‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 210 sur 217 · DES ORGANES GENITAUX DE LA FEMME · texte numérisé non relu

DES ORGANES GENITAUX DE LA FEMME

Ainsi que l’ont fait la plupart des anatomistes, nous rapporterons ces organes à trois séries. La première comprend les ovaires et les trompes de Fallope ; la seconde , l’utérus et ses annexes ; et la troisième, le vagin et la vulve.

Des ovaires.

hes ovaires , que les anciens appelaient les testicules de la femme, sont deux corps ovoïdes , un peu moins volumineux que les testicules, placés dans l’épaisseur du ligament large de l’utérus , entre la trompe de Fallope et le ligament rond. Ils sont comprimés d’avant en arrière , d’une teinte rouge pâle. Leur surface , lisse ou à peine bosselée chez les filles vierges, est rugueuse, et présente des espèces de cicatrices chez les femmes qui ont eu des enfans. Leur extrémité externe donne attache à une des languettes du pavillon de la trompe; l’interne est fixée à l’utérus par un petit cordon filamenteux» arrondi , appelé le ligament de V ovaire.

L’ovaire est enveloppé immédiatement par une membrane dense, blanchâtre, unie intimement à l’extérieur avec le ligament large, et dont la face interne envoie dans le parenehyme de l’organe un grand nombre de prolongernens. Cette membrane, qui présente dans toute la longueur du bord inférieur de l’ovaire des ouvertures traversées par des vaisseaux sanguins , ne serait, suivant M. Velpeau, qu’une dépendance du ligament de l’ovaire. D’après les recherches de cet anatomiste , le ligament de l’ovaire , dont la longueur varie d’un à deux pouces , et l’épaisseur d’une à deux lignes , serait un prolongement du tissu de la matrice, et au moment où il parvient à l’ovaire, ses fibres s’écarteraient pour envelopper le parenchyme de l'organe. Ce parenchyme lui-même est mou et comme spongieux : il se présente sous la forme de lobules composés des prolongernens filamenteux de la membrane qui vient d’être décrite, et de nombreux vaisseaux d’où s’échappe une grande quantité de liquide. Au milieu de ces lobules sont logées de petites vésicules , au nombre de quinze à vingt, transparentes, delà grosseur d’un grain de millet; ces vésicules, déjà signalées par Vésale et Fallope, et qui depuis ont été nommées œufs de Graaf , sont formées par une membrane très-fine, dans laquelle est renfermé un liquide visqueux ordinairement rougeâtre. De Graa/à vu des nerfs et des vaisseaux pénétrer dans ces vésicules , et se terminer dans leurs parois , ainsi qu’on le remarque sur le jaune de l’reuf chez les oiseaux. On regarde assez généralement ces vésicules comme des ovules qui se détachent de l’ovaire après la fécondation , et sont portés dans la cavité de la matrice par la trompe de Fallope.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

Les artères des ovaires viennent directement de l’aorte ou de l’artère rénale; les veines suivent le même trajet que les artères. On y aperçoit quelques vaisseaux lymphatiques. Les nerfs leur sont fournis par les plexus rénaux.

Des trompes utérines ou de Fallope.

Ce sont deux conduits qui s’étendent des angles supérieurs de l’utérus , avec lequel ils communiquent , jusque sur les côtés du détroit supérieur du bassin, et ont de quatre à cinq pouces de longiieur. Renfermées dans le bord supérieur du ligament large, les trompes de Fallope sont droites dans leur partie interne, flexueuses dans leur partie externe, -et elles se terminent par une extrémité libre, évasée, flottante, découpée, qu’on appelle le morceau Jraugé ou le pavillon de la trompe. Parmi les laciniures de cette dernière partie on en voit une plus longue que les autres , qui va se fixer à* l’ovaire. A l’intérieur , les trompes sont creusées d’un canal assez large à sa naissance , mais qui s’élargit beaucoup vers son extrémité externe , et se trouve de nouveau rétréci à sa terminaison au pavillon.

Outre la membrane péritonéale dont sont enveloppées les trompes , ces conduits sont composés de deux tuniques , l’une extérieure , épaisse , dense , blanchâtre , et que sa contractilité bien reconnue fait considérer par quelques anatomistes comme de nature musculaire. Santorini y décrit des fibres longitudinales externes et des fibres circulaires internes : opinion reproduite par Meckel , madame Boivin et M. Velpeau. Madame Boivin considère même cette couche musculeuse comme une continuation du tissu de l’utérus. La membrane interne se continue avec celle de l’utérus. Elle est mince , molle, rougeâtre, et présente assez souvent des plis longitudinaux. Suivant plusieurs anatomistes , il existe entre ces deux tuniques une couche de tissu spongieux très-mince dans toute l’étendue de l’organe , excepté dans le pavillon et dans son voisinage.

