‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 116 sur 215 · Lait caillé, etc.—Le lait écrémé sous toutes ses · texte numérisé non relu

Lait caillé, etc.—Le lait écrémé sous toutes ses

formes est fort recherché par les volailles. Ceux qui en

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ont en abondance feront bien d'en faire une petite part aux volailles, surtout pendant l'engraissement, A cette époque, le lait mélangé aux grains moulus permettrt de faire des boulettes, avec lesquelles on engraisse les

volailles rapidement et très économiquement,

742. Gravier; mortier ; terre sèche.—Le gravier est indispensable aux volailles, celles-ci n'ayant pas de dents moulent leur nourriture dans le gésier, au moyen de graviers ou de toutes autres matières très dures qu'elles peuvent trouver, Le mortier leur est nécessaire pour former la coquille des œufs. Sans chaux, les poules ne pourront pas pondre l'hiver, ou leurs œufs ne seront pas complets ; ou, si elles pondent, les œufs seront dévorés, afin de se procurer la chaux nécessaire à la coquille. Quant à la terre sèche, où à la cendre etc. elles en ont besoin pour s'y rouler et combattre ainsi les insectes qui les attaquent en grand nombre et se cachent üans leurs plumes, La terre sèche est d'ailleurs le ineiïlleur moyen de conserver la santé aux volailles en hiver, et tout cultivateur soigneux devrait s'en faire une grande provision avant les pluies d'automne, et en garder dans une boîte assez grande, qu'il tiendra constamment bien pleine, à la portée de ses volailles.

743. Propreté. — La propreté est indispensable au succès. Il faudra donc blanchir à la chaux tout le poulailler, au moins deux fois par an et mettre de la terre sèche mélée à un peu de chaux éteinte dans le fond des nids, des perchoirs, sur les mues, enfin partout où les insectes font leur nid. Ilest utile de faire en sorte que les nids, les perchoirs, les mues etc., se démontent facilement, afin de les nettoyer dans toutes leurs parties, deux fois par année au moins.

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MANUEL D'AGRICULTURE. 313 744. Engraissement des volailles. — L'engraissement des volailles doit se faire rapidement, donnant alors à la volaille le moins d'exercice possible, tout en maintenant la sa té et surtout la bonne digestion chez l'animal, La nour'iture doit être très riche et variée. Les moulées préparées au lait doux écrémé sont for appétissantes et donnent un excellent résultat, Pour les poulets, poules et coqs d'engraissement, le meilleur système à suivre est de les renfermer séparément, dans un endroit appelé mue, et de leur donner toute la nourriture qui, sans perte, les engraisser:

en trois semaines environ.

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745. Les renfermer.— La plupart de nos cultivateurs engraissent leurs

volailles sans les rcutermer, Ils perdent certainement par cette méthode près de la moitié de lu

Fig. 190.—Mue fermée,

nourriture, par le fait que la volaille en liberté prend trop d'exercice et ne peut guère engraisser parfaitement,

746. Les sépa er. — Celui qui veut engraisser ses volailles, dans les meilleures conditions, doit les séparer les unes des autres, les mettre à la noirceur, les tenir très proprement, et leur donner une nourriture économique, mais qui porte à l'engraissement.

747. Mues.— Les deux gravures ci-jointes représentent de petites boîtes appelées mues, dans lesquelles on renferme la volaille pendant l’engraissement, lequel peut durer environ trois semaines. Ces mues sont construites de telle façon qu’on puisse les démonter entièrement et facilement, Le cadre extérieur, fait en planches ordinaires de 14 pouce, et profond de 15 pouces, est attaché solidement au moyen de vis. Les pièces du cadre offrent des entailles, larges d'un pouce et profondes d'un demi-pouce, pour recevoir les planches qui forment les divisions ; à l'arrière , d’étroites lattes vissées et espacées d’un pouce l'une de l’autre laissent la ventilation libre et complète.

Chaque mue est fermée en avant par une porte en planche très mince attachée aux montants avec des morceaux de cuir, et assez courte pour laisser en bas un espace de 14 pouce pour la ventilation. Au centre de cette porte se trouve une ouverture large de 3 pouces et haute de 10, par laquelle la volaille prend sa nourriture.

