INTRODUCTION
L'artiste qui s'occupe de l'étude de l'anatomie artistique, ne doit pas connaître les différentes parties qui constituent l'homme. Nous avons néanmoins considéré comme indispensable de faire précéder ces notions d'un coup d'œil général sur les différentes parties du corps qui contribuent aux diverses fonctions de la vie.
Toutes les matières qui concourent à la formation du corps humain viennent du dehors. Introduites dans l'économie animale, elles y subissent des modifications chimiques qui permettent leur absorption et rendent possible l'entretien et le développement du corps. Ce travail permet partiellement l'utilisation des matières nouvelles qui se forment, tandis que d'autres, devenues impropres à la nutrition, sont destinées à être éliminées. Il s'opère ainsi, d'une manière continue, un échange de matière entre le corps et le monde extérieur.
C'est par ces échanges qui s'opèrent dans nos divers organes que nous sommes à même d'observer ce qui se passe au dehors et de pouvoir contribuer à notre déplacement. Cette double tâche se remplit à l'aide des divers appareils dont le corps se trouve composé. Les matières, qui sont nécessaires à l'entretien de la vie, c'est-à-dire les aliments, y sont introduites soit à l'état de gaz, soit à l'état liquide ou solide. Le canal intestinal se charge de l'élaboration des matières alimentaires et cette opération est connue sous le nom de digestion.
Le canal intestinal est un tube, dont la paroi interne est considérée comme la continuation de la partie externe de la
peau ; et de même que la surface interne de ce canal absorbe les matières assimilables et rejette celles qui ne le sont pas, la surface externe du corps peut également en absorber et éliminer, spécialement pour ce qui concerne les corps gazeux. Cette fonction de la peau est néanmoins très-restreinte puisque les poumons se chargent spécialement de cette fonction.
L'appareil urinaire ne sert qu'à l'élimination des matières devenues inutiles à l'économie.
En dehors des matières que peuvent éliminer les intestins, la peau, les poumons et la vessie, il se forme encore chez l'homme d'autres produits, par exemple la bile, qui ont à leur tour une importance physiologique ; ces produits se forment dans des appareils particuliers que l'on nomme glandes. A ces glandes se rattachent les parties qui contribuent à la reproduction de l'espèce, notamment le liquide séminal et l'ovulé qui se forment dans ce qu'on appelle l'appareil génital.
C'est à l'aide du sang que les matières absorbées, ainsi que celles qui sont destinées à être éliminées, passent par les différentes parties du corps. Ce sang vient au contact de ces diverses parties, y transporte les matières absorbées et y cède tout ce qui est nécessaire pour permettre l'accomplissement des fonctions respectives. A l'effet de permettre cette distribution régulière dans toutes les parties du corps, il existe un système de canaux, appelés vaisseaux; ceux-ci se divisent, se subdivisent et se terminent sous forme de tubes microscopiques qui permettent l'échange de la matière et conséquemment la nutrition et l'élimination. Pour permettre cette double opération il existe deux systèmes de vaisseaux ralliés par un appareil qui possède une grande force de propulsion; cet appareil, qui est le cœur, termine l'appareil circulatoire.
Tandis que le sang permet l'échange de la matière d'avec le monde extérieur, le système nerveux apporte les diverses impressions et contribue à l'accomplissement des fonctions de la vie de relation. — Le cerveau et la moelle épinière constituent la partie centrale de ce système ; c'est de là que partent les nerfs pour se distribuer aux diverses parties du corps. L'observation se fait à l'aide des- organes des sens qui, par l'intermédiaire des nerfs, sont en communication avec le cerveau. Les muscles, également munis de leurs nerfs, forment la partie active dé
l'appareil de locomotion ; les os, auxquels les muscles s'attachent, en constituent la partie passive. Ce sont encore les os et les muscles qui déterminent la forme extérieure du corps et en circonscrivent les cavités, qui contiennent les principaux viscères, l'appareil circulatoire et les organes des sens.
Les organes des sens, au nombre de cinq, nous mettent en rapport avec le monde extérieur. Au point de vue anatomique ils sont constitués par les extrémités périphériques des nerfs sensitifs ; ces extrémités se caractérisent essentiellement en ce que, sous l'action d'un excitant quelconque, ils produisent toujours la même sensation.
