MUSCLES DES EXTRÉMITÉS
el de la ceinture pelvienne et ceux de l'extrémité antérieure. Cependant nous devons tenir compte ici de la différence des fonctions d'équivalents morphologiques, laquelle résulte des conditions différentes de l'appareil osseux et en particulier de ses articulations.
Les muscles provenant de la région lombaire de la colonne vertébrale et de la face interne des os iliaques (psoas et iliaque interne), manquent chez les Oiseaux. On connaît à peine des muscles homologues chez quelques Amphibiens et Reptiles. C'est le cas de l'obturateur interne, pendant que le pyriforme (sauf chez les Batraciens) est beaucoup plus répandu. Les muscles extérieurs du bassin (les fessiers par exemple) sont très-répandus, bien que comme chez les Amphibiens, ils soient encore peu volumineux, et qu'ils ne soient fréquemment représentés que par un seul muscle. Sur la partie antérieure et latérale de la cuisse, se trouvent les muscles extenseurs de la jambe, qui représentent déjà chez les Amphibiens une masse musculaire naissant par plusieurs faisceaux (extensor cruris) ; les adducteurs occupent le côté interne, et les fléchisseurs se trouvent en arrière ; ils sont plus simples chez les Amphibiens à queue que chez les Anoures, où ils offrent déjà des dispositions qui se rattachent à celles des Mammifères.
Les muscles de la jambe situés sur salace antérieure se distinguent en longs extenseurs des doigts et élévateurs des pieds (extenseurs du tarse chez les Anq)hibiens). La face postérieure est occupée par les extenseurs du pied et les fléchisseurs des doigts. Les premiers sont déjà représentés, chez les Amphibiens, par un' fort gastro-cnémien, dont le tendon terminal se continue dans l'aponévrose plantaire. Chez les Oiseaux ce muscle partant de trois points, s'insère sur l'os tarso-métatarsien, et chez les Mammifères, où un second muscle presque constant s'en sépare, le plantaire (soléus), il se prolonge de même dans l'aponévrose plantaire, pendant que chez d*autres, comme chez l'Homme, il se fixe sur la tubérosité du calcanéum. Le plantaire passe fréquemment dans un tendon indépendant qui se divise sur la plante des pieds pour se rendre aux doigts et remplace le <c court fléchisseur » des doigts qui manque. Le court fléchisseur des doigts est seul indépendant chez les Amphibiens; il y en a deux chez les Oiseaux, où leur origine remonte en partie jusqu'au fémur, et où s'ajoutent encore deux fléchisseurs spéciaux pour les deux doigts intérieurs. Le long fléchisseur des doigts dvs Mammifères se confond souvent avec le tibial postérieur, et représente en même temps le court fléchisseur, qui ne s'en sépare que peu à peu. Le muscle plantaire est dans le même cas ; il forme souvent une partie accessoire du long fléchisseur des doigts.
Nous pouvons répéter d'une manière générale pour les abducteurs et adducteurs, fléchisseurs et extenseurs des extrémités des membres postérieurs, ce que nous avons déjà dit à propos des membres antérieurs. Il ne nous reste qu'à faire ressortir la présence de fléchisseurs spéciaux dans les phalanges des Amphibiens.
Une disposition particiiliôro se trouve réalisée chez los Oiseaux par la réunion d*un musch' de la cuisse avec le lont? fléchisseur des doigts. Un muscle homologue au muscle grêle des
Mammifères envoie son tendon à la jambe, en passant sur le genou et descendant le long ddson bord jusqu'à Tarliculatiou tibio-larsienuc où il se joint au tendon du long fléchisseur des doigts. Dans la position accroupie, le muscle grêle se trouvant tendu par la fleiion du genou, a<;it ainsi sur le tendon du fléchisseur des doi*(ts, de sorte que ces derniers se ferment sans qu'aucuuc activité musculaire ait à entrer en jeu.
ORGANES ÉLECTRIQUES, g 209.