Les artères tubaires proviennent des artères ovariques et des hypogastriques. Leurs veines se rendent dans les branches veineuses correspondantes. Les vaisseaux lymphatiques se réunissent à ceux de l’ovaire et de l’utérus.

Les trompes paraissent destinées à conduire l’œuf fécondé de l’ovaire dans la cavité de la matrice. Elles établissent une communication entre cette cavité et celle du péritoine.

De l'utérus.

L’utérus , cfltstiné à loger le fœtus pendant tout le temps de la gestation , est un organe creux , symétrique, placé au milieu du bassin , entre la vessie et le rectum , au-dessus du vagin , au-dessous, des circonvolutions de l’intestin grêle. Aplati d’avant en arrière , et ^us étendu de haut en bas que transversalement, l’utérus a la figure d'un conoïde tronqué, dont la base est tournée en haut ; le sommet , ou la portion étroite et allongée qui le ter- ’Vnine inférieurement , s’appelle le col, pour le distinguer du reste de l’organe , qu’on nomme le corps.

1° C^ps de Htutérus. Sesfieux faces sont convexes, et la postérieure l’est plus que l’autre; ses bords latéraux sont arrondis, et le supérieur paraît arqué: ils forment par leur réunion deux angles peu saillans , à la partie moyenne desquels viennent aboutir les trompes de Fallope ; au-dessus de l’insertion du ligament de l’ovaire qui est en arrière , de celle du

P1.3i3,fig. 1.

P]. 3i4> fig 2,

P1.3i3,lig. I.

PI, 3l4,fig.2, 3, 4. 5.

MANUEL

ligament rond qui est en avant. Chez les vierges , le diamètre transversal du corps de 1 utérus , pris d une trompe à l’autre, est de dix-sept à vingt lignes, et son diamètre antéropostérieur présente , dans sa plus grande épaisseur, de neuf à onze lignes ; enfin chacune de ses parois est épaisse de quatre lignes environ. Après plusieurs grossesses , le corps de l’uterus a de vingt à vingt-quatre lignes de largeur à son fond, de douze à quatorze lignes d’épaisseur, et ses parois offrent une épaisseur de six lignes.

Pr3i4,(ig 4. 2“ Col de l'utérus. 11 se continue presque insensiblement avec le corps; légèrement

renflé à sa partie moyenne, il est comprimé d’avant en arrière et cylindroïde : il est embrassé par le vagin , qui remonte plus loin sur sa partie postérieure que sur l’antérieure. La portion qui proémine dans ce conduit présente à son sommet une fente transversale bornée par deux lèvres, dont l’une est antérieure et descend plus bas, l’autre postérieure est plus mince. Celte partie du col de l’utérus a été nommée le museau de tanche. Chez les vierges , les lèvres du museau de tanche font une saillie de deux à trois lignes : elles sont lisses , arrondies , et quelquefois si rapprochées l’une de l’autre , qu’on sent à peine la fente qui les sépare. Dans d’autres cas, au lieu d’une fente linéaire, on trouve entre elles un orifice circulaire. Le diamètre antéro-postérieur du col est de cinq à six lignes , et le transverse de dix à douze lignes dans le point le plus renflé. Enfin les parois du col ont une épaisseur de deux à trois lignes. Chez les femmes qui ont eu des enfans , au contraire, sauf quelques exceptions, la fente du museau de tanche est beaucoup plus large , plus inégale, et les lèvres sont rugueuses et comme déchirées. Le col offre de quinze à seize lignes de largeur , de huit à dix lignes d’épaisseur , et six lignes d’épaisseur pour pour chacune de ses parois.

La longueur totale et le poids de l’utérus diffèrent aussi notablement chez les femmes qui n’ont pas été ou qui ont été mères; dans le premier cas, l’organe, mesuré depuis l’extrémité la plus saillante de son fond jusqu’au sommet de la lèvre antérieure du museau de tanche, présente de vingt-six à vingt-huit lignes de longueur, et il pèse de huit à douze gros : dans le second cas , l’utérus a de deux pouces et demi à trois pouces de longueur, et il pèse deux onces environ.