Tous les organes des sens se trouvent placés à la périphérie du corps ; le nerf, qui constitue la partie principale de tout organe des sens, communique directement avec le cerveau pour lui communiquer ses impressions; les autres parties que l'on rencontre dans chaque appareil des sens en particulier, ne servent qu'à coopérer aux mouvements qui y sont possibles ou bien ils sont appelés à les protéger contre les agents extérieurs.
Ainsi, la partie fondamentale de Y appareil de la vue est le globe oculaire, qui est muni du nerf optique et peut se mouvoir dans tous les sens par le concours de six muscles ; deux paupières protègent chaque globe qui est humecté d'une manière continue par le produit que fournit la glande lacrymale. Ces différentes parties se trouvent contenues dans le globe oculaire.
L'appareil de Vouïe présente le nerf acoustique. Ce nerf se trouve dans l'os temporal qui lui sert d'organe protecteur. L'appareil de l'ouïe se termine à la membrane du tympan qui communique avec l'appareil auditif externe ou la conque de l'oreille.
L'appareil de l'olfaction a, comme nerf sensitif, le nerf olfactif qui se trouve dispersé dans la muqueuse nasale. La partie du nez qui fait saillie, ainsi que les muscles qui s'y rencontrent, ne constituent ici que des parties accessoires.
L'organe du goût se rencontre dans la muqueuse de la cavité buccale et spécialement à la surface dorsale de la racine de la langue, à ses rebords, à sa pointe et à la partie inférieure du voile du palais.
L'organe du tact se trouve dans toute l'étendue de la peau jusqu'au point où celle-ci passe à l'état de muqueuse.
Structure du corps humain. — Nous allons procéder, dune manière sommaire, à la description de la structure du corps en partant de la surface aux parties de plus en plus profondes.
La peau, qui enveloppe tout le corps, attire tout d'abord l'attention. C'est la peau qui exprime la forme des parties sousjacentes; toutefois cette forme subit de légères modifications et acquiert plus d'harmonie par suite de l'épaisseur variable du tissu conjonctif qu'elle recouvre : c'est ce qu'on peut vérifier en comparant un modèle intact avec un autre dépouillé de sa peau et de son tissu conjonctif.
La peau offre des cavités, des plis, des rides, des poils, etc., qui divisent le corps en régions et lui enlèvent sa monotonie. On y distingue quelques ouvertures, recouvertes de membranes muqueuses qui permettent la continuation avec la peau. On peut observer ces membranes muqueuses aux paupières', aux narines, à la bouche, dans le conduit auditif, l'anus et le canal de l'urètre ; on y voit nettement la peau s'amincir, changer de couleur et passer à l'état de membrane muqueuse.
La peau est fixée aux parties sous-jacentes par l'intermédiaire du tissu conjonctif; cette fixité n'est pas partout la même; elle diminue chaque fois que les parties sous-jacentes subissent quelque modification dans leur position , dans leur contour ou leur forme. Le tissu conjonctif se rencontre donc partout audessous de la peau, excepté toutefois au cou et à certaines parties de la face où se trouvent des muscles peauciers, c'està-dire des muscles en contact immédiat avec la peau. Dans le tissu conjonctif il existe des vaisseaux et des nerfs; comme nous l'avons déjà fait remarquer, l'épaisseur de ce tissu varie dans les différentes régions du corps; c'est encore ce tissu qui sous le nom & aponévrose, pénètre dans tous les sillons que présentent les parties sous-jacentes et il les réunit en les couvrant d'une enveloppe qui les protégera et facilitera les mouvements qui leur sont réservés.
Le tissu conjonctif recouvre les muscles, qui parfois sont disposés en diverses couches. La couleur des muscles est d'un rouge plus ou moins foncé. Leur contour, leur forme, leur direction, etc. varient. Ils sont composés d'une série de fibres ralliées par du tissu conjonctif et parsemés de vaisseaux et de nerfs; ils ont leurs points d'attaches aux os, soit d'une
manière directe, soit par l'intermédiaire de tendons plus ou moins solides.
Les os, qui sont réunis à leurs extrémités par des ligaments, sont presque partout entourés de masses musculaires.
