C. Des nerfs cardiaques inférieurs
Du côté droit les nerfs cardiaques inférieurs se composent de plusieurs filets qui , après s’êlre réunis en une espèce de plexus , descendent derrière l’artère sous-clavière , puis ensuite le long de l’artère brachio-céphalique, et passent au-devant de la courbure de l’aorte, pour se terminer au plexus cardiaque antérieur. Du côté gauche les nerfs cardiaques inférieurs ne forment ordinairement qu’un seul tronc avec le moyen.
D’ANATOMIE DESCRIPTIVE
3® Des ganglions nerveux de la poitrine.
A. Le ganglion cardiaque est situé derrière la courbure de l’aorte, près de l’origine de ce vaisseau , au-devant de la bifurcation des bronches. D’une forme allongée , d’une couleur grisâtre, d’une consistance molle, il est étendu de haut en bas, depuis l’origine de l’artère brachio-céphalique jusqu’à la bifurcation de l’artère pulmonaire. Par sa partie supérieure il reçoit les nerfs cardiaques ; en avant, en arrière et en bas, il donne naissance à un grand nombre de filets.
Les Jilels antérieurs , peu nombreux, se perdent dans les parois de la partie antérieure de l’aorte , et s’anastomosent avec le plexus coronaire antérieur.
Les postérieurs se rendent au plexus pulmonaire.
Les inférieurs , très-nombreux et assez volumineux, sont divisés en deux ordres. Les uns, réunis en faisceau, embrassent en arrière le ligament artériel, et se portent sur l’artère pulmonaire gauche. Là ils se séparent; les uns pénètrent dans le poumon , et se confondent avec les ramuscules du plexus pulmonaire; les autres, en plus grand nombre, descendent vers le cœur, le long de l’artère pulmonaire. Un rameau plus considérable que les précédens se porte à la partie postérieure de la base du cœur, et se partage en de nombreux filets qui embrassent l’artère coronaire postérieure , et forment le plexus coronaire postérieur , qui se divise en autant de plexus secondaires que cette artère a de rameaux.
Parmi les autres filets inférieurs du ganglion cardiaque, il en est qui passent derrière l’artère pulmonaire, et se rendent au plexus coronaire postérieur : la plupart gagnent la partie antérieure de la base du cœur, en se glissant autour de l’aorte, et forment le plexus coronaire antérieur, qui environne l’origine de l’artère du même nom et l’accompagne dans toutes ses divisions.
B. Les ganglions thoraciques sont ordinairement au nombre de douze de chaque côté. Plus petits que les ganglions cervicaux , ils sont placés au-dessous de la plèvre, au-devant de la tête de chaque côte, ou dans les espaces intercostaux. Ils communiquent tous entre eux par des filets qui vont de l’un à l’autre, et ils donnent naissance à des filets externes et internes.
Les fdets de communication sont assez volumineux ; il n’en existe jamais qu’un entre deux ganglions. De leur partie externe s’échappent de petits filamens qui se perdent dans les muscles intercostaux et les parties voisines.
Les filets externes ne sont que les rameaux de communication avec les branches antérieures des nerfs dorsaux, que nous avons dit émaner de ces dernières.
Les filets internes sont très-nombreux. Quelques-uns forment les nerfs splanchniques ; les autres s’entrelacent au-devant de la colonne vertébrale, et se jettent dans le plexus pulmonaire. Un filet né du dixième ganglion descend sur l’aorte , s’anastomose plusieurs fois avec celui du côté opposé , et va se terminer au plexus cœliaque.
PI. 186. 187 189, fig \
PI. 189, fig. I
PL 189, fig, 2
Des nerfs splanchniques.
Il y a deux nerfs splanchniques , distingués en grand et en petit.
MANUEL