PI. 3i4,fig.2, La cavité de l’utérus , considérée avant la conception , est fort petite , et ses parois ne paraissent séparées l’une de l’autre que par du mucus. Elle occupe le corps , et se continue dans le col avec la cavité de celui-ci, qui se termine en bas à la feule du museau de tanche. La cavité du corps est triangulaire, et parcourue ordinairement en avant et en arrière par une sorte de raphé, auquel aboutissent un plus ou moins grand nombre de lignes transversales ou obliques qu’on remarque sur les surfaces latérales des deux parois. Ses angles supérieurs offrent les orifices des trompes de Fallope , avec lesquelles ils se continuent : en bas , elle communique par une ouverture étroite , qu’on nomme orifice interne de l’utérus , avec la cavité du col qui est de forme ovalaire , longue de douze à quinze lignes, large de cinq à six lignes dans sa partie dilatée , et d’une à deux lignes d’avant en. arrière. On remarque sur ses parois antérieure et postérieure à peu près la même disposition que sur celles de la cavité du corps, mais cette disposition est plus prononcée : c’està-dire que sur une crête médiane très-marquée , et qui se continue avec la crête correspondante du corps, quand cette dernière existe, viennent se rendre des lignes transversales ou obliques, comme les barbes d’une plume sur leur tige commune. Ces lignes.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

qu’on appelait \ arbre de vie, en cachent d’autres plus profondes qui représentent également un véritable froncis; dans les rainures qui les séparent sont placés des follicules mucipares, plus ou moins volumineux ; on y trouve quelquefois de petites vésicules arrondies, transparentes, nommées œufs de Naboth, et que plusieurs anatomistes regardent comme un produit de la sécrétion de ces follicules. En bas, la cavité du col communique avec le vagin au moyen de la fente comprise entre les deux lèvres du museau de tanche , et qu’on appelle orifice inférieur ou vaginal de V utérus.

Organisation, L’utérus est composé :

1° D’une membrane séreuse. Elle est extérieure, et dépend du péritoine, qui, des parties P1.3i3, fig. i. latérales du bas-fond de la vessie et des côtés du rectum , se réfléchit sur l’utérus , en formant quatre replis qu’on nomme ligamens antérieurs et postérieurs. Des recherches récentes sembleraient prouver que ces ligamens contiennent des fibres ^continues avec celles du tissu delà matrice. Le péritoine fournit une enveloppe à l’utérus , et, parvenu sur ses bords latéraux , il s’adosse avec lui-méme pour donner naissance à deux larges replis transversaux qui vont s’attacher dans les fosses iliaques , et qui divisent la cavité dû bassin en deux parties, 1 une antérieure pour la vessie, l’autre postérieure pour le rectum. Ces derniers replis ont été appelés les ligamens larges de la matrice. Ils renferment, dans deux ou trois replis secondaires, qu’on connaît sous le nom ü^ailerons, en haut la trompe de Fallope , au-dessous et en avant le ligament rond , et en arrière l’ovaire. Il existe entre les deux lames séreuses des ligamens larges une couche de tissu cellulo fibreux plus ou moins épaisse , et des anatomistes prétendent même y avoir aperçu des fibres charnues.

2,° D'une lame sous-péritonéale , qui n’est qu’une dépendance du tissu sous -péritonéal général, mais qui revêt dans cet endroit la plupart des caractères du tissu fibreux jaune , et paraît même se transformer quelquefois en véritable tissu musculaire. Cette membrane, décrite avec un grand soin dans ces derniers temps par madame Boivin, sous le nom de tunique utéro -sous -péritonéale , forme une enveloppe complète à l’utérus, auquel elle adhère fortement, et du col de cet organe se porte sur le vagin , qu’elle enveloppe également jusqu’à la vulve. Le tissu contenu dans les ligamens larges semble n’être qu’un appendice de celte tunique , laquelle envoie aussi des fibres dans les ligamens antérieurs de l’utérus.

3° D une m^brane muqueuse , dont l’existence a été niée , mais que l’analogie ferait ad- pi. 3i4,fig.2 mettre, quand meme on ne. serait point parvenu à en enlever des lambeaux sur des femmes mortes enceintes ou peu de temps après l’accouchement. Béclard pense que celte membrane qui, au reste, se continue avec la membrane interne des trompes , est dépourvue d épithélium , lequel s’arrêterait sur les lèvres du museau de tanche.

4® D un parenchyme ou tissu propre. Ce tissu, dans Vétat de vacuité de l’organe , a une P1.3i4, fig. 5. épaisseur assez considérable. 11 est d’une texture dense et serrée, mais traversée par de nombreux rameaux vasculaires ; il est grisâtre, élastique, analogue au tissu cellulo-fibreux jaune; il résiste a 1 instrument qui le divise, et donne par l’analyse chimique, comme la fibre musculaire, une grande proportion de fibrine. Pendant la gestation, ou quand 1 utérus a acquis accidentellement du développement , son tissu , sur la nature duquel on a beaucoup dispute, devient manifestement musculaire. C’est dans ces circonstances que j ont examine les auteurs qui ont décrit la disposition des fibres qui le composenjt, et Texte. 05

