‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 175 sur 279 · Partie fondamentale du cervelet · texte numérisé non relu

Partie fondamentale du cervelet

L’amas externe de substance grise du grand ganglion cérébral supérieur.

L’intervalle entre les grands ganglions cérébraux inférieurs.

Les grandes cavités du cerveau.

Les faisceaux du grand ganglion cérébral supérieur.

Le tubercule interne.

Le ganglion ovale du grand renflement.

La grande réunion du cervelet.

Faisceau originaire du cervelet.

Les gros faisceaux fibreux du cerveau.

L’intervalle situé devant la partie fondamentale du cervelet.

Le grand ganglion cérébral inférieur.

Le tubercule externe.

Le ganglion du cervelet.

Masse de connexion de la partie primitive du cervelet avec les tubercules quadrijumeaux.

Canal situé devant les tubercules quadrijumeaux.

Nerf abducteur de l’œil.

Paire mixte.

MANUEL

PI. i5S.

PI. i5S.

Noms ordinaires.

Noms nouveaux.

Quatrième paire. .

Troisième paire. .

Corps mamillaires.

Tuber cinereum. .

Entonnoir. . . •

Bulbe du nerf olfactif. . Scissure de Sylvius. . .

Commissure postérieure,

Commissure médiane. .

Commissure antérieure.

Repli du corps calleux.

Voûte à trois piliers. . .

Nerf du muscle oblique supérieur de l’œil.

Nerf oculo-moteur commun.

Les éminences blanches.

La substance grise située derrière l’entrecroisement des nerfs optiques.

Prolongement de la masse grise située derrière l’entrecroisement des nerfs optiques.

Ganglion du nerf olfactif.

Grande scissure entre les lobes antérieur et moyen du cerveau.

Commissure postérieure du grand ganglion cérébral inférieur.

La réunion molle du grand ganglion cérébral inférieur.

Réunion des circonvolutions antérieures du lobe moyen.

Masse de réunion des circonvolutions inférieures du lobe antérieur.

Masse de communication commune du cerveau.

Plusieurs faisceaux primitifs contribuent, suivant M. Gall, à former le cerveau. Ces faisceaux tirent graduellement leur origine de la substance grise , et doivent etre regart es comme le commencement visible du cerveau , bien qu’ils soient en communication avec les autres portions du système nerveux situées au-dessous d’eux. M. Gall nomm z faisceaux <ï origine les pyramides antérieures , les pyramides postérieures , les faisceaux qui sortent immédiatement des ganglions olivaires , les faisceaux longitudinaux qui concourent a former le quatrième ventricule, et plusieurs autres faisceaux caches dans 1 intérieur du

bulbe rachidien. . , .

Les faisceaux qui naissent des pyramides antérieures sont les seuls qui s entrecroisent.

Les fibres nerveuses qui en naissent se réunissent en deux a cinq petits cordons, a quinze lignes environ au-dessous de la protubérance annulaire : les cordons du cote droit se poitent obliquement au côté gauche, et réciproquement; mais toujours un faisceau par-dessus un autre et par-dessous un troisième, de sorte qu’il en résulte un entrelacement de trois a quatre lignes d’étendue. Au-dessus et au-dessous de l’espace occupe par l entrecroisemen oblique des cordons nés des pyramides , on trouve une bande transversale qu on a souvent

prise pour un véritable entrecroisement. , ,

Les faisceaux des pyramides antérieures , après s’être entrecro.ses , montent sur a lace antérieure du grand renflement (queue de la moelle allongée), en se renforçant gra

ment dans leur trajet; et vers la protubérance annulaire on observe souvent des fibres qui s’en détachent et se contournent autour des corps olivaires.

Immédiatement avant que les faisceaux pyramidaux entrent dans la protubérance annu- pj, j5§ laire, ils sont un peu étranglés; mais à peine y ont-ils pénétré qu’ils se partagent en plusieurs faisceaux , qui sont tous places dans une grande quantité de substance grise , d’où il sort beaucoup de faisceaux qui se joignent aux premiers, et les renforcent durant leur trajet dans ce véritable ganglion. Ils se prolongent en montant. Quelques-uns sont disposes en couches ; d autres s entrecoupent à angle droit avec les faisceaux transversaux de la grande commissure du cervelet, ou s’entrecroisent selon le sens propre du mot; ils en sortent enfin si renforcés et si larges, qu’ils forment en avant et en dehors au moins les deux tiers des gros faisceaux fibreux ( crura cerebri ) des hémisphères.