Les organes rloctriques sont des formations toiit(*s particulières qu'on ne rencontre que dans un petit nombre de Poissons, et (jui présentent une grande importance, au point de vue anatomique, en ce qu'ils renferment les terminaisons d'une grande quantité d'éléments nerveux, et au point de vue physiologique, à cause de leur propriété de développer de l'électricité. La direction du courant est centrifuge dans les nerfs qui présentent dans leur mode de terminaison des conditions analogues à celles des nerfs moteurs qui se rendent dans les muscles. Cette circonstance nous autorise à rattacher ces organes au système musculaire, mais nous ne sachions pas s'il< sont ou non en rapport génétique avec les muscles.
Les Poissons pourvus d'organes de ce genre appartiennent aux genre> Torpédo et Narc'we parmi les Haies, G?/mno^/5 parmi les Anguilles, Malapterurus parmi les Siluroïdcs; les Momiyres en possèdent de* semblables, niais chez lesquels on n'a pas encore [)U démontrer la production d'électricité, qui a été bien constatée chez les autres. Enfin il existe chez les Raies un appareil pseudo-éiccirique, dont la slrnclure ressemble à celle des autres organes électriques, et sur lecjuel on dit avoir vu des phénomènes électriques.
fiien que ditTérant beaucoup centre eux dans les divers genres, tant |>ar bun' situation que par leurs conditions anatomiqucs générales, les orgtinr> en ([uestion se ressemblent tous, par le fait qu'ils sont composés df petites alvéoles remplies d'une substance gélatineuse, de formes très-différentes, et circonscrites par du tissu connectif. Les nerfs arrivent sur une des faces de ces alvéoles pour y former de tines ramifications et des réseaux d'iu'i résulte finalement |)our chaque alvéole une « plaque électricpie » portant les terminaisons nerveuses. Maintenant que nous connaissons les éléments essentiels de l'organe, nous pouvons examiner de plus ])rès leurs rapports avec l'ensendile de ra|)pareil, ainsi qu'avec les nerfs qui y arrivent chez la Torpille. Cet animal possède de ( lia(pie côté du corps entre la tétc, les sar> branchiaux (fuj. 235, ftr), et le proplerygium de la nageoire pectorale, un organe (oe) occiq)ant toute l'épaisseur du corps, dont les téguments seld^ \c recouvrent en haut et en bas. Une meni])rane tendineuse et ferme lui rcnstitue une enveloppe spéciale. Ciiaque organe se conqiosc de nombrcuv prismes parallèles, en contact les uns avec les autres, (|ui consistent h leur tour en une série d'éléments superposés en couches, et formant ainsi les alvéoles ci-dessus mentionnées. Celles-ci sont réunies entre elles d'une manière intime par du tissu eonneclir, et tontes reçoivent |)ar la face intéricuri'
ORGANES fiLECTRIOVeS. U^B
]es nerfs qui pénètrent dans les prismeg de sorte que les faces libres opposées aux plaques électriques où se terminent les nerfs sont dans I ensemble de l'organe dirigées du côté dorsal. Cinq gros troncs nerveux '<> t se rendent à l'organe, le premier est la branche électrique du nerf trijumeau, les quatre autres proviennent du nerf vaguo. C'est entre les prismes que les nerfs émettent leurs principales ramîlications.
Chez les autres Poissons électriques, la structure élémentaire des organes producteurs d'électricité, reseemhle à celle que nous venons de décrire, mais ils présentent de nombreuses difTérences tant dans leur situation que dans les caractères des alvéoles contenant les plaques électriques. On doit eonclurn de là que malgré leur ressemblance histologique et physiologique , ces organes sont morphologiquement différents. On ne peut les dériver ni les uns des autres, ni d'un organe primitif commun ; ils représentent des dîlTérenciations tout à fait indépendantes. C'est ce que semblent confirmer leurs relations avec des nerfs fort différents, ainsi que leur présence dans des groupes de Poîs.sons fort éloignés les uns des autres.
Kq c« qui concerne U slruclure de l'orgaiie ùlectriquii <;bei les l'obsoiu qui en wat pourvu*, il faut remarquer que celui des JSarcine a des rapport* avec celui des Torpilles.
