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ports que nous avons assignés an péricarde en general. Sa face mterne
le feuillet séreux , excepté aux points où elle se continue avec les tuniques des vaisseaux.
La laine interne du péricarde est de nature séreuse. Appliquée immédiatement sur PI. 207, ai5. l’aponévrose phrénique , elle remonte sur la face interne de la lame fibreuse , et se réfléchit sur l'aorte, la veine cave supérieure, l’artère pulmonaire, le ligament artériel, les oreillettes , les ventricules du cœur , les veines pulmonaires et la veine cave inférieure.
Elle pénètre dans tous les intervalles que les vaisseaux laissent entre eux, et dans tous les sillons de la surface extérieure du cœur. Au niveau des ventricules sa ténuité est extrême.
Comme toutes les membranes séreuses, le feuillet interne du péricarde représente un sac sans ouverture, dont la face interne , libre d’adhérence dans l’état sain , est polie et sans cesse humectée par une sérosité ordinairement citrine.
Les artères du péricarde sont fort petites. Elles viennent des thymiques, des phréniques, des bronchiques, des œsophagiennes, des coronaires du cœur, des mammaires internes et de l’aorte. Les veines du péricarde accompagnent les artères précédentes, auxquelles elles correspondent. Les vaisseaux lymphatiques aboutissent aux ganglions qui entourent la veine cave supérieure et l’aorte. On ne connaît point de filets nerveux dans le péricarde.
2° Du cœur.
Le cœur , organe central de la circulation , est essentiellement musculeux. Il est conoïde , placé obliquement dans la cavité thoracique de haut en bas, d’arrière en avant et de droite à gauche. Il est contenu dans le péricarde , et a par conséquent les mêmes rapports que ceux que nous avons assignés à cette enveloppe.
La face antérieure du cœur est légèrement concave à droite , et regarde en haut. Elle est parcourue de haut eu bas et de gauche à droite, par une rainure située un peu à gauche de la ligne moyenne verticale du cœur, et qui loge les vaisseaux cardiaques antérieurs au milieu d’une assez grande quantité de graisse.
La face postérieure du cœur est plane , presque horizontale , et repose sur le centre phrénique du diaphragme. Elle offre une rainure verticale, semblable à la précédente, qui reçoit les vaisseaux coronaires postérieurs, mais qui est placée à droite de la ligne moyenne verticale de cette face.
Le bord droit du cœur est dirigé en bas : il est aigu, et appuie sur le diaphragme. Le bord gauche est arrondi , et regarde en haut et en arrière.
La base du cœur , située en haut, en arrière et à droite, répond médiatement aux parties contenues dans le médiaslin postérieur, et tient au péricarde par le moyen des gros vaisseaux artériels et veineux qui en naissent , et lui forment un large pédicule. Elle offre un sillon oblique qui répond aux orifices auriculo-ventriculaires droit et gauche. Son sommet se dirige en bas , en avant et à gauche. Reçu dans une échancrure du poumon gauche il répond à l’intervalle des cartilages des cinquième et sixième côtes. Il est ordinaire^ ment entouré de tissu adipeux , et présente un enfoncement qui n’est autre chose que le point de réunion des deux sillons verticaux que nous avons indiqués sur les faces antérieure et postérieure de l’organe.
PI. 2l5.
Pl.aoQ.tig.
PI. 206, Gg. 2.
PI . 20Q, fig. 3,
Pl.ao8, fig. i,
P). 209, (ig- 2,
P). 2<>8,fig. T,
PI. 208, fl g. I
PL 208, fig. 3
p).2oS,fig.
386 MANUEL
On trouve dans l’intérièur du cœur quatre cavités, deux nommées oreillettes, z t deux autres appelées ventricules ; les deux premières placées à la base, et les deux ermeres occupant tout l’espace compris depuis le sillon transverse de la base jusqu a la pointe e iwL. Des deux oreille, tes, l'une es! située à la partie droite , antérieure et inferieur du cœur, et repose sur le diaphragme; l’autre occupe la partie gauche, posteneure e supérieure de cette toénte base. On nomme la première oreillette drotte et la seconde oreillette gauche . Toutes les deux sont garnies d’un appendice : 1 appendice droit nai la partie gauche et antérieure de l’oreillette du même côté; 1 appendice gauche de partie interne et supérieure de l’oreillette gauche. Les oreillettes sont en contact immédiat par leur face interne; par l’inférieure, chacune d’elles répond a son ventricule. La face postérieure de l’oreillette droite, la face gauche et la face postérieure de 1 oreillette gau
cnni en rannort avec les grosses veines du cœur.
