‹ Manuel d'anatomie comparéeChapitre 73 sur 93 · ORG.\NKS CENTRAUX DU SYSTEME NERVEUX · texte numérisé non relu

ORG.\NKS CENTRAUX DU SYSTEME NERVEUX

CEUVEATT .

C'est cliez les Cyclostonics que le cerveau préseule la forme la plus siiiipl»parmi les Poissons ; le degré le i)lus inférieur s*observe chez les SlYxiuoides. 011 les dilTérentes parties sont plus uniformes. La partie provenant du ceneau antérieur primitif, qui émet les nerfs de Todoral (hulbe ou lobe olfactif), p*r.iît être, chez les Sélaciens, plutôt un lobe réuni au cerveau par une longii»' commissure (/i^. 257, h), qui s'insère primitivement sur les côtés du orveau antérieur. Chez les Cvclostomes comme chez les Sélaciens, les lobcî^ <»lfactifs sont séparés; ils sont plus rapprochés entre eux chez lesGanoïdes ctlt*> Poissons osseux, et |)ar leur situation au devant du cerveau antérieur, parti>sent former une subdivision équivalente aux autres. On remarque aussi d»-^

fusions de ces lobus avec le cerveau antérieur. Cu dernier 'présente iiiéme rhcz les Sélaciens ijii). 237, g) un développement de volume très-supérieur il celui des autres parties, et offre des traces de division en deux, quatre ou de plus uombreuses parties paires. Le cerveau intermédiaire se distingue également par des protubérances latérales. Il est distinctement séparé <lu cerveau médian chez les Sélaciens {fi;i. 2ô7, d), et lui est réuni dans beaucoup de Téléostiens ; eu même temps il se développe chez les premiers une partie qui peut avoir une certaine étendue, le réunit au cerveau 'intérieur, porte la fente primitive, et subsiste aussi che£ lusGanoïdes. Cette portion ressemble donc à une commissure longitudinale. Elle conserve toujours un reste <tc son toit primitif qui couvre la partie postérieure de la fente. Elle est très-apparente et divisée en deux béiiiisphères chez les Sélaciens, et présente la même conformation chez beaiiluup de Téléostiens. Elle correspond aux lob't ventricuii terlii de J. Miiller. le fond de cette portion qui embrasse l'entonnoir, forme à la base du cerveau deux renflements saillants, les lobes inférieurs, qui sont simples l'hcz les Cyctostomes et chez les Sélaciens ou n'offrent que des indices d'une séparation. C'est chez les Téléostiens qu'ils commencent à se développer considérablement et constituent de notables renflements sur le cerveau.

Le cerveau médian qui suit (fig.

238, d) paraît insignifiant chez les Myxinoïdes, il est un peu plus développé chez les Pétromyzon. Chez les Sélaciens, il représente une parlie assez importante, qui est impaire ou (comme on le voit déjà chez les l']'clostomes) , divisée en deux moitiés, et recouvrant les parties du cerveau qui sont devant ou derrière lui ^fig. 257, b). Un plissement de sa surface détermine une apparence de l'irconvolutions ; plusieurs Sélaciens iCorcUarias) en présentent sur leur (crveau moyen. Ce dernier atteint une grosseur relativement considérable (.hez les Téléostiens, où on l'a pris pour le cervelet. Il parait quelquefois comme une protubérance dirigée en avant ou en haut. Vient ensuite le cerveau postérieur (cervelet), qui n'est i-cpréseiité que par une lamelle pres-

Fig, r*.

Fig. Î37. — Cerveau d'un S4ualc {Scyltiim ctilului) ; à, cerveau ïnlermLiliaïri- ; b, cirveaii inrdiin ; a, ii

Fig. Ï58. — Cervou rie PahjjitertiK bichir : i. vu iri bea olfaclifs; ç, cervrnu Bntériear; ^. interiii(Miaii ul, nprfoirtclil; c, ii«rr u|ilii]iii: (J. Hùlk-r].

k, lulx's uiruvlirsi g, cCTicaa tnli'i'ïeiir; iieltc illung''!; ; '), cnpsiilesnasaleii [Dusch). rirbiis; S. de cAté; C„ en dessous : h. lo-

G8G VERTEBRES.

que toujours petite, située derrière et sous le cerveau moyen (ftg, 258, /»), et qui n'est chez aucun Poisson le siège d'une différenciation rappelant les ét<its plus élevés.

La dernière portion du cerveau, le cerveau terminal ou la moelle alloncH', se distingue toujours de la moelle épinière par une largeur plus coiisidcrahlt'. Par rétrogradation de sa voûte, et Pécartement de ses parties latérales, crllr partie forme une cavité ouverte par en haut, qu'on a appelée simis rhomboidal. et qui est fréquemment recouverte par le cerveau moyen. Les bords du sinih rhomboïdal (corps restiformes) ressemblent, chez les Sélaciens et les Chinièros à des bourrelets plissés (fig, 257, a), qui se recourbent en avant et sont dc>ignés sous le nom de lobes du trijumeau. On trouve chez plusieurs Poissons i('< parties analogues, en rapport avec le nerf vague, car elles sont enconnexi(Hi avec l'origine de ce nerf. Chez les Raies électriques, une partie assez considérable de la voùle primitive se conserve sur le sinus rhomboïdal, et représenlc un grand lobe partagé en deux moitiés par un sillon longitudinal (fig, 233, /11. qu'on a appelé le lobe électrique.

