoirs de 3 pouces carrés, à un pied des longs pans, et sur toute la longueur du poulailler. On pourra ainsi abriter facilement environ 50 volailles, au besoin.
732. Nids couverts. — Nous recommandons de faire sur un des longs pans, et à l'extérieur du poulailler, une angée de nids couverts, dans lesquels les poules entreront par l'intérieur du poulailler. Elles seront ainsi à l'abri, et comme cachées pour pondre, conditions que les poules recherchent toujours pour leur nid.