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qui sont tellement entrelacées que bien peu d’observateurs sont d’accord sur la direction qu elles affectent. Suivant madame Boivin , qui dans ces derniers temps a donné beaucoup d’attention à ce point intéressant d’anatomie , ces fibres forment : 1® un faisceau longitudinal qui occupe la ligne médiane en avant et en arrière , et qui s’étend depuis le fond jusqu’au col; 2° sur chaque face de l’organe et de chaque côté de cette colonne verticale, trois faisceaux transversaux , qui vont se perdre en dehors dans les trompes, les ligamens de l'ovaire, les ligamens ronds et les ligamens postérieurs; 3“ aux angles supérieurs de l’utérus, et profondément, un faisceau circulaire dont le centre correspond à l’origine des trompes, et qui se confond et s’entrecroise en haut avec celui du côté opposé; 4® trèsprès de la membrane muqueuse, un dernier plan plus mince que tous les autres. M. Velpeau dit avoir observé dans ses recherches sur la structure de l’utérus : 1® au-dessous du péritoine une couche c‘ellulo-fibreuse qui est quelquefois, mais non toujours , élastique , et dont^les fibres n’ont aucune direction fixe; 2® une couche de fibres transversales qui réunies en différens plans, se portent toutes en dehors, et convergent vers les quatre points indiqués par madame Boivin; 3® plus profondément des fibres transversales se rencontrent encore, mais les fibres longitudinales et obliques dominent, surtout au col ; 4° enfin , en haut, l’épanouissement des fibres circulaires des trompes forme un plan que Ruysch avait déjà imparfaitement décrit sous le nom de delmsor placenta. M. Velpeau a de plus constaté que la totalité des fibres de l’utérus se divisent, comme l’avait remarqué A. Leroy, en deux couches qui sont très -évidentes dans la seconde moitié de la gestation.

Les artères de l’utérus viennent des utérines branches des hypogastriques et des ovariques. Elles rampent principalement entre les deux plans charnus dont il vient d’être question , et s’anastomosent celles du côté droit avec celles du côté gauche. Les veines suivent le même trajet, et portent le même nom que les artères : elles sont très-flexueuses dans l’état de vacuité de l’organe, et forment, pendant la gestation, des cavités fort grandes, qu’on appelle les sinus utérins. Les nerfs viennent des plexus sacrés, rénaux et hypogastriques. Les vaisseaux lymphatiques sont irès-abondans : pendant la grossesse, ils acquièrent des dimensions énormes; ils vont se jeter dans les ganglions pelviens et sciatiques.

Fl. 3i4,Cg. I. Ligamens ronds de l’utérus ou cordons sus-pubiens. On nomme ainsi deux faisceaux qui naissent des parties latérales et supérieures de l’utérus en avant et un peu au-dessous des trompes. Renfermés d’abord dans l’épaisseur des ligamens larges, ils passent derrière l’artère ombilicale, devant les vaisseaux hypogastriques, et, se portant vers les canaux inguinaux, ils les traversent pour se terminer, en s’épanouissant, dans le tissu cellulaire des aines, du pénil et des grandes lèvres. Ces faisceaux sont blanchâtres dans l’état ordinaire, aplatis, plus étroits à leur partie moyenne qu’à leurs extrémités. Leurs fibres , qui sont longitudinales , et semblent se continuer avec celles de l’utérus , revêtent bien évidemment la texture musculaire pendant la gestation , ainsi que je l’ai constaté par de nombreuses dissections.

Dit vagin.

Le vagin , destine à recevoir le pénis pendant la copulation , et à livrer passage au fœtus pendant l’accouchement , est un canal membraneux extensible , aplati d’avant en arrière, long de cinq à six pouces et large de quinze à vingt lignes. Son extrémité supérieure embrasse le col de l’utérus par un cul-de-sac circulaire plus profond derrière le museau de tanche qu’au-devant de lui ; son extrémité inférieure, plus étroite, est coupée obliquement de haut en bas et d’avant en arrière, et s’ouvre dans la vulve par une fente allongée d’avant en arrière ; sa paroi antérieure est plus courte que la postérieure.

Ce conduit est situé entre la vessie et le rectum ; il forme une légère courbe à concavité antérieure, et descend un peu d’artière en avant , de telle façon que sa direction correspond à l’axe du petit bassin dans lequel il est placé.

Une très-petite portion de la surface externe du vagin est recouverte en arrière , et quelquefois en avant, par le péritoine , près de l’utérus; plus bas , il est uni , par un tissu cellulaire d’autant plus dense qu’on l’examine plus inférieurement, en avant, avec la vessie et le canal de l’urètre , pour constituer les cloisons vésico-vaginale et uréthro-vaginale ; et, en arrière , avec le rectum , ce qui forme la cloison recto-vaginale. Tout-à-fait en bas , la paroi postérieure du vagin est séparée du rectum par un espace triangulaire rempli de tissu cellulaire, et dont la base est formée par toute la longueur du périnée. Ses côtés sont en rapport, en haut, avec les ligamens larges , en bas, avec les uretères et les vaisseaux utérins et vésicaux.

