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SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

Les cordons nerveux qui se distribuent dans le corps des Vertébrés, émanent des organes centraux que nous avons décrits sous les noms de ceneaii et de moelle épinière, avec lesquels ils sont toujours en rapport de continuité, même lorsqu'ils semblent partir de centres distincts du cerveau ou de la moelle épinière; la continuité s'établit alors par la réunion de ces centres distincts, ou (/(/7ij///oni', avec les deux centres principaux. Par l'extension que prend cette portion du système nerveux périphérique dans Tapiiareil de nutrition, elle joue un rôle important, et, l'opposant aux parties nerveuses périphériques qui sont en rapport direct avec le ceneau et la moelle épinière. on lui a donné le nom de système nerveux ganglionnaire ou sympathique.

Les modifications qui altèrent l'uniformité de la moelle épinière dans sii longueur ne s'exprimant que graduellement, les conditions essentielles do** nerfs qui en i)artent conservent à un degré correspondant une assez grande uniformité. Sur le cerveau, au contraire, l'uniformité est non-seulemeni affectée par le degré de différenciation de l'organe lui-même, mais encore par la complication des parties qui s'unissent au crâne, et les modifications qui résultent de la formation d'organes spéciaux des sens. Nous pouvons donc répéter pour le système nerveux périphérique, ce que nous avons dît pour le système nerveux central et pour le rachis et le crâne qui le contiennent.

NERFS RACH1DIENS. G97

On peut, d'après cela, diviser les nerfs en nerfs rachidiens et nerfs cérébraux. Le tube médullaire se comportant d'une manière uniforme dans toute sa Ionloueur chez les Leptocardes^ on ne peut encore reconnaître cette distinction dans les nerfs qui en partent, et parmi lesquels on ne remarque qu'un tronc antérieur plus gros qui fournit de nombreuses ramifications et se distribue dans 1 extrémité antérieure du corps. Il serait bien compaiable à un nerf cérébral des Vertébrés supérieurs, mais il faut ici se souvenir que l'ensemble de l'organisation de VAmphioxus est dans un état non-différcncié relativement à celle des Craniotes. Les autres nerfs du tube médullaire (ceux du nez et de l'œil exceptés) présentent les mêmes conditions que les nerfs rachidiens.

NRRFS RACHIDIENS.

La segmentation du corps des Vertébrés, telle qu'elle apparaît d'abord dans la formation des vertèbres primitives et ensuite dans les différenciations qui affectent ultérieurement la colonne vertébrale et ses annexes, ne se manifeste pas moins dans la manière d'être des neri's rachidiens et dans leur distribution. A chaque vertèbre correspond une paire de nerfs. Chacun de ces nerfs est formé de la réunion de deux racines nerveuses provenant des deux moitiés latérales de la moelle épinière ; celles qui sont émises par les cordons postérieurs sont les racines sensitives, et celles naissant des cordons antérieurs, les racines motrices (Uell). Avant de s'unir avec l'antérieure, la racine sensitive développe un ganglion (/if/. 246, c), les fibres qui en proviennent se mélangent avec les fibres motrices, et constituent ensemble le tronc primitif d'un nerf spinal. Une multiplication du nombre des racines n'apporte aucun changement à la loi du phénomène. Les nerfs quittent généralement le canal rachidien entre deux arcs. Les différents nerfs spinaux des deux côtés peuvent tôt ou tard, après leur sortie du canal rachidien, se réunir entre eux ; un nerf peut échanger des fibres tant avec ceux qui le précèdent qu'avec ceux qui le suivent..

Chaque nerf spinal se divise en deux rameaux principaux dont l'un, le rameau dorsal, se dirige en dessus pour se rendre aux muscles et à la penu du dos ; l'autre, le rameau ve^itral, se distribuant dans les parties latérales et les parois abdominales du corps.

Les nerfs spinaux chez les Poissons aboutissent toujours à un ligament intermusculaire ; c*est chez l'Âmphioxus qu'ils présentent 1 état le plus simple, leurs champs de distribution restant beaucoup plus nettement distincts les uns des autres.