Le cerveau des Poissons remplit d'abord toulo la cavité crânienne, mais les dimcn<iMnde celle-ci augmentant peu à peu le cerveau finit par n'en occuper qu'une faible partie, i'-iidantle premier état, c'est le périchondre ou le périoste de la cavité crânienne qui forme n. même temps l'enveloppe (dure-mcve) du cerveau, lequel est encore entouré d'une menduiiiio mince et vasculaire qui s'enfonce dans ses anfractuosités, cl qu'on nomme la pie-mcrt. U dépôt de tissu conneclif plate entre ces deux membranes augmente considérablement a^n l'expansion de l'intérieur du crâne, et se transforme en un tissu contenant des celluk«"l« graisse, qui remplit plus tard la plus grande partie de la cavité du crâne tant cbez les daiioides que chez les Téléostiens C'est de ce tissu que provient l'enveloppe du cerveau qu'on designe cheï les Vertébrés supérieurs sous le nom d'arachnoïde.

La diversité des formes du cerveau est beaucoup plus f^Tande cbez les Poissons «jn*' dans toules les autres divisions des Vertébrés, et sous ce rapport on observe les plus ^.'raml' * divergences chez les Téléostiens. De nouvelles recherches sont même nécessaires pourdclnminer la signilication de plusieurs formes de ceneaux chez ces Poissons.

Nous pouvons à l'égard de quelques particularités du cerveau des Poissous foire \vs ivinarques suivantes : Chez les Cyclostomes, les différentes parties du cerveau se joignent iimutdiatement ensemble; les lobes olfactifs sont aussi rcmiis au cerveau antérieur. Cette i^arij» olTre, surtout chez les Myxinoïdes, une division en deux moitiés, mais la fente cénl>r.<l' manquant, l'épiphyse se trouve encore entre le cerveau antérieur et rinterniédiidi*e. Ouz 1- Pelromvzon, le bord de la fente du cerveau est renlléets'iuMUue entre les vésicules du cent J'i antérieur. L'épiphyse en est alors plus éloignée; (J. Mnller. Licher don Bau de» Gehôrnnm''^ der Cycloslomen). Chez le Pélronn zon les lobes olfactifs remportent en volume sur les aulr»* parties. La formation d'un pédoncule olfactif (tract us olfactoriuë) se réahsc en premier biu t h- ' les Sélaciens. 11 est très-long chez les Carcharias, Zygœna et quelques Raies. CheipluM'"* Sélaciens, on peut remarquer une division du renflenunt terminal du lobe olfactif, cl du': I' Carcharias glaucuSy chaque lobe se partage de nouveau en deux moitiés qui ne sooi einn':nexion que par le pédoncule. Le cerveau antérieur a tantôt une surface li«se, tanift iJ présente des renfoncements d'où résultent des protubérances paires, comme chez le GnU'»* h* exemple. La partie qui le réunit au cerveau iulermédiaire est de longueur variable, cin'''slance d'où dépend l'étendue de la fissure cérébrale. Celle-ci est transversale chez li"5 '••'- Icus et }futclus,\\\i\i> lon^aie chez les Raies, d'une longueur importante chez le Scymnutlid'''^ Elle manque chez les embryons, et les renllements du cerveau intermédiaire situés en arn-n se rattachent directement au cerveau antérieur (fig. 250, 6). 11 y a donc une forniatl«ni *»condairc qui repose sur une diflérenciatiou uni-latérale. Le cerveau intennédiai'*' *^^ presque toujours divisé en deux moitiés. La cavité du troisième >entricule contenu djn^ l

CKRYEAU. 6ê7

cerveau intermédiaire se continue {lar l'infundibulum dans les lobes inférieurs. Une grande parlie du cerveau intermédiaire, ainsi que le cerveau moyen recouvrant le cerveau postérieur tout entier ofîre chez les Mustelw des renflements pairs, et des circonvolutions superficieUes sous forme de lamelles traiisverscs chez les Galeus et Carcharias. Les lobes du trijumeau de la moelle allongée présentent de nombreux plissements chez le Scymnui borealis.

D'après Buscli les Chimères se rattachent immédiatement aux Sélaciens surtout pur la Ionpieur de la fente cérébrale, et la forme des lobes do trijumeau. Il en est de même du cerveau des Ganoidcit parmi lesquels TEsturgeon et le Polyptère présentent aussi une longue fente cérébrale. Chez le Lepidostée par contre les diverses portions sont rapprochées. Le cerveau intermédiaire est insignifiani chez le Polyptère et TEsturgeon, et à peine sépare du cerveau moyen. Ce dernier est partagé en deux moitiés par une ligne longitudinale, tandis que chez le Lépidostée ils présente des sillons transverses qui rappellent les circonvolutions des Sébciens. (Busch, De Selachiorvm et Ganotdeorum encephalo Diss., Bcrol, 1848). 11 faut remarquer que chez les Dipnoi^ les bulbes olfactifs ne se séparent pas du cerveau antérieur. Les cerveaux intermédiaire et moyeu ne sont pas non plus séparés, et le cerveau postérieur reste dans Tétat où il est chez les autres Poissons. Sur le Lepiio$ireny voir Owen.

