PL 247 , 2G
PL 252,fig. I,
PI. 25i, fig. I .
Pl. 263.
correspodante de la veine cave inférieure. La veine rénale du côlé gauche est plus longue que celle du côté droit ; elle reçoit la veine spermatique correspondante.
PI. 24:. veines capsulaires , au nombre de deux , une de chaque côté, ne different pas des
artères du même nom , et vont s’ouvrir dans les veines rénales.
PI. 247. f)0 Les veines hépatiques naissent de tous les points de la substance du foie. Quelques-unes
d’entre elles sont irrégulières, et s’ouvrent séparément dans la veine cave. Les autres sont distinguées en veines hépatiques moyennes , gauches et droites. Les premières sont peu nombreuses ; elles proviennent du lobe de Spigel , et se déchargent dans la veine cave entre les veines hépatiques droites et les hépatiques gauches. Celles ci, nées dans le lobe gauche, sortent du foie près du ligament latéral gauche, et se jettent dans la veine cave au moment où cette veine traverse le diaphragme. Les veines hépatiques droites sortent de la face inférieure du lobe droit du foie, et vont se décharger également dans la veine cave , mais beaucoup au-dessous des précédentes.
PI. 247, 263. 7° Les veines diaphragmatiques inférieures sont satellites des artères du même nom, et
se comportent comme elles.
Des veines du rachis et de la moelle épinière.
Dans toute la longueur du canal rachidien, ordinairement depuis le trou occipital , mais quelquefois aussi depuis la face supérieure de l apophyse basilaire jusqu’au coccyx, entre la partie postérieure du corps des vertèbres et la dure-mère, et sur les parties latérales du grand ligament vertébral postérieur, régnent deux grands conduits veineux, connus sous les noms àc, grandes veines rachidiennes ou Cie sinus vertébmux. Cessions n’ont pas dans toute leur étendue la même disposition : ainsi dans la région cervicale ils sont souvent composés de veines qui forment des espèces de plexus , et ils sont en général plus volumineux dans les régions dorsale et lombaire, où ils se rapprochent davantage des troncs veineux proprement dits.
Les sinus vertébraux ne sont pas toujours simples; on les trouve quelquefois doubles et même triples de chaque côté. Ils présentent aussi quelquefois des interruptions. Dans leur intérieur, on rencontre assez souvent, comme dans ceux de la dure-mère, des brides transversales cjui n’ont pas de distribution régulière.
Les racines inférieures de ces sinus sont répandues dans la substance des vertèbres cocevgiennes, et dans les- parties molles situées derrière le sacrum et le coccyx. Il n’est pas rare qu’elles forment aux derniers nerfs de la queue de cheval une espèce d’enveloppe plexiforme.
A la partie supérieure du canal vertébral les sinus vertébraux jettent dans le trou condylien antérieur un rameau ejui va s’ouvrir dans la veine jugulaire interne.
Entre ces deux points , on les voit souvent former autour du péJicule des masses latérales des vertèbres , des espèces d’arcs dont les extrémités pénètrent dans les trous de conjugaison, et communiquent avec les veines postérieures du rachis, avec les veines vertébrales, intercostales, lombaires , et avec les veinules très-nombreuses qui rampent sur l’enveloppe ményngienne de la moelle épinière. La convexité de ces arcs est tournée
D’ANATOMIE DESCRIPTIVE
en dedans; elle donne naissance à un rameau transversal qui, s’anastomosant avec un rameau semblable, fourni par le sinus du côté opposé , forme avec lui un véritable sinus Iransverse sur la partie moyenne de la face postérieure des vertèbres, et elle reçoit les veines qui sortent du corps de ces derniers os , et qu’on doit appeler veines du corps des vertèbres.
