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LE SQUELETTE

On entend par Squelette la réunion des os dans leur position naturelle; ils contribuent à déterminer la taille, les formes fondamentales et la position du corps.

Les os constituent les parties dures du corps; sans eux le corps perd sa stabilité et sa mobilité. Leur forme est trèsvariable; ainsi, dans beaucoup de cas un seul mot suffit pour exprimer cette forme, mais, comme nous le verrons bientôt, cette forme ne peut souvent être exprimée que par une description détaillée. Néanmoins on est convenu de les diviser en os longs, os courts et os plats.

Les os longs se rencontrent dans la partie des membres qui doit présenter une grande solidité et où conséquemment les mouvements sont très-limités. Les os courts donnent à ces membres l'élasticité et la mobilité dont ils ont besoin pour soutenir le corps, pour prendre des objets, ou pour exécuter des mouvements rapides ou compliqués. — Ainsi les os du pied sont courts et solides, réunis par de forts ligaments; ils forment une voûte élastique de manière à pouvoir résister aux chocs que subissent les membres inférieurs pendant l'action de sauter ou.de courir; ils contribuent conséquemment aux mouvements de la marche en supportant en même temps tout le poids du corps. — Les mains sont en état de prendre des corps d'une dimension et d'un poids très- variables ; ils peuvent exécuter les travaux les plus fins et tous les mouvements sont rendus possibles par la multiplication des os courts.

Les principaux appareils sont abrités contre les ravages, que peuvent produire les causes extérieures, par des os plats, qui

les entourent tout en leur permettant d'exécuter librement leurs mouvements. Les poumons et le cœur se trouvent toutefois dans une cage osseuse qui est composée d'os larges dont la longueur l'emporte considérablement sur la largeur. Une autre disposition n'était guère possible parce que ces appareils doivent pouvoir se mouvoir librement ; l'espace qui sépare les côtes se trouve néanmoins comblé par des muscles nombreux et volumineux, capables de fournir une protection suffisante aux poumons et au cœur. — Une grande partie de la cavité abdominale se trouve composée de parties molles à l'effet de faciliter les mouvements de ses principaux appareils (estomac, intestins, vessie, et la matrice chez la femme) .

En dehors des particularités que nous avons fait connaître pour les os, ces parties en offrent encore d'autres qui ne peuvent échapper à l'attention de l'artiste. Ainsi, tel os est prismatique, triangulaire ou cylindrique, d'autres -sont carrés ou présentent des surfaces oblongues. Dans les os on remarque encore .des fissures, des gouttières; on y trouve des petites cavités, des fosses, des trous, des impressions, des crêtes, des protubérances; leurs extrémités se caractérisent par des têtes, des tubérosités, des apophyses, etc. Nous reviendrons sur ces détails quand nous nous occuperons de la description des différents os.

Les os se touchent par leurs extrémités; ils sont tapissés à ces endroits d'une substance cartilagineuse (1) et maintenus dans leur position à l'aide de ligaments. Les extrémités osseuses présentent des formes variables suivant le rôle que l'os est appelé à remplir dans l'accomplissement des mouvements; celles qui se touchent et se trouvent réunies à l'aide de ligaments forment des articulations qui sont appelées mobiles (diarthroses) quand les surfaces articulaires permettent l'accomplissement de certains mouvements, et immobiles (synarthroses) quand les surfaces articulaires se touchent de telle sorte que tout déplacement y est rendu impossible.

(1) On entend par cartilages un tissu lisse, solide et élastique dont la dureté est inférieure à celle des os. Ils servent à favoriser les mouvements et à rendre les surfaces articulaires plus unies. Ils présentent encore ce caractère spécial de ne renfermer ni vaisseaux, ni nerfs.

L'étude des articulations est de la plus haute importance; après avoir appris à connaître la forme des surfaces articulaires, elle permet de comprendre le mécanisme des divers mouvements, dans quelle direction le déplacement peut avoir lieu et dans quelles limites celui-ci est possible.