Le cerveau des Téléostiens se rattache surtout à celui du Lépidostée. Le cerveau antérieur considérablement réduit, est presque toujours le segment le plus petit. Tantôt les bulbes olfactifs lui sont réunis, tantôt ils en sont séparés par de longues commissures comme chez les ('Vprinoidcs. Le cerveau intermédiaire parait ordinairement assez considérable; il est formé de deux hémisphères, dont la voûte fort mince s'étend sur deux masses ganglionnaires avec les- ({iielles il est en connexion par les côtés. Ces masses ganglionnaires qui font saillie dans la cavité du troisième ventricule {thalami optici des auteurs) offrent des différences importantes. On les trouve, ainsi que Torgane entier, développés en raison de la grosseur des yeux. Ils peuvent offrir des circonvolutions comme chez les Scombéroldes. Généralement ils représentent de chaque côté un bourrelet dirigé obliquement.

Le cerveau moyen parait toujours une partie impaire, insignifiante chez quelques espèces (Cottui êcorpitu, Cyclopiertu). Il est plus grand chez le Thytintu, où il s'élève assez pour recouvrir le cerveau intermédiaire de son extrémité. Il en est de même chez le Siiurui (jlanii.

Le cerveau postérieur ou cervelet, reste presque toujours à Tétat d*une commissure trans* >crsale qui s'étend sur le sinus rhomboïdal derrière le cerveau moyen. 11 présente souvent une ou plusieurs protubérances médianes, faisant saillie vers le sinus rhombuidal.

La moelle allongée se distingue par une commissure transverse à Tangle postérieur du sinus rhomboïdal. Le sinus reste rarement ouvert, parce que dans beaucoup de Téléostiens on renflement des corps restiformes de chaque côté du bord atteint jusqu'au cerveau moyeu ; on le» a désignés sous le nom de lobes postérieurs. Ou trouve en outre d'autres rcuflemcnts latévaiix qui sont distincts surtout chez les Cyprinoides et ont été désignés sous le nom de lobes du nerf vague. Une élévation qui chez plusieurs Physoslomes (Si7ttrM«, Cypriniu), se présente sur le fond do sinus rhomboïdal, a êU^ appelé lobe impair.

Une modification particulière non encore expliquée a été observée sur le cerveau des Jformyrv9, Ecker, Anat Beschr. d. Gehirtu d* karpfenari, AiMecA^, Leipzig, 185i; Marcusen, Abh. d. K. Acad. z. Peienburg, VII.

Le cerveau des Téléosliens a été étudié par d'anciens auteurs parmi lesquels nous citerons A. Haller. Arsaky, De pinc, rerebr. et meduUa spinali., Ualae, 4843; Gottsche, Arch. Ann, i^hyg,, 185«*i, p. ^44, 435 ; Klaatsch. De cerebrii ptsctum, Halis, 1850; Stieda, Veber doê Hi'œkenmark und einzelne Tkeile des Gehimes von Esox, Dorpat, 1861. La signification du MTTeau des Poissons sur preuves embryologiques a été traitée par Miklucho-Macby, Jenaische Zeitsch.f IV, p. 555.

Le cerveau des Amphibiens se rattache de près par plusieurs points à celui des PoÎMons, et notamment à celui des Sélaciens et des Dipnoi . Le cerveau anlérieur {fig, 259, b) est divisé en deux moitiés ou hémisphères, et semhle déjà

<)88 VEUTÉBKÈS.

s*étendre en arrière. La cavité qu'il comprend est partagée on deux ventricules latéraux, qui se prolongent en avant dans les bulbes olFactifs (a). Comme chez les Sélaciens, ces derniers sont directement attachés aux côtés du cerveau antérieur (fr) ; mais ils peuvent aussi se trouver à un état non différencié, et se confondre complètement avec lui. Le cerveau intermédiaire se diiïérencie déjà pendant Tétat larvaire, d'une partie qui lui est commune avec le cerveau moyen. Devant lui se trouve la fente cérébrale, qui s*étcnd à des degrés différents sur le cerveau intermédiaire et porte l'épiphyse. Elle conduit en avant, dans les cavités circonscrites par les deux hémisphères du cerveau antérieur, les ventricules latéraux. La face inférieure de cette portion porte une éminence simple, correspondant aux lobes inférieurs des Poissons.

Le cerveau moyen j)ersi>te chez les Pérennibranches et aussi chez les Salamandrines, à Tétai qu'il ne fait que traverser chez les Anoures; il atteint, chez ces derniers, un volume considérable et se divise en deux moitiés (c). Le ceiveau postérieur conserve toujours, par contre, son état primitif; c'e>l une simple lamelle jetée sur le sinus rhomboidal (Ji. L(îs dilîérenciations qui, chez les Poissons, affectent la moelb» allongée, ne se présentent pas chez les Amphibiens.

La courbure qui existe déjà chez les Poissons dans la région des cerveaux intermédiaire et moyen est beaucoup plus forte chez les Reptiles^ par suite du développement plus considérable des parties supérieures du cerveau. Il s'en ajoute une seconde dans la région de la moelle allongée, qui, dansiez divisions supérieures, se développe davantage (Voy. les coupes dans la liguiT '256, p. 682). Le cerveau antérieur présente un développement notable sim> la forme de deux hémisi)lières recouvrant le cerveau intermédiaire, et offrant leur plus grande largeur dans leur partie postérieure. Les lobes ollaclif> sont en contact immédiat avec les liémisphères. Le cerveau intermédiaire possède une fente longitudinale, car la fente cérébrale se prolonge jusqn*;. lui; il est toujours peu déveloi)j)é. Les ventricules latéraux sont consi<lérables et communiquent, par Tintermédiairc de la scissure cérébrale, avec un troi>ième ventricule situé entre les deux moitiés du cerveau intermédiaire, lin enfoncement prononcé de la partie inférieure de ce ventricule se nomme rinfundibulum. Le cerveau moyen est divisé en deux hémisphères par un sillon plat.

