I. RÉGION CERVICALE SUPERFICIELLE
Elle offre les muscles peaucicr et sLerno-iuastoïdien.
Muscle pcaucier CO,
ni Gt). fig. 1. Placé sur les parties latérales et aniérieures du cou, ce muscle s’étend depuis le haut de la poitrine jusqu’à la partie inférieure de la face. Il est très-mince, aplati, quadrilatère, plus large en haut et en bas qu’au milieu. .Ses fibres naissent du tissu cellulaire sous-cutané qui recouvre la partie supérieure des M. deltoïde et grand pectoral. Elles sont d’abord, écartées , mais bientôt elles se réuni.sscnl et montent sur les parties latérales du cou , dans une direction oblique de dehors en dedans , de sorte que le muscle, écarté de celui du côté opposé en bas, s’en rapproche en haut. Les fdires antérieures s’entrecroisent avec celles du muscle peaucier de l’autre côté, au-dessous de la symphyse du menton, et se terminent à cette partie; les fibres moyennes se fixent à la ligne oblique externe de la mâchoire inférieure et à la base de cet os, et semblent se conlinuer avec celles du carré et du triangulaire des lèvres; les externes s’épanouissent aurdevant de la joue; on en voit souvent plusieurs qui se fixent à l’aponévrose du M. masseler, et se portent ensuite horizontalement vers l’angle des lèvres. Ces dernières ont été appelées le musculus l'isorius Sanlormi.
La face externe de ce muscle est recouverte par la peau. L’interne est appliquée, 1® en bas, sur les M. grand pectoral, deltoïde et la clavicule; 2® au milieu, sur les muscles sterlîo-mastoïdien , omoplat-hyoïdien , sterno-hyoïdien , slerno-thyroïdien , thyro-hy oïdien , digastriijue , mylo-hyoïdien , et plusieurs glandes, nerfs et vaisseaux volumineux ; 3® eu haut, sur la mâchoire inférieure, les M. masseter, buccinatcur, triangulaire, carré du menton, grand zygomatique. Ce muscle, en se contraetant, abaisse et tire en dehors la commissure des lèvres : il peut aussi faire mouvoir la peau du cou qu’il fronce en travers, et concourir à l’abaissement de la mâchoire.
Muscle slerno-maslo'idien
Ce muscle , obliquement situé sur les côtés du cou , est allongé , aplati , et plus étroit à sa
(i) Vt/ thnrnco-Jacial. i'Aismss RI. latiainius colli. Soé'nini. — (a) Itlem , Chauss. RI. s'erno et clc'û/o-mastoï<heus. Snè'nirn.
IM. 6y.
D'ANATOMIE DESCRIPTIVE, partie moyenne qu’à ses extrémités. En bas , il offre deux insertions séparées par un espace étroit; l’une interne , se fait par un tendon aplati en aponévrose, au-devant de l’extrémité supérieure du sternum : l’autre a lieu par des fibres aponévrotiques très-prononcées , à la partie interne et supérieure de la clavicule. Le faisceau interne , plus épais et moins large que l’externe, monte obliquement en arrière et en dehors Le faisceau externe est aplati; il monte presque verticalement et passe derrière le précédent, avec lequel il s’unit de la manière la plus intime. Le corps du muscle qui résulte de leur union, monte en s’élargissant vers l’apophyse mastoïde , à laquelle il s’insère , ainsi qu a la ligne courbe supérieure de l’occipital, par l’intermède d’une forte aponévrose. Ce muscle est recouvert par la peau et le M. peaucier. 11 est appliqué sur l’articulation sterno-claviculaire, les M. sternohyoïdien , sterno-thyroïdien, omoplat-hyoïdien , angulaire, splénius, digastrique, et sur plusieurs vaisseaux et nerfs très-volumineux. 11 fléchit la tete, 1 incline, et lui fait executer un mouvement de rotation qui dirige la face du côté opposé. S’il agit avec celui du coté opposé , la tête est fléchie directement.
, IL Région hyoïdienne supérieure.
Les muscles qui lui appartiennent sont placés au-dessus de Tos hyoïde : ce sont le digastrique, le stylo-hyoïdien, le mylo-hyoïdien , et le génio-hyoïdien.
Muscle digastrique (i). .
