‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 162 sur 217 · DE LA MOELLE VERTÉBRALE OU ÉPLMÈRE · texte numérisé non relu

DE LA MOELLE VERTÉBRALE OU ÉPLMÈRE

Pi.

Pl.'lSo.

PI. i5o.

PI. 1 j5, fig. I .

PJ. iSa.

PI. i5à.

La moelle vertébrale , qu’on nomme aussi le prolongement rachidien de l’encéphale, est un gros et long cordon médullaire , cylindroïde , qui descend de la protubérance cérébrale dans le canal vertébral , jusqu’au nh'eau de la première ou de la seconde vertèbre lombaire.

Le volume de la moelle varie dans les divers points de son étendue. Elle est renflée à son extrémité supérieure , se rétrécit au niveau du grand trou occipital , et se renfle de nouveau vers le milieu de la région cervicale. Arrivée à la partie inférieure de celte dernière région , elle diminue de volume , puis se dilate au haut du dos , et diminue enfin jusqu’à sa partie inférieure , qui se termine par une extrémité renflée et ovalaire. La moelle présente à étudier deux extrémités et un corps.

IJ extrémité supérieure , appelée le bulbe rachidien, est renfermée dans le crâne, et repose sur la partie inférieure de la gouttière basilaire. Elle représente une sorte de bulbe renflé, légèrement aplati d’avant en arrière , qui s’étend de la partie inférieure de la protubérance au grand trou occipital , et se rétrécit à mesure qu’il descend. Sa face antérieure est convexe, et présente quatre éminences placées symétriquement à côté les unes des autres , deux en dedans et deux en dehors. Les premières ont été nommées éminences pyramidales . Longues de huit à dix lignes, elles sont séparées par un sillon médian, vertical, qui se continue sur la fai:e antérieure de la moelle jusqu’à son extrémité inférieure. Elles semblent provenir de la partie inférieure de la protubérance cérébrale. En haut elles sont larges et saillantes; à mesure qu’elles descendent elles diminuent de volume, et finissent par se perdre insensiblement sur la moelle. Les deux éminences latérales du bulbe rachidien ont été appelées olivaircs. Elles sont oblongues , séparées des précédentes par un large sillon vertical , arrondies à leurs extrémités et renflées dans leur milieu.

face postérieure du bulbe rachidien fait partie du quatrième ventricule, et se continue sans démarcation sensible avec la face postérieure de la protubérance cerebrale. Elle est creusée au milieu par le calamus scriptorius et par le sillon qui précède cet enfoncement. Sur ses cotes , en voit deux éminences oblongues , blanches , qui contribuent à former le cervelet , et qu’on nomme les processus rest formes.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

Le corps ou la partie moyenne de la moelle vertébrale présente les renflemens et les PI. 175, fi" rétrécisscmens dont il a été fait mention. Sa face antérieure correspond au corps des vertèbres, et présente une foule de plis transversaux très-fins, plus nombreux et plus prononcés dans ses deux tiers supérieurs que partout ailleurs. Elle est divisée dans toute sa longueur en deux moitiés latérales , par une scissure médiane qui commence entre les éminences pyramidales. Ssiface postérieure offre des plis transversaux moins prononcés que ceux de sa face antérieure; elle est aussi parcourue dans toute sa longueur par une scissure médiane plus étroite, moins profonde que l’antérieure, et qui commence entre les deux processus restiformes . Ces deux scissures reçoivent un repli de la membrane propre PI. 175, 11" de la moelle, et donnent passage, par une infinité de petits trous, à des vaisseaux qui s’introduisent dans cet organe et s’y distribuent. Dans le fond de ces sillons ou trouve une couche de substance blanche : cette couche est formée de deux faisceaux longitudinaux, pour la scissure postérieure, et de filainens transverscs qui s’entrecroisent sur la ligne médiane , pour l’antérieure. A raison de ces deux scissures , la moelle vertébrale parait divisée dans toute sa longueur eu deux gros cordons intimement unis sur la ligne moyenne.