Les gros faisceaux des deux hémisphères sont donc en partie une continuation et un pj, j 5g perfectionnement successif des faisceaux primitifs pyramidaux; ils contiennent intérieurement dans toute leur longueur une grande quantité de substance grise ; ils acquièrent par là un renforcement continuel, parce qu’il se joint toujours à eux de nouvelles fibres.

C est à leur extrémité supérieure qu’ils reçoivent le plus grand accroissement, dans l’endroit où le nerf optique se contourne autour de leur surface extérieure.

Les filets nerveux et les faisceaux qui en sont formés s’écartent des gros faisceaux fibreux au bord antérieur du nerf optique , au point où ce nerf est attaché par une couche molle aux faisceaux nerveux; ils se prolongent en filets de longueur inégale qui s’épa- pi. 15g. nouissent en couches dont les extrémités sont couvertes de substances grise , et forment de cette manière plusieurs circonvolutions.

Ainsi les pyramides, depuis le point de leur naissance dans la substance grise, sont continuellement renforcées par cette même substance , jusqu’à ce qu’ayant atteint leur perfectionnement complet, elles s’épanouissent dans les circonvolutions inférieures, antérieures et extérieures des lobes antérieur et moyen.

Le lobe postérieur du cerveau et les circonvolutions situées au bord supérieur de chaque hémisphère, près la ligne médiane, sont, d’après M. Gall, formés de la manière suivante : les corps olivaires sont de véritables ganglions; il sort de chacun d’eux un fort faisceau qui monte avec les faisceaux postérieurs du grand renflement derrière le ganglion P] ,53 u -, du gros faisceau fibreux. Tous ces faisceaux montent, comme les faisceaux des pyramides entre les fibres transversales de la commissure du cervelet. Dans ce trajet ils acquièrent un renforcement qui est bien moins considérable que celui des pyramides. Au-dessus du ganglion, ils forment la partie postérieure et intérieure des gros faisceaux fibreux. Ils acquièrent leur plus grand accroissement à leur entrée dans le gros faisceaux fibreux par la masse épaisse de substance grise qui s’y trouve, et qui, avec les filets nerveux qu’elle produit, forme un ganglion assez dur ( couche optique).

O11 trouve dans toute la substance grise de l’intérieur de ce ganglion une grande quantité de filets nerveux très -fins, qui vont toujours en montant, et qui, à leur sortie du bord supérieur de ce ganglion , se réunissent en faisceaux moins divergens.

Les faisceaux, en sortant des couches optiques, traversent un autre ganglion ; c’est le PJ. x58 corps strié. Ils y prennent un nouvel accroissement, de sorte qu’ils suffisent pour former

PI. ï54, i63.

PI. i5S,

310 MANUEL

les circonvolutions postérieures , et toutes celles qui sont situées au bord supérieur de chaque hémisphère , vers la ligne médiane.

Toutes les parties d’un hémisphère du cerveau sont mises en communication avec les parties analogues de l’autre hémisphère par des commissures ou des appareils de réunion. L’ensemble de ces commissures peut être nommé masse nerveuse rentrante ou convergente l63, du cerveau, tandis que les fibres nerveuses dont il a été fait mention doivent être appelées

divergentes , sortantes , ou appareils de formation.

M. Gall rapporte les commissures a deux ordres : les unes réunissent les circonvolutions à la base du cerveau ; les autres appartiennent aux circonvolutions supérieures. j56 Les filets de réunion des circonvolutions du lobe moyen et de toutes les circonvolutions du lobe postérieur , forment la voûte à trois piliers. La lyre est l’ensemble des filets de jonction du côté de la voûte.

Les circonvolutions postérieures internes ont leurs filets de jonction dans le prétendu repli postérieur de la grande commissure.

,63 La commissure antérieure est formée par les filets de réunion des circonvolutions antérieures et du lobe moyen , et de quelques circonvolutions situées au fond de la scissure de Sylvius : elle ne s’étend pas jusqu’au mésolobe et aux pédoncules du cerveau.

La commissure postérieure ne peut être suivie jusque dans les circonvolutions; elle 11e se prolonge que jusque dans l’épaisseur des couches optiques.

Les circonvolutions inférieures du lobe antérieur ont leur réunion dans cette partie que l’on a désignée sous le nom de repli antérieur du corps calleux.

Toutes les circonvolutions supérieures des deux hémisphères ont leurs filets de jonction

dans la grande commissure. .

Les filets nerveux convergens , après avoir tapissé l'intérieur des deux grandes cavités du cerveau, s’entrecroisent avec les filets divergens , et forment par leur entrecroisement en dehors de la circonférence de ces cavités un véritable tissu.