Considérées à l'intérieur, les oreillettes présentent à examiner chacune quatre parcs;
une antérieure , une postérieure , une droite et une gauche.
i:T, rroi’antérile de lune et de l'autre oreillette , on --de ^
fice auriculo-ventriculaire ou ouverture de commun, cation de 1 oredlette avec le^e ^ cule correspondant; et un peu plus haut, la pente cavité de 1 appen tc , une multitude de colonnes charnues entrecroisées , et plus nombreuses dans appendtee
deuxoreil, eues est percée pardesorificesdeveines Sur cellede
1 l'oreiUettc gauche s'ouvrent les veines pulmonaires droites ; sur celle de 1 orc. ^ les veines caves. L’orifice de la veine cave supérieure est dirige de haut en bas et en avant II est bordé par un bourrelet plus épais postérieurement qu antérieurement. L’orifice de la veine cave inférieure, plus large que le précèdent est place un peu audessous et en arrière de lui. Ces deux orifices se commuent par leu, ontour et c e dans cette portion commune qu'on aperçoit le tubercule Je Louer. L orifice la t cave inférieure est dirigé en haut et en dedans. Il est garni d'un repl. membraneux appe e Me JEuslaehi. dont la forme est semi-lunaire, et qu, est presque vert, cal. La face ' antérieure de cette valvule répond à la cavité de l'ore.llette ; sa face posteneure a cel le de la veine cave inférieure. Son bord libre plus ou moms concave , e, toujours fort m.nc regarde en haut et en arrière. Su» extrémité droite uent au pourtour de la «me cave mfe rieure; son extrémité gauche se confond avec le pil.er anterieur de la fosse ovale Au dessous de la valvule d'Eustachi, et immédiatement au-dessus ,1e 1 onfic. .uncui^ • culaire, on trouve l’ouverture commune des veines coionaires, gai ni „ petite valvule en croissant , qui se dirige verticalement en bas.
La paroi externe de l'oreillette droite ne présente nen de remarquable, cran,/ nombre de faisceaux musculeux, saillans, qui circonscrivent des espaces ,ire„ -
bers Celle de l’oreillette gauche reçoit les veines pulmonaires gauches.
La paroi interne des oreillettes est formée par une cloison qui les séparé ! ‘ ““dot/ ’ Cette doison est constituée par deux espèces de valvules se, n, -lunaire vert, ale , ados sées l'une à l’autre , et dont la droite , concave en arriéré est convexe en v , perd dans ce sens dans le tissu de l'oreillette. Des deux piliers de cette .valvule le supe rieur n'offre rien de remarquable; l'inférieur se continue avec la valvule d Lustachi.
L’espace circonscrit par le bord concave de la valvule droite est enfoncé , et se nomme lu fosse ovale; cet enfoncement, ainsi limité en avant, ne paraît avoir aucune borne en arrière. Le fond de la fosse ovale est formé par la face droite de la valvule gauche. Celle-ci, convexe en arrière , et continue dans ce sens avec l’oreillette , est concave en avant , et cette concavité circonscrit un enfoncement formé par la face gauche de la valvule droite : cet enfoncement est moins déprimé que la fosse ovale, parce que le bord de la valvule a moins d’épaisseur. Ces deux valvules , appliquées l’une contre l’autre dans une portion de leur étendue, adhèrent faiblement entre elles; on pénètre assez facilement de 1 oreillette droite dans la gauche , et réciproquement, en introduisant entre elles un manche de scalpel , d’arrière en avant dans le premier cas , et d’avant en arrière dans le second.
On voit à la surface interne de l’oreillette droite plusieurs petits orifices de veinules cardiaques.
Des deux ventricules du cœur, le droit se trouve à droite des sillons verticaux que nous avons indiqués plus haut; le côté gauche de ces sillons répond au ventricule gauche. Le ventricule droit est plus large que le gauche. Quant à la longueur, le gauche l’emporte sur le droit , et il se prolonge davantage sur le sommet de l’organe : tous les deux , au reste, ont une figure pyramidale.
Les ventricules ont chacun une paroi interne formée par la face correspondante de la cloison qui les sépare l’un de l’autre , et une paroi externe. Cette dernière paroi est tout à la fois externe et antérieure pour le ventricule droit, attendu sa position; elle est externe et postérieure pour le ventricule gauche. Toutes les deux présentent une multitude de faisceaux musculeux, connus sous le nom de colonnes charnues , qu’on a distinguées en trois espèces.