Chei le Gymnote (G. eieclricut), il y a doui organei électrique* latéraux, placés iiniiiûdialenieal *ou» la peuu, à la partie caudile du corpi, el assez allongea. Ils «ont traTersés par det lunelles horiionUle* proienaol d'une enveloppe aponévrolique qui le* entoura, et lei partage on nombreuseï division* superposées, que de nouvelles cloiiMiu sucoiidaires, dirigées perpendiculairement a l'aie loagJludinal du Poisson, divisent en un grand nombre de pe-
ij. 933. — Torpille [Torpedoi m bsurfice. Il e.'t limité du câtéi bnnchiBui [br) qui sont mis i d«ni l'orgiDï électrique lODtpn
;c l'organe /leclrique préparé. L'ar|i>ne oe de droite est tu par iterne par une euucbe muMuliire générale étendus sur les mm nu de l'autre cdlé. A gauche lea troncs nerveux qui pénètrent parés jusqu'i <iae certaine dittance. Le crlnc ouvert laisse voir i (/.iniermédisire; ///, médian ; ■, nerf *a^; ir, trijumeau; f, évenl ; (, tube* gélatineux ; Irr, branchies.
c.so Vertébrés.
tils compartimenls très-longs et assez hauts, correspondant aux petites aU*<H>les dont nou«^ avons parlé. De nombreux nerfs spinaux fournissent des filets à ces organes.
Le Malaptêrure {M. elcdricus) a l'or^'ane électrique réuni à (oute l'enveloppe têgiimenlaire du corps par une double aponévrose, et il est divisé en deux moitiés symétriques. Chacun d»*^ organes est parcouni par une innombrable quantité de délicates membranes en forme de ruban qui, de l'extrémité dorsale à l'extrémité ventrale ne laissent que de faibles intervalles entre elles, et représentent ainsi des cloisons perpendiculaires à l'axe du Poisson, réunies de nouveau entre elles par d^autres nomlireuses lamelles obliques. Elles forment ainsi un riche réseau liicavités en forme de disques ou de lentilles, contenant chacune une plaque électrique qui reçoit une terminaison nerveuse. Ces cavités sont considérées comme les analogues dps alvéoles existant chez les Torpilles. Le Malaptêrure présente une particularité dans les neris, eu ce que chacun des deux organes électriques ne reçoit qu'un nerf venant de la moelle épinière, qui se ramifie considérablement à sa surface. Ce nerf électrique prend son origine enlr? les second et troisième nerfs spinaux, et n'est formé que d'une seule fibre primitive colossale, «jui est entourée d'une épaisse enveloppe. Toutes les ramifications du nerf sur et dans lorgane électrique résultent de la division de celte fibre primitive qui prend naissance sur une énorme cellule ganglionnaire multipolaire. Les deux cellules ganglionnaires sont três-rappiurhées Tune de l'autre.
Les Monnyres présentent des deux côtés de la queue, une paire d'organes électriques as<t*7 allongés et divisés en nombreux compartiments par un réseau de cloisons verticales, semhbhles à celles du Malaptêrure ; ils se rattachent par leur structure intime à tous les autres orliancs électriques. Il en est de même des organes particuliers qu'on rencontre sur les deux côtés de la queue des Raies qui ne « sont pas électriques. » Les organes sont également formés de compartiments séparés par des cloisons de tissu connectif, et renfermant des « plaques électriques » recevant les terminaisons nerveuses. On peut conclure de ces faits anatomiques que l'organe caudal des Raies que jusqu'à présent on ne considère pas comme électriques doitc*'pendanl être aussi compté au nombre des organes de ce genre. Chez ces dernières comme chez les Mormyres l'organe reçoit ses filets nerveux de nombreux nerfs de la moelle épinière.
