‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 182 sur 217 · PI. 2C · texte numérisé non relu

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grand nerf splanchnique n'A\i delà partie interne des si.\ième , septième, huitième, neuvième et quelquefois dixième ganglions thoraciques, par autant de racines qui descendent en dedans, le long du rachis, et s’unissent en un seul tronc, vers la onzième vertèbre du dos. Ce tronc pénètre bientôt dans l’abdomen , à travers un écartement des fibres du diaphragme; il passe derrière l’estomac, et, parvenu un peu au - dessus de la capsule surrénale , il se divise en plusieurs rameaux qui se jettent dans le plexus semilunaire.

Le petit nerf splanchnique est formé par deux filets qui naissent du dixième et du onzième ganglions thoraciques, et se réunissent sur le corps de la douzième vertèbre du dos. Ce nerf entre isolément dans l’abdomen, et se partage en deux rameaux, dont l’un s’anastomose avec le grand splanchnique , tandis que l’autre se jette dans les plexus rénal et solaire.

Des ganglions nerveux de V abdomen.

A. Les ganglions semi-lunaires sont au nombre de deux. Beaucoup plus volumineux que les précédens, sigmoïdes, concaves en haut, convexes en bas, ils sont étendus en partie sur les piliers du diaphragme , en partie sur l’aorte , à la hauteur de l’artère cœliaque , au-dessus et un peu en arrière de la capsule surrénale. Leur extrémité supérieure et e.\terne reçoit les grands nerfs splanchniques; par l’inférieure ils communiquent entre eux , soit immédiatement, soit au moyen d’un rameau ou d’un faisceau de filets. Le ganglion semilunaire du côté droit est placé près de la tète du pancréas, entre le pilier droit du diaphragme et la veine cave; il est le plus souvent en contact, en haut, avec la capsule surrénale, en bas, avec l’artère rénale. Celui du côté gauche est couché ordinairement sur l’artère diaphragmatique correspondante , et recouvert par la queue du pancréas. Il est en rapport immédiat, supérieurement, avec la veine splénique; inférieurement, avec l’artère rénale correspondante. Les ganglions semi-lunaires sont entourés d’un grand nombre d’autres ganglions qui varient pour le volume et le nombre ; ceu.x-ci reçoivent de toute la périphérie des premiers, et s’envoient réciproquement une foule de filets qui s’entrelacent, et laisseiit entre eux des aréoles très-variables pour leur forme et leur étendue.

Cet assemblage de ganglions et cet entrelacement de leurs fdets porte le nom de plexus solaire. Ce réseau nerveux est placé sur le rachis, l’aorte et les piliers du diaphragme; il est en rapport, en avant, avec l’estomac, en haut , avec le foie et le diaphragme , en bas, avec le pancréas. Il reçoit quelques rameaux des nerfs vagues , et envoie à l’aorte un très-grand nombre de filets qui se divisent en autant de plexus secondaires que ce vaisseau a de branches.

1° Les plexus sous-diaphragmatiques naissent de la partie supérieure du plexus solaire. Us sont formés d’un petit nombre de filets, dont les uns se distribuent aux fibres charnues du diaphragme , tandis que les autres accompagnent les rameaux des artères diaphragmatiques inférieures. Nous avons indiqué ailleurs leurs anastomoses avec les nerfs phréniques.

2“ Le plexus cœliaque est véritablement le prolongement inférieur du plexus solaire sur l’artère cœliaque. Composé lui-même d’un assez grand nombre de ganglions, il reçoit des

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filets du douzième ganglion thoracique, mais surtout des nerfs phréniques et pneumogastriques. Il se partage en trois plexus secondaires.

