‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 8 sur 215 · Tout en acier. — On trouve également, dans le · texte numérisé non relu

Tout en acier. — On trouve également, dans le

marché, d'excellentes pelles à cheval tout en acier, qui

Fig. 7.—Pelle à cheval en acier,

sont plus durables que celles partiellement en bois. Le prix en est de $8 à $12 selon la grandeur.

40. Curures, leur valeur. — Les curures, ou terres prises au fond des fossés, sont généralement très riches. Etendues sur les prairies ou sur les pâturages, à l'automne, ces curures ont presque autant d'effet que le fumier.

pe n

par bier

longucur, une plaque > auX CÔtés.

1 ct solidejusqu'aux 1 forgeron, iomie ; elle de fossés, les buttes

t, dans le

acier, qui

ois. Le

u terres s riches, utomne, fumier.

Il ne faut donc pas négliger cet épandage des curures, Autrement, au lieu d'être utiles, elles deviendraient nui-

sibles, se couvriraient de mauvaises herbes et encombre-

raient la levée des fossés,

41. Curures et chaux.—S$i l'on mélangeait à ces cururcs environ deux minots de chaux vive par arpent de levées de fossés, avant de les répandre sur le champ, on constateraïit, pendant plusieurs années successives, l'effet considérable de pareil mélange sur les récoltes.

42. Fossés inutiles.—Trop souvent, dans nos anciennes paroisses surtout, il existe bien des fossés de travers et de refente, qui pouvaient être nécessaires dans Îles terres neuves, où dans quelques cas spéciaux, mais qui sont en général plutôt nuisibles qu'utiles. De bonnes rigoles remplaceraient avantageusement Îa plupart de ces fossés, et permettraient d’allonger et d'élargir ces pièces, ce qui faciliterait grandement les travaux d'ameublissement. De pareilles rigoles égouttent mieux la terre et s’entretiennent bien plus facilement que ces anciens fossés aux levées exhaussées par les curures depuis des années.

43. Quand nettoyer les fossés ?—La meilleure saison pour le nettoyage où curage des fossés est l'automne, quand ils contiennent un peu d’eau. La terre se travaille alors plus facilement et on règle aisément la pente suivant le cours de l'eau. Si ces travaux étaient faits plus tôt, on s’exposerait à les voir se couvrir d'herbe, ce qui retardeait le passage de l’eau, à l'automne et au printemps.

44. Rigoles mal tenues.—Un bon nombre de cultivateurs font leurs rigoles uniquement à la pelle. Souvent elles sont tortueuses et plus basses au milieu de la pièce qu'à l'entrée du fossé.

45. Quand les nettoyer ?—Aussitôt qu'une pièce de terre est labourée, et avant d'en commencer une autre, on doit se hâter d'en nettoyer les rigoles. Si la pluie tombe en abondance avant que la pièce ne soit bien égouttée, l’eau, en lavant le gnéret et en détrempant lu terre, fera un grand dommage. La terre sera difficile à amceublir au printemps, les mauvaises herbes y croîtront en quantité, et on perdra presque tous les avantages qu'on retire de bons lahours d'automne bien égouttés.

46. Comment les faire ?—On devrait toujours ébaucher les rigoles par deux sillons de charrue aussi droits que possible, Ces sillons doivent être faits absolument comme si l’on tirait une dernière raie, entre deux planches. De cette manière, on facilite le travail à la pelle, qui se fait beaucoup plus rapidement ; on redresse ses rigoles, et on leur donne une pente plus uniforme.

47. A la charrue.—Une fois qu’elles sont bien tracées dans un champ, la charrue à double versoir nettoiera les rigoles et les raies plus rapidement et mieux que la

Fig. 8.—Charrue à double versoir.

charrue ordinaire. Après y avoir passé cette charrue, il est nécessaire do suivre ces rigoles avec une pelle, afin d'enlever les dernières mottes qui entraveraient l’égouttement de la pièce.

48. Raie d’égouttement.—Il importe de tirer entre chaque planche une raie de charrue étroite et profonde

enco nièr

teur:

plan P' )UC

e pièce de une autre, Si la pluie > soit bien rempant la difficile à croîtront

iges qu'on |

urs ébauissi droits bsolument itre deux avail à la \ redresse me.

en tracées toiera les x que la

arrue, il elle, afin ’égoutte-

rer entre profonde

qui sert à donner une issue plus rapide à l’eau et, en même temps, à «meublir la terre, au point que le grain peut trouver p:*tout, entre les planches, la terre meuble dont il a besoin pour arriver à sa perfection.

49. Raie bien faite. — Ta figure 9 représente une raie bien tirée, entre deux planches. Les derniers sillons seulement de chaque planche y sont indiqués. La ligne

Fig. 9.—Raie bien tirée et labour bien fait, d montre la hauteur du sol avant le labour, la ligne b b donne le niveau du fond du labour, et la cavité c est faite dans le sous-sol, avec la charrue ordinaire, ou,

encore mieux, avec la charrue à double versoir, de manière à bien égoutter le fond du labour.

ex A V LI M7 NN W 0/0) 77) VD À 10 WW 1, U/ TS

Fig. 10.—Labour sans dernière raie.

50. Défaut à éviter.—Un grand nombre de cultivateurs ne font jamais de raie d'égouttement entre les planches du labour. Il reste ainsi un espace d'environ 18 pouces de terre dure entre chaque planche. sur lequelil ne

pousse rien de bon et dans lequel l'eau croupit après la pluie. La figure 10 fait voir l'impossibilité de fuire pousser du grain entre les planches, sans l’ameublissement donné au mayen de la dernière raie d'égouttement.

51. Egouts sunerficiels.—On appelle égouts superficiels, les égouts faits au moyen de fossés ouverts, de rigoles et de raies entre les piunches, parce que ces égouts n’assèchent que la surface du sol, ou la partie labourée,

52. Leur défaut.—Les égouts superficiels, même les mieux entretenus, ne sont que partiels. Si la pluie est excessive, la terre reste mouillée et froide, et les récoltes peuvent en souffrir grandement.

Page 1