Deux couches composent le vagin : l’externe est très-mince supérieurement , où elle semble se continuer avec la lame sous-péritonéale de l’utérus ; elle renferme quelques fibres charnues entrecroisées, est plus épaisse et très-vasculaire inférieurement, où elle a xQcnXe, wom plexus rétiforme , et où elle est entourée par le muscle constricteur. La couche interne est muqueuse, continue en haut, où elle est mince et grisAtre, avec celle de l’utérus, et en bas, où elle est épaisse et vermeille, avec celle de la vulve. Elle est revêtue d’un épithélium très -apparent inférieurement; on voit souvent à sa partie postérieure des taches livides irrégulières, et elle renferme des follicules mucipares très-considérables. Sa surface présente des rides transversales plus marquées près de la vulve, et deux saillies allongées sur la ligne médiane; l’une, à la paroi antérieure, forme une crête étroite moins prononcée près de l’utérus qu’en bas , où elle se termine souvent par un tubercule qui fait une saillie derrière l’orifice de l’urètre; l’autre, plus élargie, plus régulière et moins prononcée, est placée sur la paroi postérieure. Au-dessous de cette couche muqueuse, sur les parois latérales du vagin , près de son point d’union avec la vulve, existent deux petites glandes , plus développées que les autres follicules mucipares , et désignées par les anatomistes sous le nom de glandes vaginales ou de prostates de Bartholin.

Les artères du vagin sont des rameaux de l’hypogastrique ; ses veines, plus nombreuses que ses artères , se rendent dans les troncs veineux du même nom , après avoir formé des plexus sur ses parties latérales ; ses vaisseaux lymphatiques se réunissent presque tous à ceux de l’utérus; ses nerfs proviennent des plexus sciatiques.

Oh Çh

MANUEL

P1.3ii,fig. I 2, 3.

PI. 3i I, fig. I

PI. 3i I, fig I 2, 3,

1^1. 3l 2, fig. I , PJ. 3 1 4, fig 6;

PJ.3l I, fig. 2 3, 6.

PI. 3i I, fig. 4

la vulve.

La vulve est l’orifice e.xtérieur commun aux organes génitaux et urinaires. Elle présente à considérer le mont de Vénus qui la surmonte en avant , les grandes lèvres , le clitoris, les petites lèvres , le vestibule , le méat urinaire , l’orifice du vagin avec l’hymen , et la fosse naviculaire.

Le mont de Vénus ou pénil est une éminence plus ou moins saillante, située au-devant des pubis; elle est formée par un tissu cellulaire adipeux très-dense que revêt une couche de tégumens couverts de poils dès l’époque de la puberté.

Les grandes lèvres sont deux replis membraneux qui forment la partie latérale de la vulve, qu’elles circonscrivent. Elles se continuent avec le mont de Vénus en avant, et se terminent en arrière au périnée par une commissure nommée la fourchette. Leur feuillet externe, cofltigu à la partie supérieure et interne des cuisses, est une portion de peau assez fine , recouverte de quelques poils , et rinlerne est une membrane muqueuse mince, lisse et polie, d’un rouge vermeil chez les jeunes filles, et plus pâle chez les femmes adultes : tous deux renferment des follicules mucipares très-nombreux, surtout sur le feuillet externe. Leur intervalle est rempli par une grande quantité de tissu cellulaire filamenteux semblable à celui du scrotum ; il contient de la graisse , et reçoit des branches des vaisseaux et des nerfs honteux.

Le clitoris est un petit corps allongé, arrondi, placé sous la symphyse des pubis, à laquelle il est uni par une espèce de ligament celluleux aplati transversalement. 11 prend naissance, en arrière, par deux racines grêles qui, recouvertes par les muscles ischioclitoridiens , vont s’implanter à la lèvre interne des branches des pubis. Son corps est formé par un tissu spongieux , véritable corps caverneux , revêtu d’une gaine fibreuse à l’extérieur, et divisé en deux moitiés latérales par une cloison verticale de même nature. Le clitoris se termine, en avant, par un petit renflement arrondi et imperforé , nommé gland, lequel n'est point une continuation du corps, quoiqu’il présente la même structure; il lui est seulement uni par du tissu cellulaire, des vaisseaux et des nerfs, et n’offre point de cloison médiane. La saillie que fait le clitoris présente beaucoup de variétés individuelles ; son gland est entouré par un repli de la membrane muqueuse qui a quelque ressemblance avec le prépuce, et se continue en arrière avec les petites lèvres : il reçoit des nerfs assez considérables.