Le cerveau postérieur i)résente des différences importantes ; il denieijre .1 l'état le plus inférieur chez les Serpents et les Lézards, où il ne forme qu'un»' petite lamelle qui s'élève verticalenuMit. Chez les Tortues (fig. tîiO et i'c2.

Viz. -TiO. — (V.rvctiu et moeno «le l;i Citcnotiillc; A, fJ»»s>iLs ; fi, <i('s><)us; a. bulbes olKiclit-»' /• nrveflu antérieur; c, moyen; ^/, pO'.t/'rieur; e, moelle anon{r«;c ; 1, intùiidibuluni ; â, if*9^ rl">.«»boi(lab;;m, niocllo «jpiiiiÎTo; /, sou lil leniiinal.

A, IV) cl les Crocodiles, il devient plus large, et chez ces dcniicRt il se produit une apparence de dÎTision médiane qui résulte de la dilatation des deux parties latérales. Cette circonstance rattache les Reptiles aux Oiseaux.

Dans ces derniers, on remarque une forte prépondérance du cerveau ;intéricur, dont les hémisphères se développent tantôt en longueur, tantôt en l.irgeur. Ils ne sont réunis que par une petite commissure antérieure {fîg. 240, li, c) it entourent une masse ganglionnaire s'élevant de la paroi latérale i|ui convertit l'espace primitif en une petite cavité médiane et placée en dessous. Ces masses gan- / ^'lionnaires (corps striés) représentent !a ^ plus grande partie du cerveau antérieur. Elles sont déjà visibles chez les Amphil'iens, et même très-prononcées chez les tieptiles [fig. 242, A, st). Le cerveau inter- Fin. ïti.

luédiaire petit, complètement recouvert par

les hémisphères du cerveau antérieur est fendu sur sa voilte. Le cerveau moyen très-dévcloppè chez l'embryon est divisé en deux moitiés latérales (fig. 241, c), dans lesquelles se continue la cavité cérébrale. L'état du cerveau postérieur déjà indiqué chez les Crocodiles est encore plus développé. Sa partie médiane [il) est dilatée et caractérisée par des feuillets transversaux présentant sur une coupe verticale une apparence ramifiée. Deux appendices latéraux s'y ajoutent (d') . La moelle allongée est presque entièrement recouverte par le cervelet.

Let pirticulirilés que lei diTeraes divitiona des AmiAibieni prùsentenl dans la confomuilioD île leur cerveau s'eiprimeat surtout par la léparaliou plus ou moins complète du ccneau intermédiaire et du ci^rveau moten. Il ; a i'galeinenl des dilTéreuces dans les rapports du tiulbeollàctjfavec le cerveau antérieur. En général on doit regarder la réunion des parties l>rëcilées comme constituant un étal inrérieur. Le Uénopome, d'après Ma^fer (Analecten, 1), fait exception par ion cerrelcl, qui est représenté par un lobe Ircssillongé rejeté en arrière.

Fig. SW. — A. ccrtïii /. ccrTeau inU^rieur que; h, tirpoplipe;

c Tortue (Bojanusl ; D, d'un Oitcna. Coupes médianes verllcDle>; moiep; IV, posliiiicur; V, moelle allongée; ol, nerf oiriclir; o, opti- 11 .V), réunion dits deui hémisphèret du eerTcau moyen; c, commis-

hfc-. Ï4I. — Cerrau de l'oule; A, m de des e, moelle alloiigée (d'apris C. U. Ciriis].

f.90 VERTEBRES.

1 y a ici lieu de se demander s'il ne s'agit pas là d'une dilTérencialion d'une pai'tie du cerveau moyeu.

Les rapports du cerveau avec la cavité crânienne conservent chez les Ampfaibiens leur étal primitif. Chez les Reptiles le cerveau remplit presque entièrement cette cavité ; mais plus complètement encore chez les Oiseaux. Les hémisphères du cerveau antérieur des Oiseaux sont partagés par une scissure latérale en une portion antérieure étroite et une postérieure plu« large. D'autres inégalités de surface sont, chez les PeiToquets, des indications de circonvolutions. Vhypophyse présente, chez tous, les rapports déjà mentionnés chez les Poissons, de même que l'organe désigné sous le nom d'épiphysCj dont l'apparition parait dépendit de la fente cérébrale. L'excavation inférieure de la cavité du cerveau intermédiaire eu infundibulunif est très-remarquable chez les Âmphibicns, Reptiles et Oiseaux à l'état embryonnaire. Cette partie égale par son étendue les lobes inférieurs des Poissons. Ces rapports de volume changent plus tard, la paroi de l'infundibulum ne figurant plus qu^ime voûte impaire à la base du cerveau. En ce qui concerne les enveloppes cérébrales, nous devons fain ressortir que l'apparition de la fente cérébrale provoque un accroissement de la membrane vasculaire (pie-mère) qui, pénétrant dans la fissure, y constitue ce qu'on a appelé les pknu« choroïdes. Ceux-ci forment, chez les Reptiles, trois annexes, dont deux latérales s'étendent dans l'espace des hémisphères du cerveau antérieur (ventricules latéraux), la médiane se rendant en arrière dans la cavité contenue dans le cerveau moyen. (Rathkc).