On peut considérer comme constituant rélément essentiel de l'organe électrique les plaque** contenues dans les compartiments, dont nous avons parlé, et qui sont des pièces aplaties et élargies, formées de cellules confondues, et dans lesquelles les extrémités dos nerfs électriques se résolvent. Cette fusion avec le nerf a toujours lieu sur une des faces, qui est la meine dans toutes les plaques d'un organe. C'est en même temps celle qui prend rélectricité négative, pendant que la face opposée de la plaque paraît s'êlectriser positivement. Chei la Torpille c'est la face supérieure qui est électro-positive, car les nerfs pénètrent par le dessous dans les plaques électriques contenues dans les colonnes prismatiques des compartimeiib et chez le Gymnote ils arrivent aussi à la face postérieure des plaques, négative au moment du développement de Télectricitt'', la face antérieure libre étant positive. La direction du courant marche donc d'arrière en avant. Les conditions paraissent être renversées chez le Malaptêrure, car selon Dubois-Redmond le courant va de la tête à la queue, quoique les nerf^ entrent par la face postérieure des plaques, l'antérieure étant la face libre. Mais il s'est trouvé que le nerf traverse chaque plaque par sa face postérieure, et ne se ramifie que sur la far»' antérieure, négative au moment de la secousse, de sorte qu'il y a la plus grande concoinlance entre les données anatomiques et les conditions physiologiques.
Nous devons à Max Schultze, lu preuve de la ressemblance qui existe entre les diverses formes que présentent les organes électriques des Poissons [Ahhatid. JS'aturf. Get. HalleAW V.)
Les organes électriques du MormjTe concordent aussi avec ce qui précède. Le nerf arriu* à la face antérieure de la plaque électrique où à la postérieure, mais dans le premier ca<> le nerf y pénètre par un orifice de la plaque, pour se confondre avec elle en arrière [M. dotsalis, anguilloUles) ; de sorte que dans les deux cas, l'extrémité antérieure de l'organe st* comporte positivement vis-à-vis de rextrémité postérieure, comme cela a lieu chez 1<'^ Gymnote, Malaptêrure et Torpille. Dans l'organe caudal des autres Raies les nerfs pénètreu' par la face antérieure, dans des pièces analogues aux plaques électriques.
On peut consulter encore sur la structure des organes électriques des Poissons, les ouvi.»ges suivants. Savi, Recherches anat. sur le Syst. nerveux et Voryane électriqtte de la Torpille, Paris 1844 ; Robin, Rechercher sur un appareil qui se trouva sur les Poissons tiutjrvi'
SYSTÈMR NKRVErX. ('.81
lies Raies. i4 un. S^^iences IS'at,, 5' série. Vil ; Ecker, IJntersuch. zttr hhthyohgie, freibiirg, 1856 ; Bilharz, Doê electrische Organ de» ZiUenveheK, Leipzig., 1857; M. Schultze, Arch. Anat. Phys., 1858, p. 195.
Système nerveux.
Les organes centraux du sY^lèmenenenx sont placés dans un canal situé audessus de Taxe de la colonne vertébrale et entouré par le système des arcs supérieiurs du squelette axial. Ils consistent en masses nerveuses symétriquement rangées, offrant chez lesAcràniens{Lepfocflrdé'«)unc conformation assez unilorme sur toute la longueur du corps, tandis que chez les Craniotes ils se partagent en deux gi*andes portions, le cerveau et \3Lmoelle épinière. Bien qu'on ne puisse méconnaître dans celle dernière la répétition de la chaîne ganglionnaire qui existe chez d'autres animaux, on ne doit pas cependant en l'aire dériver la moelle épinière ; le système nerveux central des Vertébrés doit être bien plutôt considéré conmie résultant du développement poussé à un trèshaut degré des ganglions œsophagiens supérieurs des Invertébrés.