Les petites lèvres , oxinymphes , sont deux replis membraneux , allongés, érectiles, aplatis transversalement, qui naissent de chaque côté du prépuce du clitoris, et se portent en arrière pour se terminer insensiblement sur les parties latérales de l’orifice du vagin. Elles correspondent, en dehors, à la surface interne des grandes lèvres, en dedans, au vestibule , à l’orifice de l’urètre et à celui du vagin. Leur épaisseur est plus grande à la partie moyenne qu’aux extrémités. Dans l’état le plus ordinaire , elles ne dépassent pas le bord des grandes lèvres , si ce n’est au moment de la naissance et chez les femmes qui ont eu plusieurs enfans; mais leur longueur peut être très-considérable, et ce sont elles qui, par un développement excessif, constituent le tablier des Hottentotes. Les petites lèvres sont formées par un replis muqueux, mince et rougeâtre, qui renferme entre ses

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

deux feuillets un tissu spongieux analogue à celui du gland du clitoris, dont il serait la continuation , d’après Meckel.

Le vestibule est4’espace triangulaire que limitent le clitoris en avant, les nymphes sur PI 3n,fig.2. les côtés, et le méat urinaire en arrière. Il est légèrement concave, et présente des follicules muqueux à sa surface. t

orifice de l'urètre ou méat urinaire est situé à la partie inférieure du vestibule , au-dessus PJ.3i2,^. i. de l’ouverture du vagin, et à une distance à peu près égale des commissures antérieure i; et postérieure des grandes lèvres. Cet orifice est irrégulièrement arrondi, et entouré d’un bourrelet muqueux plus saillant en arrière; il est plus étroit que le canal de l’urètre luiméme, qui , long de dix à douze lignes , plus large et plus dilatable que celui de l’homme, s’ouvre dans la vessie par un évasement assez marqué, et se dirige obliquement en bas en décrivant une légère courbure, dont la cavité est tournée en haut et en avant. Les parties latérales et postérieures de ce canal sont embrassées par le vagin , dont il est séparé par une sorte de tubercule assez saillante, et la partie antérieure avoisine le ligament inférieur de la vessie , la symphyse des pubis et le corps du clitoris. Il est tapissé par une membrane muqueuse rougeâtre qui forme des plis longitudinaux , et présente des lacunes muqueuses , dont les plus larges sont près de l’orifice extérieur.

\d orifice du vagin, situé derrière le méat urinaire , est en général fermé incomplètement PJ. 3ll fig. 2, chez les vierges, par membrane hymen, et présente, à sa circonférence, les caroncules pi^’3/2 fig. 1 myrtiformes chez les femmes déflorées. \J hymen est une duplicature de la membrane muqueuse qui reçoit quelques ramifications vasculaires , et n’oblitère pas entièrement l’orifice du vagin , dans l’étal normal. Sa forme est, le plus souvent, semi-lunaire, mais elle peut être parabolique, circulaire, et offrir beaucoup de variétés individuelles. Cette membrane existe constamment chez les vierges ; son épaisseur et sa largeur sont très-variables : aussi, quand elle est extensible et très-étroite, elle peut n’étre pas déchirée dans le coït, et persister après la défloration. Les caroncules myrtiformes sont de petits tubercules rougeâtres, irréguliers , plus ou moins saillans, que l’on considère ordinairement comme les débris de l’hymen déchiré dans le coït. Leur nombre varie de deux à six : elles sont situées autour de l’orifice du vagin, au-dessous de replis irréguliers formés par la membrane de ce conduit autour de ses principales lacunes muqueuses.

La fosse naviculaire est une légère dépression transversale , parsemée de follicules muci- P1.3i3, fig. i. pares , située à la partie postérieure de la vulve, et séparant en ai-rière l’orifice du vagin delà fourchette.

La commissure postérieure des grandes lèvres limite en avant fe périnée , qui, séparant la vulve de l’anus , a une longueur d’un pouce à un pouce et demi. Cet espace est formé par une couche de tégumens assez rarement couverts de poils, et qui constituent la base d’un espace triangulaire rempli de vaisseaux, de nerfs, de tissu cellulaire, et dont le sommet correspond à l’endroit ou la face postérieure du vagin s’unit à la face antérieure du rectum.

Les vaisseaux sanguins de la vulve sont d’un petit calibre, mais très-nombreux ; ils proviennent des branches crurales et des hypogastriques. La plupart des vaisseaux lymphatiques se rendent dans les ganglions de l’aine , et les nerfs proviennent de la deuxième paire lombaire, des nerfs honteux et des petits sciatiques.

PI. 3i5.

PI. 3i5,fig. I,

PL3i5,fig.3,

P1.3.5,fig.4,

Des mamelles.

Les mamelles sont des organes accessoires à ceux de la génération , car elles servent à sécréter, au moyen d’une glande placée dans leur épaisseur, le lait qui doit nourrir l’enfant dans les premiers instans de la vie extra-utérine. L’époque de la puberté est aussi celui de leur développement chez la femme : avant ce temps, elles sont à peu près semblables dans les deux sexes, et n’existent qu’à un état rudimentaire.