Le volume des nerfs correspond au développement des parties qu'ils ont à desservir, aussi deviennent-ils plus grêles en arrière, par suite de la diminution affectant cette portion du tronc. Lors de l'apparition des membres, les rameaux ventraux qui s'y rendent acquièrent plus de volume, et il se constitue, par la réunion d'un certain nombre de rameaux ventraux des

nerfs antérieurs {nerfs cervicaux), un plexus nerveux (plexus brachial) duquel se détachent les nerfs des membres antérieurs. Il en est de même des nerfs des membres postérieurs qui naissent d'un plexus se trouvant en avant du bassin ou sur lui (plexus lombaire, ischiatique ou sacré). Ces plexus sont simplement le résultat de la réunion des branches de plusieurs nerfs racbidiens. Le nombre des nerfs spinaux qui concourent à la formation de ces plexus est variable, mais il parait en général augmenter d'une manière sensible jusqu'aux Mammifèrc^s.

Le point où les nerfs spinaux sortent du tube rachidien n'est pas toujours placé entre Vs vertèbres. Ils sortent fréquemment par les parties pleines de l'arc vertébral. Chci les Sélacirnsles racines quittent séparément le canal racbidien, l'antérieure par une pièce cartilasi^ nouse, la postérieure par une pièce intercalée.

(Uiez les Mammifères on observe le passage des nerfs spinaux par les arcs de quelques lertèbres dorsales chez les Ruminants, Solipèdes, etc. — A leur sortie ils reçoivent une gain? provenant de celle qui enveloppe latéralement la moelle cpinière (de même pour le cerreau): laquelle chez beaucoup de Batraciens, forme à la sortie du nerf de petits sacs remplis de cristaux de carbonate de chaux (fig. 246, d) qui frappent l'œil par leur coloration blanche.

Les nerfs destinés aux membres forment déjà chez les Amphibiens des troncs importonts et se réunissent en plexus. Le plexus brachial des Amphibiens est formé par deux nerfs, ^ troisième et le quatrième ou le second et le troisième nerf spinal, tandis que ses rapports wml très-variables chez les Reptiles. Dans la p^rande majorité des Sauriens ce sont les nerfs spinaux de la (? jusqu'à la l)*' paire, qui prennent part à la formation du plexus : chez d'autres U 10*" paire s'y joint encore, mais en échange de la sixième, qui dans ce cas reste isolée. Ch«'Z le Caméléon le plexus se forme au moyen des 4°, T)" et 0* nerfs spinaux; chez rAUigalorau contraire au moyen des deux derniers nerfs cervicaux (8 à 10) et du premier nerf tboracique.

Chez les Oiseaux se sont ordinairement quatre nerfs dont deux ou trois sont prédominants qui forment le plexus. Les derniers nerfs cervicaux et le premier tboracique y concourent.

La conformation du plexus brachial des Mammifères est très-variable. En général, se sont les derniers nerfs cervicaux et les premiers thoraciques qui y prennent part. Le domaine du plexus s'étend, chez l'Ornilhorhynque et Tllalmature du 4* nerf cervical au 2* thoraciqu»-. chez le Hérisson même il commence au o" cervical. Chez d'autres (Écureuil, Lièvre) au contraire, son domaine est restreint à la ù' paire cervicale et ne s'étend pas jusqu'aux nerf^ thoraciques (Lepus) ou enfin seulement jusqu'au G'' cervical (Canis). La réunion des deia nerfs indiqués chez les Amphibiens, produit un nerf brachial qui se partage en un rameau radial et cubital. Un nerf médian représente le tronc principal chez les Reptiles et les Oiseaiii. Les trois nerfs précités sont également les nerfs principaux sortant du plexus chez les Mammifères.

Les nerfs destinés aux membres postérieurs sortent chez les Amphibiens d'un plexus. I n nerf antérieur qui en part est le crural j un autre plus fort sortant plus loin et réunissant b plupart des branches des quatre nerfs constituant le plexus, est ïischialique. Ce nerf constitue aussi chez les Vertébrés supérieurs le nerf principal de l'extrémité.

Les plexus crural et ischiatique paraissent plus séparés chez les Reptiles et les Oiseaux. ïhei ces derniers sept à huit nerfs concourent à la fonction de ces deux plexus. Chez les Mamnnfères enfin on remarque les dispositions essentielles connues chez l'Homme.

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