MANUEL
Le grand nerf splanchnique rsût delà partie interne des sixième, septième, huitième, neuvifme et quelquefois dixième ganglions thoraciques, par autant de racines qtu descendent en dedans, le long dn rachis, et s’unissent en un seul trône , vers la onzième vertèbre du dos. Ce tronc pénètre bientôt dans l'abdomen , a travers un ecartemen des Xs du diaphragme; il passe derrière l’estomac, et, parvenu un peu au -dessus.de le capsule surrénale , il se divise en plusieurs rameaux qut se jettent dans le plexus semt-
‘TL* splanchnique est formé par deux filets qui naissent du dixième et du onzième icj r ï le corDS de la douzième vertebre (lu dos. Ce
trano-lions thoraciques, et se reunissent sui le corps, uc
s * , . i . mrtTP’p en deux, rameaux , dont 1 un s anas-
nerf entre isolément dans l’abdomen, et se partage en deux ramea ,
. , i • tanrlis nue l’autre se lette dans les plexus rénal et
tomose avec le grand splanchnique , tanc 1
solaire.
4° Des ganglions nerveux de l’abdomen.
A Les ganglions semi-lunaires sont au nombre de deux. Beaucoup plus volumineux que les précédons sigmoïdes , concaves en haut, convexes en bas, ils sont étendus en pat urlls Piliers du diaphragme, en partie sur l’aorte , a la hauteur de 1 artere «chaque, au-dessus et un peu en arrière de la capsule surrénale. Leur ex.rem.te supérieure et externe reçoit les grands nerfs splanchniques ; par l’inférieure ils communiquent entre eux , soit hnmédiatement, soit au moyen d'un rameau ou d’un faisceau de filets. Le ganglion sem luna'n-e du côté droit est placé près do la tète du pancréas , entre le ptl.cr droit du diaphragme et la veine cave; il est le plus souvent en contact, en haut avec la capsu e surrénale en bas , avec l’artère rénale. Celui du côté gauche est couche ordma, renier su^l'artère diaphragmatique correspondante, et recouvert par la queue du pancréas. Il est en rapport immédiat , supérieurement , avec la veine splemque ; infer.eurement , avec l’artère rénale correspondante. Les ganglions semi-lunaires sont entoures d un grand nombre d’autres ganglions qui varient pour le volume et le nombre ; ceux-ci reçoiven t toute la périphérie des premiers, et s’envoient réciproquement une foule de filets qui trelaeent, eUaissent entre eux des aréoles très-variables pour leur forme et leur etendue.
Cet assemblage de ganglions e. cet entrelacement de leurs filets porte le nom ie plexus solaire Ce réseau nerveux est placé sur le rachis ,. l’aorte et les piliers du diaphragme , est en rapport, en avant, avec l’estomac, en haut, avec le foie et le diaphragme en bas, avec le pancréas. Il reçoit quelques rameaux des nerfs vagues, et envoie a 1 aorte un très-grand nombre do f.îets qui se divisent en autan, de plexus secondes que ce vaisseau
“ LeTpfX sous-diaphragmatiques naissent de la partie supérieure du plexus solaire Ils sont formés d’un petk nombre de filets , don. les uns se distribuent aux fibres charnues du Taphragme , tandis que les autres accompagnent les rameaux des arteres diaphragmatiques inférieures. Nous avons indiqué ailleurs leurs anastomoses avec es nu s p i
‘Tpc plexus cœliaque est véritablement le prolongement inferieur du plexus solaire sur l’artère «Iliaque. Composé Uû-méme d’un assez grand nombre de ganglions, .1 reçoit des
filets du douzième ganglion thoracique, mais surtout des nerfs phréniques et pneumogastriques. 11 se partage en trois plexus secondaires.
a. Le plexus coronaire stomachique embrasse et accompagne l’artère du même nom, le PI. 202, 20 3. long de la petite courbure de l’estomac , en répandant sur les deux faces de ce viscère
une multitude de filets qui communiquent avec ceux des nerfs vagues. Près du pylore , les filets supérieurs de ce plexus se jettent dans le plexus hépatique; les inférieurs se portent sur la partie antérieure de l’artère gastro-épiploïque droite, où ils forment un plexus secondaire. Quand l’artère coronaire stomachique envoie une branche au foie, le plexus se divise pour l’y accompagner.
b. he plexus hépatique est plus considérable que le précédent. Accompagnant l’artère PI. 30 r , 202, hépatique et la veine porte , il se dirige avec elles vers la scissure du foie , et se divise en
deux portions. La portion inférieure se porte sur la partie postérieure de l’artère gastroépiploïque droite, et lui forme une gaine plexiforme qui, s’anastomosant avec les filets du plexus coronaire stomachique, se divise en même temps que le vaisseau , et se distribue à l’estomac, au duodénum, au pancréas et à l’épiploon. La portion supérieure s’épanouit aux environs du col de la vésicule biliaire. Quelques-uns de ces filets pénètrent dans les membranes de celte vésicule, et accompagnent le conduit cholédoque. D’autres forment à l’artère pylorique une gaine plexiforme qui va s’anastomoser avec les derniers filamens du plexus coronaire stomachique. Le plus grand nombre pénètre dans le foie en suivant les divisions de l’artère hépatique et de la veine porte, et les racines du conduit hépatique.
Chez le fœtus, cette portion envoie à la veine ombilicale des ramifications cpii l’accompagnent jusqu’au placenta. — Outre les nerfs du plexus hépatique , le foie reçoit directement de la partie convexe du ganglion semi-lunaire plusieurs filets qui passent sous le lobe de Spigel , et forment un plexus séparé.
c. Le plexus splénique est formé par quelques filets qui accompagnent l’artère splé- PI. 201 202, nique jusque dans la substance de la rate, et se divisent avec elle pour se porter au pan- 20j' créas, h l’estomac et à l’épiploon gastro-colique.
3° Le plexus mésentérique supérieur naît du prolongement du plexus solaire sur l’aorte, PI. 201, 202. au niveau de l’origine de l’artère mésentérique supérieure. Il suit le trajet de cette artère, s’engage avec elle entre les deux lames du mésentère, et forme un vaste réseau qui embrasse les ganglions lymphatiques, et dont les filets accompagnent toutes les divisions de l’artère , et se distribuent à l’intestin grêle , au cæcum et à une portion du colon. Un faisceau particulier de filamens naît de ce plexus, suit l’extrémité droite du pancréas, et se porte au duodénum avec quelques petites artères.
i° Le plexus mésentérique inférieur semble n’être que l’extension du précédent au-devant pj 20I. de l’aorte. Après avoir reçu un assez grand nombre de filets de communication des ganglions lombaires, et des plexus émulgens et spermatiques, il se porte sur l’artère mésentérique inférieure , qu’il entoure d’une gaine plexiforme , et il l’accompagne ainsi jusque vers la marge du bassin, où il se divise en deux portions. La portion interne embrasse l’artère iliaque primitive, et se subdivise bientôt en deux plexus secondaires , l’un pour l’artère iliaque externe, et dont on peut suivre les filets jusqu’à la cuisse; l'autre qui descend dans le bassin avec l’artère hypogastrique, et fournit un petit plexus à chacune de ses branches. Plusieurs filets de ce dernier se séparent des artères pour aller au-devant