De chaque côté , on voit sur les faces antérieure et postérieure du corps de la moelle PI. i5o. dessillons latéraux, superficiels, dans lesquels s’implantent les racines des nerfs vertébraux. Les sillons latéraux postérieurs sont plus prononcés; ils ont des bords arrondis, très-blancs, et offrent dans leur fond une substance molle, grisâtre. Ils commencent par une ligne peu marcjuée entre les éminences olivaires et les processus restiformes, pour s’élargir et devenir plus profonds en descendant. A leur partie inférieure , ils paraissent formés de deux lignes parallèles : ils offrent dans toute leur étendue une série de petits trous placés les uns au-dessus des autres, et dans lesquels étaient reçues les racines postérieures des nerfs rachidiens.

L.es deux sillons latéraux antérieurs commencent entre les éminences pyramidales et olivaires : ils sont moins appareils, moins larges , et plus superficiels que les précédens; ils reçoivent les racines antérieures des nerfs rachidiens.

Les faces latérales du corps de la moelle correspondent à la base des apophyses transverses, et aux trous de conjugaison : elles sont étroites et arrondies.

\' extrémité inférieure ou lombaire do. la moelle offre deux renflemens : l’un supérieur, PI. 175, fi", plus volumineux , de forme ovoïde ; l’autre inférieur, plus petit et conique.

DE LA DISPOSITION INTERIEURE ET DE l’oRGANISATION DE l’eNCÉpIIALE.

Pour présenter avec ordre les objets nombreux qu’offre l’encéphale, considéré à l’intérieur, nous allons examiner d’abord les parties situées sur la ligne médiane, puis celles qui sont placées de chaque côté.

1° Objets situés entre les deux hémisphères du cerveau.

Lorsqu on écarte l’un de l’autre les deux hémisphères cérébraux, on aperçoit :

Le corps calleux. Ou nomme ainsi une large et longue bande de substance nerveuse , PI. i53. qui unit les deux hémisphères, et leur sert de commissure. Horizontalement situé, le corps

MANUEL

PJ. laJ.

PI. i57,fig. I.

PI. iC,',.

PJ. iü3.

PI. 157, lig. I.

PJ. i56.

PI. i5f).

PI. 157, /Ig. 1.

PI. i5(, ijG.

P].i.'Î7,fig.i.

PI. i6'i,

PI. i5{, iX.

PJ. ià4.

PI. iSG.

calleu.v a une forme quadrilatère allongée ; il est plus large en arrière qu’en avant, et se trouve un peu plus rapproché de la partie antérieure que de la partie postérieure du cerveau.

Sa face supérieure répond au fond de la grande scissure médiane , et se trouve cachée par les hémisphères qui s’avancent sur elle , lui sont contigus , et forment une cavité longitudinale de chaque côté. Cette face offre dans son milieu deux lignes saillantes , Ion- * gitudinales , que bornent deux sillons correspondans , et sur lesquels viennent tomber plusieurs autres lignes et sillons transverses.

La faee inférieure du corps calleux parait plus large que la supérieure, parce qu’en haut ce corps se continue plus tôt avec la substance des hémisphères. Elle recouvre les ventricules latéraux sur ses côtés, et dans son milieu la voûte à trois piliers. En arrière, elle est intimement unie à cette voûte; mais dans ses deux tiers antérieurs elle en est distincte, et lui est jointe par la cloison des ventricules.

extrémité postérieure du corps calleux , confondue avec la voûte, est large , arrondie , transversalement dirigée, et plus épaisse que le reste de cette bande nerveuse ; elle se continue de chaque côté avec le.s* cornes d’Ammon.

V! extrémité antérieure , plus étroite que la précédente , se recourbe en bas , vers la partie antérieure des deux hémisphères , forme une concavité en arrière , embrasse la partie antérieure des corps striés, et ferme ainsi en avant les ventricules latéraux. Là, en effet, après s’étre recourbé en devant, le corps calleux se termine par une lame qui se prolonge en arrière et en bas , et qui forme en partie la paroi inférieure de ces ventricules , dont il a déjà formé la paroi supérieure. L’extrémité antérieure de la cloison des ventricules se trouve alors entre ses deux lames.

Par ses côtés, le corps calleux se confond avec la substance médullaire des hémisphères.