Les parois des grandes cavités sont constituées d'une manière analogue à celle des autres parties du corps, c'est-à-dire qu'on y rencontre en procédant de dehors en dedans : la peau, le tissu conjonctif, les aponévroses, les muscles et les os. Les cavités sont tapissées intérieurement de membranes très-minces, transparentes, appelées membranes séreuses, et lubréfiées d'un liquide ou sérum. Ces membranes entourent également les viscères contenus dans les cavités respectives et elles en favorisent les déplacements ou les mouvements.
Nous allons désigner successivement ces différentes cavités viscérales avec les organes qui s'y trouvent contenus.
La Cavité crânienne contient le cerveau et le cervelet. La Colonne vertébrale, ou l'épine dorsale, renferme la moelle épinière. Ces organes sont très-délicats et c'est pour ce motif qu'ils- se trouvent complètement entourés d'une boîte osseuse. Du cerveau, du cervelet et de la moelle épinière partent de nombreux cordons blancs et mous, qu'on appelle nerfs, et qui se dirigent dans tous les sens en se subdivisant et pour se terminer dans les diverses parties du corps.
La Cavité thoracique renferme les poumons et le cœur.
Les poumons avec les bronches constituent V appareil de la respiration. Les bronches commencent par un tuyau unique, toujours ouvert, qui occupe la partie antérieure de la gorge et qui commence dans l'arrière-bouche. Arrivé à la partie inférieure de la gorge, ce tuyau se divise inférieurement en deux branches tandis que supérieurement il présente une structure particulière;' cette dernière partie porte le nom de larynx. Les divisions et subdivisions des bronches donnent naissance à une série de vésicules qui communiquent avec ces divisions bronchiques, de telle sorte que l'air en y pénétrant rencontre une énorme surface d'absorption. C'est de cette manière qu'on peut s'expliquer comment une grande quantité de sang, distribuée par une multitude de petits courants, peut être transportée vers cette énorme surface pour y abandonner les produits gazeux
devenus inutiles à la nutrition. et pour y substituer de l'oxygène provenant de l'air atmosphérique. C'est ainsi que se fait le travail chimique de la respiration.
L'action mécanique de la respiration s'exécute à l'extérieur de la cage thoracique où l'on rencontre des muscles qui sont chargés de cette fonction. La cage thoracique, fermée de tous côtés, se dilate et se rétrécit successivement tant que dure la respiration. Pendant que la dilatation s'opère, l'air pénètre dans les poumons et l'oxygène qu'il renferme se trouve absorbé ; cette dilatation prend le nom d'inspiration; elle est suivie d'un rétrécissement du thorax, accompagné de l'expulsion d'un air chargé d'acide carbonique fourni par les poumons; cette opération se nomme expiration.
Les poumons changent de forme et de position pendant les mouvements inspiratoires et expiratoires. ; c'est pour ce" motif que leur surface, qui est en contact avec les parois thoraciques, est libre et lubréfiée par le sérum d'une membrane séreuse qui la tapisse complètement ainsi que la paroi interne de la cage thoracique; l'espace, qui sépare les deux poumons, est limité en avant par le sternum et en arrière par la partie thoracique de la colonne vertébrale, par les bronches et le cœur avec ses gros vaisseaux.
Les poumons ont la forme d'un cône irrégulier; leur sommet correspond aux premières côtes ; leur base se repose sur la face convexe du diaphragme. (Le diaphragme est un muscle qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale et consé-" quemment les organes contenus dans chacune de ces cavités).
Le larynx, ou l'entrée de l'appareil respiratoire, constitue l'organe vocal. C'est un appareil assez compliqué, muni latéralement de cordes vocales qui peuvent être tendues dans de certaines limites. Son ouverture supérieure est en communication avec l'arrière-bouche et présente une soupape élastique qui est connue sous le nom di épiglotte ; celle-ci empêche les aliments de pénétrer dans le larynx pendant l'acte de la déglutition.
Le cœur constitue la partie centrale de l'appareil circulatoire. La circulation s'opère dans un système de vaisseaux ramifiés qui renferment .les liquides nourriciers (le sang et la lymphe).
Le sang est un liquide coagulable, composé d'un liquide incolore contenant des globules rouges et blancs (de la lymphe)
Le sang se forme aux dépens de la lymphe, qui est un liquide plus ou moins trouble et contenant, en petite proportion, des globules blancs, arrondis et à contenu granuleux avec quelques petits globules de graisse. Ces globules graisseux sont plus abondants dans la lymphe qui vient du canal intestinal pendant l'acte de la digestion ; c'est à ces globules graisseux que la lymphe doit sont aspect blanc. Cette lymphe porte le nom de chyle.