Au nombre de deux, et placées sur les parties latérales de la poitrine, au-devant des muscles grands pectoraux, les mamelles forment, chez les femmes adultes, deux saillies plus ou moins volumineuses , hémisphériques , et couvertes d’une peau fine et délicate , dont la demi-transparence permet d’apercevoir les veines qui rampent au-dessous d’elle ; leur sommet présente le mamelon ou papille , éminence conique , affaissée sur elle-même dans l’état ordinaire , mais qui, sous l’influence d’une excitation soit locale, soit sympathique avec celle des organes génitaux , devient susceptible d’érection au moyen d’un tissu spongieux qui entre dans sa composition, et que l’on a comparé au dartos. Autour de cette papille est X auréole , cercle revêtu d’une couche de peau plus fine que celle du reste de la mamelle, et présentant, comme le mamelon, une teinte rosée et vermeille, qui brunit avec l’âge. Sur le mamelon sont les orifices des conduits galactophores , et l’on y voit un grand nombre de papilles nerveuses; l’auréole offre des petites éminences circulairement disposées , percées de deux ou trois ouvertures , apparentes surtout pendant la lactation, et considérées par la plupart des anatomistes comme des follicules sébacés; cependant Meckel assure , avec Morgagni et Winslow , en avoir vu sortir du lait , et il les regarde comme les orifices de petites glandes sécrétant ce fluide, et situées immédiatement sous la peau de l’auréole.

Une quantité considérable de graisse ferme, jaunâtre, est logée dans les aréoles d’un tissu cellulaire abondant , et contribue à donner à la mamelle sa forme arrondie. On n’en trouve ni dans le mamelon, ni sous l’auréole, mais elle recouvre en avant toute la glande mammaire, dont la surface antérieure et la circonférence sont irrégulières, tandis que sa surface postérieure, étendue de la troisième jusqu’à la septième côte, est lisse, et unie par un tissu cellulaire dépourvu de graisse à la face externe du grand pectoral, et souvent même d’une portion du grand dentelé.

La glande mammaire est formée par des globules dont le volume égale celui d'un grain de millet, et qui paraissent composés eux-mêmes de vésicules e.xtrêmement petites ; ils sont unis entre eux par des vaisseaux et du tissu cellulaire, et donnent naissance à des racines qui forment, en se rassemblant, les troncs des conduits galactophores; tous les globules qui contribuent à la formation de l’un de ces conduits sont isolés par une cloison cellulaire de ceux qui donnent naissance à un autre , de sorte que, dans la glande mammaire, il y a autant de lobes séparés que de conduits galactophores distincts.

Les conduits galactophores , dont le nombre varie de quinze à vingt-quatre , sont cachés, jusque près de leur extrémité, dans l’épaisseur de la glande; leur volume est variable : les plus petits d’entre eux viennent de la partie supérieure et externe , et tous sont formés par une membrane transparente , mince, analogue aux muqueuses, et dépourvue de val-

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vules. Chaque conduit aboutit à un renflement ou sinus qui lui est propre , et dont le volume est en rapport avec celui du tronc qui s’y termine. Tous ces sinus sont réunis par du tissu cellulaire, et donnent naissance à de petits canaux qui occupent le centre du mamelon , à la surface duquel ils viennent s ouvrir par des orifices distincts et environnes de poils excessivement fins et déliés. Il existe un seul conduit pour chaque sinus , nulle anastomose n’a lieu entre eux , et ce n’est , d’après Meckel , que par les extrémités les plus tenues de leurs racines que les conduits galactophores peuvent communiquer les uns avec les autres.

Chez l’homme, la glande mammaire conserve toute la vie l’état rudimentaire qu’elle présente dans l’enfance, et ce n’est que par suite d’un développement anormal qu’elle peut acquérir un volume considérable , ou sécréter du lait , comme Benedictus , Haller et M. de Humboldt en ont rapporté des exemples.

Les vaisseaux sanguins des mamelles proviennent des thoraciques , des axillaires , des intercostaux, des mammaires internes; leurs vaisseaux lymphatiques , dont le nombre est considérable , communiquent avec ceux des parois de l’abdomen et du thorax , et se rendent dans les ganglisns axillaires. Les nerfs sont fournis par le plexus brachial et les intercostaux .

Des changemens produits par la grossesse dans les organes génitaux.

Le développement d’un nouvel organisme dans la cavité de l’utérus donne lieu , par les changemens qu’éprouve cet organe , à des modifications importantes dans les rapports et la situation des viscères abdominaux.