Cloison des vcntrieules o\\ septum lucidum. On nomme ainsi une lame médullaire, de forme triangulaire, qui est située sur la ligne médiane du cerveau , au-dessous du corps calleux, auquel elle tient dans toute l’étendue de son bord supérieur. Son bord inférieur se termine en arrière sur la voûte à trois piliers , et en avant sur le prolongement du corps calleux , qui bouche en bas et en devant les ventricules latéraux. Les deux faces de cette cloison correspondent aux ventricules latéraux, et en particulier au corps strié en avant, et aux couches optiques en arrière. En avant, où elle est assez large, elle se termine dans la concavité de l’extrémité antérieure du corps calleux. En arrière, elle va eu se rétrécissant de plus én plus, et finit insensiblement entre le corps calleux, qui est audessus , et la voûte à trois piliers qu’on rencontre au-dessous.

La cloison des ventricules est formée de deux lames distinctes , entre lesquelles existe une cavité lubrifiée par une humeur séreuse , et qu’on désigne sous les noms àc. fosse de Sylvius , de cinquième ventricule.

Voûte à trois piliers ou trigone cérébral. Elle est située horizontalement au-dessous du corps calleux et de la cloison. C’est une lame médullaire, de forme triangulaire , recourbée sur elle-même de haut en bas , et offrant sa plus grande largeur en arrière.

Sa face supérieure, contiguë au corps calleux dans sa plus grande étendue, lui est unie sur la ligne médiane et en avant par la cloison , et se confond avec lui en arrière.

Sa face inférieure repose sur la toile chorojdienne , et offre la même forme qu’elle;

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE. 301

elle présente quelques lignes longitudinales , auxquelles plusieurs autres transversales viennent se rendre pour former ce qu’on a nomme la lyre.

En avant, la voûte se termine par une extrémité rétrécie qui forme son pilier anté- pi, 155. rieur, et se recoui'be en bas en suivant la direction des corps striés. Après s’étre ainsi PI. i.

recourbé, ce pilier se divise en deux gros cordons médullaires cylindroïdes , qui s’écartent l’un de l’autre , en passant derrière la commissure antérieure , et vont , à travers la substance médullaire, se terminer aux tubercules mamillaires. Derrière chacun de ces cordons on trouve l’ouverture ovalaire , qui fait communiquer les ventricules latéraux avec le moyen.

En arrière, la voûte se termine par deux bandelèttes médullaires, étroites, qui s’écar- PI, i5{. tent l’une de l’autre, en laissant entre elles un espace triangulaire, et se divisent elles- Pb i5G. mêmes en deux branches : l’une mince et très-courte, qui se jette dans la corne ^Artimon; Phi57,fig. 2. et l’autre , qui, sous le nom de corps frange^ se porte dans la seconde partie des ventricides latéraux, au-devant de la coi’ne d’Ammon, dont elle suit la direction, mais dont elle est toujours distincte par une rainure. Les corps frangés , ainsi que les bords latéraux de la voûte, sont en rapport avec lés plexus choroïdes. Ils se terminent à l’extrémité des ventricules en se perdant sur la corne d’Ammon. C’est entre ces bandelettes médullaires et , les couches optiques qu’existe la fente par laquelle la pie-mère extérieure vient se continuer avec les plexus choroïdes.

glande pinéale ou le conarium est un petit corps grisâtre, d’une forme irrégulière, PI- ià5, log. ordinairement conoïde , déprimé, placé entre l’extrémité postérieure de la voûte et les PI. iGjjüs- 1. tubercules quadrijumeaux , dans les replis de la pie-mère qui forment la toile choroïdienne.

La glande pinéale est partout isolée de la substance cérébrale, excepté en devant, où elle se continue avec les couches optiques par deux prolongemens médullaires blanchâtres, qui s’avancent obliquement en dehors , et se continuent sur la partie interne des couches optiques, avec lesquelles ils se confondent entièrement près du pilier antérieur de la voûte. Souvent la glande pinéale renferme des concrétions calculeuses, dont le nombre, la forme et le volume sont variables. Sa nature intime est inconnue.