Les vaisseaux reçoivent la dénomination de vaisseaux sanguins ou de vaisseaux lymphatiques (ou chylifères) suivant qu'ils charrient du sang ou de la lymphe (chyle).
Les vaisseaux sanguins sont chargés de porter le sang dans presque toutes les parties du corps ; ces parties peuvent ainsi s'emparer des matières qui sont indispensables à leur nutrition ou à leurs fonctions. Mais en même temps qu'elles s'emparent de leur liquide nourricier, elles cèdent au sang, qui continue son passage, les particules qui sont devenues impropres à la nutrition. Cet échange s'applique également aux produits gazeux que le sang renferme. Les différentes parties du corps absorbent et consomment l'oxygène contenu dans le sang ; elles lui rendent par contre de l'acide carbonique qui est un des produits qui terminent l'acte de la nutrition. Le sang se dépouille de l'acide carbonique dont il se charge et à cet effet les vaisseaux le font passer par les poumons où il subit un nouvel échange de corps gazeux, ainsi que nous l'avons déjà vu en parlant de la respiration. L'oxygène, que le sang absorbe, fait passer sa couleur de rouge très-foncé quelle était, à l'état de rouge clair. Conséquemment, on distingue deux espèces de sang ; le sang d'un rouge très-foncé et le sang d'un rouge clair; ce dernier seul est nutritif et en état de pourvoir à la conservation du corps.
Le sang circule donc d'une manière continue dans les diverses parties du corps; à cet effet il existe un double système de vaisseaux que l'on rencontre dans chaque partie. Les vaisseaux, qui charrient le sang d'un rouge clair, sont appelés artères et ceux qui renferment le sang d'un rouge foncé sont désignés sous le nom de veines. Seuls les poumons font exception à cette règle parce que le rôle qu'ils ont à remplir n'est pas le même que partout ailleurs ; les artères pulmonaires charrient du sang veineux et les veines pulmonaires renferment du sang artériel. — Les
artères et les veines sont ralliées entre elles par une troisième espèce de vaisseaux, des tubes très-fins, microscopiques, répandus partout dans les tissus ; ils forment la transition des veines aux artères; mais tel n'est pas leur seul but et en raison de la ténuité de leurs parois ils contribuent encore à la nutrition. On les nomme vaisseaux capillaires.
Les artères et les veines, qui sont répandues dans les diverses parties du corps, sont donc ralliées par les vaisseaux capillaires; il en est de même dans les poumons où l'arbre circulatoire communique avec les autres vaisseaux du corps par l'intermédiaire du cœur. C'est ainsi que le sang, qui est devenu d'un rouge clair dans la trame pulmonaire, est lancé vers les vaisseaux capillaires du reste du corps tandis que le liquide sanguin, qui a absorbé l'acide carbonique devenu inutile aux diverses parties, retourne aux vaisseaux capillaires des poumons pour y subir une nouvelle transformation.
La force motrice, qui permet la circulation du sang, est développée par un tissu musculaire que l'on rencontre dans les parois de tous les vaisseaux mais qui abonde spécialement en un point central, que l'on nomme le cœur, qui se contracte d'une manière rhytmique et fait progresser le sang dans les artères. Le cœur est composé de deux moitiés , dont une gauche et une droite ; elles sont séparées par une cloison complète. Chaque moitié présente à son tour une oreillette à sa partie supérieure, un ventricule à sa partie inférieure. C'est des ventricules que partent les grosses artères et ce sont les ventricules encore qui ont la force motrice dominante. L'une des moitiés du cœur est réservée pour la circulation périphérique, l'autre sert exclusivement à la circulation pulmonaire. Les vaisseaux communiquent avec le cœur de telle sorte que les veines débouchent dans les oreillettes et que les artères partent des ventricules. Mais comme la moitié droite du cœur sert à la circulation pulmonaire et la moitié gauche à la circulation périphérique, la première moitié devra nécessairement se charger du sangvenant de la périphérie, pour passer dans les artères pulmonaires, tandis que la seconde moitié devra recevoir les veines pulmonaires dont le sang artériel sera lancé dans les artères de la périphérie. Le sang, devenu d'un rouge foncé dans les diverses parties du corps, vient par les veines passer dans l'oreillette
droite pour se rendre dans le ventricule du môme côté, d'où il est lancé par les artères pulmonaires pour se diriger vers les poumons.