Ces veines , dont la disposition est très-variable , naissent du corps et des masses latérales des vertèbres. Logées dans des canaux creusés dans l’épaisseur du corps des vertèbres , elles y sont réduites à la membrane interne du système veineux. Leurs racines communiquent avec toutes les veines qui entourent les parties antérieure et latérales de la colonne vertébrale , et se rendent dans des espèees d'arcades veineuses : de ces arcades partent des conduits plus volumineu.x, qui se jettent également dans la partie convexe d’une arcade plus considérable laquelle se rapproche de la face postérieure du corps des vertèbres, et la partie concave de cette dernière donne ordinairement naissance à deux troncs qui passent derrière le ligament vertébral postérieur pour aller s’ouvrir dans les grandes veines rachidiennes.
Les veines du corps des vertèbres ont presque toujours une direction horizontale; on observe que le plus souvent elles sont à une distance à peu près égale de la face supérieure et de la face inférieure du corps de la vertèbre à laquelle elles appartiennent. Telle est leur disposition la plus ordinaire , mais elles offrent de grandes différences suivant les sujets et suivant les vertèbres.
Les veines de la face postérieure de V épine sont nombreuses et assez volumineuses. Nées dans les tégumens , le tissu cellulaire et les muscles de l’épine, elles pénètrent profondément entre les faisceaux de ces derniers, et vont s’ouvrir soit dans le plexus veineux qui remplit les trous de conjugaison , soit dans celui qu’on rencontre sur la paroi postérieure du canal vertébral , en traversant, dans ce dernier cas, l’épaisseur des ligamens jaunes.
On trouve entre la paroi postérieure du canal rachidien et la face correspondante de la gaine ményngienne de la moelle , un plexus veineux dont les mailles sont entrelacées dans tous les sens , mais dont la direction principale est longitudinale. Ce plexus est beaucoup plus épais dans la région cervicale que dans les régions inférieures , et il offre dans ces dernières plusieurs interruptions. Au niveau des trous de conjugaison, les veines de ce plexus suivent le conduit fourni par la dure-mère à chaque nerf vertébral , et elles en sortent bientôt pour aller s’anastomoser avec les veines 'intercostales.
Les veines spinales on de la moelle épinière naissent des extrémités capillaires des artères du même nom. Elles consistent en un nombre plus ou moins considérable de rameaux grêles et flexueux , formant une' sorte de plexus sur les deux faces de la moelle , assez souvent plus volumineux à la partie inférieure de cet organe qu’à la supérieure, mais qui se réunissent , ceux de la face postérieure en deux troncs , ceux de la face antérieure en un ou plusieurs troncs, pour aller s’ouvrir dans les veines cérébelleuses inférieures, ou dans les sinus pétreux supérieurs. Les veines spinales envoient des rameaux d’anastomose aux veines plexiformes contenues dans les trous de conjugaison. .
Pl.2,57,ni'..">, 1,5,6. 7,8,
Pi. 255.
P). 256, fis-2.
Texte,
4oO
MANUEL
l i . 209, fij:;. 3.
PI. iOQ, fij:. 2
PI. 2\g.
PI. 2-5o.
PI. 24s, 2Î,
3° Des veines cardieteiues on coronaires du cceur.
a. Des veines cardiaques postérieures .
La grande veine cardiaque postérieure naît sur le sommet du cœur. Elle monte dans le sillon du bord droit de cet organe, à côté d’une des branches de l’artère cardiaque postérieure, et, après avoir reçu un assez grand nombre de branches latérales, elle s’engage dans la rainure qui sépare les oreillettes des ventricules, pour aller s’ouvrir, par un tronc commun , à la partie postérieure de l’oreillette droite du cœur.
La petite veine cardiaque postérieure a la même origine que la précédente ; elle monte dans le sillon de la face correspondante du cœur, reçoit les rameaux veineux de cette face et de la cloison des ventricules, et, se portant sur l’oreillette , elle vient s’unir à la précédente.
b. Des veines cardiaques antérieures .
