DU SAC LACRYMAL
On nomme ainsi une petite poche membraneuse qui est placée derrière le grand angle de l’œil et logée dans la gouttière lacrymale, formée elle-même par l’os unguis et l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur. Ce sac est ovoïde , et déprimé de dehors en dedans. Sa paroi externe est recouverte en avant par la peau, par le muscle orbiculaire des paupières , par son tendon , qui le partage transversalement en deux moitiés , dont l’inférieure est plus étroite et plus allongée que la supérieure. Cette paroi , en arrière, est recouverte par la conjonctive , et répond à la caroncule lacrymale. La paroi interne du sac lacrymal est adhérente à la gouttière osseuse qui en fait partie. Son extrémité supérieure est arrondie, légèrement dilatée, et fait saillie au-dessus du tendon de l’orbiculaire des paupières. Son extrémité inférieure se continue avec le canal nasal.
, 4 e sac lacrymal est revêtu à l’intérieur par une membrane muqueuse qui se continue
avec la conjonctive par les conduits lacrymaux , et avec la membrane pituitaire par le canal nasal. Cette membrane, toujours enduite de mucus, est molle, d’une couleur rose; elle adhère intimement aux os. A l’extérieur , le sac lacrymal est doublé par une membrane fibreuse , blanche , qui se détache de la partie postérieure du tendon du muscle orbiculaire, et vient se fixer à la crête verticale de la face externe de 1 os unguis. Cette expansion fibreuse, qu’on a nommée le tendon réfléchi du muscle orbiculaire , est blanche,
6. forte, et recouverte elle-même par quelques fibres charnues, qu’on a décrites comme foi-
mant un muscle particulier dont la contraction aurait pour effet de comprimer le sac lacrymal , et de pousser les larmes dans le canal nasal.