Les vaisseaux lymphatiques sont constitués par des tubes microscopiques qui prennent leur origine dans les diverses parties du corps et se réunissent insensiblement pour former un plus grand calibre ; finalement ils déversent leur contenu dans une grosse veine située dans le voisinage du cœur. Ces vaisseaux contiennent le liquide qui s'est échappé des vaisseaux capillaires et celui-ci ne tarde pas à rentrer, comme nous venons de le voir, dans la circulation générale ; sur leur parcours dans le tractus intestinal ils absorbent le chyle qui s'est formé pendant l'acte de la digestion et ce liquide contribue également à la . formation du sang. Les corpuscules de la lymphe, d'où naissent les globules du sang, se forment dans ces vaisseaux lymphatiques. Cette formation a lieu dans ces organes glanduleux qui sont en connection avec les vaisseaux lymphatiques ; on les appelle glandes lymphatiques.
La Cavité abdominale renferme l'appareil digestif et l'appareil génito-urinaire. Déjà nous savons que l'appareil digestif élabore et absorbe les matières alimentaires qui sont assimilables. A cet effet le tube digestif reçoit le concours d'autres organes qui sont logés soit dans le tube digestif même, soit en dehors du canal, mais communiquant avec lui. Le tube digestif commence à la bouche et l'arrière-bouche où il rencontre comme organes accessoires très-importants : la langue, les glandes salivaires et les dents. L'arrière-bouche communique avec Yœsophage qui traverse la cage thoracique en longeant la colonne vertébrale. Toutes ces parties ont pour rôle de recueillir la matière alimentaire et de préparer sa digestion. Le canal intestinal commence avec Y estomac qui se trouve immédiatement au-dessous du diaphragme où il communique avec l'œsophage. A droite l'estomac est en rapport avec Y intestin grêle qui, sous forme de circonvolutions irrégulières, remplit en majeure partie la région inférieure de l'abdomen. Au niveau de la fosse iliaque droite l'intestin grêle passe à l'état de gros intestin qui est plus court mais d'un plus grand diamètre. A droite il monte directement pour passer ensuite de droite à gauche et se recourber de
nouveau jusqu'à la fosse iliaque gauche où il prend le nom de rectum pour suivre l'os sacrum et se terminer à Y anus.
L'intestin grêle reçoit encore les produits de sécrétion de deux glandes, savoir : Le foie qui se trouve immédiatement au-dessous de la partie droite du diaphragme et qui fournit la bile, et le pancréas, qui est logé transversalement au devant de la colonne vertébrale et derrière l'estomac; il fournit le suc pancréatique. — La rate qui occupe la partie gauche du diaphragme n'a aucun rapport avec le canal intestinal.
Le canal intestinal est tapissé intérieurement d'une membrane muqueuse, entourée d'une tunique musculaire, recouverte à son tour d'une membrane séreuse. La membrane muqueuse de ce canal présente cette particularité de renfermer diverses glandes. — La tunique musculaire rétrécit et racourcit le canal intestinal qui se trouve distendu et allongé par son contenu. — La membrane séreuse tapisse en même temps le foie, le pancréas et la rate qui, à l'aide de replis, fixent ces parties aux parois de la cavité abdominale.
L appareil urinaire se compose de deux glandes qui séparent l'urine; ce sont les reins. Les reins sont logés de chaque côté de la partie lombaire de la colonne vertébrale et leurs canaux abducteurs qu'on appelle uretères, aboutissent à l'organe collecteur de l'urine, qui est la vessie; celle-ci munie d'un canal pour l'élimination de son contenu. Tous ces organes, sauf les reins et les uretères, se trouvent dans la cavité du bassin.
Nous terminons ce coup d'oeil sur la composition et les fonctions des différents appareils que l'on rencontre dans le corps humain pour passer à l'étude de l'anatomie artistique. Cette étude se divisera en trois parties, savoir :
1° L'étude du squelette ou des os et celle des articulations les plus importantes ;
2° L'étude des muscles et spécialement ceux qui sont placés immédiatement sous la peau ou qui contribuent à modifier les formes extérieures ;
3° Le mécanisme des principales parties du corps.