Lorsque l'animal sera rassasié, on fermera cette ouverture par une planche à coulisse, rendant la mue très obscure. Le fond de la mue est formé d’une planche mobile épaisse d’un demi-pouce ; cette planche glisse à sa place dans des rainures convenables, taillées dans les montants, et reçoit toutes les déjections. La planche O se prolonge d'environ

Fig. 191.—Mue ouverte.

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4 pouces à l'extérieur de la mue, formant une plate-forme étroite, par laquelle on peut facilement la pousser ou la retirer, pour la nettoyer chaque jour. Sur cette plateforme et en avant de chaque mue, est placé un petit auget en bois ayant 3 pouces de largeur et de profondeur, et 11 pouces de longueur à l'intérieur. Formé de planches d’un pouce, il doit être parfaitement de étanche, et divisé en deux compar- NRTANEER

timents, l’un de 3 pouces à l'intérieur pour l’eau, et l’autre de 7 pouces, pour la nourriture. Il y a de plus un grillage (figure 193) sur lequel se tient la volaille. Ce grillage, fait de lattes, glisse entre les montants, à 14 pouce au-dessus de la planche du fond décrite ci-dessus.

748. Nourriture d’engraissement.—La nourriture qui convient le mieux à l’engraissement des volailles doit être préparée avec du grain moulu. Les farines mêlées de blé-d’inde, de sarrasin, d'orge ou d'avoine, même celle de pois, conviennent parfaitement. On détrempe chaque jour ces farines avec un peu de lait écrémé, ni trop épais hi trop clair, on y ajoute un peu de sel, pour faciliter la digestion et l’on en donne trois fois par jour, ce que l'animal peut en manger sans gaspiller. S'il en avait trop, il faudrait enlever les restes après un quart d'heure et fermer la petite porte en face de l’auget, afin d’exciter d'avantage l'appétit de la volaille d’un pas à l’autre.

Fig. 193.—Grillage.

Il faut surtout veiller à ce que la nourriture soit bien fraîche et qu'elle ne surisse nullement. On peut ajouter à la pâtée, un peu de patates bouillies muis il fau compter surtout sur les farines grasses et le lait, qui poussent à l’'engraissement mieux que toute autre nourriture,

749. Quand tuer ? — Si la volaille perd l'appétit, il vaut mieux la tuer sans délai. Ordinairement ce manque «appétit indique que la volaille à pris toute la graisse dont elle susceptible. En règle générale, il vaut mieux ne pas pousser l'engraissement au-delà de trois semaines ; on serait exposé à voir dépérir la volaille.

750. Chapons.—Les coqs, auxquels on à enlevé les organes de reproduction, deviennent des chapons. Cette opération à l'effet de faire grossir considérablement les volailles, et de les engraisser à peu de frais, leur conservant toutes les qualités des jeunes poulets, même à l’âge de 11 à 12 mois. Si cette opération, qui n’est pas difficile, était enseignée tout spécialement dans nos écoles d'agriculture, et par un conférencier spécial, on verrait bientôt se créer ici une nouvelle industrie, qui conviendrait parfaitement à notre climat, puisqu'il est difficile sinon impossible de se procurer de jeunes poulets bien venus en dehors de l'été ct de l'automne, À notre avis, aucune industrie agricole n'est en mesure de donner plus de profits, à l'heure actuelle, que l'élevage judicieux des volailles, et leur engraissement dans des conditions économiques.

751. Incubation artificielle. —On se sert depuis quelques années d'incubateurs, chauffés à l’eau chaude, où au moyen de lampes, qui permettent de fuire couver les œufs avec certitude en toute saison. On se sert aussi de mères artificielles qui permettent d'élever les poulets sous des abris chautfés de la même manière. Ceux qui ont fuit

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MANUEL D'AURICULTURE. 317

un apprentissage complet de lincubation artificielle y trouvent des avantages considérables, Mais nous le répétons : il faut ordinairement, pour réussir, avoir fait un bon apprentissage, sous un maitre soigneux et habile. Voilà encore une industrie qui devrait être enseignée par des maîtres compétents. Ces deux sujets, du chaponnage et de l’incubation artificielle, sont trop complexes pour que nous puissions les traiter ici utilement dans le détail.