Les colonnes charnues de la première espèce , au nombre de deux à neuf, sont plus considérables que les autres. Elles naissent de différens points des ventricules, se dirigent de leur sommet vers leur base, et se terminent chacune par de petits tendons qui s’insèrent aux pointes des valvules auriculo-ventriculaires.
Celles de la seconde espèce , plus nombreuses que les précédentes, adhèrent aux ventricules par leurs deux extrémités, mais sont libres dans leur partie moyenne.
Enfin les colonnes charnues de la troisième espèce tiennent aux parois des ventricules dans toute leur étendue. Plus nombreuses encore que les précédentes , et moins épaisses , elles s’entrelacent entre elles, et circonscrivent ainsi des enf'onccmens de formes et de dimensions très-variables.
La hase des ventricules du cœur est percée de deux grandes ouvertures, l’une antérieure et l’autre postérieure.
Les deux ouvertures antérieures sont absolument semblables entre elles, et ne diffèrent que de nom. Celle du ventricule droit ou l’orifice ventriculo-pulmonaire conduit à l’artère pulmonaire; celle du ventricule gauche appartient à l’aorte, et peut être appelée ventriculo-aortique.
Les deux ouvertures postérieures de la base des ventricules font communiquer ces cavités avec les oreillettes, et se nomment orifices auriculo-ventriculaires', elles ne diffèrent pas
l’une de l’autre.
Les ouvertures de communication des ventricules avec les oreillettes sont garnies de
PI. 208, tig. i.
PI. 209, fig.2,
PI. 308, flg. I , 3,4.
PI. 209. fig. 1 .
PI. 208, lig. 1 ,
P1.2o8, fig. 1,
P1.2o8; fig. ï, 3,4.
PI. 208, fig. 2.
PI. 209, fig. I
Pi. 207.
P). 20!, fig. I a, 3, 4, 5,(i
PI. 206, fig.
388 MANUEL
valvules qui permettent le passage du sang de l’une dans l’autre de ces cavités, et s’opposent à son retour. Aux orifices auriculo-ventriculaires on trouve des valvules , dont celle du côté droit porte le nom de valvule auriculo -ventriculaire droite , de triglochine ou triais pide , parce qu’elle est divisée en trois portions. Celle du côté gauche se nomme valvule auriculo-ventriculaire gauche ou mitrale , parce que son bord libre est partage en deux languettes. Ces deux valvules ont une face supérieure concave , tournée vers l’oreillette correspondante; une face inférieure convexe, dirigée vers la cavité du ventricule; deux bords, dont l’un adhère au contour de l’orifice, et l’autre flotte dans la cavité du ventricule, et se trouve retenu par les petits tendons qui viennent des colonnes charnues. Parmi les trois découpures principales de la valvule tricuspide, 1 une est triangulaire , plus considérable que les autres , et tournée en haut et en avant.
Les ouvertures ventriculo-pulmonaire et aortique du cœur sont également garnies de replis membraneux. Ces valvules, qui portent le nom de l’orifice où elles sont placées , et qu’on appelle aussi sigmoïdes , sont au nombre de trois de chaque côté du cœur. Elles ont une forme semi-lunaire lorsqu’elles sont appliquées contre les parois des vaisseaux par le passage du sang du ventricule dans l’artère correspondante; mais après la contraction des ventricules, le sang, qui tend à rétrograder , les abaisse et leur donne la figure des paniers dans lesquels on fait couver les pigeons. Leur bord convexe ou inférieur tient à l’artère ; leur bord libre ou supérieur est horizontal , et présente à la partie moyenne de chacune d’elles un petit tubercule fibro-cartilagineux , auquel on a donné le nom de tubercule d ' Aranlius.
Les valvules que nous venons de décrire sont formées par les membranes qui tapissent les cavités du cœur et les vaisseaux qui en émanent. Celles du côté droit diffèrent de celles du côté gauche par les caractères généi'aux que nous avons indiqués en parlant des membranes internes des systèmes artériel et veineux. Les premières sont très-minces vers leur bord adhérent, et s’épaississent un peu vers leur bord libre; les dernières ont plus d’épaisseur, et contiennent très-fréquemment des points cartilagineux ou osseux.
Les cavités droites du cœur sont plus amples , et ont des parois plus minces que les gauches; la différence de largeur est plus marquée pour les oreillettes, et celle d’épaisseur pour les ventricules. Les parois de ces derniers sont aussi beaucoup plus épaisses que celles des premières , et cette épaisseur va en diminuant de la base vers le sommet de l’organe , où l’on trouve quelquefois en contact la membrane séreuse du péricarde et la membrane interne du ventricule gauche.
