‹ Manuel d'anatomie comparéeChapitre 55 sur 93 · COQUILLES · texte numérisé non relu

COQUILLES

Les téguments des Mollusques ont une importance particulière par suite Je la propriété qu'ils possèdent de sécréter des substances. solides se déposant par couches, et d'où résulte la formation des coquilles si caractéristiques de ce type animal. Ces productions solides sont en même temps essentiellement différentes par leur nïode de formation de celles des auÏTes classes d'animaux. Ce sont des produits sécrétés par le corps, déposés à sa surface extérieure et qui, bien qu'ayant une grande importance comme organes de soutien et de protection pour les animaux qu'elles recouvrent, ne sont pas dans des rapports organiques proprement dits avec eux. On doit donc les ranger plutôt à côté du squelette chitineux des Arthropodes, et considérer ces deux formations comme l'expression d'une seule et même activité de sécrétion des couches extérieures de la peau. Lors nïême que les couches extérieures de ces productions, comme cela arrive surtout dans les coquilles trèsuïassives, deviennent étrangères à l'organisme, les coquilles mêmes nVr. font pas moins toujours partie, et restent en connexion immédiate avec lui sur plusieurs points, tels que ceux de l'insertion des muscles.

Dans toutes les classes de Mollusques, les rapports du manteau et de hi coquille sont très-intimes ; les deux organes naissent ensemble et dans les cas où la coquille fait défaut ou devient caduque, le manteau subit lui aussi iKs rétrogradations. Celte corrélation, l'homologie du manteau étant une fois reconnue, laisse apercevoir une semblable homologie entre les diverses sortes de coquilles, si différentes qu'elles soient entre elles. Ainsi la coquille des Bvachiopodes se partage en deux valves, une ventrale et une dorsale, tandi^ que celle des Lamellibranches est formée d'une valve droite et une gauche. Du reste elles se correspondent entièrement par leur mode de formation ainsi que par la stnicture. Dans les cas les plus simples elles consistent en simples lamelles uniformément stratifiées. Celles-ci se compliquent par l'adjonrlion de couches de prismes obliques et perpendiculaires, ainsi que par la fonuation de canaux étroits qui traversent les coquilles.

L'accroissement en surface des coquilles se fait par leur bord libre et résulte de dépôts stratifiés provenant du bord du manteau, et 'qui se traduisent à la surface de la coquille par des lignes concentriques. L'épaississemenl de la coquille se fait au moyen d'une sécrétion de toute la face interne du

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