Tous les organes centraux du système nerveux partent, chez tous les Vertébrés, d'une ébauche consistant en une couche formée aux dépens du feuillet embryonnaire externe, qui
se creuse d'abord en un sillon, se ^-•^a^ / -fc-^ a
transformant peu à peu en un tube (fig. 254, m) (cordon médullaire). La formation du système nerveux central a donc, comme pour les organes des sens, son point de départ sur la surface primitive du corps. Les téguments primitifs fournissent les organes destinés aux rapports de l'organisme avec l'extérieur. Si nous n*énonçons cette proposition qu'à propos des Vertébrés, il n'en résulte pas qu il en soit autrement d'une manière générale dans les autres embranchements, mais ce n'est qu'ici que l'exacte connaissance des faits nous permet de l'aflirmer. Tandis que la portion antérieure devient le siège d'une expansion et d autres modifications qui constituent le cerveau, le reste du tube médullaire, différencié d'une manière plus uniforme, constitue l'ébauche de la moelle épinière. La différenciation de la portion cérébrak se fait de la même manière chez tous, et une grande conformité se remarque, même entre des groupes fort éloignés entre eux, dans les premiers états des diverses parties de leur cerveau. Chez les Cyclostomes l'état indifférent du
Fi|r. 23 L — Coupe verticale schématique au travers de l'embryon de (K>uiel de la fin du premier jour ; c/i, chorda dorsalis^; m, vertèbre primitive; »/>, plaques latérales; »«, plaque médullaire déjà creu^co, p;issint au bord «', sur la lame cornée h ; rf, l'euillet intestinal (d'après Heniak).
Fig. Îj5.
082 VERTKBRÉS
cerïpau persiste longtemps, tandis que diins les autres fjroiipes il est Hmili'
unx premières phases du {léveloppemenl.
Par suite de l'élargissement de la porliim aiiU'rieure, ou voit apparaître primitivement trDif/ig. 2Ô5, a), puis cinq parties vésiculifonnes consécutives, et ilont les cnvilés sont en comnumirnlioii entre elles et se continuent dans le tube niéilulbiit' (]ui les suit. Un dési<;uc sous le nom de cervtrau antérieur {jifi. SM, a) la première vésicule; la siiiïiinte {b) constitue le ceireau intermédiaire: unr troisième dilatiilion est celle du cerveau moyen iii au<|uel succèdent le cerveau })Ostèrieur Irf), et li' cerveau terminal [e] qui passe directement dans 1j moelle épinière. Ainsi placées au début, en série, l'une derrière l'autre, ces vésicules se trouvent d abord dans le prolongement de l'axe longitudinal tli' la moelle épinière, mais elles forment bieuli)! iiii angle avec elle. Des phénomènes de croissance inégale ont lieu dans les portions supérieures et inférieures, de telle manière que les parties supéricui'es prenant un développement eonsidérahle, arrivent a recouvrir les inférieures restées plus petites Il se forme entre les cerveaux antérieur et intcrmédiain' une fente 'fiij. 236, s), par laquelle un prolongement de l'enveloppe du cerveau pénètre à l'intérieur. Parmi les Cjclostouies il n'y a que le cerveau des Pétromyzon qui arrivi' jusqu'à lu foniiation de cette fissure. A l'extrémité postérieure de cette tissure se trouve l'épiphyse du ceneau (glande pinéale). La partie inférieure du cerveau intermédiaire représentant le fond de la deuxième vésicule cérébrale, forme une sinuosité qui est commune à tous \e* Verléhiés et s'appelle Vinfundibulum. Vers elle s'avanrr un appendice de la muqueuse provenant de la paroi <te l'a'sophage, lequel s'étranglaut plus tard, représente une partie de l'appendice cérébral (hypophyse, glande piluitaire) ajoutée à l'infundibulum (Ratlike). De même que Ic^ cavités des vésicules cérébrales primitives communiqucnl entre elles, celles des ])arlics qui dérivent ultérieurenieiil du développement de ces vésicules, restent en conuuunication. On dési^'iie les parties dilatées de ces cavités sous le nom de ventricules. Partant de ce
Fiji. ÏS5. — EmUryon de chien, vu de iIim. dtcc ctwiiche du sysli^ine iicdcui cuotnl donl l> pi*!»infdullaire [L] rniue un iiillan ouvert en dcisus. Trois VL'iicules priiiiîliY«i (n) foruKiil auiiDi d'eipuiuioiii, la partie iHMlfricurc de Id inimlle n'iUnnciMiint dim Icsinni rboiidioîdal ;ii''; r. |'l>* ques laténli;» liiiiiiaiit l'ébauulK du eorpi ; d, reuillel gennioatif c ilcmc et mi-dian ; f. (i'uill<'i muiiueut (d'apr^iltisi-liuir).
