‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 84 sur 215 · PR SE · texte numérisé non relu

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presque impossible d'en faire un mur durable, Le seul moyen est celui indiqué par la fig. 120. Encore faudra-t-il braucoup de précautions en cordant de pareilles pierres,

548. Barrières.— Avant de terminer ce chapitre, il est bon de dire un mot des bar iières. Si l’on a calculé le temps que l’on perd à ouvrir des passages dans les clôtures, là où il n'y a pas de barrière, et les dommages quisont souvent causés par ces ouvertures, on doit comprendre toute l'importance de bonnes barrières pour chaque champ. Ilny a pas un cultivateur qui ne puisse se faire lui-même, pendant les mortes saisons, quelques unes des barrières économiques qui sont représentées ici.

549. Barrière temporaire. — La gravure suivante indique, pour les champs où l’on se rend rarement, une barrière commode et peu coûteuse, On place à chaque bout deux piquets qui sont reliés par de petites planches, lesquelles supportent la barrière. Des chevilles en fer d'une ligne, et rivées de la longueur d’un pouce de chaque côté, seraient bien plus durables que des planches.

Fig. 126.— Barrière mobile. Fig, 127.—Sans ferrures.

550. Barrières économiques.—A notre avis, la barrière la plus économique, la plus durable et la plus commode, est celle adoptée sur certains chemins de fer. Elle consiste en quatre planches légères et étroites, d'environ 10 pieds de longueur sur 4 pouces de largeur et un pouce d'épaisseur, reliées au centre et aux extrémités par des bouts de planches de même qualité, bien cloués aux

premières. Voilà toute la barrière. Elle passe entre deux poteaux, espacés d'environ 6 pouces clairs, dont un est dans la ligne de la clôture et l'autre à environ 6 pouces en dehors de la ligne, et 6 pouces en avant du premier. Les deux poteaux sont réunis par une planchette solidement clouée, de manière que la planche du haut de la clôture, s'appuyant sur cette traverse, puisse glisser dessus et tourner à l'équerre (angle droit). Lorsque la barrière est fermée, on l'appuie sur une fiche en fer enfoncée pour cela dans le poteau du bout.

Fig. 128.— Barrière modèle,

551. Comment l’ouvrir.—Pour ouvrir cette barrière, il suffit de la soulever légèment du bout, de la fairé glisser sur

jJol le qu sul Fig, 128a.—Barrière ouverte, lu planchette d’entre deux, jusqu'à la planche du milieu, et 5 de la tourner en la poussant légèrement. Elle se trouve deb

ainsi suspendue par le milieu environ, touchant à terre

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d'un bout ; de sorte que le plus gros vent ne saurait la déranger, (voir fig. 1284).

552. La fermer.—Pour fermer cette barrière il suffit de lui faire faire un demi tour, de la faire glisser, mais en sens inverse, et de la suspendre de nouveau par le bout à la fiche qui la fixe au poteau du bout, La figure 128 montre cette barrière

en partie fermée, et la fig.

12S4A la même barrière ouverte.

553. Barrières en planches avec ferrures.—La fig. 129 représente une bonne barrière en planches, avec pentures, et deux guettes

Fig, 129.—Poteaux solides

enfoncées en terre, pour empêcher les poteaux de se déranger.

554. Barrière très solide.—TLa fig. 130 représente une jolie barrière très solide, construite de manière à rendre le bout de Ia barrière beaucoup plus léger que le pied, ce qui assure sa solidité et la rend plus facile à tenir d'aplomb sur ses gonds.

555. Barrières s’ouvrant dans les deux sens.—Ce genre de barrières offre des avantages incontestables et évidents,

mais il a aussi de graves inconvénients, Il est plus difficile de les maintenir en bon ordre, et si par malheur elles s'ouvrent du côté du chemin, ce qui peut arriver dans la nuit, il peut en résulter de graves dommages. 556. Bonnes clôtures, bons voisins.—Rien ne contribue autant au bon accord entre voisins que des travaux mitoyens bien faits, en temps voulu, et bien entretenus. On ne se fait guère idée des désagréments constants et de la somme de dommages, qui proviennent de clôtures mal entretenues. Il est done du devoir de tout bon cultivateur de faire d'abord ses propres travaux mitoyens, et d'inciter ses voisins à faire de même. A notre avis, s’il le faut absolument pour se faire rendre justice, en matière de travaux mitoyens, il vaut mieux faire venir sans retard l'inspecteur agraire, après avis préalable donné au voisin en défaut, que d’attendre qu'il y ait eu des dommages causés, ce qui ne ferait qu'augmenter les difficultés.

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