ARTICULATIONS DES OS DE LA MAIN
L'Articulation du carpe (pi. V, 3, f) est une re' union de diverses autres articulations, aussi bien des os du carpe que de l'extrémité' inférieure des os de l'avant-' bras.
- La surface articulaire inférieure des os de l'avant-bras se compose du radius etdu fibro-cartilage du cubitus. Les os des deux range'es du carpe s'articulent entreeux en amphyarthroses ; les mouvements dont ils sont susceptibles modifient si peu la forme de la main qu'on peut les considérer sans importance. — L'os pisiforme est fixé par une capsule spéciale.
Les Métacarpiens , si l'on excepte celui du pouce , sont réunis entre eux à l'aide d'une capsule; les mouvements, dont ils sont susceptibles, ne peuvent en rien modifier la forme de la main. Le trapèze s'articule avec le métacarpien du pouce à l'aide d'une capsule lâche qui n'offre de la résistance que sur les côtés. ; . Les trois articulations (des es de l'avant-bras avec la première rangée des os du carpe, de la première avec la deuxième rangée et de cette dernière avec les métacarpiens) comptent autant de capsules. La face palmaire de ces eapsules est toujours plus résistante et plus épaisse que la face dorsale. La capsule, qui contient les os delà deuxième rangée du carpe et les métacarpiens, est renforcée par d'autres ligaments et même dans l'articulation des métacarpiens entre eux, il existe encore des ligaments profonds et superficiels.
La concavité, que présente le carpe à sa face antérieure, est transformée en canal par un ligament transversal au-dessous duquel passent les tendons des muscles fléchisseurs des doigts. A sa face postérieure le carpe est également muni d'un ligament dorsal au-dessous duquel passent les tendons des muscles extenseurs des doigts.
- - Le grand nombre de facettes articulaires et la solidité des ligaments expliquent le peu de mobilité que présente cette partie de la main. Les mouvements, qui peuvent être exécutés dans cette région, résident surtout dans l'articulation des os de l'avant-bras avec ceux du carpe. Ces mouvements sont : la flexion, l'extension, l'adduction et l'abduction; la combinaison de ces mouvements permet encore la circumduction.
Articulations des doigts. — Nous avons déjà dit que l'articulation du trapèze avec le premier métacarpien diffère des autres articulations des métacarpiens; c'est par cette articulation que nous nous expliquons les mouvements que permet le pouce. Ces mouvements sont : l'adduction, l'abduction, la flexion, l'extension, la circumduction; le mouvement du pouce qui vient faire opposition aux autres doigts n'est qu'une flexion.
Les articulations des têtes des métacarpiens avec les surfaces concaves des extrémités supérieures des premières phalanges (pi. V, 3, h, h, h) se font à l'aide de capsules dont l'épaisseur domine aux deux côtés et à la face palmaire. Ces phalanges exécutent les mouvements de flexion, d'extension et de circumduction.
Les articulations des autres phalanges (pi. V, 3, i, i, i) ont entre eux une trochlée de la part de la phalange située supérieurement et deux petites cavités glénoïdes,
séparées par une crête antéro-postérieurc, pour la phalange située en dessous. Ce sont donc de véritables charnières. Ces surfaces articulaires sont réunies par des ligaments latéraux très-solides ; elles ne permettent qu'un mouvement de flexion en avant et il est rare d'y rencontrer une extension forcée qui rappelle la flexion en arrière.
d) LES OS DES MEMBRES INFÉRIEURS.
Le squelette des membres inférieurs est composé du fémur pour la cuisse, du tibia et du péroné pour la jambe et des os du pied.
Le Fémur (pi. I, 35) est l'os le plus long du squelette. Son extrémité supérieure présente une tête(\>\. I, 36) qui repose sur un col alongé aplati d'avant en arrière ; au centre de cette tête se trouve une excavation qui sert d'insertion à un ligament. Le col se termine à deux tubérosités, qu'on. appelle trochanters. Le gy^and trochanter (pi. I, 37) se trouve en dehors et à sa partie postérieure il offre une excavation , nommée fosse trochantérienne. Le petit trochanter (pi. I, 38) se trouve en dedans et en arrière. Les deux trochanters sont réunis en avant et en arrière par des lignes obliques rugueuses. L'axe du col forme avec le coprs de l'os un angle d'environ 130°, de manière que le grand trochanter constitue l'extrémité supérieure de ce corps.
L'extrémité inférieure du fémur est beaucoup plus volumineuse que le reste de l'os ; elle est composée de deux condyles (pi. II , 33 et 34) séparés en arrière par une échancrure profonde, nommée échancrure intercondylienne. En avant les deux condyles sont séparés par une dépression dans laquelle vient se loger la face postérieure delà rotule. Le condyle interne descend plus bas que. l'externe. La saillie, que présente en dehors le condyle externe, se nomme tubérosité interne et celle qui se trouve en dedans du condyle interne, constitue la tubérosité externe. La tubérosité interne forme la saillie la plus grande.
Le corps de l'os est arqué en avant; il a la forme d'un prisme triangulaire dont la face antérieure est arrondie ; les faces latérales sont planes et regardent en arrière. Ses bords latéraux sont arrondis; le bord postérieur présente une ligne âpre (pi. II , 32) qui se bifurque à ses deux extrémités au niveau du quart supérieur et du quart inférieur ; la bifurcation supérieure se dirige vers les trochanters , la bifurcation inférieure se rend vers les tubérosités.