Fig. Ï3li. I>iu|>i'» vorticalen ■ trivcn Ici ceivcaui di> ([iia1i[(iei VcrtL'Iir^i -, A. jpiine Srl/irirti '1l'|>:>nchiu) ; II, eiiibrfDn an Couleuvre ; r. rinbrrmi du Chftire; a, «rveaii niili'rÎL-ur; ft, iDli'niB'iluiii : e, uiujfcii; (/. pratËrieiir; e, terminal: s, reul» piitiiillïv ; h, k)|wphj^.
mode de fonnation constant chez tous les Craniotes, nous en suivrons les différenciations caractéristiques dans les différents groupes.
Yis-à-vis de cette différenciation de la partie antérieure de Tébauche du système nerveux, la partie postérieure offre des conditions beaucoup plus simples, en ce qu'elle se continue plus ou moins régulièrenient par le tube de la moelle épinière, dont la cavité primitive devient le canal central. Malgré les modifications que subit le tube de la moelle, d'abord simple, jusqu'à ses développements ultérieurs, il doit être cependant regarde comme constituant une partie beaucoup moins différenciée que le cerveau, comme on peut le voir parles conditions plus uniformes des nerfs qui en proviennent, comparativement à ceux fjui émanent du cerveau.
La distribution du système nerveux périphérique correspond à la segmentation exprimée dans le corps par la formation des vertèbres ; cela est trèsapparent sur la portion spinale, où à chaque segment vertébral correspond une paire de nerfs distincte. Par contre, sur la partie cérébrale où les transformations des segments vertébraux sont accompagnées de modifications importantes dans les nerfs qui s*y rattachent, il est plus difficile de saisir les rapports de concordance que les nerfs peuvent avoir avec les nerfs spinaux.
Les cléments constituants an système nerveux des Vertébrés se rattachent à ceux des Invertébrés. Dans les appareils centraux, les cellules ganglionnairei jouent le rôle principal, et s*unis<;ent par des prolongements soit entre elles soit aux fibre$ nerveiues qu repn'sentent l'élément conducteur. Ces fibres présentent une différenciation particulière. Chez les Leptocardes, elles ne se distinguent pas de celles de la plupart des animaux iuvortébrcs. Elles sont fines, paies, présentant çà et LH une apparence de noyau. Cbez le< (>ycIostoraes, le système nerveux périphérique ne consiste également qu*en fibres pâles, rorinêos d*une enveloppe délicate renfermant dans son intérieur un contenu homogène ou l«'',u«''reraent strié. Cet état ne se conserve chez les autres Vertébrés que dans les fibres appartenant au sympathique ; tandis que les nerfs cérébro-spinaux, dès leurs premiers états, présentent un cordon central — cylindre d'axe, — autour duquel un contenu enveloppé par le névrileinme, forme une couche de substance graisseuse. Nous renvoyons pour des détails plus circonstanciés aux manuels d'Histologie.
Le développement du s>stêmc nerveux central au moyen de la plaque médullaire rapproche les Tuniciers et surtout les Ascidiens, de la souche des Vertébrés, car on a démontré chez ces animaux cette même différenciation (Kowalewsky, /. c). Le tube médidlaire, tel qu*il résulte chez l'Ascidie de la fermeture du sillon, montre même encore une ressemblance particulière avtc le tube médullaire de l'Amphioxus, par suite de]la présence d'un orifice antérieur. Si dans les deux divisions animales le développement des centres nerveux a pendant quelque tomps des traits communs, il ne tarde pas à diverger, car l'ébauche ganglionnaire ne provient chnz les Ascidies que d'une partie du tube médullaire, l'autre formant un appareil sensitif. Cette différence importante est atténuée par le fait, que chez les Vertébrés, Tébauche des organes des sens émane aussi du tube médullaire.