Pour le cerveau des Amphibiens^ voy.\Treviranus, De Protei anguini encephalo,Gi)i{in^€ 1819 ; Rathke, Arch. Ann. Phys., 1852, p. 354; Reissncr, Bau d. centr. Pfervensyii. do ungeschwànztcn Balrachieff Dorpat, 1804. Sur les Reptiles sont importants : Rathke, Entmckelung d. Natter (cit.); Bojanus, Tcstudinis anatome; Swan, op. cit. Sur les Oistâui : A. Meckel, Anal. d. Gehirns der Vôgelf Deutsch. Arch. f. Physiol. 11.

Ce iiV'st que dans les premières phases de son développement que le aiveau des Mammifèi^es se rattache de près à celui des formes inférieureï; ififj. 236, ABC), Il s'éloigne beaucoup plus de son état embryonnaire qut les cerveaux des Reptiles et des Oiseaux, et présente en même temps des différenciations particulières qui s'écartent notablement de celles que subit cel organe chez les Oiseaux et même les Reptiles. C'est dans le cerveau antérieur que se manifestent les modifications les plus considérables, les bulbes olfactifs étant placés à sa face inférieure, et plus ou moins recouverts par le développement de sa portion antérieure (lobes antérieurs). La cavité primitive Je? bulbes persiste ordinairement, ou reste longtemps en communication avn celles de l'intérieur des hémisphères. Les deux hémisphères du cerveau Jintérieur sont toujours séparés par une fissure qui est très-profonde en avant. La réunion de ces deux moitiés a lieu, dans le principe, par une comniîsjsim précédant la formation de la fente cérébrale primitive, qui ressemble à celle des Vertébrés inférieurs et par laquelle, comme chez ces derniers, on arrive dans les cavités du cerveau antérieur, les ventricules latéraux. Par siiil» d*un développement ultérieur, les parties postérieures des hémisphères >'.igrandisscnt, et la fente primitivement étroite sVîlargit et disparait de la Mirlace, la paroi postérieure des ventricules latéraux qui s'étendent en arritn' et sur les côtés la recouvrant entièrement. De cette manière, un système complexe de commissures dérive d'une différenciation de la conmiissure prinntivc. L'état le plus inférieur se trouve chez les Monotrcmcs et les .Mai ii-

|iiaui. La coniniissure primitive se difTérenci»; eii deux parties, l'une infél'iuure, l'autre supérieure ; la première fonnant la commissure antérieure, la seconde un pont étroit placé sur le bord antérieur du cerveau intermédiaire, sous lequel se trouve de chaque côté l'cntrce dans le ventricule latéral qui s étend en arrière et en dessous. Dans la cavité antérieure de ce dernier, il ï a une masse ganglionnaire en bourrelet, le corps itrié (^g. 242, B, C, *l),

et daus la postérieure utic saillie l'eiiHée'cn connexion avec la purtie supcrieui-e du système des commissures. Cette saillie limite en arrière le bord de la t'ente s'étendant toujoui*» plus sur le cerveau intermédiaire, et a été déei- ^'née sous le nom de eome d'Ammon ou de grand pied d'hiiipocampe {C, h}. Une transformation de la commissure supérieure en deux parties dilTérentes, mais dépendantes, constitue une modiftcation ultérieure. L'une limite en dessus, par son bord latéral, l'entrée du ventricule latéral, pour passer ensuite sur le côté, et en descendant, à une ligue circonscrivant cUe-méme la fissure, et s'appliquant sur la corne d'Ammon pour se continuer partiellement avec elle. Cette partie, désignée sous le nom de voûte à trois piliers ou fomix(B,C,f)cst en rapport en haut avec une portion importante du système des commissures, le corps calleux. Ce dernier d'abord uni à la voûte précitée, s'en détache en avant, en proportion du développement que prend cette voûte en arrière, et ne reste en relation avec elle que par une double larac nerveuse verticale : le seplumpellacidam. Une partie du corps calleux se continue dans la corne d'Ammon. L'extension de ces commissures en arrière dépend du développement des hémisphères du cerveau antérieur. Kllcs sont développées chez les Itongeurs, les Ëdcntés et les Insectivores. Les dimensions de la

Kig. S43. — DilK-rencialion du cerïciu anlérieur; A, ccrr^aa de Tortue; B, d'un lalut de Vmh; C, il'un Chai. En AelB, oat eiiieri i giucho le luit Jo k cavild du ccnrciu intérieur, et ■ droite la vodle ■ i piliers, ta C. aa t enlêré du cùlé droit tuule l,i porlion liti'ralc H |H)sti5rieiire du certEiu ■nd'rieur, et i giuilic «ufliummeat pour pcrmeltii! d'i|H'n;ei'air \i courbuie len le b», de U corne d'Ammon. Dini teulea le* tigurea. I rcprtïwinte le cerveau intérieur; //, l'inlcr^ médiaire ; III, le ■Dojen;/C, le cervelet; V, lamoetle épinière; ol, le bulbe ollaelir(u communic.ilionaviTC la cari té cérébrale figurée en À); tt, eorp) alrici f, vodLc i ipilicra; h, p«*liippaoinpi niajor ; tr, sinus rlioiiil>uîdali« ; g. prolubjrnncc gi'wculi'e.

commissure antérieure diminuent avec le volume des bémisphèras. Encore visibles chez les Implacentaires, elles ne consistent plus qu'en un mince cordon situé devant les piliers de la voûte. Suivant le développement des hémisphères en arrière, ils peuvent recouvrir les parties suivantes du cerveau : l'intermédiaire, la moyenne et enfin le cervelet comme chez les Singes el THomme. A cette extension des hémisphères en arrière, correspond une continuation des ventricules latéraux dans leurs lobes postérieurs, dans lesquels une protubérance nommée petit hippocampe {pes hippocampi minor) s'élève sur le milieu chez TOrang comme chez THomme.