A. Le plexus coronaire stomachique embrasse et accompagne l’artère du même nom, le IM. 202, 22:5. long de la petite courbure de l’estomac, en répandant sur les deux faces de ce viscère

une multitude de filets qui communiquent avec ceux des nerfs vagues. Près du pylore , les filets supérieurs de ce plexus se jettent dans le plexus hépatique; les inférieurs se portent sur la partie antérieure de l’artère gastro-épiploïque droite, où ils forment un plexus secondaire. Quand l’artère coronaire stomaehique envoie une branche au foie , le plexus se divise pour l’y accompagner.

B. L.Q plexus hépatique G&l plus considérable que le précédent. Accompagnant l’artère l’I. 201 , 202, hépatique et la veine porte , il se dirige avec elles vers la scissure du foie , et se divise en

deux portions. La portion inférieure se porte sur la partie postérieure de l’artère gastroépiploïque droite, et lui forme une gaine plexiforme qui, s’anastomosant avec les filets du plexus coronaire stomachique, se divise en même temps que le vaisseau , et se distribue à l’estomac, au duodénum , au pancréas et à Tépiploon. La portion supérieure s’épanouit aux environs du col de la vésicule biliaire. Quelques-uns de ces filets pénètrent dans les membranes de cette vésicule, et accompagnent le conduit cholédoque. D’autres forment à l’artère pylorique une gaine plexiforme qui va s’anastomoser avec les derniers fdamens du plexus coronaire stomachique. Le plus grand nombre pénètre dans le foie en suivant les divisions de l’artère hépatique et de la veine porte, et les racines du conduit hépatique.

Chez le fœtus, cette portion envoie à la veine ombilicale des ramifications qui l’accompagnent jusqu’au placenta. — Outre les nerfs du plexus hépatique , le foie reçoit directement de la partie convexe du ganglion semi-lunaire plusieurs filets qui passent sous le lobe de Spigel , et forment un plexus séparé.

C. Le plexus splénique est formé par quelques fdets qui accompagnent l’artère splé- pi. 201 , 20s, nique jusque dans la substance de la rate, et se divisent avec elle pour se porter au pan-

créas, à l’estomac et à l’épiploon gastro-colique.

3° Le plexus mésentérique supérieur naît du prolongement du plexus solaire sur l’aorte, PI. 201, 202. au niveau de l’origine de l’artère mésentérique supérieure. Il suit le trajet de cette artère, s’engage avec elle entre les deux lames du mésentère , et forme un vaste réseau qui embrasse les ganglions lymphatiques, et dont les fdets accompagnent toutes les divisions de l’artère , et se distribuent à l’intestin grêle , au cæcum et à une portion du colon. Un faisceau particulier de fîlamens naît de ce plexus, suit l’extrémité droite du pancréas, et se porte au duodénum avec quelques petites artères.

40 Le plexus mésentérique inférieur semble n’être que l’extension du précédent au-devant p| 201. de l’aorte. Après avoir reçu un assez grand nombre de fdets de communication des ganglions lombaires, et des plexus émulgens et spermatiques, il se porte sur l’artère mésentérique inférieure , qu’il entoure d’une gaîne plexiforme , et il l’accompagne ainsi jusque vers la marge du bassin, où il se divise en deux portions. La portion interne embrasse l’artère iliaque primitive, et se subdivise bientôt en deux plexus secondaires , l’un pour l’artère iliaque externe, et dont on peut suivre les file's jusqu’à la cuisse; l'autre opii descend dans le bassin avec l’artère hypogastrique, et fournit un petit plexus h chacune de ses branches. Plusieurs fdets de ce dernier se séparent des artères pour aller au-devant

MANUEL

(lu sacrum se jeter dans le plexus hypogastrique. La portion externe du plexus mésentérique inférieur accompagne l’artère du même nom dans toutes ses divisions. Des filets du plexus qu’elle envoie à l’artère colique gauche supérieure vont communiquer avec le ])lexus mésentérique supérieur.