Ces points de rapprochement entre le système nerveux central des Tuniciers et celui des Vertébrés, permettent de comparer mieux qu'on ne Ta fait jusqu'à présent, les dispositions du système nerveux de ces derniers avec celles des Invertébrés. Si nous considérons le ganglion des Tuniciers (p. 181) comme l'homologue du ganglion œsophagien supérieur des Vers <*t des autres Invertébrés, nous devons également rattacher au ganglion œsophagien supérieur des Invertébrés, le tube médullaire des Vertébrés, qui dérive du ganglion des Tuniciers. Tandis quo dans l'organisme non segmenté du Tunicier, le ganglion reste simple, et ne dépasse pas di> faibles limites de longueur, on comprend que l'apparition de métamèrcs chez l'organisme vertébré ail pour résultiU un allongement du centre nen'eux dorsal, ou plus exactement une (oiiuuiion niétumérique dans cet organe central. A 'la place du ganglion simple apparaissent
»;«t VERTÈBRES.
de nombreuses formations équivalentes entre elles placées les unes derrière les autres et qu. par leurs connexions mutuelles forment le tube médullaire. En somme nous trouvons donc in le même phénomène qui se présente pour la moelle abdominale des Articulés. De iuhiu' que les ganglions de la chaîne abdommale concordent avec les formations métamériques du corps, la répétition des ganglions de la moelle dorsale primitive des Vertébrés doit être égal**ment regardée comme un phénomène dépendant de la division métamérique du corps, dont lf< «ganglions œsophagiens supérieurs ont été le point de départ. Ceci explique de suite pourqu>. toutes les comparaisons ultérieures qu'on peut faire k son gré, entre les systèmes nerveux df « Vertébrés et des Invertébrés et surtout des Arthropodes, sont fort incertaines et d'autant plu^ fragiles, qu'elles ne portent que sur de petites divisions. Le cerveau des Vertébrés ne {«eu: pas même être comparé au ganglion œsophagien supérieur, car il n'y a pas un V>rl(•b^ chez qui le cerveau soit indépendant, puisqu'il résulte de la différenciation d'une ébauchf rornnmne avec celle de la moelle épinière. Ce fait appuie la conclusion de l'apparition reljtivement tardive du cerveau dans la série des ancêtres des Vertébrés, chez lesquels l'étal d?- Leptocarde a du être fort répandu. Mais il faut considérer comme encore douteux si, rébt exprimé dans le développement individuel par la formation de trois ou cinq subdivisions, correspond à celui d'une première différenciation de la partie la plus antérieure du systèoiv nerveux central. Le gi*and nombre d'arcs viscéraux rend plus probable qu'il y avait primitivement de nombreuses divisions qui ont, du moins dans la région de la moelle allongée, subi une forte concentration.
La fente déjà mentionnée entre le cerveau antérieur et moyen, et entre le postérieur et If terminal, ne doivent pas tant être considérées comme des solutions de continuité, que comme dos différences de croissance entre certaines parties de la voûte cérébrale. U se forme .surtout sur ces points un amincissement de cette dernière tandis que la membrane riM*ulairc qui revêt le cerveau, se développe par des expansions se réduisant à une simple couiht épithéliale; là où elles sont en connexion avec la lamelle- voûte, elles pénètrent dans les inlervalli-» cérébraux, et donnent ainsi à leur ensemble Taspect d'une fissure. Dans les divisions iufrrieures le couvercle primitif de la fente située sur la moelle allongée, reste plus lougteni|fvisible.
Au nombre des travaux les plus importants sur le cerveau des Vertébrés il faut noimii<r. Tiedemann, Anat, utid Bilduîiysgeschichie des Gehims im Fœtus des Menschen, Nnrnberg, 1816, qui ouvrit la voie à la comparaison ; C. G. Carus, Darstellung des ^'ertensystmf Leipzig, 1814; Magendie et Demoulins, Anat. des syst. nerveux des aniniattx à vertèbre} Paris, 18'25; Serres, .4na/. comparée dn cerveau, Paris 1827.