En ce qui concerne la nature de la surface supérieure du cerveau antérieur, beaucoup de Mammifères par l'aspect uni des hémisphères, représentent un état simple correspondant aux conditions embryonnaires des autres. Cette forme inférieure et simple est modifiée chez la plupart par rappariiion de circonvolutions définies qui compliquent sa surface. Ces plis apparaissent d'une manière régulière et dans un ordre symétrique, pour devenir ensuite asymétriques lorsqu'ils prennent un grand développement, comme par exemple celui qu'ils présentent chez rilommc. Mais, même dans ce cas, ou pcul réunir les circonvolutions en groupes, dont les limites sont représentée> par les scissures qui naissent les premières et persistent seules chez certains Mammifères.

Le cerveau intermédiaire se partage en deux masses situées immédiatement derrière les corps striés des ventricules latéraux du cerveau antérieur, qu'on a appelées les couches optiques (thalami optici). Il provient d'un épaississement latéral de la seconde vésicule cérébrale primitive. La cavité de ce> deux lobes forme le troisième ventricule placé entre les deux couches optiques, dont le prolongement aboutit à l'infundibulum.

Le c*erveau moyeu, pendant un temps assez long, forme la partie la plu> volumineuse du cerveau {fig. 256, C, c, p. 682), et présente une cavité qui, primitivement spacieuse, se métamorphose par une réduction graduelle, en un canal étroit, qui met en communication le troisième ventricule avec le quatrième (aqueduc de Sylvius). Sa surface est partagée par deux sillons peu profonds dont l'un est longitudinal et l'autre transversal {fig. 242, B, C,///l en quatre éminenccs qui portent le nom de tubercules quadrijumeaux. Celle division est très-peu apparente chez les Monotrémes.

Le cervelet (cerebellum, cerveau postérieur) n'offre des conditions concordantes avec celles des Poissons et Amphibiens {fig, 256, C, d) que pendant la période embryonnaire. La lamelle simple se développe en un organe important dont la partie médiane, chez les Crocodiles et les Oiseaux, se dilfêrcncie la première, les parties latérales ne se développant qu'ensuite. Chez les Marsupiaux, la portion médiane figure longtemps une commissure transversale mince, les latérales paraissant déjà assez volumineuses. Des circonvolutions en forme de lamelles transversales naissent sur ces deux portions et s'y divisent en groupes diflérents. La partie médiane reste prépondérante t lie/ les Monotrémes, et est encore volumineuse chez les Marsupiaux, les Èdcntrs et les Chéiroptères. Les divisions latérales ( hénjisphères du cenelet) coninienccnt à être plus volumineuses chez les Carnassiers et les Ongulés, cl prcinieiil

la prédominance chez les Singes et chez l'Homaie, pendant qu'au contraire la portion médiane, désif^née aous le nom de Vermis, éprouve une réduction.

Le cerveau antérieur, par la grande extension que prennent surtout ses lobes postérieurs , recouvre pru à peu toutes les autres subdivisions de l'encéphale. Après le cerveau inlerraédiairc, qui est toujours couvert, viennent les tuhorcules quadrijumeaux. Chez beaucoup de Marsupiaux, chez les Rongeurs et les Insectivores, ces derniers ne sont pas complètement recouverts {fig.

'lia). Le cervelet chez la plupart des MammiTères, reste Hk. ï«.

totalement ou en partie à nu,

et ce n'est que chez les Singes qu'il se place complètement sous les lobes pu-stérieurs du cerveau, caractère par lequel les Singes Anthropomorphes se rapprochent le plus de l'Homme. Avec le développement des liémisphères du cervelet apparaît, à sa face inréro- postérieure, une commissure transversale (pont de Varole), peu développée chez les Monolrèmes et les Marsupiaux, mais qui l'est extrêmement chez les Singes supérieurs et chez l'Homme. La partie de la base du cerveau qui est placée en avant du pont, représente le jdancher primitif des cerveaux moyen et inlermédiaire ; elle est formée de ces amas de libres nommées : cuisses du cerveau {entra s. peduncnli cercfcri) .

Les faisceaux de fibres sont différenciés comme chez l'Homme, dans la moelle allongée . Les olives sont moins apparentes, et il existe des corps trapéïoides derrière le pont de Varole.

Les dirTicult^s qui se pn'-senlpnl pour l'intelligence de la conformalion du cerveau de» Hunniiferes réniltent dj peu d'attention qu'on a accordt^ aui rapporU génétiques daus l'eiameu (lu carreau de l'Hainine. Ceci s'applique surtout k l'appréciatiun du certeau anti'rienr. auquel. iippount le > grand cerveau • au • petit • (cervelet), on attribue des partie:: tout li f;<it indépendantes, eumme les couches optiques et les luhercules qnadrijumaui. Il en t'.sl de ini-me de la conception encore moins naturelle des ventricules latt^rau^i et de leunt cornes. I.a raviié appelée Mme inférieure est. jusqu'au trou de Monrœ, la cavité principale de l'hémisphère. Les cavités des deux cfiii-e comuiuniquent h l'ettérieur par une fissure transversale. licite fîssurc est la fente ci'rèbrjle primitive, qui se contiinic en arriére entre les coucher optiijiies (cerveau intermédiaire), par suite du di'-veloppeiiieiil de ses parties inférieures tourne laléraiement autour d'elles et atteint jusqu'^ la base du cerveau, où le grand hippocampe, se terminaut par un éperon crochu, hmile chez l'Homnie l'eitrémitê île la fenle. Par suite de la fonnalinn de la voilte et du corps calleux qui se déploient en arriére, la fissure n'est plus directement

