MUSCLES DES EXTRÉMITÉS
rendent, comme des différeuciations de Tapparcil musculaire du squelette viscéral. Une f^Tande partie des muscles de ce dernier naissent du crâne ; d'autres occupent les intervalles des arcs sur le côté, et d'autres encore, disposés transversalement, servent à rapprocher les arcs voisins. Des muscles vont des arcs branchiaux aux rayons branchiaux. Très-déveh)ppés chez les Sélaciens, et riidimentaires chez les Poissons osseux, ils paraissent sur le second arc viscéral primitif, s'être transformés dans les muscles de Topercuic bran* ciiial et des rayons de la membrane branchiostége.
Un système musculaire analogue se trouve chez les Âmphibiens pendant leur état larvaire ; il dérive partiellement de celui des Poissons, et se conserve chez les Pérennibranches. Lors de la disparition de la charpente branchiale, et de rindépendance qui en résulte pour Pos hyoïde, une partie de ces muscles branchiaux passent à ce dernier. Le changement de valeur de Tappareil est accompagné de nouvelles complications. Quelques muscles naissant de diverses parties du squelette, permettent dans les divisions supérieures une beaucoup plus grande variété dans les mouvements de Pos hyoïde. Les muscles génio-mylo-omo- et stenio-hyoïdiens se trouvent presque sans exception dans les classes supérieures ; il s'y joint encore, chez les Oiseaux et les Reptiles, un stylo-hyoïdien particulier.
Muscles des extrémités.
Plusieurs systèmes de i)etits muscles servant aux mouvements des tiageoi^ tes impaires des Poissons^ sont situés sur la ligne dorsale médiane, et se rendent soit aux pièces portant les rayons des nageoires, soit directement à tes derniers, dont ils déterminent alternativement l'élévation et l'abaissement.
Quant aux membres pairs, les nageoires des Poissons homologues aux extrémités des Vertébrés supérieurs, possèdent, tant sur leur ceintui'e basilaire (fuc sur leur portion libre, un certain nombre de nmscles, qu'on n'a pas encore pu comparer avec succès à ceux des autres Vertébrés. Les nageoires mêmes ont à leur surface supérieure et inférieure des éleveurs et des abaisseurs qui, par leurs combinaisons, peuvent aussi produire des mouvements d'adduction et d'abduction. Ces nmscles se distribuent sur les diverses parties de la nageoire, et sont le plus considérablement développés chez les Sélaciens.
Une modification correspondante des muscles accompagne toute transformation des membres ; leur nombre diminue et ils présentent des usages beaucoup plus variés par suite de leur plus grande liberté et de leur indépendance, ainsi que de leur différenciation en parties distinctes. Comme différence importante apportée aux dispositions existant chez les Poissons, nous devons surtout faire ressortir l'extension que prend, chez les Vertébrés supérieurs, le système musculaire de la ceinture scapulaire, et des membres antérieurs sur la surface dorsale du corps. Les parties provenant des muscles latéraux supérieurs du tronc forment plusieurs couches, ces muscles naissant souvent sur de longues étendues de la colonne vertébrale. Nous voyons déjà, chez les Amphibiens, des muscles allant du dos
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à ronioplate, exerçant une action protractiie ou rétractile, et correspondant aux muscles cueuUaire, rhomboïde et éleveur scapulaire. Peu développés chez les Pérennibranches, ils le sont assez chez les Salamandrines, et surtout chez les Anoures, pour qu'on puisse y reconnaître les homologues des muscles qui, chez les animaux supérieurs, portent les mêmes noms. Chez les Mammifères pourvus d'une clavicule, apparaît encore un muscle cléido-masloïdicn, qui est assez souvent réuni, comme chez Phomme, avec le sterno-mastoïdien qui l'accompagne, et se trouve déjà chez les Reptiles. Les antagonistes de ce groupe musculaire sont les abaisseurs de la ceinture scapulaire, ou dentelés antérieurs (grand et petit dentelé, petit pectoral). L'absence de vraies côtes chez les Anoures a modifié leur position, au point qu'ils proviennent des apophyses transverscs, et convergent vers le haut. Chez les Reptiles, par exemple les Crocodiles, les muscles dentelés naissent aussi sur les côtes cervicales. Cliez les Oiseaux et les Manmiifèrcs (quand ces derniers ont une clavicule), il y a encore un muscle sous-clavier.
Nous signalerons connue muscles du bras : le deltoïde, le scapulaire, le grand dorsal, le grand pectoral et le coracobrachial. Le deltoïde agit comme élévateur et extenseur du bras, se divise quelquefois en plusieurs parties (Oiseaux), ou se confond, chez plusieurs Mammifères, avec le cucuUaire, en un muscle unique. Le scapulaire se divise déjà, chez les Reptiles, en plusieurs parties, et on le distingue chez les Oiseaux et Mammifères, en sousscapulairc, supra- et infra-épineux. Le grand dorsal et le grand pectoral acquièrent chez les Oiseaux une haute importance. Le premier, formé de plusieurs couches, soutient pendant le vol la partie postérieure du Ironc; le dernier peut, suivant le développement du sternum, atteindre à des dimensions considérables et se divise ordinairement en plusieurs portion» qui se retrouvent aussi en vertu d'une adaptation spéciale chez les Chéiroptères, ainsi que chez les Mammifères fouisseurs. Le coraco-brachial des Oiseaux est aussi le siège d'une séparation semblable, en coraco-brachial supérieur et inférieur.
11 y a déjà chez les Amphibiens des muscles extenseurs et fléchisseur> pour Pavant-bras, qui s'attachent soit à l'humérus, soit à la ceinture scapulaire; chez les Reptiles et les Oiseaux, bien qu'augmentant en nombre, ils sont plus simples quant à leurs fondions, que les muscles qui, chez l'Homme, leur correspondent morphologiquement. On peut apercevoir ausî^i dans les nniscles du carpe et du métacarpe de la main, les dispositions que |)résente celle de l'ilonanc, bien que par suite des fonctions si différentes dc> extrémités, il résulte des modifications souvent considérables dans les parties de leur squelette, modilications auxquelles se rattachent nécessairement des états différents du système musculaire. Une simplification des exlen>eui's cît fléchisseurs des doigts, ainsi que des autres muscles des extrémités, a lieu (liez tous les Maiumifères possédant un squelette réduitde la main; celte sini |)lilication est d'autant plus considérable que la réduction qu'ont éprouvée le c :n'pe, le métacarpe et les phalanges, est plus forte, connue cela e>t le c.i^ chez les Ongulés.
H y a en général concordance entre les nuiscles des membres poslériein>