Le volume de la matrice augmente graduellement : dans les premiers temps de la gestation , le développement a lieu surtout à sa partie supérieure, tandis que son col semble s'allonger, comme l’indique Lamotte, et que son orifice s’arrondit, comme l’a observé Stein. Son corps prend une forme sphéroïde; son poids augmente avec son volume, et le museau de tanche , porté en arrière , descend plus bas dans le vagin jusqu’au troisième et au quatrième mois ; au sixième mois , le diamètre longitudinal ne dépasse pas encore les autres, mais le volume de l’utérus a considérablement augmenté , et le museau de tanche est remonté avec le fond du vagin. Le col prend part alors à l’ampliation du reste de l’organe , il se raccourcit en même temps qu’il s’élargit ; l’orifice utérin de sa cavité s’efface d’abord ; ses parois amincies se continuent avec celles du corps pour former de la totalité de l’utérus , vers la fin de la gestation, un ovoïde parfait , dont le diamètre longitudinal est, en général, de douze pouces, le transversal de neuf pouces, et l’antéro-postérieur de huit pouces et demi , et dont la petite extrémité, dirigée en bas, présente, sous la forme d’un bourrelet circulaire plus ou moins saillant, l’orifice externe du col qui, dès le septième mois , peut être assez dilaté pour laisser à nu les membranes du fœtus dans l’espace d’un pouce, comme M. Désormeaux en rapportait plusieurs exemples.

Cet accroissement de volume de l’utérus doit en changer les rapports et la situation. Appuyé par sa circonférence sur le détroit supérieur , il ne laisse ordinairement qu’un très-petit segment dans l’excavation pelvienne; repoussé par la saillie lombaire du rachis , il dirige son orifice vaginal vers le sacrum , tandis qu’il porte en avant son fond , qu’il

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produit une saillie sensible sous les tégumens de l’abdomen dès le milieu de la gestation , et qu’il refoule au-dessus des pubis la vessie, en repoussant en haut les intestins, l'estomac , le foie et le diaphragme , dont il gène ainsi les raouvemens. Sa convexité, en arrière, ne peut s accommoder a la courbure des vertèbres lombaires , aussi se porte-t-il latéralement à droite ou à gauche, en éprouvant une légère rotation ; c’est presque toujours dans le côté droit qu’il est placé, repoussé sans doute dans celte direction par le rectum et les intestins grêles.

La texture de ruterus éprouve d’importantes modifications; c’est pendant la gestation que deviennent apparentes les fibres musculaires que nous y avons décrites; sa cavité augmente en proportion du développement de l’œuf qu’elle renferme; ses parois, plus épaisses dans les premiers temps, reprennent l’épaisseur qu’elles avaient dans l’état de vacuité vers le troisième ou le quatrième mois, pour la conserver jusqu’à l’accouchement, en exceptant néanmoins le col où elles sont sensiblement plus amincies, et le point d’insertion du placenta où elles sont plus épaisses que partout ailleurs. La membrane péritonéale s’étend sous l’influence d’une nutrition plus active, et ne s’amincit nullement, comme l’a bien démontré M. Ristelhueber. Les vaisseaux perdent presque entièrement leurs flexuosités, et éprouvent un accroissement de volume remarquable surtout dans les veines, plus nombreuses que les artères, et qui forment près du placenta des cavités énormes , nommées par Haller sinus veineux. Le calibre des vaisseaux lymphatiques s’élargit au point que Cruikshanck le compare à celui d’une plume d’oie; les nerfs augmenteraient aussi de volume d’après Hunter ; une exquise sensibilité est en effet développée dans l’utérus pendant la grossesse , et la chaleur y est devenue plus grande.

Les changeinens qu’éprouve cet organe en amènent de considérables dans ses annexes et les parties voisines : le développement du fond de l’utérus change la situation des trompes, qui, dans les derniers temps de la gestation , paraissent s’insérer à la réunion de son tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs; elles se rapprochent, avec les ovaires, des parties latérales de la matrice , et leur situation étant devenue presque verticale, leur extrémité interne se porte en haut , tandis que l’externe se dirige en bas. Les ligamens larges disparaissent presque entièrement par l’écartement de leurs feuillets; mais les cordons suspubiens se gonflent, leurs fibres musculaires deviennent plus apparentes, et leurs vaisseaux se dilatent. Le vagin, d’abord raccourci quand l’utérus descend , s’étend et s’allonge quand il remonte : en même temps son extrémité supérieure s’élargit autour des lèvres du col, écartées dans les derniers mois. Enfin les parois abdominales sont pressées par le développement successif des parties qu’elles renferment, et l’on voit, vers la fin de la grossesse , la ligne blanche , distendue , former au niveau de l’ombilic une aire elliptique, dont le diamètre est au moins de quatre pouces, et la peau se couvrir, à la partie inférieure de l’abdomen , de vergetures qui attestent le tiraillement qu’elle éprouve.

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