DU CORNET INFÉRIEUR
Cet os occupe la paroi externe des fosses nasales ; il est pair , irrégulier , allongé , et recourbé sur lui-même. On le divise en deux faces , deux bords , et deux extrémités.
La face interne ou nasale est convexe , inégale , rugueuse , criblée de porosités, de petits O. 10. fig. 8. trous , et recouverte par la membrane pituitaire.
La face externe ou maxillaire est concave , également rugueuse , et fait partie du méat infé- pi. ,0. fig. 9. rieur des fosses nasales.
Bords. Le supérieur est très-inégal. Il offre d’avant en arrière : une petite portion mince qui s’unit à l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur ; une lame allongée , qui fait partie du canal nasal , se porte en haut , s’articule par son sommet avec le bord inférieur de l’os unguis , et par ses côtés avec l’os sus-maxillaire ; quelques lames irrégulières qui se joignent à l’ethmoïde; une lame triangulaire , recourbée en bas , qui s’articule avec l’os maxillaire , et rétrécit l’orifice du sinus maxillaire ; un petit bord mince articulé avec une crête de la face interne de l’os palatin. Le bord inférieur du cornet est libre , arrondi et rugueux.
Des extrémités du cornet inférieur, la postérieure est beaucoup plus mince et plus allongée que l’antérieure.
Le cornet, entièrement formé de tissu compacte , se développe par un seul point d’ossifi- PI. 10. fig. i. cation.
DU VOMER.
Cet os est impair, situé sur la ligne médiane de la face , et forme la partie postérieure de la cloison des fosses nasales. Il est mince, aplati, quadrilatère, lisse sur ses faces latérales, pi.io.fig.ia qui sont tantôt planes , tantôt déjetées à droite ou à gauche , et creusées de quelques sillons artériels et d’une rainure étroite pour le passage du nerf naso-palalin. Ces faces sont revêtues par la membrane pituitaire.
Des (juatre bords du vomer, l’un est supérieur ou sphénoïdal. Il est court , épais, divisé en ,3
deux lames qui entrent dans les rainures de la face inférieure du sphénoïde, et reçoivent, dans la gouttière qui les sépare , la crête médiane de cette même face. Le bora inférieur ou palatin est le plus long de tous. Il est mince , tranchant en arrière , large et inégal en avant. Il est reçu dans la rainure qui existe sur la ligne médiane , entre les os maxillaires et palatins réunis. Le bord postérieur ou guttural est libre , mince , concave , bifurqué en haut.
Il sépare les deux ouvertures postérieures des fosses nasales. Le bord antérieur ou ethmoïdal est creusé dans toute son étendue d’une gouttière profonde, qui reçoit en haut le bord inférieur de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde , et en bas le cartilage de la cloison des fosses nasales.
Le vomer, presque entièrement formé de tissu compacte, se développe par un seul point pi. ,0 fig. li. d’ossification.
Texte.
MANUEL
DE l’os maxillaire INFERIEUR.
C’est le plus volumineux des os de la face , dont il occupe la partie antérieure et inférieure ;
1 I. IJ. fig. 1. ;j (constitue à lui seul la mâchoire inférieure. Il est symétrique et d’une forme parabolique telle , que les deux extrémités de la courbe qu’il décrit sont élevées à angle sur le plan de leur épaisseur. On a nommé corps de la mâchoire la partie moyenne et horizontale de cet os , et branches les extrémités verticales qui sont en arrière. L'os maxillaire Inférieur présente deux faces et trois bords.
fig- Eay«cc externe ou culeinée est convexe. Elle offre, sur la ligne médiane, une ligne verticale qu’on nomme la symphyse du menton, qui indique l’endroit où se sont réunies les deux pièces dont l’os se compose chez l’enfant , et une petite surface triangulaire , appelée \ apophyse du menton. De chaque coté on voit le trou mentonnier, ou l’orifice externe du canal dentaire , par lequel passent les nerfs et les vaisseaux mentonniers ; la ligne oblie^ue externe , qui part de l’apophyse du menton, se porte d’abord horizontalement en arrière, monte ensuite obliquement, pour se continuer avec le bord antérieur de l’apophyse coronoïde, et donne attache à des muscles. La face externe de la branche de la mâchoire est quadrilatère, inégale , et recouverte par le muscle masséter.