Vcniriciile moyen du cerveau. Ce ventricule est une cavité allongée d'avant en arrière, Pb i55, i5g, située sur la ligne médiane, au-devant de la glande pinéale, et beaucoup plus rapprochée de la hase que de la voûte du crâne. Sa direction est horizontale , sa forme irrégulièrement quadrilatère, de telle sorte cependant qu’elle est plus large à ses exU^mités qu’à sa partie moyenne. Elle est bornée en haut par la toile choroïdienne et la voefte à trois piliers , qui constituent sa paroi supérieure; sa paroi inférieure est formée d’arrière en avant, 1° par la couche médullaire qui occupe l’intervalle des prolongemens antérieurs de la protubérance cérébrale, et se continue de chaque côté avec les couches optiques ; 3° par la partie supérieure des tubercules mamillaires que réunit une substance grise, très-molle; .3° par la partie supérieure du tuber cinereum.

Le ventricule moyen est borné sur les côtés par la partie interne des couches optiques , pi i5q ,04 ([ui offrent en cet endroit une surface aplatie, libi’e, par laquelle elles se touchent dans toute leur étendue, excepté en avant, où elles se continuent au moyen d’une large bandelette grisâtre , qui passe transversalement de l’une à l’autre , et se déchire avec beaucoup de facilité. En avant, le ventricule moyen est borné par la commissure antérieure, cordon

MANUEL

PI. iSr, fig. 1 PI. ifio.

PI. i55.

PI. i57,fig. I PI. i6o.

PI. i55.

PI. i55.

Pl.;5:,fig.i.

PI. .5.^, i55, i56, i63.

médullaire, arrondi, très-blanc, qui passe transversalement d’un hémisphère à l’autre, et qui, libre à sa partie moyenne dans l’étendue d’environ six lignes, s'enfonce sur les côtés dans la substance des hémisphères, en se recourbant en arrière. Au-dessus de ce cordon médullah e existe la membrane fine , qui se porte de l’extrémité antérieure du corps calleux a la commissure des nerfs optiques, et qui bouche en avant le ventricule moyen : c’est au niveau de cette membrane qu’on rencontre la cavité nommée la viilic par les anciens anatomistes.

Le ventricule moyen est borné en arrière par un autre cordon médullaire, qui ressemble au précédent, et qui passe transversalement d’une couche optique à l’autre : on l’appelle la commissure postérieure. Au-dessous , on observe une ouverture arrondie : c’est l’orifice de l’aqueduc de Sylvius , qui conduit dans le quatrième ventricule ou celui du cervelet.

Aqueduc de Sylvius. Ce conduit est arrondi; il commence au-dessous de la commissure postérieure par une ouverture qu’on appelait anus , par opposition à la cavité précédente qu’on trouve au-dessous de la commissure antérieure ; de là il se porte obliquement en bas et en arrière. Il est formé en avant par la réunion des deux prolongemens antérieurs de la protubérance cérébrale ; en arrière , d’abord par la commissure postérieure , puis par la base des tubercules quadrijumeaux , et enfin par la valvule de Vieussens. La paroi inférieure de cet aqueduc présente une rainure étroite qui se prolonge sur la ligne moyenne dans le ventricule du cervelet.

Ventricule du cervelet ou quatrième ventricule. Cette cavité, placée au-dessous de l’aqueduc de Sylvius, est formée à la fois par la protubérance cérébrale, le cei'velct et l’extrémité supérieure de la moelle épinière. D’une forme irrégulièrement quadrilatère , elle est assez large, et obliquement dirigée en bas jusqu’à la partie supérieure de la moelle.

La paroi antérieure du quatrième ventricule est formée par la face postérieure de la protubérance et de la moelle, et offre le calamus scriptorius , la rainure médiane dont il a été parlé, et l’orifice postérieur de l’aqueduc de Sylvius. .Ses parois latérales sont formées par des prolongemens qui xdennent des tubercules quadrijumeaux et des pyramides postérieures. Elles se terminent par deux espèces de cul-de-sac, qui se trouvent au-dessous du prolongement postérieur de la protubérance. Sa paroi postérieure est plus courte que les autres, et se trouve formée par une partie de l’échancrure antérieure du cervelet, et par le corps même de tet organe. Son extrémité supérieure est fermée par la valvule de Yieussens. Son extrémité inférieure est bouchée par une membrane ferme, résistante, d’une couleur grisâtre , qui se porte du cervelet à la moelle épinière, et paraît dépendre de la pie-mère.