Situé sur les parties antérieure , latérale et supérieure du cou, ce muscle est allongé, réfléchi sur lui-même, et formé de deux faisceaux distincts, l’un antérieur, l’autre postérieur, qui sont réunis par un tendon commun. Le faisceau postérieur se fixe en arrière, dans la rainure mastoïdienne du temporal; de là il se dirige obliquement en bas, en dedans et en avant, se rétrécit, et donne naissance à un tendon grêle qui traverse le M. stylohyoïdien , et envoie ensuite un prolongement aponévrotique au bord supérieur de l’os hyoïde. Quelquefois aussi ce tendon est retenu contre l’os par une petite anse fibreuse qui s’en détache , et se trouve garnie d’une bourse synoviale pour faciliter son glissement ; il se 1 réfléchit ensuite à angle obtus, et donne naissance au second faisceau charnu. Celui-ci se ' dirige obliquement en haut, en dedans et en avant, en se rapprochant de celui du côté 1 opposé , pour venir se fixer par des aponévroses assez prononcées , dans une petite excavation située au-dessous de la symphyse du menton. Le M. digastrique est recouvert en arrière par les M. petit complexus , splénius , sterno-mastoïdien, et en avant par le peaucier.
' 11 est appliqué d’arrière en avant sur les muscles qui naissent de l’apophyse styloïde , le M.
mylo-hyoïdien, et sur des nerfs et des vaisseaux volumineux. 11 peut abaisser la mâchoire inférieure ou élever l’os hyoïde, et le porter obliquement en avant ou en arrière , quand ses faisceaux antérieur et postérieur se contractent isolément.
(i) M. mastoïdo-génien. Cbauss. M. biventer inaxillce, Soè’mm.
Texte.
MANUEL
Muscle stylo-hyoïdien CO.
PI. 67, fig. I. Grêle, allongé, placé sur les parties supérieure et latérale du cou, il se fixe en dehors l’I' fig- 2. jg l’apophyse styloïde du temporal par une aponévrose assez prononcée, puis suit en s’élargissant la direction du faisceau postérieur du M. digastrique , s’ouvre pour laisser passer son tendon , ou bien simplement glisse au-devant de lui, et vient se terminer sur les côtés du corps de l’os hyoïde par de courtes fibres aponévrotiques. Il est recouvert en dehors par le M. digastrique; en dedans il est appliqué sur les M. stylo-glosse , stylopharyngien , hyo-glosse , et differens vaisseaux et nerfs. Il élève l’os hyoïde en le portant en arrière et de cote. S il agit avec son semblable , l’os hyoïde est élevé et porté en arrière.
Muscle 7nylo -hyoïdien W.
PI. üfi, (!g.
PI. 67, fig. 3,
PI. 70, fig. I.
Ce muscle est place en haut et au-devant du cou , derrière la mâchoire inférieure. Il est large, mince, aplati, irrégulièrement quadrilatère. Il naît par de courtes aponévroses de la ligne myloïdienne, depuis la dernière dent molaire jusqu’auprès de l’apophyse géni. Ses fibres se portent ensuite , les antérieures , très-courtes , obliquement en bas et en dedans ; les suivantes, qui augmentent de plus en plus de longueur, tombent presque perpendiculairement sur le bord supérieur de l’os hyoïde, auquel elles se fixent, tandis que les moyennes et les anterieures se réunissent avec celles du côté opposé sur un raphé commun. Ce muscle est recouvert en avant par le digastrique, le peaucier; en arrière il est appliqué sur le géniohyoïdien, le genio-glosse , l’hyo-glosse. Il a pour usage d’élever l’os hyoïde et de le porter en avant , ou d’abaisser la mâchoire inférieure.
Muscle génio -hyoïdien (3).
PI. «7, fig. I,
P). 70, lig. I.
Placé derrière le précédent, il est allongé, fusiforme. Il s’attache, par des fibres aponévrotiques prononcées , au tubercule inférieur de l’apophyse géni , se dirige ensuite en bas et en arrière , et se tei'inine au-devant du corps de l’os hyoïde. En dedans, il répond à son semblable; en avant il est recouvert par le mylo-hyoïdien ; en arrière il est appliqué sur les M. génio-glosse et hyo-glosse. 11 élève l’os hyoïde, et le porte en avant ou abaisse la mâchoire inférieure. ,