FiR. 2Hï. — Cerfcau de /ji;iin; A, dcMui; B. des'ou*; lo, IoIjc olfactif; I, cerveau anli'rieur; III, moyen ; IV. pistérlcor (i-prveletj ; K. moelle *llonKl<c ; h. hvp<'plivse ; 9. nciT nplique ; .1. oculonioteur;.^. trijumeau; fl, abducteur ; 7-S, hciiil cl ncoii'liqiie. Kn A. on a cnli^vé letott de 1 hémisphère droit, |iiiur numlrcr l'intérieur du ventricule latent, les corps strié* qui t'f troii- Teut en avant, el en oirière la voAle 1 i piliers avec le conunencemiQl du grand hippocampe.

00 i VERTÉBRÉS.

accessible par la surface ; pour y arriver il faudra péiiéU'er sous le bourrelet du corps calleux, el sous la voàtc ou sous les lobes postérieurs dans le cas où ils sont développés. La corne inférieure est donc ainsi ouverte dans toute sa longueur, et doit avoir une tout autre valeur que les cavités formées en avant et en arrière des ventricules latéraux, qui représentent les cornes antérieures et postérieures. Si on se figure que la paroi de la corne inférieure soit avec les parties placées derrière elle ramenée en haut et en avant, ce qui réduirait la longueur de h voûte et du corps calleux, ces derniers prendraient en définitive l'apparence de la commissure primitive, et la fissure qui s'étend tout autour du cerveau intermédiaire, serait réduite à une ouverture, comme celle qui subsiste chez les Sélaciens et les Amphibies, el s'obsene chez les Mammifères tout à fait dans les premiers temps de leur développement embryonnaire. On peut donc considérer ces complications et d'autres encore, comme résultant de Taccroissement des hémisphères antérieurs autour des couches optiques. Cet accroissement détermine aussi le développement du lobe inférieur du cerveau et sa séparation des antérieurs par la scissure de Sylvius, produit elle-même de cette différenciation. Elle n'est que faiblement indiquée chez les Marsupiaux. Un seconde mode de différenciation se combinant en partie avec le premier, repose sur la formation des lobes postérieurs. (Voy. sur leurs rapports chei les Singes, Flower, Philos. Trans., 1862, p. 185). La corne postérieure du ventricule latéral ne se trouve pas seulement chez les Singes et chez l'IIorame ; on en trouve aussi des tract"i dans d'autres groupes. Les cavités des ventricules latéraux sont larges chcï les Marsupiaux, les Édentés et les Rongeurs. Elles deviennent relativement plus petites lili où il y a augmentation de volume du cerveau antérieur , condition à laquelle correspond aussi nue réduction dans le volume des corps striés et de la corne d'Ammon.

La surface supérieure des hémisphères est lisse chez V Ornithorynque ainsi que chex 1p> Marsupiaux carnivores et insectivores et les Ëdentcs. On remarque des traces de circonvolution^ chez VEchidné^ la plupart des Rongeurs, des Insectivores, des Chéiroptères, plusieurs Proitmiens ci les Arctopithèques. Elles sont plus considérables chez les Carnivores, puis chez le> Cétacés et les Ongulés. Elles présentent chez la plupart des Singes, plus de simplicité ; o* n'est que chez les formes les plus élevées de ce groupe qu'elles se rapprochent des circonvolutions du cen'eau humain, et en diffèrent moins que de celles des Singes inférieurs. Elles sont considérables chez les Pauphins, et chez l'Éléphant. L'arrangement des circonvolutions cérébrale> est devenu une partie essentielle de l'élude du cerveau depuis qu'on a reconnu que leur rv\)Ar tition suivait une loi déterminée, lluschke, Schàdel, Hirn und Seele, Jena, 18r>4 ; Gratiulri, Sur les plis cérébraux de Vhomme et des primates, Paris, 1854; R. Wagner, Vorstudirn ;« einer wissenschaftlichen (Morphologie d. Gehirns), Gotting, 1860-62 ; Paasch, Desuln$tt (jyris in cerebro simiarum et hominum, Kiliae, 1866.

Le système de commissures des corps calleux el de la voûte n'est que peu développé vh-t les Rongeurs et Édentés ainsi que les Chéiroptères et Insectivores. C'est la voûte qui estreialivementla plus importante. Les piliers antérieurs (colonnes) montent de la base du cerveau Ils commencent à une tuhérosité placée derrière le luber cinereum, partagée chez lesCanm.siers en deux moitiés latérales, et formant chez les Singes comme chez l'Homme des tubercule^ mamillaires très-nettement distincts. La commissure antérieure est située devant les piliers anléneurs de la voûte, et son importance est en raison inverse du développement du itirji^ calleux.

11 y a chez tous les Mammifères une conmiissure molle sur le cerveau intermédiaire. \,'épiphyse du cerveau qui apparaît déjà chez les Poissons pour former la limite postérieuiv de la fente cérébrale, est ici repousséc en arrière jusqu'aux tubercules quadrijumeaux p.îi l'extension que prend cette fente entre les couches optiques. Sa tige ainsi que les strie* «Ir moelle qui y passent depuis le bord des couches optiques, montrent le chemin que l'épiphw» a fait depuis les Poissons et les xVmphibiens. L hypophyse placée sous l'infundibulum e»t le plus souvent plus volumineuse que chez l'Homme.