2° Objets situés dans les deux hémisphères.

On trouve dans l’intérieur des deux hémisphères du cerveau deux grandes cavités placées au milieu de la substance cérébrale, et qu’on appelle les ventricules latéraïuv.

Ces ventricules , assez larges et étendus en longueur, communiquent avec le ventricule moyen. Ils commencent à peu près à un pouce et demi de l’extrémité antérieure de chaque hémisphère, et se trouvent dans cet endroit un peu écartés l’un de l’autre, et recourbés

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

en dehors. De là ils se dirigent en ari’ière et en dedans , en se rapprochant ; puis , au milieu du cerveau , ils s’écartent de nouveau , se portent en dehors et en bas, jusqu’au point où les corps frangés naissent des piliers postérieurs delà voûte ; là, en effet, ils changent encore de direction , reviennent sur eux-mêmes en se portant en bas , eu dehors et en avant , pour se terminer près de la scissure de Sylvius , en s’inclinant un peu l’un vers l’autre. Ces cavités sont de la sorte formées de deux moitiés contiguës entre elles , mais distinctes par leur situation et leur direction ; l’une , supérieure , convexe en dedans, concave en dehors, s’étend de l’extrémité antérieure de chaque hémisphère , jusque sur les parties latérales et postérieures de la voûte; l’autre, inférieure, à courbure opposée, c’est-à-dire convexe en dehors , concave en dedans , commence à l’endroit où finit la première , et se termine en avant et en bas, près de la scissure de Sylvius. Cette seconde portion, qui se trouve en dessous de la première, en est séparée par la couche optique qui occupe la paroi supérieure de l’une et la paroi inférieure de l’autre.

A l’endroit où ces deux portions des ventricules latéraux communiquent ensemble , on trouve en arrière une petite cavité qu’on appelle digitale ou ancijroide.

La moitié supérieure des ventricules latéraux est bornée en haut par la face inférieure du corps calleux; en bas, elle est formée par les corps striés, les couches optiques et la bandelette demi-circulaire ; en dedans, elle est séparée de celle du côté opposé par le septum liicidiim ; en avant, elle est limitée par la partie recourbée de l’extrémité antél’ieure du corps calleux ; en arrière , elle se recourbe en se continuant avec la moitié inférieure.

Celle-ci occupe tout le lobe moyen et la partie antérieure du lobe postérieur. En bas , elle est séparée par une couche assez mince de substance cérébrale de la surface extérieure du cerveau ; en avant , elle avoisine la scissure de Sylvius.

Les ventricules latéraux sont divisés dans toute leur longueur par une longue fente, à laquelle correspondent les plexus choi’oïdes , et qui s’étend depuis l’extrémité antérieure de leur moitié supérieure jusqu’à l’extrémité correspondante de l’inférieure. Cette fente existe dans la moitié supérieure , entre les couches optiques qui sont en dehors, et les bords de la voûte à trois piliers qui sont en dedans. Elle commence, de chaque côté et en avant , par une ouverture ovalaire placée derrière chaque division du pilier antérieur de la voûte, et qui fait communiquer les ventricules latéraux avec le inoyen. Dans sa portion inférieure, cette même fente se trouve entre les corps frangés et la partie correspondante des couches optiques.

Des corps striés. On nomme ainsi, à cause de la disposition striée de la substance médullaire qui les forme à l’intérieur, deux éminences pyrlformes , obliquement situées dans la paroi inférieure des ventricules latéraux. Leur grosse extrémité est dirigée en avant, et un peu en dedans ; elles se terminent en pointe en arrière et en dehors. Les corps striés ont une couleur grise tirant sur le brun , et sont parsemés à leur surface de vaisseaux sanguins fort appareils, ils sont libres et saillans en dedans, en avant et en haut, et recouverts dans ce dernier sens par le corps calleux. En arrière, en dehors et en bas, ils se confondent avec la substance médullaire du cerveau. Assez souvent la surface libre du corps strié présente de petites stries médullaires aux environs de la bandelette demicirculaire.

rii57,fig.2

PI. lâf.