Les veines cardiaques antérieures , variables pour le nombre , mais toujours beaucoup plus petites que les postérieures, naissent comme elles sur le sommet du cœur. Leurs racines communiquent avec celles de ces mêmes veines; elles se réunissent, sur la face antérieure du cœur, en deux ou trois branches , et ces branches se réunissent elles-mêmes presque toujours en un seul tronc qui monte sur la rainure auriculo-ventriculaire , et se jette dans la grande veine cardiaque postérieure.
i° Du système eic la veine porte.
La veine porte est formée par la réunion de deux veines considérables, les ye\x\Q^ splénique et mésentérique supérieure , qui rapportent le sang de tous les organes contenus dans la cavité abdominale, excepté les reins, la vessie et l’utérus.
Veine spléniepie. Scs racines, répandues dans la substance de la rate, se réunissent non loin du fond de la scissure de cet organe, pour donner naissance à des branches dont le nombre varie depuis trois ou quatre jusqu’à sept ou huit. Ces branches forment bientôt , par leur jonction sur le pancréas , un tronc considérable , moins flexueux que l’artère splénique , et qui se dirigeant de gauche à droite , entre cette artère et le pancréas , se jette dans la veine mésentérique supérieure, au-devant de la colonne vertébrale.
La veine splénique reçoit dans ce trajet les veines correspondantes aux vasa breviora ^ lesquelles sont garnies de véritables valvules. Elle reçoit aussi les ve’nes gastro-épiploïques droite et gauche, les veines duodénales , pancréaticjues , coronaire stomachique , et la veine petite mésaraïque , ou mésentérique inférieure. Les premières sont satellites des artères du même nom, et lapportent le sang des organes auxquels il a été porté par ces artères. La petite mésarauque a ses racines dans la partie gauche du colon transverse, le colon descendant et dans le rectum. Les branches qui viennent de ces organes marchent h côté des divisions correspondantes de l’artère mésentérique inférieure, et le tronc veineux qui résulte de leur réunion accompagne cette artère elle-même juscpi’au-dessus de l’S iliaque du colon. I.a , elle l’abandonne , et remontant entre le colon transverse et la colonne vertébrale , elle s’engage sous le pancréas pour aller se jeter dans la veine splénique.
Veine mésentérique supérieure ou grande mésaraïque. Les divisions de cette veine ne diffèrent
D’ANATOMIE DESCRIPTIVE
pas de celles de Tarière du même nom , qu’elles accompagnent dans tout leur trajet. Après être montée pendant quelque temps à droite et un peu en devant du tronc artériel lui-même , la veine mésentérique supérieure s’en sépare au niveau du bord adhérent du mésocolon transverse ; elle passe alors sous le pancréas, et, après avoir reçu des veines de cet organe et du duodénum , elle s’unit à angle obtus avec la veine splénique.
Résultant de la jonction des veines splénique et mésentérique supérieure, le tronc de la veine porte se dirige obliquement en haut et en arrière jusqu’au sillon transversal du foie , où il se divise en deux branches. Il a environ quatre pouces d’étendue. Placé d’abord sous la petite extrémité du pancréas et derrière la portion descendante du duodénum , il est ensuite en rapport immédiat avec les conduits biliaires et Tarière hépatique qui le recouvrent, et il est environné d’un grand nombre de fdets nerveux et de vaisseaux lymphatiques. Ses deux branches, écartées à angle droit, forment sous le foie une espèce de canal, auquel des anatomistes ont donné le nom de sinus de la veine parle ; toutes deux s accolent aux branches de l’artère hépatique. La division droite pénètre dans le lobe correspondant du foie, et s’y ramifie. La division gauche s’avance jusqu’au ligament de la veine ombilicale, et , après avoir jeté un rameau considérable dans le lobe de Spigel , elle s’introduit dans le lobe gauche , où elle se divise et se subdivise un grand nombre de fois. Les dernières divisions des branches de la veine porte s’anastomosent avec les radicules des veines hépatiques , dans lesquelles elles déchargent le sang qu’elles reçoivent des organes de la digestion.