5° Les plexus rénaux sont formés par des faisceaux provenant des plexus solaire et cœliaque , des ganglions semi-lunaires eux-mêmes, et par l’épanouissement des petits nerfs splanchniques. Us reçoivent aussi deu.x autres nerfs , l’un né par deu.x racines des deux derniers ganglions thoraciques , et un autre venant du filet de communication du douzième ganglion dorsal avec le premier lombaire. Ces deux nerfs percent le diaphragme, et se réunissent ordinairement avant de se jeter dans le plexus rénal. EnGn il n’est pas rare de voir les deux premiers ganglions lombaires concourir à la formation des plexus rénaux. Nés de toutes ces origines et munis de plusieurs petits ganglions, les plexus rénaux accompagnent l’artère rénale et ses divisions dans la substance du rein. Ils envoient un petit plexus sur l’artère capsulaire, à la naissance de cette dernière.

6“ Les plexus spermatiques sont composés de quelques filets provenant des plexus rénaux, et accompagnent l’artère spermatique jusqu’au testicule chez l’homme , et jusqu’à l’ovaire et la trompe de Fallope chez la femme. Ces plexus offrent quelques ganglions dans leur trajet; ils envoient des filamens aux uretères.

B. Des ganglions lombaires. Ils varient, pour le nombre, de deux à cinq de chaque côté. Us sont placés sur les parties latérales du corps des vertèbres lombaires, près du muscle grand psoas, derrière la veine cave et l’aorte. Ils donnent naissance à des rameaux de communication d’un ganglion à l’autre, et à des filets externes et internes.

Les rameaux ele communication sont variables pour le volume , la forme et même l’existence ; en effet , ils manquent quelquefois ; ils s’étendent d’un ganglion à l’autre.

Les Jilets externes sont ceux que nous avons décrits comme venant des branches antérieures des nerfs lombaires pour communiquer avec les ganglions lombaires. Ils fournissent de leurs parties latérales quelques filamens au muscle grand psoas, entre les languettes duquel ils sont ordinairement couchés.

filets internes sont très-nombreux, et s’entrelacent de manière à former au-devant de l’aorte un plexus qui contient quelques petits ganglions. Ce plexus aortique communique par un grand nombre de filets avec tous ceux que nous avons décrits précédemment , et se continue avec le plexus hypogastrique. On trouve sur le corps des vertèbres plusieurs anastomoses entre les ganglions lombaires du ccjté droit et ceux du côté gauche.

C. Les ganglions sacrés, au nombre de trois ou quatre, sont le plus souvent placés très-près de l’orifice des trous sacrés antérieurs , au-dessous du péritoine , et au milieu du tissu cellulaire graisseux du bassin. Ils s’envoient l’un à l’autre des rameaux de communication. Le premier en reçoit un du dernier ganglion lombaire. Les filets fournis par les ganglions sacrés sont distingués en antérieurs ou ceux qui forment spécialement le plexus hypogastrique , en externes et en internes.

Tfiis, filets externes , les uns sont les rameaux de communication avec les branches antérieures des nerfs sacrés, et que nous avons dit émaner de ces derniers. Les autres, beaucoup plus minces, se perdent dans les muscles pyramidal et releveur de l’anus.

Les filets internes, assez nombreux , forment avec ceux du côté opposé une espèce de

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plexus et des anastomoses en arcades, que l’on voit très -distinctement sur la face anlé- Pi. 200. rieure du sacrum et du coccyx, et qui réunissent ainsi à leur extrémité inférieure les nerfs grands sympathiques droit et gauche.

Le plexus hypogastrique se compose de plusieurs ramifications des nerfs vésicaux , uté- ’'>«•

rins , vaginaux et hémorrhoïdaux du plexus sciatique , de la terminaison des plexus mésentérique inférieur et aortique , et enfin d’un grand nombre de filets antérieurs des ganglions sacrés. Ces filets se distribuent à la vessie, au rectum, à l’utérus , au vagin ou aux vésicules séminales, en accompagnant les artères qui se portent à ces organes. Quelques-uns suivent le trajet des branches de l’artère hypogastrique qui se portent à la partie postérieure de la cuisse.

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