752. Canards.—Duns les endroits où il y a, en permanence, une inaure d'eau tout près de la maison, et quand la ménagère peut s'en occuper, les canards peuvent être très profitables, Fls trouveront dans l’eau une partie de leur nourriture, ils pondront presqu'autant que les poules, et les jeunes canurds ke vendent généralement plus cher que les poulets sur les marchés,

753. Meilleures espèces.— La variété qui nous paraît la plus profitable dans la province est l'espèce connue sous Je nom de Pékins. Elle est de grosse tail, très rustique, bien couverte de duvet et pond beaucoup et de bonne heure,

754. Précautions à prendre.—Pour ne point perdre d'œufs, il est essentiel que les environs de la mure, où séjourneront les canes, soient bien enclos, de manière à pouvoir les enfermer jusqu'à ce qu’elles aient pondu, le matin, Autrement elles iraient cacher leurs œufs, qui seraient perdus pour le plus grand nombre, et tout profit possible disparaîtrait,

755. Nourriture.— Les canards vivent en grande partie d'insectes ; il est bon de leur donner, pendant l'hiver et au printemps, des déchets de viande, en petite quantité, mais assez souvent, Le son détrempé avec un peu de

grosses farines mélangées de pois, d'orge, de surrasin et

d'avoine, devrait former la base de leur nourriture, au lever du soleil et une heure avant Ja nuit, IT faut aussi veiller à ne pas tenir les canes très grasses, cela les empêcherait de pondre.

756. Les oies.—FPartout où la ménagère le voudra, l'élevage des oies peut être très profitable, Elles se contentent de très peu de grain donné le matin, et trouvent dans les pâturages, surtout dans les chaumes en automne, toute la nourriture qui leur est nécessaire, même pour leur engraissement.

757. Avantages d’un étang.—Bien qu'il suffise d’un baquet rempli d'eau pour permettre aux oies de s’y laver tous les jours, il est bien préférable de leur faire un petit étang, quand c’est possible, L'accouplement dans Peau assure la fécondation des œufs et permet de garder jusqu'à cinq mères pour chaque mâle, tandis que sans étang il en faut à peine trois. Les oies trouveront dans Peau une partie de leuï nourriture, et s'y développeront davantage.

758. Eclosion.—Aussitôt que les petits sont éclos, il est important de bien soigner les mères, afin que les petits ne manquent de rien et se développent avec rapidité. Les mères doivent être tenues dans une cabane sans plancher, à l'ombre, soit naturelle, soit artificielle, dans un endroit propre et où il ne manque pas d'herbages. Les jeunes oies ont besoin de beaucoup d'exercice, qu'il faut leur donner dans un petit enclos à l'abri du soleil, pour les premiers dix jours; après cela, elles pourront suivre leur mère,

759. Nourriture.— La nourriture qui convient le mieux aux jeunes oies est du blé entier, donné soir et matin, ébouillanté et asséché au moyen d'un peu de farine d'orge ou d'avoine, On variera la nourriture au moyen de patates bouillies, écrasées et mêlées au grain moulu, Après deux

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760. Oeufs couvés par les poules.—$Si l'on fait couver les œufs d'oie ou de cane pur des poules, il faut avoir soin que le nid soit fait duns un endroit assez chaud, mais humide, JT est bon aussi de tremper les œufs un instant tous les jours dans une eau un peu chaude. Après le quinzième jour, on pourra laisser flotter les œufs dans l’eau pendant une minute ou deux. C’est ainsi que l’on remplacera l'humidité que la cune a l'habitude d'apporter tous les jours à ses œufs après s'être baignée.

761. Jeunes canetons.—Les jeunes canetons, que l'on veut engraisser, ont besoin pur jour de plusieurs repas abondants de nourriture toujours fraîchement préparée, et d'être rationnés de manière qu'ils mangent tout, à chaque repas, sans gaspiller, Ainsi soignés, ils engraissent très vite et peuvent être vendus avantageusement dès l’âge de six à huit semaines, pourvu que le marché les paie un prix rémunérateur.

762. Les dindes demandent des soins particuliers pendant les huit premières semaines de leur vie. Pour qui peut donner ces soins, leur élevage est très profitable, Car aussitôt le rouge poussé, les dindonneaux deviennent très rustiques et se suffisent en grande partie à eux-mêmes,

763. Terrains secs.—I[l est essentiel que les dindonneaux soient élevés sur un terrain sec, où ils trouveront des gravois et du gros sable en abondance. Sans ces conditions, leur réussite est presque impossible.