Nous avons un exemple d'articulations immobiles dans les sutures ou la réunion des os du crâne dont les rebords libres sont munis de dentelures qui permettent l'articulation. — Les articulations mobiles sont composées de deux ou de plusieurs os, qui offrent des surfaces articulaires libres, tapissées d'un tissu cartilagineux et réunies par des ligaments au pourtour de ces surfaces. De cette manière il se forme une cavité dont les parois sont lisses; on la nomme cavité articulaire (1).

L'appareil ligamenteux (2) qui entoure les surfaces articulaires est disposé de telle sorte qu'il constitue le plus souvent une capsule qui entoure complètement la cavité articulaire. Les couches externes de cette capsule sont composées d'un tissu conjonctif serré dont les fibres partent d'un os pour se rendre vers un autre et se confondre finalement avec les fibres du périoste. Les couches internes sont formées d'un tissu conjonctif plus lâche et y forment une membrane séreuse dont le sérum lubréfie les surfaces articulaires d'une manière continue.

Les cavités articulaires sont généralement remplies par le sérum et les surfaces articulaires, de telle sorte à ne jamais y rencontrer un espace vide. La pression atmosphérique aide conséquemment à maintenir ces surfaces réunies et les muscles, qui les entourent, contribuent à renforcer cette action et celle des ligaments.

Quand les surfaces articulaires se meuvent, elles glissent l'une sur l'autre et la direction dans laquelle ce mouvement s'exécute dépend de la forme que ces surfaces présentent.

Quand deux surfaces planes se touchent, le mouvement ne peut s'exécuter que dans le sens de la direction de ces surfaces,

(t) Dans quelques articulations les surfaces articulaires sont séparées par des disques fixés aux parois de la capsule ; ces disques ou cartilages interarticulaires divisent la cavité articulaire en partie ou en totalité.

■ (2) On entend par ligaments des tissus très-solides composés de fibres blanches élastiques.

c'est-à-dire qu'elles resteront parallèles. Ce mouvement limité s'observe surtout là où l'on rencontre les os courts, les mouvements plus étendus ne sont possibles qu'à la condition que les extrémités osseuses, qui contribuent à la formation d'une articulation, se joignent en formant un angle.

Pour rendre possible les mouvements de rotation, les extrémités des os sont constituées en têtes articulaires ; la rotation s'exécute autour d'un .axe quelconque, fixe ou mobile pendant le mouvement ; la seule condition c'est que tous les axes s'entrecroisent en un même point, qui est le point de rotation. Les articulations de l'épaule et de la cuisse sont de ce genre. — A la tête articulaire d'un côté correspond un segment de sphère creuse dont est muni le second os qui complète l'articulation.

Les principaux mouvements que peuvent exécuter les diverses parties du corps sont : 1° La flexion, ou le- mouvement qui dirige les parties du corps de telle sorte qu'elles forment un angle. — 2° U extension, qui ramène les parties en ligne droite. — 3° h' adduction, par laquelle les bras ou les jambes, sont rapprochés du tronc. — 4° U abduction, qui éloigne ces parties du tronc. — 5° La pronation, par laquelle une partie se tourne vers la ligne médiane du corps. — 6° La supination, qui éloigne, par un mouvement de rotation inverse, une partie du corps de la ligne médiane.

D'après la direction dans laquelle un mouvement s'opère, la capsule subit d'un côté un relâchement pour subir une tension relative du côté opposé de l'articulation. Si les surfaces articulaires sont néanmoins disposées de telle sorte qu'un mouvement reste encore possible dans tel ou tel sens, alors les fibres des ligaments sont relâchées de tous côtés. La partie des ligaments ou de la capsule, qui se replie pendant un mouvement, pourrait encore être prise et serrée par les rebords osseux de l'articulation, mais cela est rendu impossible puisque les muscles qui l'entourent sont fixés à ces membranes par quelques fibres de telle sorte que par leur contraction ces plis n'atteignent pas les rebords osseux.