Le cervelet montre des grandes variétés dans l'arrangement de ses circonvolution* qu» -^ont surtout très- asymétriques chez les Ongulés,

Les enveloppes cérébrales lorsque la cavité crânienne est complètement remplie, recouvrent exactement le cerveau. La dure-mère émet une lame longitudinale (faux du cer^cju), qui pénètre entre les deux hémisphères du cerveau ; et une seconde transversale unie à IVitrémité postérieure de la première, qui se glisse entre le cerveau et le cervelet, H <'3f'|»*ll*"

MOELIE ËPINIÈRE. 005

la terUê du cervelet. L'accroissement de volume de cette portion du cerveau, nécessite une extension considérable et très- variable de cet appendice de la dure-more, dont la signification périostale se manifeste par Tossification de la tente du cervelet qui a lieu chez les Carnivores ainsi que chez les Dauphins.

Sur le cerveau des Mammifères, con$<ulter outre les monographies spéciales sur divers groupes et espèces : G. R. Treviranus, ZeiUcli. f. Physiologie, III, P. 45 ; Owen , On tke brain of Marsupialia. PhU. Tratu., 1857; Tiedemann, Zeitsch, f.Phijs.y III, p. 251 ; Stannius, Denksch. d. Hamb, Natur. Vereinê, 1845; Leuret et Gratiolet, Anat. comparée du système nerveux, Paris, 1859-57.

Sur le cerveau des Singes, Tiedemann, Icônes cerebri simiarum et quorund. mamm. rarior, , Heidelb,, 1821, contenant des tables de mesures. Rektivement à la parenté avec le cerveau humain voy. Huxley, Evidence as lo mans place in nature, p. 96 et 115, ainsi que les travaux de RoUeston, Marshall, Flower et Tumer qui y sont citôs.

MOKLLE ÉPINIÈRR.

La moelle épinière»qui continue la moelle allongée, est, quant à sa grosseur, en rapport inverse avec le développement du cerveau, et peut mémo souvent, dans les classes inférieures, remporter considérablement par sa masse .sur ce dernier. Le développement des moitiés latérales de la paroi du tube primitif est la cause de cette augmentation de volume qui détermine, parla réunion médiane des deux moitiés, une fente longitudinale antérieure. Par un développement plus important des parties latérales postérieures, le canal central se porte plus en avant.

La partie de la moelle épinière qui joue le rôle de centre nerveux occupe la partie interne ; elle est constituée par une masse grise de substance nerveuse (cellules ganglionnaires) qui émet des prolongements latéraux (cornes) en avant et en arrière. Les fibres sensitives des nerfs partent des deux cornes postérieures, et les fibres motrices proviennent des cornes antérieures qui sont plus fortes. Chez les Poissons la moelle épinière s'étend assez régulièrement dans le canal rachidien, où elle présente presque la forme aplatie d'un ruban (Cyclostomes, Chimères), ou une forme à peu près cylindrique; elle s'amincit«peu à peu en arrière. Les racines des nerfs correspondent fréquemment à des renflements spéciaux qui sont notamment pjg. 244. fort développés chez plusieurs espèces de Trigles {(ig. 244, B) , et qui se réunissent en moindre nombre pour former la courte moelle épinière de VOrthagoriscus (A),

L'influence qu'exercent sur le volume de la moelle épinière les nerfs auquels elle donne naissance, est très évidente dans les quatre classes plus élevées des Vertébrés, dont le développement plus considérable des extrémités, qui re(;oivent de puissants troncs nerveux, correspond à une augmen-

Fig. 244. — A, cerveau et moelle épinière d'Orthagonscus mola (d'après Arsaky). B, cen-eau et commencement de la moelle duTrigla adriatica (Tiedemann).

tation assez considérable du volume de certaines parties de la moelle épinière. ('es parties renflées sont au nombre de deux, l*une est la dilatation du cou, ou pectorale, et l'autre la dilatation lombaire ; dans quelques cas, comme chez les Tortues^ ces renflements sont très-considérables. Le sillon médullaire restant ouvert, il se forme sur le renflement lombaire une cavité en forme de losange (sinus rhomboïdal) (fig. 235, a') qui persiste chez les Oiseaux, mais se ferme graduellement chez les Reptiles et les Mammifères.

La moelle épinière s'étend ordinairement dans toute la longueur du canal rachidien; cependant chez les Amphibiens (Grenouilles) et les Oiseaux, et surtout chez quelques Mammifères (Insectivores, Chéiroptères), par suite du développement inégal des parties enveloppantes et enveloppées, elle est tellement plus courte que les nerfs qu'elle envoie à la partie postérieure du coq)s ont encore un trajet assez long à parcourir dans le canal rachidien avant d'atteindre leur point de sortie. La conformation dite queue de cheval {caudn equina), qui en résulte, se retrouve également chez l'Homme.

Les enveloppes de la moelle épinière sont des prolongements de celles du cerveau et pr»'senlent la nirme structure. L*arachnoïde constitue une couche de tissu connectif plus Incho. dont la disposition à Tintérieur du crâne est surtout fort variable chez les Poissons. (IV^l dans les ouvrages traitant de la structure microscopique des éléments qui la composent qu'un trouvera des détails spéciaux sur la moelle épinière.

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