764. Place à part en hiver.—Les dindons ont besoin de prendre de l’exercice pendant l'hiver, Ils ne doivent pas être renfermés au milieu des poules, dans un poulailler étroit, IT faudru au contraire leur faire une place à part et leur donner leur liberté, le plus possible. I leur faut surtout un endroit sec. L'humidité leur est fatale, C’est un point qu'il ne faut jamais oublier.

765. Choisir des parents fortement charpentés.-—Plus les dindons sont gros, plus ils sont recherchés et se vendent cher, Tout en recherchant une santé parfaite, il est important de choisir des parents fortement charpentés. Les mères de moins de dix livres devraient être rejetées. Les mâles devraient peser au moins 18 à 20 1bs sans engraissement,

766. Conservation des œufs à couver.—I1 importe de surveiller les dindes lors de la ponte, afin que les œufs ne soient pas écartés. On enlèvera les œufs du nid tous les jours, en y laissant un œuf en plâtre. On mettra Îles œufs dans le son et on les conservera, en ayant soin de les tourner souvent, dans un endroit sec et frais jusqu'à ce que la mère soit prête à couver, On lui fera alors un grand et bon nid, dans un endroit accessible, d’où lon pourra la surveiller et la lever au besoin, chaque jour, pendant les 28 jours que dure la couvaison.

767. Abriter contre l’humidité.—Pendant les huit premières semaines, les jeunes dindonneaux doivent, autant que possible, être gardés à l’abri des pluies et de l’humidité, lesquelles peuvent leur être fatales. S'il pleut, s'il vente où si le temps est humide, les dindonneaux ne doivent pas sortir du tout, Ils doivent être soignés dans leur cabane tous les matins, sans exception, ils ne doivent sortir que s’il fait beau et après que la rosée a disparu

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en grande partie, Il faut aussi les protéger contre les ardeurs du soleil. Leur cabane doit être grande et propre en conséquence, et doit être placée sur un terrain sablonneux où de gravois. I faudra changer la cabane de place tous les joui+, autant que possible,

768. Nourrir souvent et peu à la fois.—Les dindonneaux ont besoin d'excellente nourriture afin de croître Mais il faut les nourrir souvent et peu à la fois, en commençant au lever du soleil, et en répétant les repas de trois heures en trois heures jusqu'au soir,

rapidement, ce qui est indispensable au succès,

in sortant de la coque, le premier repas à leur donner devrait consister exclusivement en œufs durs écrasés. C’est la nourriture par excellence pour toute jeune volaille, et les vieux œufs même gâtés devraient être cuits durs et conservés pour les dindonneaux ou les jeunes poulets. Pendant quinze jours au moins, les œufs durs devront former la base de leur nourriture, à laquelie on ajoutera du pain rassis, bouilli dans du lait écrémé, de l'herbe à dindes verte et finement hachée, de jeunes oignons, etc. Plus tard, la farine d'avoine ou d'orge, le son et les grosses farines, mélangés au lait écrémé et aux herbages hachés, remplaceront les œufs et le pain. À l'époque des battages du grain, il importe de conserver une abondance de grenailles de tout genre, qui seront très utiles dans l’alimentation des jeunes volailles. Si l’on peut se procurer des restes de boucherie, il sera avantageux après les avoir hachés bien fin, d'en donner un peu chaque jour aux dindonneaux.

769. Perchoirs.—Jusqu'à l’âge de trois mois les dindonneaux doivent être renfermés le soir dans un endroit sec

et frais, tenu bien propre, mais sans perchoirs. Plus tard,

on leur fera des perchoirs de 6 à 7 pouces de largeur, atin de conserver leur forme et d’assurer leur belle apparence.

770. L’engraissement des dindonneaux doit se faire en liberté, mais en ayant soin de séparer les mâles des femelles. Les grains moulus, trempés dans le lait écrémé, forment la meilleure nourriture.

771. L’eau doit toujours être pure et tenue dans un endroit abrité du soleil. S'il n’y a pas d’eau courante à lu portée des volailles, il faut mettre à leur disposition dans des vases bien nets, de l’eau qu’on change plusieurs fois par jour.

Dimensions.

Longueur 6 pieds.

Hauteur 3 pieds.

Largeur ?4 pieds.

à, Porte en grillage.

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