CHAPITRE II
Dans la zône épigastrique, on trouve : 1° à droile, une portion du diaphragme el tout le grand lobe du foie; 2° à gauche, le grand cul-de-sac de l'estomac el la rate, placés en arrière ; 5° au milieu, le cardia, le reste de l’estomac, le petit épiploon, la vésicule biliaire el ses canaux, les artères hépatique et stomachique, la veine-porte ; 4 plus profondément et toujours dans l'épigastre proprement dit, l’arrière-cavité des épiploons, la première portion de lintestin duodénum, le cholédoque, le canal pancréatique et la glande de ce nom, la grande veine mésaraïque, l'artère pylorique, l'origine de la mésentérique supéricure, les artère et veine spléniques, le tronc cœliaque, les
diaphragmatiques, le petit lobe du foie ; plus profondément encore, le ganglion semi-lunaire, les plexus soléaire, cœliaque, hépatique, coronaire stomachique, splénique, diaphragmatique, mésentérique supérieur, la veine-cave, l'aorte, les piliers du diaphragme, le corps des denx premières vertèbres lombaires ; 5 sur les côtés, les vaisseaux émulgents, la moitié supérieure du rein, les capsules atrabilaires, les plexus rénaux, du tissu cellulaire abondant, l’origine des muscles psoas, le ligament cintré, et les parties postérieures et latérales du diaphragme. 1e
C'est, par conséquent, dans un espace circonscrit par la petite courbure de l'estomac, la face inférieure du foie, l’hialus de Winslow, et les canaux bilifères, derrière le petit épiploon, que se trouve le lobe de Spigel, ayant, à sa droite, la veine-cave; à sa gauche, le cardia et l'aorte ; en avant, le sinus de la veineporte ; en arrière, le ganglion semi-lunaire, organes qui peuvent tous être comprimés par lui, lorsque son volume augmente d’une manière prononcée. On rencontre aussi dans cet espace la suile de l’artère aorte et de la veine-cave, les plexus soléaire el cœliaque, et l'artère de ce nom ; en sorte que, sous tous les rapports, les blessures du centre épigastrique doivent être excessiveinent dangereuses. Aussi toule pression subite et un peu forte y produit-elle aussitôt une douleur sourde, profonde et suffocante, de manière même à entraîner promptement la syncope chez un certain nombre de sujets.
Dans la zône ombilicale, se présentent : 1° le grand épiploon, et le colon transverse en haut ; 2 sur les côtés, les portions dreite et gauche du même intestin ; 3° au milieu, le paquet des intestins grêles ; 4° sur un autre plan, supérieurement, le mésocolon transverse renfermant les arcades artérielles fourhies par la convexité de la mésentérique supérieure, le tronc même de cette artère el les deux dernières portions du duodénum ; 5° dans la partie moyenne, le mésentère, renfermant tous les vaisseaux artériels veineux et lymphatiques, ainsi que les nombreux ganglions des intestins grêles ; 6° en dehors, la portion inférieure des reins et les replis mésocoliques ascendant et descendant, quand ils existent, les uretères et les vaisseaux spermatiques ; 7° profondément, l'aorte, la veine-cave, l'origine du canal thoracique, les artères lombaires, la mésentérique inférieure ; enfin la continuation des nsoas et les trois dernières vertèbres lombaires.