Les filets divergens se prolongent ensuite sous forme d’expansion fibreuse ; mais tous ceux qui appartiennent au même faisceau n’ont pas la même longueur. Les plus superficiels sont les plus courts ; les plus intérieurs se prolongent le plus loin : c’est ainsi que se forment , de deux en deux faisceaux, des anfractuosités, fous ces filets neiveux sont recouverts,5 à leur extrémité périphérique, de substance grise qui doit affecter la forme de l’expansion nerveuse. Les fibres de chaque prolongement ne se réunissent pas en un seul faisceau ; mais elles forment deux couches particulières qui se touchent, et ne sont que très-légèrement agglutinées dans la ligne médiane de chaque circonvolution. Ces deux couches fibreuses , formées par les faisceaux ascendans et divergens , sont accompagnées aussi par les fibres qui naissent de la substance grise des circonvolutions , de sorte que chaque circonvolution est composée : 1° de fibres nerveuses très-fines rentrantes; 2° des fibres des faisceaux divergens; 3° de l’enveloppe extérieure de substance grise (1).

(1) On peut, par divers procédés, séparer l’une de l’autre les deux couches fibreuses qui forment les circonvolutions, et obtenir le déploiement ou le déplissement de toutes celles-ci : c’est ce que M. Gall appelle déplisser le cerveau. Après avoir fait durcir des tranches verticales des circonvolutions cérébrales , en les laissant macérer dans de l’acide nitrique étendu d’alcool rectifié, ou en les faisant bouillir pendant quinze minutes dans de l’huile, si on souffle dessus ou qu’on y dirige un petit jet d’eau avec une seringue, la séparation de leurs , deux couches se fait très-aisément sur la ligne médiane de chaque circonvolution.

C est dans la substance grise qu’on trouve les premières racines visibles du cervelet comme celles des faisceaux nerveux du cerveau.

Les faisceaux d’origine du cervelet forment sur les parties latérales postérieures du renflement supérieur de la moelle épinière deux saillies appelées les corps resliformes ( corpora rcstiformia vel crum cerebelli ad medullam oblongatam ). Ces faisceaux grossissent en montant; le nerf auditif et son ganglion les couvrent près du cervelet; iis pénètrent ensuite dans cet organe , et après un trajet de quelques lignes ils rencontrent le corps rhumboïdal ou dentelé , et forment avec lui un tissu si ferme, qu’on ne peut y reconnaître la direction des filamens nerveux.

Le corps rhumboïdal renferme une assez grande quantité de substance grise destinée à renforcer les filets nerveux qui y pénètrent par de nouveaux faisceaux nerveux qui en naissent: cest le ganglion du cervelet. Les faisceaux nerveux qui en sortent continuent leur cours en se ramifiant, et sur chacun des points du ganglion qui fournit une branche principale , on voit une masse proéminente de substance grise.

Un des faisceaux principaux qui sortent de ce ganglion se porte vers la ligne médiane et orme avec celui du côté opposé la partie fondamentale du cervelet [processus vermiformis ) ainsi nommée parce qu’on la rencontre dans tous les animaux qui ont un cervelet.

Les autres faisceaux provenant du ganglion se dirigent en arrière, en haut, en bas et en dehors, s’épanouissant en couches très-minces , disposées horizontalement ; celles du milieu sont les plus longues, et les autres d’autant plus courtes qu’elles se rapprochent plus de 1 endroit où le faisceau originaire entre dans le ganglion. Les extrémités périphériques de toutes les couches fibreuses sont, de même que dans la partie fondamentale recouvertes de substance grise. ’

Les filets nerveux du cervelet dont on vient de parler vont toujours en divergeant; mais il existe dans le même organe un second ordre de fibres qui sont convergentes, et qui n ont pas de connexions immédiates avec le faisceau primitif, ni avec le ganglion. Ces filels partent de la substance grise, se portent dans diverses directions, entre les filets d1 ver gens , vers le bord externe antérieur. Tous ceux d’un côté se réunissent sur la ligne médiane avec ceux du côté opposé, pour former une commissure que l’on nomme ordinairement le pont de Varole ou la protubérance annulaire. La grandeur de cette commissure est en raison directe de celle des deux hémisphères du cervelet; ainsi que le faisceau primitif, le ganglion et le cervelet sont dans les mêmes rapports entre eux.

Le cervelet présente encore une autre commissure, c’est celle de sa partie fondamentale ; elle est formée par les couches fibreuses molles et minces de la partie supérieure et m e iieure de cette partie. Il ne faut pas confondre cette commissure, formée seulement par des fibres transversales, avec les filamens nerveux longitudinaux du voile médullaire supérieur (valvule de Vieussens) et du voile médullaire inférieur , qui mettent le cervelet en communication avec les tubercules quadrijumeaux et avec la moelle épinière.

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