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LES MUSCLES DE LA FACE DORSALE DU TRONC

. Le Muscle trapèze (pi. VII, 4) est large et a une forme, triangulaire ; sa base est dirigée en dedans où elle se fixe à l'aide de fibres aponévrotiques à la base du muscle du côté opposé. Ces fibres aponévrotiques sont attachées aux apophyses épineuses des vertèbres cervicales et dorsales. En haut ce muscle s'insère à la ligne courbe de l'occipital jusque près de l'apophyse mastoïde. En dehors, il se termine au tiers externe de la clavicule, à l'acromion et à l'épine de l'omoplate. Les fibres qui partent de la douzième jusqu'à la quatrième vertèbre dorsale se dirigent obliquement en haut jusqu'à l'épine de l'omoplate; celles qui partent de la quatrième vertèbre dorsale jusqu'à la quatrième vertèbre cervicale ont une direction presque transversale et se fixent également à l'épine de l'omoplate tandis que les fibres supérieures se portent obliquement en bas et en avant jusqu'à la clavicule.

Par sa contraction le muscle trapèze hausse l'épaule et l'omoplate, en déviant l'angle inférieur de cet os en dehors. Le muscle trapèze a, comme muscles antagonistes, non-seulement ceux qui attirent le bras en bas, mais encore le muscle rhomboïde qui a pour propriété de ramener l'angle de l'omoplate à sa position primitive. La partie supérieure du muscle trapèze peut encore/avec le concours du muscle rhomboïde et du muscle angulaire, amener directement l'épaule en haut. Les muscles trapèzes, en se contractant simultanément avec les muscles rhomboïdes, attirent, par leur extrémité inférieure, l'omoplate du côté de la colonne vertébrale.

La partie du muscle, qui se fixe à la clavicule, peut aussi, suivant Duchesne, porter la tête de ' côté et en arrière de manière à ramener le menton du côté opposé.

Le Muscle grand dorsal (pi. VII, 11) a une forme triangulaire; il est large et membraneux. Sa direction est oblique en haut et en dehors pour recouvrir la partie latérale de la cage thoracique et se fixer à l'humérus ; il contribue à former la paroi postérieure de l'aisselle. Ce muscle s'insère en bas à la crête iliaque et en dedans aux apophyses épineuses du sacrum;,

des vertèbres lombaires et des six dernières vertèbres dorsales. Ses fibres se dirigent en haut, en dehors et en avant; ils se réunissent insensiblement, recouvrent l'angle de l'omoplate et , se fixent à la petite tubérosité de l'humérus derrière le muscle grand pectoral.

Latéralement ce muscle présente encore trois ou quatre digitations qui se fixent aux dernières côtes pour se croiser avec les digitations inférieures du muscle grand oblique de l'abdomen.

A proprement parler les fibres musculaires commencent à la base du triangle qui suit une ligne oblique s'étendant de l'apophyse épineuse de la septième ou la huitième vertèbre dorsale jusqu'au milieu de la crête iliaque. Les fibres musculaires, qui sont recouvertes par le muscle trapèze, sont les seules qui se fixent aux apophyses épineuses ; les autres fibres ne sont unies à ces apophyses que par l'intermédiaire d'une membrane tendineuse.

Le muscle grand dorsal a pour fonction de ramener le bras près du tronc, ou vice-versâ quand il prend son point d'appui sur le bras. Il dirige aussi le bras en arrière, et contribue conséquemment à ramener l'omoplate vers la colonne vertébrale. En se laissant pendre par les bras, ce muscle soulève- la majeure partie du corps ; il aide aussi dans l'action de grimper ou de monter une échelle.

Le Muscle rhomboïde (pi. VII, 10) part obliquement des apophyses épineuses des deux dernières vertèbres cervicales et des quatre premières vertèbres dorsales en se dirigeant en dehors jusqu'au bord interne de l'omoplate.

Ce muscle agit en portant l'omoplate en haut et en arrière ; il aide donc à rapprocher les deux omoplates.

Le Muscle angulaire a une direction oblique en bas et en dehors; il s'étend des apophyses épineuses des premières vertèbres cervicales jusqu'à l'angle supérieur et interne de l'omoplate.

Il soulève cet angle ou bien il ramène la tête en arrière, suivant qu'il prend son point d'appui en haut ou en bas.

Des deux Muscles petits dentelés, le supérieur s'étend obliquement des apophyses épineuses des deux dernières ver-

tèbres cervicales et des deux premières vertèbres lombaires jusqu'à la face externe de la deuxième, la troisième, la quatrième et la cinquième côte ; Y inférieur s'étend obliquement en haut de l'aponévrose lombaire jusqu'à la face externe des quatre dernières côtes. — Le muscle supérieur soulève les côtes, le muscle inférieur les abaisse.

Le Muscle splenius (pi. VIII, 3) est partiellement recouvert par le muscle trapèze. Il s'insère aux apophyses épineuses des cinq premières vertèbres dorsales et des trois dernières vertèbres cervicales ; de ces points il se dirige en haut et en dehors et se fixe à la ligne courbe occipitale et à l'apophyse mastoïde ; une autre portion se fixe aux apophyses transverses des trois premières vertèbres cervicales.

Ce muscle porte la tête en arrière tout en tournant la tête de son côté. Si les deux muscles sont en action, ils portent la tête et le cou dans l'extension.

Les Muscles complexus sont attachés aux apophyses transverses des dernières vertèbres cervicales et des premières vertèbres dorsales ; ils se terminent à l'os occipital au-dessus du muscle splenius.

Ils portent la tête de leur côté, ou ils retendent en arrière quand les muscles des deux côtés sont en action.

Les Muscles sacro-lombaires sont deux masses musculaires, épaisses et allongées, qui remplissent les gouttières latérales de la colonne vertébrale. Ils sont couchés au-dessous des muscles grands dorsaux et petits dentelés ; ils se fixent au sacrum à l'aide d'une large membrane aponévrotique, qui se termine à la crête iliaque et aux apophyses épineuses du sacrum, des lombes et des dernières vertèbres dorsales. De ces points les fibres musculaires se dirigent en haut pour s'insérer à l'angle des diverses côtes et aux apophyses transverses et épineuses de presque toute la colonne vertébrale.

Les muscles d'un côté agissent dans l'inclinaison latérale de la colonne vertébrale ; quand ils se contractent des deux côtés ils redressent et fixent la colonne; ils peuvent même la porter légèrement en arrière.

Le Muscle transversaire de la nuque, le muscle transver-

SAIRE INTERÉPINEUX et les MUSCLES INTERÉPINEUX SOllt Sans

importance pour l'artiste. Ils contribuent à faire tourner la colonne vertébrale ou à l'étendre quand ils agissent des deux côtés.

Les Muscles droits de la tête, au nombre de deux de chaque côté, se fixent à l'occipital et aux deux premières vertèbres cervicales.

Ils contribuent à étendre la tête.

Les Muscles obliques de la tête, aussi au nombre de deux de chaque côté prennent leurs attaches à l'atlas et à l'axis. Ils impriment à la tête un mouvement de rotation.

Nous venons de voir que les muscles de la face dorsale du tronc sont extenseurs de la colonne vertébrale, quand ils agissent simultanément des deux côtés. Ils se distinguent en ce que l'action se produit sur une partie plus ou moins grande de la colonne vertébrale. — S'ils ne se contractent que d'un seul côté, ils produisent un mouvement de latéralité ou bien la rotation, et plus la direction des fibres se rapprochera de la verticale, plus le mouvement de latéralité sera étendu : c'est ce qui a lieu pour les muscles interépineux et transversales interépineux.

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