‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 121 sur 215 · ALIMENTATION DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

ALIMENTATION DES ANIMAUX

789. Le but de | alimentation des bestiaux est la transformation des récoltes des champs en divers produits animaux, de manière à obtenir au moins la même valeur en argent que par la vente directe de ces produits, et à conserver à la terre les fumiers que donneront les animaux,

790. L'importance des fumiers ne peut être contestée par aucun cultivateur intelligent, car sans fumier les terres s’épuisent vite, et les meilleures même finissent par ne donner que le quart de ce qu'elles donneront, de siècle en siècle, si elles sont également bien cultivées, et suffisamment engraissées.

791. Nourriture digérée ( Valeur nutritive). — Quelle que soit l'excellence de la nourriture donnée aux animaux et l’appétit de ces derniers, une partie seulement sera digérée et transformée en produits animaux : travail, lait, viande, graisse, œufs, etc., ete. C’est cette partie digérée qui constitue la valeur nutritive des fourrages. Cette valeur nutritive peut varier du simple au double, selon l'appétit de l’animal, son âge, ses besoins, et surtout selon la bonne qualité des fourrages et leur préparation, en vue de les rendre plus faciles à digérer (digestibles).

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792. La partie non digérée de la nourriture des animaux est renvoyée sous forme de fumiers solides et liquides. Ces fumiers constituent la nourriture principale des plantes, qui à leur tour se transforment en fourrages. Cette partie non digérée des aliments, transformée en fumiers, a donc une valeur fertilisante proportionnelle aux matières qu'elle contient.

793. La valeur fertilisante des aliments non digérés s'estime d’après la quantité d'azote, d'acide phosphorique, de potasse, ue chaux qu’ils contiennent, et aussi de matières végétales qui servent à la production de l’humus. Le tableau publié à l’appendice IT donne la valeur fertilisante moyenne de chacun des fourrages consommés, et il est très important d'étudier avec soin cette partie du tableau, surtout pour le calcul de la valeur des produits alimentaires, que l'on achète afin de mieux nourrir nos bestiaux, tels que sons de blé, maïs (bléd'inde), tourteaux de lin et de coton, etc., et de constater quelle est, outre leur valeur alimentaire, la valeur fertilisante de ces produits.

794. L’herbe des champs, en pleine croissance dans une terre fertile et bien égouttée, constitue une nourriture complète pour les animaux, parce qu'elle contient dans de bonnes proportions, les différents éléments de nutrition nécessaires à la production économique du travail, du lait, de la viande, de la laine et, en un mot, des produits animaux. L’herbe des champs peut donc servir de modèle dans l'étude de Ia préparation des différents fourrages dont dispose le cultivateur pour l’alimentation de ses animaux en toute saison.

795. Valeur comparée des fourrages. — Comme les herbages de première qualité ne durent en général que

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