LES MUSCLES DE LA TÊTE
Le Muscle, occipito-frontal est composé de deux masses musculaires; la partie antérieure, encore désignée sous le nom de muscle frontal (pi. VI, 1), s'insère aux arcades orbitaires supérieures et au dos du nez ; ses fibres inférieures s'entrecroisent avec celles du muscle orbiculaire des paupières. En haut, ce muscle finit par une aponévrose, nommée la calotte épicrânienne
qui recouvre toute la partie convexe du crâne pour se terminer en arrière à la deuxième partie musculaire, ou le muscle occipital (pi. VII, 1) qui se fixe à la ligne courbe de l'occipital.
Quand les deux muscles' se contractent en même temps, ils tendent la peau du front. Si le muscle frontal se contracte seul, il élève la peau du front, des sourcils et de la racine du nez en produisant au front des rides transversales ; en même temps les extrémités internes des sourcils sont écartées l'une de l'autre.
Le Muscle sourcilier est très-petit, mince et fixé au côté interne de l'arcade sourcilière pour se diriger en haut et en dehors et se terminer au muscle orbiculaire des paupières. Il est situé au-dessous du muscle frontal.
En se contractant il amène le sourcil en bas et en dedans, et détermine les rides verticales du front. ' — Il agit surtout pour exprimer la colère.
Le Muscle orbiculaire des paupières (pi. VI, 2) est mince, ovoïde et couché dans les deux paupières ; du côté interne il est fixé à l'apophyse orbitaire interne.
En se, contractant ce muscle porte la paupière supérieure en bas et la paupière inférieure en haut à l'effet de rapprocher et de fermer la fente palpébrale. En même temps le globe oculaire est porté en arrière.
Le Muscle transversal du nez (pi. VI, 3) est triangulaire et recouvre transversalement la face latérale du nez.
Quand le muscle se contracte des deux côtés, la partie supérieure de l'aile du nez est comprimée contre sa cloison médiane ; il entraîne ainsi l'élargissement des ouvertures nasales.
L'Elévateur de l'aile du nez et de la lèvre supérieure (pi. VI, 4) est mince, allongé et triangulaire. Il est placé de chaque côté du nez et se fixe en haut à l'apophyse montante du maxillaire supérieur et en bas aux tissus de l'aile du nez et de la lèvre inférieure.
Quand ce muscle se contracte, il dilate l'ouverture nasale en élevant simultanément l'aile du nez et la lèvre supérieure. Pendant cette contraction il communique à la face l'expression du mépris.
L'Elévateur propre de la lèvre supérieure (pi. VI, 5) s'insère en haut à l'arcade orbitaire inférieure et se dirige jusque dans le tissu de la lèvre supérieure.
Le muscle d'un côté étant en action, il en élève la lèvre supérieure en l'amenant en dehors. Si les muscles des deux côtés se contractent, alors la lèvre supérieure est relevée.
L'Élévateur de la commissure ou le muscle canin est petit et quadrilatère. Il est recouvert par le muscle précédent et s'insère à la fosse canine du maxillaire supérieur et à la commissure de la bouche.
Il élève la commissure et la porte un peu en dedans.
Les Zygomatiques sont deux muscles qui s'insèrent en haut à l'os zygomatique et en bas à la commissure buccale. — Le petit zygomatique (pi. VI, 6) se trouve en dehors de l'élévateur propre de la lèvre supérieure; le grand zygomatique (pi. VI, 7) se trouve en dehors du petit zygomatique.
Les deux muscles portent la commissure en haut et en dehors.
L'élévateur de la lèvre supérieure , l'élévateur de la commissure et les zygomatiques se fixent en bas à la commissure buccale et contribuent ainsi à exprimer la joie.
L'Orbiculaire des lèvres (pi. VI, 8) se trouve placé entre la peau et la muqueuse des lèvres ; il est également fixé au bord inférieur de la cloison du nez.
Son action consiste à fermer et à rétrécir l'ouverture buccale, tandis que la partie médiane et supérieure attire vers elle les cartilages mobiles de la cloison du nez. — Ce muscle agit dans l'action de chanter, de fumer, de siffler, dans le jeu des instruments à vent, dans la succion et dans l'expression de la colère.
L'Abaisseur de l'aile du nez est recouvert par le transversal du nez et par l'élévateur de l'aile du nez et de la lèvre supérieure. En haut ce muscle s'attache dans une fossette située au dessus du rebord alvéolaire supérieur et il se dirige en haut et en dedans pour se terminer à la peau et au cartilage de l'aile du nez. En se contractant, il abaisse l'aile du nez et rétrécit transversalement l'ouverture nasale.
L'Abaisseur de la lèvre inférieure (pi. VI, 10) est un muscle carré qui naît en bas au maxillaire inférieur et se termine en haut à la peau de la lèvre inférieure.
Ce muscle est en partie recouvert par l'abaisseur de la commissure; en se contractant, il abaisse la lèvre inférieure et la tend transversalement.
L'Abaisseur de la commissure (pi. VI, 9) est un muscle triangulaire qui , par sa base, s'attache au bord inférieur, du corps du maxillaire inférieur en dehors du muscle précédent ; son sommet se termine à la commissure. '
Ce muscle abaisse la commissure de la bouche, ce qu'on peut très-bien observer pendant l'action de pleurer.
L'Élévateur du menton est un très-petit muscle, recouvert par l'abaisseur de la commissure, placé .entre une dent incisive et la dent canine et fixé à la mâchoire inférieure et à la peau ; il se dirige en bas et en avant où il s'entrecroise avec celui du côté opposé.
Il fronce la peau du menton et aide les deux muscles précédents dans l'expression de la douleur.
Le Muscle buccinateur (pi. VI, 12) est situé dans l'épaisseur de la joue. Il est mince et irrégulièrement quadrilatère. En haut, il s'insère au maxillaire supérieur au-dessus des dents molaires ; en bas, au maxillaire inférieur, vis-à-vis des dernières molaires.
Ce muscle attire la bouche de son côté ; mais quand les deux muscles se contractent, ils allongent transversalement l'ouverture buccale. Pendant la mastication, ce muscle est en action pour porter les matières alimentaires entre les dents et pour les amener dans la cavité buccale. Ils agissent aussi pendant la déglutition, dans l'expuition des liquides, dans l'expulsion des gaz pendant l'action de fumer ou pendant le jeu des instruments à vent.
Le Muscle masséter (pi. VI , 11) est quadrilatère, assez épais et situé au devant de l'oreille,, entre la peau et la branche du, maxillaire inférieur. Son bord postérieur est recouvert par la glande parotide' (pi. VI, 14). et son bord inférieur par le muscle peaucier du cou. Il s'insère en haut au bord inférieur de l'arcade
zygomatique et se dirige obliquement jusqu'à la face externe de l'angle du maxillaire inférieur. .
Ce muscle contribue puissamment à ramener la mâchoire inférieure contre la mâchoire supérieure ; il agit surtout pendant la mastication.
Le Muscle temporal (pi. VI, 13) tapisse la fosse temporale. Il prend ses points d'attaches dans cette fosse où ses fibres se réunissent pour passer au-dessous de l'arcade zygomatique et se terminer à l'apophyse coronoïde du maxillaire inférieur.
En se contractant ce muscle serre la mâchoire inférieure contre la mâchoire supérieure ; il ramène même la mâchoire inférieure un peu en arrière de manière que les dents incisives inférieures viennent se placer un peu derrière les dents incisives supérieures.