Beaucoup d’auteurs, depuis Stenon, avaient cherché, mais en vain, à démeler la disposition des fibres du cœur , lorsque Wolff publia sur ce sujet un Mémoire fort important, accompagné de planches d’une très -grande exactitude. Dans ces derniers temps, M. Gerdy a contesté l’exactitude de la plus grande partie des descriptions de Wolff, et a ’• découvert une loi qui les simplifie beaucoup.
Des connexions du cœur et des poumons, ou de l artère et des veines pulmonaires.
L’ artère pulmonaire , destinée à porter aux poumons le sang veineux qui est revenu de toutes les parties du corps aux cavités droites du cœur par les deux veines caves , naît
de la partie supérieure gauche du ventricule droit, et se dirige obliquement en haut et à gauche, au-devant de l’aorte, dont elle croise la direction , pour se placer à son côté gauche. Unie à ce vaisseau par du tissu cellulaire graisseux , elle monte ainsi jusqu’au niveau de la seconde vertèbre du dos, où elle se bifurque presque à angle droit. Les deux divisions de l’artère pulmonaire, en s’écartant l’une de l’autre, circonscrivent entre elles et les bronches, qui sont placées au-dessus, une losange plus ou moins régulière. A l’endroit de leur séparation , on voit s’élever une espèce de ligament arrondi qui semble faire suite au tronc lui-même, et va s’attacher à la partie concave de la courbure de l’aorte. Ce cordon fibreux , nommé improprement ligament artériel , n’est autre chose que le canal artériel oblitéré. La division droite du tronc artériel pulmonaire , ou l 'artère pulmonaire droite , passe derrière l’aorte et la veine cave, et forme une arcade qui embrasse la bronche droite. Elle est un peu plus volumineuse et plus longue que l’artère pulmonaire gauche. Les artères pulmonaires , arrivées à la face interne des poumons, se divisent en plusieurs rameaux , lesquels se subdivisent en un grand nombre de ramifications qui accompagnent les divisions des bronches.
Les veines pulmonaires sont destinées à ramener vers le cœur le sang qui a été élaboré dans les poumons. Elles naissent des extrémités des artères précédentes , et se rassemblent en ramuscules, en rameaux et en branches de plus en plus considérables, qui suivent exactement les divisions des bronches. Toutes les branches des veines pulmonaires se réunissent en quatre troncs, deux de chaque côté, qui sortent des poumons par leur scissure et pénètrent dans le péricarde.
La veine pulmonaire droite supérieure sort du poumon correspondant, au-dessous de la bronche, et se porte en bas et en dedans pour s’ouvrir en haut et à droite de l’oreillette gauche du cœur. L’inférieure , venant du lobe inférieur du poumon , remonte obliquement pour se terminer à la partie droite inférieure de la même oreill ette.
Les deux veines pulmonaires gauches suivent la même marche que les précédentes , sont un peu plus rapprochées qu’elles , et aboutissent à la partie gauche de l’oreillette.
PI. 206. fig. r,
PI. 206. fig. 7, a.
De l’aorte.
Née de la base du ventricule gauche du cœur, l’aorte se porte aussitôt en haut et à Pl. 209, fig. a. droite, et remonte au-devant du rachis jusqu’à la quatrième ou la troisième vertèbre du P1 2|5, dos, en décrivant une courbure dont la convexité est à droite, et la concavité à gauche.
Là elle sort du péricarde, puis, se portant à gauche et en arrière, à la hauteur de la seconde vertèbre dorsale, et jusqu’au-dessus de l’artère pulmonaire gauche , elle forme une seconde courbure, qu’on nomme crosse de l’aorte. Parvenue sur le côté gauche de la troisième vertèbre du dos , l’aorte descend verticalement dans le médiastin postérieur , s’engage entre les piliers du diaphragme , descend au-devant de la région lombaire de la colonne vertébrale, et se termine au niveau des dernières vertèbres lombaires. Dans ce dernier trajet , elle porte le nom d’aorte descendante ; sa partie supérieure prend le nom d ’ aorte pectorale , et l'inférieure celui d’aorte abdominale.
Dans 1 intérieur du péricarde , l’aorte est embrassée immédiatement à gauche et en pi. 3,5. arrière par le tronc de l’artère pulmonaire et sa division droite; à droite, elle est en