‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 55 sur 215 · Embarras coûteux · texte numérisé non relu

Embarras coûteux

—On ne saurait trop recommander pareille amélioration à tout cultivateur, qui a de grosses roches ou des souches dans ses champs cultivés, On ne se fait guère idée de Ja somme de retards et de dommages, éprouvés d'année en année, en cultivant des terres ainsi embarrassées,

330. Cartouches fulrinantes.—On peut maintenant se procurer des car-

Fig. 80 —Roue dentée,

touches d'une grande puissance, qui feront éclater sans grands frais des roches qu'il serait impossible de transporter autrement, Mais il faudra s'en servir avec grande précaution, afin d'éviter tout accident,

331. Ne pas enterrer les gros cailloux.—Au lieu d'arra. cher les grosses pierres et de les enlever, bon nombre de cultivateurs préfèrent les enfoncer dans le sol, au moyen d'un grand trou qu'ils recouvrent ensuite d'un pied ou deux de terre. Le principal inconvénient de cette pratique

vient de ce que la gelée soulève chaque année ces pierres

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et les ramène tôt ou tard à la surface, qu’elles embarrassent de nouveau. Il vaut donc mieux les enlever une bonne fois, au lieu de les enterrer.

332. Embarras de tous genres.—On doit utiliser ses moments de loisirs, entre les travaux pressants, à arracher les pierres, les souches, les broussailles, etc., les plus nuisibles, que l’on peut atteindre le plus facilement, et selon les moyens dont on dispose. C’est surtout dans les prairies et dans les pâturages à labourer que ces travaux seront le plus pressants. Si les pierres, etc,, arrachées ne doivent être transportées qu'aux premières neiges, il faudra les soulever d'avance, de manière à les empêcher de se fixer de nouveau dans la terre gelée, ce qui en rendrait le transport difficile, sinon impossible.

333. Mauvaises herbes.—— Une fois qu'elles sont libres de tout embarras, il faut se hâter de faire disparaître dans 2es pièces de terre les mauvaises herbes qui prennent la place des récoltes profitables, en étouffant les bonnes semences,

334. Leurs ravages.—Comment expliquer cette quantité prodigieuse de mauvaises graines, qui empestent nos vieilles terres, par tout le pays, et qui souvent nous font perdre entièrement, sur certaines pièces, le fruit de nos travaux ?

335. Leurs causes.—Une terre neuve, bien préparée, ne produit que les plantes qu'on y cultive. Malheureusement, nos grains de semence sont rarement nets. Trop souvent, ils sont très sales. Les mauvaises graines sont 1à par millions : on les sème sans scrupule ; est-il surprenant de les retrouver dans les récoltes ? Si encore, par la récolte on les enlevait du champ complètement, ce ne serait que demi-mal. Mais, on le sait: ‘“ mauvaise herbe pousse vite ; ” elle mûrit plus tôt que le bon grain ; avant que celui-ci soit engrangé, les mauvaises graines sont tombées

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