Pl.i57,fig. 2 PI. iG3.

PI. i57,f]g.2

PI. 1 57, llg. 2

PI. }~>i , i55 i.ie.’

PI. i55.

PI. i55.

PI. iG3.

PI. iG3.

PI. i57,fig. 2.

PI. i54, :55.

PI. i5G.

Pl.i57,fig.2.

PI. 157, Cg; 2.

Couches optiques. On nomme ainsi deux grosses éminences tuberculeuses , irrégulièrement arrondies, plus volumineuses en arrière qu’en avant, qui répondent à la fois aux ventricules moyen et latéraux et à l’extérieur du cerveau.

La partie externe des couches optiques se confond avec les corps striés, dont elles sont séparées en haut par la bandelette demi-circulaire. Leur face interne est aplatie, grisâtre ; elle forme les parois latérales du ventricule moyen, et présente en haut les bandelettes nerveuses de la glande pinéale. Leur face supérieure est très-blanche , légèrement convexe, et fait partie delà paroi inférieure des ventricules latéraux, en dedans et en arrière des corps striés. Leur face inférieure fait saillie à la base du cerveau. C’est de la partie externe et postérieure de cette face, qu’ils côtoient d’ailleurs pendant un certain trajet avant de s’en séparer, que les nerfs optiques semblent tirer leur origine.

Les couches optiques reçoivent en dedans les prolongemens antérieurs de la protubérance cérébrale : elles offrent, en arrière et en dehors, deux renflemens qu’on a nommés corpora génie ulala , qui se continuent avec les tubercules quadrijumeaux.

L’extrémité antérieure de chaque couche optique correspond à l’ouverture de communication des ventricules moyen et latéraux. Leur extrémité postérieure est libre, renflée, contiguë seulement aux corps frangés, et correspond à l’endroit où les ventricules se recourbent.

Bandelette demi-circulaire. On appelle ainsi un cordon médullaire, blanchâtre, trè.s-fia, demi-transparent, qui occupe le sillon situé entre la couche optique et le corps strié. 11 commence par un seul ou par plusieurs fdets distincts, au niveau de l’ouverture de communication des ventricules latéraux avec le anoyen , vèrs le pilier antérieur de la voûte. De la il se porte en arrière, en remontant dans le sillon indiqué, passe au-dessus de plusieurs veines du corps strié , se recourbe en bas, et vient se perdre vers les corpora geniculuta. La bandelette demi-circulaire est recouverte elle-mcme par une petite lamd transparente , jaunâtre , nommée la lame cornée de la bandelette demi-circulaire.

La portion inférieure des ventricules latéraux renferme, outre les corps frangés dont il a été fait mention , les cornes d’Ammon et ses accessoires.

Cornes cl’ Amnion ou pieds d' hippocampe. On appelle ainsi deux gros prolongemens médullaires qui naissent de chaque côté de l’extrémité postérieure du corps calleux , se portent en dehors , puis se recourbent en devant pour descendre sur la paroi inférieure de la portion inférieure des ventricules latéraux , et se jierdre dans le cul-de-sac qui termine ces cavités en avant. Recourbées sur elles -mêmes, de sorte qu’elles offrent leur convexité eu arrière , les conies d’Ammon présentent à leur terminaison une extrémité renflée, large, épaisse, contournée en dedans, et surmontée par deux ou trois tubercules que séparent des rainures peu profondes. Leur face supérieure est libre dans le bas-fond des ventricules, et recouverte par le plexus choroïde. Leur bord convexe est circonscrit parmi sillon très-marqué, derrière lequel la substance qui forme le fond des ventricules offre un renflement très-marqué, suivant la direction des cornes d’Ammon. Leur bord concave est couvert par le corps frangé correspondant , et présente un cordonnet denliculé , d’une couleur rougeâtre , nommé portion godronnée par Vicq-d’Azir.

Eminence digitale ou uncijoime. C’est une petite éminence plus ou moins saillante , ma-

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

melonnée, qui occupe la partie inférieure de la cavité digitale, et parait souvent divisée en deux parties par une rainure.

ORGANISATION DES DIFFÉRENTES PARTIES QUI FORMENT L’ENCÉPHALE, ÉT DES RAPPORTS

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