Dans la station debout les deux fémurs convergent en se dirigeant en bas ; ils sont donc disposés obliquement sur la face inférieure des condyles dont la direction est horizontale.
Les os de la jambe , de même que les os de l'avant-bras , sont munis de bords saillants pour permettre l'insertion du ligament inter osseux. Ils forment entre eux des articulations immobiles.
Le Tibia (pi. I, 40) est l'unique colonne sur laquelle repose le poids du corps ; c'est aussi l'os le plus volumineux des os de la jambe. Son extrémité supérieure présente deux cavités g lénoïdes, destinées à l'articulation avec les condyles du fémur; la cavité interne est ovale d'avant en arrière et plus profonde que l'externe ; celle-ci, un peu plus oblique en bas et en dehors, a une forme à peu près circulaire. Les deux cavités sont séparées par une crête munie de légères dépressions antérieures et- postérieures pour l'insertion des ligaments croisés et des fibro-cartilages semi-lunaires.
Au dessous de chaque cavité gléno'ide se trouve une tubérosité. La tubérosité externe présente une petite facette articulaire destinée à l'articulation avec la tête du péroné.
Le corps de l'os a la forme d'un prisme triangulaire dont le bord antérieur est tranchant dans ses deux tiers supérieurs ; tout en haut ce bord se termine par la tubérosité antérieure (pi. 1 , 41). La face postérieure de l'os est rugueuse, plus large en haut qu'en bas et munie, à sa partie supérieure, d'une ligne oblique rugueuse servant à des insertions musculaires.
U extrémité inférieure (pi. I, 42) se caractérise en ce que la face externe du corps y devient antérieure, tandis que la face postérieure devient externe pour se terminer par une cavité triangulaire destinée à l'articulation avec l'extrémité inférieure du péroné. Le côté interne de cet os présente une saillie épaisse mais courte , qu'on appelle la malléole interne (pi. II , 36) et dont le bord postérieur est creusé d'une gouttière pour les tendons du muscle tibial postérieur et du fléchisseur commun des orteils. La face inférieure présente une cavité articulaire quadrilatère.
Le Péroné (pi. I, 43) a X extrémité supérieure assez volumineuse ; on la nomme la tête du péroné ; son côté interne offre une facette pour l'articulation avec le tibia.
Le corps de l'os est triangulaire et tordu sur lui-même; sa face externe devient postérieure, sa face postérieure se tourne en dedans et sa face interne devient antérieure.
Son extrémité inférieure est plus grosse que l'extrémité supérieure et forme la malléole externe (pi. I, 44) qui, du côté interne, présente une facette pour permettre l'articulation avec le tibia et l'astragale.
La Rotule (pi. I, 29) représente l'olécrâne du cubitus. C'est un os triangulaire, à base supérieure, attaché au ligament rotulien et au tendon du muscle triceps crural. Sa face postérieure est munie de deux facettes articulaires, séparées par une crête saillante; elle s'applique à la partie antérieure des condyles du fémur.
Au pied on distingue comme pour la main, trois parties différentes : le tarse, le métatarse et les orteils.
Le Tarse (pi. I, 45) compte sept os, savoir : l'astragale, le calcanéum, le scaphoïde, les trois cunéiformes et le cuboïde.
U Astragale présente en haut une poulie articulaire peu prononcée, qui s'articule avec le tibia et les malléoles ; en avant, elle offre une autre surface articulaire, convexe, pour l'articulation avec le scaphoïde; en bas, elle a une facette articulaire piano-concave pour l'articulation avec le calcanéum.
Le Calcanéum est libre ; par sa moitié postérieure il forme le talon. Sa moitié antérieure présente en haut une facette articulaire pour le tibia et en avant une autre facette pour l'articulation avec le cuboïde.
Le Scaphoïde présente des facettes articulaires en avant et en arrière ; sa face postérieure concave, s'articule avec l'astragale, sa face antérieure avec les trois cunéiformes. Du côté interne, il présente un tubercule qui fait saillie au bord interne du pied.
Le premier ou le grand cunéiforme est situé du côté interne ; le second ou petit cunéiforme se trouve à son côté externe et le troisième ou moyen cunéiforme se trouve le plus en dehors. Leurs facettes postérieures servent à l'articulation avec le scaphoïde; leurs facettes antérieures s'articulent avec les trois miers métatarsiens. Les côtés latéraux des cunéiformes sont
autant de facettes pour les articulations réciproques. Le troisième cunéiforme s'articule en dehors avec le cuboïde.
Le Cuboïde est moins large du côté externe où l'on remarque une échancrure qui se continue sur la face inférieure ; son côté interne s'articule avec le cunoïde ; en arrière il s'articule avec le calcanéum et en avant , à l'aide de deux facettes , avec les deux derniers métatarsiens.
Les Métatarsiens, au nombre de cinq (pi. I, 46), présentent à leur extrémité postérieure deux facettes articulaires latérales pour les articulations réciproques et une facette pour l'articulation avec les os du tarse. Le cinquième métatarsien présente à son extrémité postérieure une saillie que l'on peut constater du côté externe du pied. Leur extrémité antérieure est arrondie et porte le nom de tête. Le deuxième métatarsien est le plus long , le premier est le plus épais. Latéralement les têtes sont munies de surfaces rugueuses pour l'insertion des ligaments qui tiennent ces parties rapprochées.
Les Orteils (pi. I, 47) sont plus courts et plus grêles que les doigts. Ses phalanges offrent les mêmes caractères que ceux des doigts.