MUSCLES CUTANÉS
Les muscles, sous leur forme la plus simple, présentent toujours une tête ou origine [origo), vmventre et une terminaison [insertio). Les muscles du tronc sont ordinairement plats ; ceux des membres généralement allongés, cylindriques ou prismatiques. Mais les muscles peuvent aussi revêtir les formes les plus variables, c'est ainsi qu'il y a des muscles à plusieurs têtes ou chefs, des muscles digastriqiies, des muscles semi-penniformes, des muscles penniformes, des muscles digités, etc. Dans ces difîérents cas les rapports des fibres musculaires avec les tendons sont naturellement très variables.
Tous les muscles sont entourés par des gaines fibreuses ou fascias, et parleur intermédiaire sont plus ou moins intimement unis aussi bien entre eux {ligaments intermusculaires) qu'avec les téguments et le squelette. Ces fascias sont plus ou moins des produits des muscles, et en tant a^n aponévroses ils remplacent des parties du squelette.
Dans tous les points où se produisent des frottements, il peut se développer dans les muscles ou dans les tendons des ossifications {os sésamoïdes) .
La formation de plusieurs muscles aux dépens d'un substratum donné peut avoir lieu de plusieurs manières : i" par division du muscle primitif en une partie 'proximale et une partie distale {apparition d'un tendon intermédiaire) , 2° par décomposition d\me masse musculaire en couches distinctes, 3° ptar division d'un muscle suivant la longueur, 4° ;jar fusion de deux muscles p7^imitivement distincts et indépendants Vun de r autre par leur innervation. Il va de soi que dans ce dernier cas le nombre des muscles se trouve diminué.
Par suite de changement dans son origine et sa terminaison un muscle peut subir dans sa forme et sa position des modifications et des transformations très considérables. Si un muscle cesse d'avoir une action utile, ou bien ce qui en reste vient renforcer un muscle voisin, ou bien il disparaît sans laisser de traces.
Dans l'embryon les différents groupes de muscles, par exemple le fléchisseur superficiel et le fléchisseur profond des doigts ou les muscles masticateurs, ne sont pas encore distincts les uns des autres et forment un blastème commun (mésodermique), dont la division n'a lieu que dans une phase évolutive postérieure par suite du développement de cloisons conjonctives. C'est à partir de ce moment seulement que les muscles se différencient. Cette individualisation devient de plus en plus marquée à mesure qu'ils fonctionnent, c'est-à-dire dans la période postembryonnaire. On voit, également disparaître certaines ébauches de muscles pendant le cours de la période embryonnaire et se produire des déplacements.
Muscles cutanés.
Peu développés chez les Poissons ei\es A mphibiejis, ces muscles jouent déjà un rôle important chez les Reptiles et les Oiseaux à cause de leurs connexions avec les replis de la peau, les écailles et les plumes.
Mais c'est surtout chez de nombreuses espèces àe, Mammifères qu'ils prennent une grande extension ; ils s'étendent en effet chez eux sur le dos, la tête, le cou et les flancs (Echidna, Dasypus, Pinnipèdes, Erinaceus, etc.) Chez l'Homme ils ne sont plus représentés que par le muscle peaucier du cou, qui s'étend sur les parties latérales de la région cervicale, sur une partie de la face et sur le haut de la poitrine {y o^Aq^ muscles mimiques).
Muscles du squelette.