La nature des mouvements et la forme des surfaces articulaires a servi de base à la division des articulations ; nous mentionnerons les plus importantes :

1° V articulation trochléenne ou en charnière. A cet effet

l'une des surfaces aii-iculaires a la forme d'une poulie ou trochlée qui est reçue dans une forte échancrure moulée sur elle. L'axe de la poulie sert en même temps d'axe articulaire ; sa direction est plus ou moins perpendiculaire à la direction verticale du corps. — Ce genre d'articulation permet les mouvements de flexion et & extension ; dans ce cas la capsule est très-lâche du côté où le mouvement est possible ; elle est épaisse et tendue aux côtés qui correspondent aux extrémités de l'axe articulaire. — Les articulations en charnière présentent une forme particulière très-importante, Y articulation en pas de vis, dont on a un exemple dans l'articulation du coude.

2° U articulation trochoïde diffère de l'articulation en charnière en ce que l'axe de rotation n'est pas situé horizontalement, mais dans un sens à peu près vertical qui est plus oii moins parallèle à l'axe du corps. L'os dans lequel se trouve l'axe de rotation, c'est-à-dire qui sert de pivot, présente ou une apoplyse odontoïde ou une tète qui est reçue dans une échancrure complétée par un ligament annulaire dont est muni l'os qui complète l'articulation. — Ce genre d'articulation permet les mouvements de torsion à droite ou à gauche (articulation atloïdo-axoïdienne) ou ceux de pronation et de supination (articulation radio-humérale). Pendant que ces mouvements s'opèrent, les membranes, qui forment la capsule, se tendent et limitent le déplacement.

3° \] articulation sphéroïdale ou Yénarthrose est l'articulation qui donne la mobilité la plus grande. La rotation peut s'y exécuter autour d'un axe quelconque, fixe ou mobile pendant le mouvement; la seule condition est que tous les axes s'entrecroisent en un même point qui est le point de rotation. Les articulations de l'épaule et de la cuisse sont de ce genre. Les surfaces articulaires sont alors d'une part un segment de sphère pleine, et d'autre part un segment de sphère creuse. La sphère creuse embrasse toujours un nombre de degrés angulaires moins considérable que la sphère pleine.

Les capsules , qui entourent ces articulations , sont lâches de tous côtés afin de permettre les mouvements en tous sens. Quant aux mouvements en eux-mêmes, ils sont limités par la tension ou la torsion que subissent les fibres de la capsule.

4° Les amphy arthroses sont des articulations incomplètes, dans lesquelles des surfaces planes ou très-légèrement courbées

sont maintenues en contact par des ligaments très-tendus. Les articulations vertébrales, celles des os du carpe ou du tarse, celles des os iliaques entre eux, celles des côtes et du sternum sont des amphyarthroses.

Les articulations, qui ne rentrent pas dans le cadre des formes générales sus-indiquées, seront décrites plus loin.

Les os sont au nombre de 240. On les divise en os impairs que l'on rencontre sur la ligne médiane du corps, et en os pairs qui existent des deux côtés de la ligne médiane.

Pour la facilité de la description, le squelette sera divisé en trois parties ; la tête, le tronc et les membres.

a) LES OS DE LA TÊTE.

La tête comprend le crâne et la face.

Le Crâne est plus grand que la face'; il est formé en avant par le frontal (pi. 1,1), en arrière par Yoccipital (pi. II, 4), latéralement et en haut par les pariétaux (pi. 1 , 3) et latéralement et en bas par les temporaux (pi. I, 3); en avant et au dessous du frontal se trouve Yethmoïde et derrière celui-ci et entre les temporaux existe le sphénoïde.

La Face se compose des os propres du nez (pi. I, 5), des os maxillaires supérieurs (pi. I, 6), des os zygomatiques (pi. I, 4) et de l'os maxillaire inférieur (pi. I, 7). Les os lacrymaux , les os palatins, le vomer et les cornets inférieurs sont trop profondément situés et sans importance pour l'artiste.

La tête a une forme ovoïde dont la grosse extrémité se trouve en haut et en arrière tandis que l'extrémité effilée correspond au menton. Sur les côtés, la tête se trouve plus ou moins applatie. La région supérieure du crâne est voûtée et lisse; on y remarque en avant la suture coronale, ou la réunion du frontal avec les pariétaux (pi. III, 3); en arrière la suturelambdoïde (1), ou la réunion de l'occipital avec les pariétaux (pl. II, 3); entre la suture coronale et la suture lambdoïde on a, sur la ligne médiane, la suture sagittale (pl. II, 2).

