II. LES COTES ET LE STERNUM
La cage thoracique est comme entourée de vingt quatre côtes, douze de chaque côté ; celles-ci se dirigent obliquement de haut en bas et de la colonne vertébrale au sternum. Il n'y a que les sept côtes supérieures qui communiquent directement avec le sternum ; on les appelle vraies côtes en opposition avec les cinq côtes inférieures qui n'ont aucune communication directe avec les os et qu'on nomme fausses côtes. Les huitième,
neuvième et dixième côtes sont indirectement ralliées au sternum parce que leurs cartilages viennent au contact de celui de la côte qui se trouve placée au-dessus. Les deux dernières côtes sont encore appelées flottantes (pi. III, 17, 18) parce que leur extrémité antérieure est mobile dans l'épaisseur des parois du ventre.
A chaque côte on distingue une partie osseuse (pi. III , 19) et une partie cartilagineuse (pi. III, 20). Cette dernière est la plus courte.
La tête ou l'extrémité postérieure d'une côte est arrondie et munie d'une surface articulaire formée de deux facettes pour s'articuler avec la facette articulaire supérieure de la vertèbre dorsale correspondante et avec la facette articulaire inférieure de la vertèbre supérieure. En dehors de cette tête il existe une tubérosité dont la surface articulaire s'adapte à celle de l'apophyse transverse de la vertèbre placée au-dessous de la côte qu'on examine. Le reste de la côte constitue le corps qui présente en arrière une forte courbure qu'on appelle Y angle. L'espace rétréci compris entre la tête et la tubérosité est désigné sous le nom de col. La face externe du corps est convexe; son bord supérieur est arrondi; son bord inférieur, mince et tranchant, commence à l'angle de l'os.
La longueur des vraies côtes s'accroît de haut en bas tandis que le degré de courbure diminue dans le même sens. La courbure de l'os ressemble à une torsion.
Les cartilages costaux ont des bords arrondis ; ceux des six vraies côtes inférieures présentent à leurs extrémités des surfaces articulaires lisses pour permettre l'articulation avec le sternum ; ceux des fausses côtes se fixent aux cartilages qui se trouvent immédiatement au-dessus.
La première côte présente une face supérieure et une face inférieure ; la face supérieure est munie d'un tubercule pour l'insertion du muscle scalène antérieur. La onzième et la douzième côte ne possèdent pas le tubercule; leur tête ne présente qu'une surface articulaire unique.
Le Sternum (pi. I, 10) est aplati d'avant en arrière et dirigé obliquement en avant et en bas. Ordinairement cet os forme un tel angle (20-25°) que le prolongement de son extrémité
supérieure vient toucher la deuxième ou la troisième vertèbre cervicale. Cette direction toutefois est très-variable. Le sternum se trouve dans l'interspace des lignes transversales qui partiraient de la troisième et^de la neuvième vertèbre dorsale. Il est composé de trois parties dont la dénomination est empruntée à la comparaison qu'on a faite de cet os avec 1 epée d'un gladiateur; la partie supérieure est appelée la poignée (pi. I, 10), la partie moyenne, le corps, et l'extrémité inférieure l'appendice xiphoïde (pi. I, 11); ses bords s'unissent aux cartilages costaux. La poignée présente une échancrure transversale, appelée fourchette et à chaque extrémité de cette échancrure il y a une facette articidaire qui reçoit l'extrémité interne de la clavicule. La première côte est placée entre la poignée et le corps tandis que la sixième côte s'articule au point où l'appendice xiphoïde s'unit au corps de l'os.