Onrencontre comme parties contenues dans la s0ne Aypogas-
trique : 1° au milieu, l’épiploon et l'intestin grèle ; 2 Pangle sacro-lombaire, sur lequel reposent l’origine des vaisseaux iliaques primitifs et Partère sacrée moyenne; 3° sur les côtés, les cavités iliaques, de forme triangulaire et dont les parois se rapprochent ou s’écartent, suivant l'attitude, suivant que le diaphragme s'élève ou s’abaisse, enfin, selon que les intestins les remplissent ou s’en éloignent; 4° dans ces cavités, à droite, le cœcum ; à gauche, l’S iliaque du colon ; 5° le péritoine ; 6° le fascia sousséreux Ou propria ; 7° l'urétère, renfermé dans le fascia propria, et croisant ie vaisseaux iliaques au-devant de la symphyse postérieure du bassin ; 8° le canal déférent, se portant de louverture inguinale du fascia transversalis dans l’excavation pelvienne, en croisant l'artère iliaque primitive, un pouce en arrière de l'anneau crural; 9 les vaisseaux spermatiques, sur la face antérieure des muscles psoas ; 10° le nerf inguino-cutané, qui longe les vaisseaux iliaques; 11° ces vaisseaux eux-mêmes, placés en dedans des muscles psoas ; 120 l'origine des artères épigastrique et circonflexe de l’ilium, vis-à-vis du bord postérieur de los pubis; 15 le fascia iliaca; 14° une couche celluleuse, souple, renfermant le nerf inguino-cutané ; 15° le muscle iliaque en dehors ; 16° les psoas en dedans; 17° le nerf crural, entre ceux-ci et le précédent ; 18° tout à fait en dehors, l'artère iliaque antérieure; 19° enfin, profondément, des branches des vaisseaux ilio-lombaires, du tissu cellulaire encore, et la portion iliaque de l’os coxal.
Sur la ligne médiane de la zône hypogastrique, on trouve comme parois : 1° la peau, couverte de poils jusqu’en haut chez l’homme, en bas seulement chez la femme ; 2° la couche celluleuse, très-épaisse, fibreuse et graisseuse en même temps que celluleuse, principalement à la partie inférieure ; 5° la ligne blanche, dont les fibres alors s’écartent et se ramifient en avant, comme pour donner paissance à la couche superficielle; 4° en bas et profondément, l’entonnoir sus-pubien rempli de tissu cellulaire et de vésicules graisseuses ; 5° plus haut, l'ouraque et la couche cellulaire encore ; 6° enfin, le péritoine ou la face antérieure de la vessie.
La portion iliaque des parois abdominales offre : 1° la peau, plus fine en dehors, plus épaisse et couverte de poils en dedans ; 20 la couche sous-cutanée et le fascia superficialis, renfermant entre leurs lames quelques filets nerveux, l'artère épigas-
trique externe ou tégumenteuse et les veines sous-cutanées ; l'aponévrose du grand oblique, percée près du pubis pour laisser passer le cordon testiculaire, sur lequel son ouverture envoie une tunique fibro-celluleuse ; 4° une lame celluleuse mince, et qui contient quelquefois des cellules adipeuses, surtout en approchant de l'anneau ; 5° le muscle petit oblique, dont les fibres souples et plus lâches en bas el en dedans s'écartent, se courbent sur le devant du cordon ; le cordon lui-même, dans lequel on trouve, de haüût en bas et de dehors en dedans, le nerf ilioserotal, le muscle crémastér, la gaine celluleuse, le nerf génitocrural, ‘l'artère spermatique, les veines du même nom, le canal déférent, l’artériole épigastrique, puis, de nouveau, la {unique celluleuse et le muscle crémaster, qui est alors très-mince ; enfin, la gouttière du ligament rural, gouttière qui ALAN l'épaisseur de la paroi du ventre immédiatement au-dessus, et qui, large de quatre à cinq lignes en approchant de l'anneau, se convertit en un simple bord vers l’épine de l'os coxal; Go le muscle transverse, dans la moitié supérieure de la région seulement; 7° une seconde couche celluleuse, mince et quelquefois graisseuse ; 8° le fascia transversalis, comme divisé en deux portions par le passage du cordon spermatique, se continuant avec la bandelette ilio-pubienne ou le bord postérieur du ligament de Falloppe et le tendon du muscle droit, fascia qui fournit en parlie la gaîne celluleuse du cordon ; 9e le tissu cellulaire ‘extérieur du péritoine, ou le /ascia pr opria, quelquefois plus épais et plus dense que le précédent, donnant une tunique à l’artère, aux veines épigastriques, au ligament ombilical, et se prolongeant aussi sur le cordon pour concourir à la formation de sa gaine propre ou celluleuse ; 10° enfin, le péritoine, plus mince en bas qu’à la partie supérieure, mais aussi beaucoup plus glissant et plus extensible. |