(1) Cette de'nomination a été' donnée à cause de la ressemblance que présente cette suture avec la lettre grecque 1 ()>)•

L'os frontal présente, en avant et au-dessus de la cavité orbitaire, deux bosses frontales qui dans quelques cas sont remplacées par une bosse unique située sur la ligne médiane. Les os pariétaux offrent également au milieu une bosse pariétale. L'os occipital est uni dans sa partie supérieure, irrégulier et bosselé dans sa partie inférieure où se trouve au centre la bosse occipitale, d'où partent deux lignes courbes qui se dirigent vers Y apophyse mastoïde (pi. II, 5) de l'os temporal, A la partie inférieure de l'os occipital on rencontre le trou occipital qui met la cavité crânienne en communication avec le canal rachidien ou vertébral. Latéralement ce trou occipital est muni de deux condyles qui permettent l'articulation de la tête avec la colonne vertébrale.

Les côtés du crâne sont moins convexes que^sa partie supérieure. On y remarque en haut la ligne courbe des tempes qui commence à l'apophyse orbitaire externe pour se diriger en haut et en arrière le long du pariétal et se terminer à l'apophyse zygomatique du temporal. Cette ligne courbe est surtout visible à son origine et à sa terminaison ; au-dessous d'elle se trouve la suture temporale (pi. III, 9), indice de l'articulation du temporal avec le pariétal et le sphénoïde. Au-dessous de cette suture l'on remarque Y arcade zygomatique (pi. III, 11), formée par l'articulation de l'apophyse zygomatique du temporal uni à l'os zygomatique. Ce dernier os possède à son rebord supérieur une autre apophyse qui s'articule avec l'apophyse orbitaire externe.

La ligne courbe des tempes forme, avec l'arcade zygomatique et l'apophyse orbitaire externe, la fosse temporale qui est convexe en arrière et concave en avant ; à ce dernier endroit elle est comblée par des parties molles.

L'apophyse zygomatique contribue à former, en arrière une crête assez considérable qui va à rencontre de la ligne courbe des tempes ; elle constitue le rebord supérieur de V orifice du conduit auditif (pi. V, 1, e). — En dessous de cette crête et en avant de l'orifice du conduit auditif se trouve la cavité glénoïde du temporal destinée à s'articuler avec le condyle du maxillaire inférieur. — Plus en avant on remarque sur le bord inférieur de l'apophyse zygomatique un tubercule sur lequel vient se placer la partie articulaire de la mâchoire inférieure qui quitte

la cavité glénoïde, par exemple quand la bouche s'ouvre. — Derrière et au-dessous du conduit auditif se trouve Yapophyse mastoïde du temporal (pi. II, 5).

La partie antérieure de la tête est en majeure partie constituée par la face. A la partie supérieure on remarque souvent une suture, indice de la réunion des deux moitiés qui forment l'os frontal dans l'enfance. Au-dessous du nez existent deux petites saillies qui sont très-dé veloppées chez certaines personnes mais spécialement chez le vieillard ; ces saillies forment l'extrémité interne des arcades sourcilières qui se dirigent en dehors. Au-dessous de chaque arcade sourcilière existe une légère dépression qui surmonte une autre arcade plus saillante encore, Y arcade oy^bitaire. dont l'extrémité externe, ou X apophyse orbitaire externe, s'articule avec l'os zygomatique.

Les os propres du nez (pi. I, 5) se trouvent au-dessous des saillies qui constituent l'origine des arcades sourcilières ; ce sont deux petits os qui s'articulent en haut avec le frontal et en dehors avec les apophyses montantes des maxillaires supérieurs ; en dedans ils s'unissent réciproquement, et inférieurement ils sont soudés au tissu cartilagineux qui doit former le nez. — En dehors des os propres du nez, on rencontre les cavités orbitaires qui ont là forme de pyramides quadrangulaires dont la base est formée : en haut par le frontal, en bas et en dehors par l'os zygomatique, en bas et en dedans par l'os maxillaire supérieur. D'autres os contribuent encore à la formation des parties profondes de cette cavité, mais celles-ci sont sans importance pour l'artiste.