PI. II. (ig. •>, La face interjie ou linguale est concave, dirigée en arrière. Elle offre : aumilicu, la trace de
la symphyse du menton , et au-dessous quatre tubercules placés par paires les uns au-dessus des autres , donnant attache à des muscles , et appelés les apophyses gcni ; au-dessus des apophyses gèni , deux fossettes qui logent les glandes sub-linguales , et au-dessous deux excavations qui donnent attache aux muscles digastriques ; de chaque coté , la ligne oblique interne ou myloïdienne , plus saillante que l’externe, montant également en arrière vers l’apophyse coronoïde, et donnant insertion à des muscles; au-dessous de cette ligne et eu arrière , une fossette qui reçoit la glande sous-maxillaire ; la face interne des branches , et vers leur milieu, un large orifice coupé obliquement, et surmonté d’un tubercule épineux. C’est l’orifice postérieur du canal maxillaire ou dentaire inférieur.
Le bord inférieur , qu’on appelle la base de la mâchoire , est épais, arrondi en avant , plus mince en arrière ; il est traversé à la réunion de son tiers postérieur avec ses deux tiers antérieurs , par une sillon qui correspond à l’artère faciale.
PI l ï. fig. I, Le bord supérieur ou alvéolaire est un peu déjeté en dedans et a beaucoup de largeur en arrière; en avant il est droit et plus étroit. Il est creusé chez l’adulte par seize cavités ou alvéoles destinés à loger les racines des dents inférieures , et formant par leur réunion l’^rcaele alvéolaire. Ces alvéoles , comme ceux de l’os sus-maxillaire , présentent des formes differentes , suivant l’espèce de dents qu’ils reçoivent , et sur la racine desquelles ils sont
PI. 11. fig, j, exactement moulés. Les deux de la partie moyenne sont les plus petits et les plus étroits ;
puis , de chaque côté, le second devient un peu plus grand ; le troisième , qui loge la dent canine, est très-large et très-profond ; les deux suivans, qui reçoivent les petites molaires, sont plus petits que le précédent et déprimés; le sixième et le septième sont fort larges , quarres , et séparés à leur fond en deux ou trois cavités secondaires; le huitième est triangulaire , et |e plus souvent n’offre qu’une loge. Toutes ces cavités sont percées à leur fond de petites ouvertures par lesquelles passent les nerfs et les vaisseaux qui se distribuent aux dents ; elles
D’ANATOMIE DESCRIPTIVE
sont séparées les unes des autres par des cloisons dont l’épaisseur varie. Les alvéoles sont indiqués en avant et en arrière du bord alvéolaire par des saillies , et leurs cloisons par des enfoncemens.
L’arcade alvéolaire est surmontée en arrière par la branche de la mâchoire , sur laquelle ^ ^ ,
on trouve d’avant en arrière : \' apophyse coronoidc , éminence triangulaire , un peu inclinée en dehors, au-devant de laquelle viennent se terminer les lignes obliques, et qui est embrassée par le tendon du muscle temporal ; une excavation nommée échancrure sigmoïde; le condyle de lamàehoire, éminence oblongue , convexe , encroûtée de*cartilage , dirigée obliquement en dedans et en arrière , soutenue par une partie plus étroite qu’on nomme fiow-col , et s’articulant avec la cavité glénoïde du temporal. Le condyle se trouve placé à l’angle de réunion des bords supérieur et postérieur de l’os.
Le bord postérieur ou parotidien est mousse, plus large en haut qu’en bas, presque vertical, un peu incliné en arrière; il forme, en s’unissant au bord inférieur, un angle appelé X angle de la mâchoire.
L’os maxillaire inférieur est formé à l’extérieur par une lame fort épaisse de tissu compacte ; à l’intérieur il est celluleux. Il est parcouru dans la plus grande partie de sa longueur par le canal dentaire inférieur. La position de ce canal varie aux diverses époques de la pi. (ig. 5. vie. Chez l’adulte, il traverse obliquement l’os depuis le milieu de la face interne de ses branches , où se trouve son orifice postérieur, jusqu’au trou mentonnier qui le termine. Il est entouré d’une lame de tissu compacte et percé , surtout dans sa partie supérieure , d’une foule d’ouvertures qui aboutissent aux alvéoles. Il envoie au delà du ü’ou mentonnier deux petits conduits , qui aboutissent au fond des alvéoles des dents incisives.
L’os maxillaire inférieur se développe par deux points principaux d’ossification qui se réunissent à la symphyse du menton. Dans les fœtus très-jeunes , on voit en outre une lame osseuse , mince, recourbée en gouttière, qui forme le bord inférieur de l’os , et un petit point particulier pour l’apophyse coronoïde.
Chez le vieillard , lorsque toutes les dents sont tombées , les alvéoles se resserrent , et finissent par disparaître entièrement ; le corps de la mâchoire éprouve un rétrécissement remarquable , il s’atrophie ; son bord supérieur devient plus ou moins aigu et se renverse en ' ’ • ^8 dedans. Le trou mentonnier se trouve alors placé immédiatement au-devant de ce bord supérieur.