En dehors et en dessous de chaque cavité orbitaire existe Vos zygomatique (pi. I, 4) qui constitue une saillie lisse, trèsvisible chez les personnes maigres. Tout-à-fait en dessous des cavités orbitaires se rencontrent les os maxillaires supérieurs (pi. I, 6) qui offrent, à peu près au centre, une dépression que l'on désigne sous le nom de fosse canine. Les bords antérieurs et les apophyses montantes des os maxillaires supérieurs, ainsi que le rebord inférieur des os propres du nez, limitent Y ouverture antérieure des narines dont la direction est oblique en bas et en arrière et qui compte trois angles. ISépine, que l'on rencontre au milieu de la base de ce triangle, disparaît quand l'ouverture nasale est munie de la cloison du nez, un tissu

cartilagineux qui aide l'os vomer à séparer la cavité nasale en deux parties égales.

Le bord inférieur des os maxillaires supérieurs est appelé arcade alvéolaire supérieure ; celle-ci a la forme d'un fer â cheval, légèrement aplati en avant, en opposition avec l'arcade alvéolaire inférieure qui est plus régulièrement arrondie. L'arcade alvéolaire supérieure forme en avant une plus grande saillie que l'arcade alvéolaire inférieure, de telle sorte que les dents supérieures recouvrent légèrement les dents inférieures quand la bouche est fermée; cette différence toutefois s'arrête aux dents molaires qui se touchent de part et d'autre.

L'os maxillaire inférieur (pi. 1,7), est composé de deux moitiés qui sont encore libres chez le nouveau-né. La partie centrale est massive, dirigée obliquement en dedans et en haut ; son bord supérieur constitue l'arcade alvéolaire inférieure dont la courbure est plus grande que celle du bord inférieur. En arrière du corps de l'os on remarque les branches dont le bord postérieur se réunit au bord inférieur du corps en formant un angle obtus (pi. V, 1, a). Ces branches se dirigent obliquement en dehors de telle sorte que la distance qui existe entre leurs extrémités inférieures est plus grande que celle qui existe entre les extrémités supérieures. La partie supérieure des branches présente une échancrure sigmoïde (pi. III, 14) terminée en avant par Yapophyse coronoïde qui vient se placer au-dessous de l'arcade zygomatique et qui est applàtie latéralement ; en arrière cette échancrure se termine par un condyle ovalaire et à direction transversale pour s'adapter à la cavité glénoïde du temporal.

L'Os hyoïde- n'est fixé au crâne que par l'intermédiaire de igaments; il sert de point d'appui à la base de la langue et au larynx. Il a la forme d'un fer à cheval concave en arrière et présente à sa partie supérieure quatre cornes, dont deux grandes situées en arrière et deux petites qui se trouvent au point où les grandes cornes se fixent au corps de l'os.

L'articulation de la mâchoire (pi. V, 1), la seule articulation mobile que l'on rencontre à la tête, est double ; elle se compose de la cavité glénoïde du temporal et du condyle du maxillaire

inférieur. Dans cette articulation il existe un fibro-cartïlage inter articulaire concave en haut et en bas et fixé à la capsule. — Dans les deux articulations de la mâchoire les mouvements peuvent avoir lieu de haid en bas, d'avant en arrière, de gauche à droite et vice-ver sa.

La bouche ne peut s'ouvrir quand la capsule repose dans la cavité glénoïde; le condyle de la mâchoire inférieure passe alors de chaque côté sur le condyle du bord inférieur de l'os zygomatique et il ne rentre dans la cavité glénoïde que lorsque la bouche se ferme. — Le même déplacement a lieu quand la mâchoire inférieure se porte en avant sans s'écarter de la mâchoire supérieure. — Dans le mouvement de latéralité, alors que la bouche est fermée, le condyle de l'une des articulations se maintient en place, tandis que l'autre vient se placer sur le condyle du bord inférieur de l'os zygomatique.

b) LES OS DU TRONC.

Le squelette du tronc se compose des vertèbres , des côtes , du sternum et des os iliaques.

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